Chapitre 20 : Cadeau et révélation

Chapitre 20 : Cadeau et révélation

Malmedy
*Paroles de Tom (17 ans)
*Paroles de Gustav (18 ans)
*Paroles de Georg (18 ans)
*Paroles de Mood (17 ans)
*Paroles de Axel (18 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill (17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz (26 ans)
*Paroles de Mel (15 ans)
* Paroles de Sam (17 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie (31 ans)
*Paroles de Julien (39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Paroles de Lothar Müller
*Paroles des personnages secondaires





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____________________________________Deux frères, deux mondes
______________________________________________Chapitre 20 :
________________________________________Cadeau et révélation
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Il s'installa plus confortablement sur le lit. Il entendait son ami s'agiter, probablement saisi par la doute. Lui ne voyait aucune raison à ce stress soudain.

- Je ... c'est pas grand chose, tu sais. Comparé à ce que tu m'as offert. Mais j'espère que ça te plaira un minimum.

Tom se mordit la langue, s'empêchant ainsi de dévoiler que le cadeau lui plairait forcément, puisqu'il venait de lui. Avec l'accord de son colocataire, il ouvrit enfin les yeux. Il se retrouva devant une cage d'une soixantaine de centimètres. Trois des côtés étaient pleins, ce qui ne lui permettait pas de voir ce qu'elle contenait. Curieux, il ouvrit la petite porte grillagée. Rien n'en sortit. Intrigué, il se pencha pour voir l'intérieur. Dans l'un des coins, une petite boule de poils tremblait, recroquevillée sur elle-même. Il reporta son attention sur Bill, ne sachant pas vraiment comment agir. Celui-ci lui sourit, se voulant rassurant, puis s'empara de la cage. Tout doucement, il glissa une main à l'intérieur, et en ressorti une toute petite chose couleur caramel. L'androgyne l'amena contre son torse et commença à l'apaiser dans l'espoir de calmer les tremblements. Rapidement, la petite boule de poils se détendit et releva la tête. Tom pu alors mettre un nom sur l'animal. Deux petites oreilles en triangle, quatre moustaches de chaque côté du museau, de magnifique yeux verts, et un pelage marron clair parsemé de petites touches blanches.

- Un chaton ! Il est trop mignon !

Un grand sourire sur les lèvres, il observa le bébé chat. Lui-même regardait partout autours de lui. Mise à part le panier de sa mère et les bras de son propriétaire, il ne connaissait rien. Arraché bien trop tôt à celle qui l'avait mise au monde, il n'avait pour seul repère l'odeur de ce jeune homme qui l'avait accueilli avec joie. Timidement, il osa poser une patte sur le matelas, quittant ainsi sa protection.

- Surtout ne fais pas geste brusque. Il n'est pas encore habitué à voir des gens.

Le guitariste le laissa venir à lui, sans rien précipiter. Un léger rire lui échappa lorsque le chaton huma l'odeur de ses doigts, le chatouillant sans le vouloir. Cette réaction effraya malheureusement le petit animal qui courru se réfugier contre Bill. Ce dernier le prit entre ses mains et se rapprocha du musicien.

- Attends, j'vais t'aider.

En douceur, il déposa la boule de poils entre les bras de son ami, sans jamais cesser ses caresses. Finalement, le chaton se sentit suffisament en confiance et se détendit. Il ne fallut pas plus de trois minutes pour qu'il se mette à ronronner.

- J'ai bien cru qu'il ne voudrait jamais de moi.
- Il faut juste savoir l'apprivoiser.
- Bizarrement il me rappele quelqu'un.

Un sourire mutin et un regard insistant mirent l'androgyne sur la bonne voie. Il frappa son vis-à-vis sans violence, ayant très bien compris la comparaison entre lui-même et l'animal.

- J'y peux rien si tu étais invivable !
- Genre c'était ma faute.
- Parfaitement !

Le chaton miaula lorsque les caresses cessèrent. Le brun se dévoua, replongeant ses doigts dans le pelage. Il sentit le regard de Tom sur lui mais ne s'en formalisa pas. Il releva la tête, un air intérrogateur au fond des yeux :

- Au fait, tu as une idée de comment tu vas l'appeller ?
- Euh ... Là tu me poses une colle. C'est quoi la lettre pour les prénoms des animaux cette année ?
- Le « D », je crois.
- Ca m'plait pas. Tu verrais quoi, toi ?
- Il est à toi, c'est donc à toi de décider.

Le guitariste resta silencieux, ce qui intrigua Bill. Il commença à gigoter, signe de son inquiétude :

- Il ne te plait pas, c'est ça ? Argh, je savais que c'était une idée stupide ! Mais si tu veux je ...

Un doigts posé sur ses lèvres l'empêcha de poursuivre. Le sourire du musicien le rassura. Il se détendit et se maudit pour avoir paniqué aussi vite.

- Ne t'inquiètes pas. J'le garde. J'me demandais juste ... comment tu as été amené à penser à ça.
- Ben ... tu m'as révélé, il y a quelques temps déjà, que s'il t'arrivait de te ... droguer ... c'était parce que tu te sentais seul. Alors je me suis dit qu'avec un animal, tu aurais un minimum de compagnie. Et surtout ... quelqu'un qui soit totalement dépendant de toi. Quelqu'un qui t'empêchera de faire une connerie. Parce que sans toi il n'est plus rien. Si tu acceptes ce chaton, tu en deviens responsable. Alors réfléchis bien s'il te plaît.

Leur discussion avait pris une toute autre tournure. L'humeur bonne-enfant avait fait place à un silence pesant. Bill craignait d'être aller trop loin. Même s'ils s'étaient considérablement rapprochés ces dernières semaines, il n'avait pas pour autant le droit de lui dire comment mener sa vie. Quant à Tom, tout ce qu'il voyait, c'était que la personne à qui il tenait le plus au monde se souciait de lui. Même sa propre mère ne le faisait plus.

Peut-être un peu trop brusquement, il lâcha le chaton et prit son colocataire dans ses bras. Il n'avait donc pas rêvé tous ces instants de complicité. Leur relation avait bel et bien évoluée, et toutes les belles paroles prononcées n'étaient pas que du vent. Il n'en avait jamais vraiment douté, et pourtant il se sentait rassuré. Des larmes silencieuses lui échappèrent. Joie ou peine, il ne savait plus très bien. Tout ce dont il avait conscience, c'était que deux bras l'entouraient avec force, l'empêchant de sombrer.

De son côté, Bill tentait de calmer ces pleures et de chasser cette tristesse. Il était devenu sans le vouloir, l'un des repères que Tom réclamait sans jamais rien demander. Cependant, il se doutait que derrière ces perles salées se cachait un tout autre problème. Il songea un instant à aborder le sujet mais renonça finalement. Toujours sans un mot, il se coucha sur le lit, entraînant le guitariste avec lui. Il remonta les couvertures sur les deux corps et éteignit la lumière. Il sentit plus qu'il ne vit le chaton marcher jusqu'à eux et s'installer sur le haut de son oreiller. Les ronronnements ainsi que la respiration calme et régulière du dreadé l'entraînèrent vers le sommeil.

***************

Une toute petite langue un peu rugueuse fit s'évaporer les dernières bribes de son rêve. Il grogna légèrement et se laissa de nouveau aller sur ce torse chaud collé à lui, espérant bien retourner à son rêve. Malheureusement, il du subir une deuxième attaque. Les yeux fermés, il essaya de chasser celui qui avait osé le réveiller. Ce n'est que lorsqu'il rencontra un pelage tout doux que sa mauvaise humeur matinale s'envola. Il ouvrit timidement les paupières, refusant de se faire surprendre par les rayons du soleil. Un bras passé autour de sa taille l'empêchait de se lever. Le chaton vint jusqu'à lui et s'assit tout près de son visage. Il le fixait, semblant attendre autre chose que des caresses. L'idée qu'il puisse avoir faim traversa l'esprit de Bill, mais il ne voyait pas comment s'échapper de cette l'étreinte à laquelle Tom le forçait à participer sans le savoir.

- Désolé boule de poils, va falloir attendre que môssieur daigne se réveiller.

Un miaulement lui répondit. Voyant qu'il n'obtiendrait rien, l'animal descendit du ventre sur lequel il avait pris place, puis s'approcha du bord du lit. Il observa le sol quelques instants mais renonça, jugeant probablement la distance trop grande. Il longea le matelas et grimpa sur la table de chevet, disparaissant derrière les nombreux cadres. L'androgyne le perdit de vue à ce moment là. Il laissa glisser ses doigts sur le ventre découvert du musicien. Cette nuit, Tom avait été très agité, le réveillant parfois. Sans toute fois le lâcher. Auparavant, il ne s'était jamais comporté ainsi, ce qui inquiétait Bill. Que s'était-il passé pendant les vacances qui puisse l'affecter à ce point ? Un fracas puis un bruit de verre briser le sortit de ses pensées. Sous lui, son ami avait sursauté, ouvrant difficilement les yeux.

- Qu'est-ce qui s'passe ?
- Je crois que le chaton vient de casser quelque chose.

Désormais libre de ses mouvements, le brun se redressa pour constater les dégats. L'un des cadres photo gisait sur le sol. L'image ne semblait rien avoir. Mais aucune chance de pouvoir réparer le verre. Le guitariste enfouit son visage dans son oreiller, visiblement encore à moitié endormi.

- Même pas une journée qu'il est là et il fout déjà son bordel. Cette fois, le doute est plus permis. Il te ressemble totalement.
- Hey ! C'est même pas vrai, d'abord !

Il s'assit en tailleur, les bras croisés sur son torse, boudant. Tom releva la tête, tout sourire. Il s'étira puis ramassa la photo. Il la rangea dans le tiroir du meuble, n'ayant aucune envie que l'animal ne fasse ses griffes dessus. Il se tourna ensuite vers son colocataire, qui n'avait pas changé de position. Ne pouvant pas le laisser comme ça, il se rapprocha de lui et le prit dans ses bras, les faisant tous les deux basculer en arrière. Le brun demanda, souiant lui aussi :

- A quoi tu joues ?
- C'est le câlin du matin.
- Pardon ?
- A partir d'aujourd'hui, toutes nos journées commenceront comme ça.

Bien qu'étonné, Bill approuva et lui rendit son étreinte. Aucun d'eux n'avait l'envie de bouger. Mais le chaton les rapella à l'ordre, visiblement impatient. Ils les rejoignit rapidement et se glissa entre leur deux visages, ce qui fit grogner le musicien.

- Roooo, y a même plus moyen d'être tranquille.
- Il doit avoir faim, c'est tout.

Comprenant qu'il ne bougerait pas, l'androgyne se dévoua et quitta leur cocon de chaleur, emmenant la boule de poil avec lui.

- Au fait, tu as réfléchi à un nom ?

Tom repoussa le reste de couvertures et se redressa. Plongé dans sa recherche, il ne vit pas son ami quitter la pièce. Lorsqu'il le rejoignit, le chaton était penché sur sa gamelle, lapant son lait. Son colocataire occupait la table, une tasse de chocolat chaud entre les mains. Il prit place à ses côtés, attrapant un bol au passage.

- Tu m'as bien dit hier qu'il était un peu comme ... un substitut.
- Plus ou moins, oui.
- Dans ce cas, je pourrais l'appeller « Honey »
- Hey !
- Ben quoi ?
- J'suis pas d'accord ! Ca c'est mon surnom ! J'me laisserai pas devancer par une boule de poils !

L'ardeur avec laquelle l'androgyne avait protesté surpris beaucoup le guitariste. Il le regarda, incrédule. Les bras croisés, la mine renfrognée, le brun avait repoussé son petit déjeuner, son appétit l'ayant apparemment quitté.

- Me faire doubler par un sac à puces. Nan mais j'hallucine.

Le musicien finit par éclater de rire face au ridicule de la situation. Il n'avait pas imaginé que cette discussion prendrait une telle tournure. Son ami n'avait toujours pas bougé d'un centimètre et se contentait de fixer un point invisible sur le mur en face de lui. Le dreadé avait du mal à expliquer ce comportement, lorsqu'une idée lui vint :

- Tu vas qu'en même pas me dire que ... tu es jaloux ?
- Pas du tout !

Et pourtant, tous ses gestes démontraient le contraire. Il sentit son coeur se réchauffer. Pour bon nombre de personne, il n'y avait pas de quoi s'emballer. Mais quand la personne que vous aimez en secret avoue à demi mots qu'il tient à vous, vous ne pouvez pas rester de marbre. Son rire se calma finalement, mais un sourire attendrit apparue. Le plus doucement possible, il rapprocha sa chaise de celle de son vis-à-vis, jusqu'à ce quelles soient en contact.

- Tu boudes ?

Il n'obtint aucune réponse. Pas découragé pour autant, il posa sa tête sur l'épaule de son voisin.

- Ne t'inquiètes pas, il ne pourra jamais te remplacer.

Bill se tourna finalement vers lui, les yeux légèrement humides. Sans un mot, il se blottit contre le torse de Tom. Ce dernier avait le sentiment d'avoir raté quelque chose. A quel moment la situation lui avait-elle échappé à ce point ? Il préféra ne pas poser de question pour le moment et lui offrit l'étreinte qu'il réclamait. Plusieurs minutes silencieuces se succédèrent jusqu'à ce que l'androgyne le repousse en douceur. Chacun repris sa place, comme si de rien n'était. La conversation se poursuivit comme si elle ne s'était jamais arrêté :

- Qu'est-ce que tu penses de Mika ?
- Pourquoi pas. Au moins, c'est pas commun.
- Aaah mais ce chat est unique ! Il lui faut donc un prénom adapté. Et puis tu me vois l'appeller Moustache, ou Minou ? C'est d'un basique ...
- Je te l'accorde. Va pour Mika !
- Adjugé !

***************

Dehors, la nuit était tombée. La beauté du ciel se retrouvait gachée par la pluie. Lentement, les deux amis se faisaient à l'idée que les cours devraient bientôt reprendre. Profiter de leur dernier jour de liberté leur effleura l'esprit, mais le mauvais temps les en dissuada. Ne trouvant rien d'intéréssant à la télévision, et ne pouvant rester longtemps sans rien faire, Tom proposa alors à son colocataire de lui faire découvrir les joies de la musique. Sur le grand lit du dreadé, Bill était assis en tailleur, une guitare noire aux contours blanc devant lui. Le froid du bois glaçé l'avait tout d'abord surpris. Il explorait son instrument du bout des doigts, comme pour apprendre à le connaître. Face à lui, Tom avait lui aussi un instrument en main, prêt à commencer sa toute première leçon.

- Je ne savais que tu possédais plusieurs guitares.
- En réalité, j'en ai toute une collection. Aussi bien sèches, qu'électriques. Mais j'en amène seulement deux ici. Même si bien souvent, j'utilise toujours Ewigkeit.
- Ewigkeit ?

Le propriétaire de la chambre se mit à rougir, réalisant sa bourde. C'était bien la première fois qu'il se laissait avoir. Il aurait pu lui dire d'oublier ça, mais préféra finalement lui expliquer, une certaine gêne dans le regard :

- Tu vas sans doute trouver ça stupide ou ridicule, mais ... j'ai tout simplement donné un nom à ma guitare.

- Tu es sérieux ?

Il se contenta d'acquiescer, sous le regard ébahi de son interlocuteur. Celui-ci se reprit rapidement, conscient de l'embarras que sa réaction avait provoqué. D'un signe de tête, il l'encouragea à poursuivre :

- Tu sais, c'est pas facile à expliquer. Mais pour moi, Ewigkeit est bien plus qu'une simple guitare. C'est un peu comme ... une partie de moi. Je n'arrive pas vraiment à la considérer comme un simple objet.

Le brun se mordilla la lèvre inférieure, réfléchissant à cet aveu. Il ne parvenait pas vraiment à voir où son ami voulait en venir. Mais le sourire qu'il affichait lorsque son regard se posait sur elle lui en disait bien plus que tous les mots. Il lui accordait tout simplement une valeur particulière, et souhaitait montrer à quel point elle était importante à ses yeux. Voulant prouver qu'il n'était pas indifférent, il poursuivit de lui même :

- Et celle que tu me prêtes, elle a un nom ?
- Oui. Elle s'appelle Unendlichkeit.
- C'est magnifique.

Un regard reconnaissant lui répondit, le remerciant silencieusement de ne pas avoir fait de commentaire. Plus jeune, lorsqu'il parlait musique avec d'autres enfants, tous se moquaient de lui, trouvant cette idée plus que bizarre. Pourquoi prendre la peine d'affubler un nom à un objet inerte ? Mais lui ne voyait pas les choses de ce point de vue. L'androgyne observa son vis-à-vis, intrigué par ses gestes. Ses attouchements semblaient devenir caresses. Tout se faisait en douceur, sans mouvement brusque. Comme s'il la respectait. Lui-même se mit à effleurer son instrument, cherchant à comprendre d'où venait le sourire qu'affichait le musicien. Un léger frisson le parcouru. Comme si un premier contact avait été établit. La guitare a besoin d'un homme pour montrer le meilleur d'elle même. Mais pour ça, elle doit lui faire confiance, s'abandonnant à lui. Une douce chaleur entoura son coeur lorsqu'il laissa ses doigts frôler les six cordes, provocant un son légèrement grave. Il avait la sensation de pouvoir exprimer chaque sensation, chaque sentiment, uniquement avec des notes.

- On commence ?
- C'est toi le prof.
- Je ne vais pas te demander d'apprendre le solfège, ou le nom de chaque accord. De toute façon, même moi je ne connais pas tout ces trucs qui ne servent pas à grand chose. On va juste essayer de produire quelques trucs potables, ok ?

L'élève hocha la tête de haut en bas. Son maître improvisé lui intima de prendre sa guitare en main. Il lui demanda ensuite de positionner ses doigts. Son index sur la deuxième corde de la première case, en partant du bas du manche. Son majeur sur la troisième corde en partant du haut, et dans la deuxième case. Et enfin, son annulaire sur la deuxième corde en partant du haut, dans la troisième case. Bill du s'y reprendre à plusieurs fois, n'ayant pas l'habitude d'écarter autant les doigts. Une fois en position, Tom lui demanda de frotter le médiator sur les cordes avec sa main libre. Une note en sortie finalement, résonnant quelques secondes avant de s'éteindre.

- C'est ce qu'on appelle un accord en DO. Maintenant, on va voir le MI.

La leçon se poursuivit, l'androgyne s'appliquant comme jamais. Les explications simples et claires lui donnaient l'impression de pouvoir tout réussir. Les accords se suivirent, ne donnant rien de bien concret pour l'instant. Au bout d'un moment, le musicien enchaîna les MI , DO, LA mineur et SOL qui formèrent une courte mais très jolie mélodie. Impressioné, son élève voulu l'imiter. Sa difficulté à enchaîner rapidement les accords le conduisirent à produire un assemblage de sons plus ou moins convaincants, ce qui provoca un fou-rire. Une fois calmé, il réitéra les mêmes gestes encore et encore, prenant plus d'assurance et de vitesse. Finalement, il ne lui fallut pas plus d'une demie heure pour être capable de reproduire la mélodie. Fier de lui, il reposa l'instrument, voulant faire une pose.

- Tu te rends compte ? J'y suis arrivé ! J'en reviens pas !
- Tu vois, c'est pas si dur que ça.
- Mouais. Mais je serai jamais à ton niveau.
- Ca dépend. Si tu t'entraînes, ça peut toujours se faire. Mais bon, je te vois mal surpasser le grand, le merveilleux Tom Kaulitz !

Prenant éxagérement la pose, il fixa son vis-à-vis, un faux air méprisant collé au visage. Un oreiller utilisé comme projectile lui fit perdre ses moyens et les entraîna dans un autre fou-rire. Reprenant une respiration normale, le musicien fit de nouveau chanter son instrument. Bill se contenta de l'observer en silence. Lorsqu'il jouait, Tom lui paraissait totalement différent. Plus rien se semblait pouvoir l'atteindre. Ni les soucis, ni les tracas de la vie. Il n'y avait plus que lui et Ewigkeit.

- Tu veux que je te montre un autre morceau ?

Le brun grimaça faiblement, regardant le bout de ses doigts rougis par les cordes. Ce n' était pas si évident que ça d'appuyer sur ces morceaux de fer. Il lui faudrait un certain temps et beaucoup d'entraînements pour s'habituer et ne plus ressentir ce désagrément.

- Je crois que ma carrière va s'arrêter là pour ce soir.
- Comme tu veux.

Le guitariste se leva et rangea ses deux instruments, avec une grande délicatesse. Pas un objet ne les frola. Il revint finalement sur son lit et prit son ami dans ses bras. Celui-ci laissa échapper un léger rire. Même si Tom était très démonstratif avec lui, ça n'avait jamais été à ce point. Tout devenait prétexte à une étreinte. Il demanda, un brin taquin :

- C'est le câlin du soir, c'est ça ?
- Exactement.

Ils restèrent plusieurs minutes sans parler, appréçiant simplement le contact de l'autre. Le guitariste jouait négligeamment avec une mèche brune, provoquant sans le vouloir des frissons de bien être chez son colocataire. Celui ci commençait doucement à se laisser emporter par le sommeil. Profitant du silence, il repensa à leur première rencontre. Rien ne présageait qu'ils puissent s'entendre. Et pourtant ils étaient là, s'enivrant de la présence de l'autre. Ils se chamaillent pour des broutilles, s'échangent des noms d'oiseaux, mais le rire de l'un entraîne toujours celui de l'autre.

- Tu sais Darling, j'aurais aimé avoir un grand frère comme toi.

De simple mots, comme on voudrait en entendre plus souvent. Qui rassurent, qui nous font du bien. Mais pour Tom, tout est différent. C'est comme un poignard en plein coeur. Parce que lui, il a beau essayer, il ne pourra jamais le voir comme un simple membre de sa famille. Ce qu'il ressentait est bien plus beau. Bien plus grand. Et puis il y avait aussi ... « ça ». Cette chose, ce secret qui lui pesait depuis qu'il l'avait appris. Il resserra son étreinte encore plus, comme pour ne pas laisser s'envoler ce petit animal sauvage qu'il a eu bien du mal à apprivoiser. Le brun s'en rendit compte mais ne dit rien. Aurait-il fait un faux pas ? Le musicien enfouit son visage dans le cou de son amour secret. Ses mains s'agrippèrent désespérément à lui. Bill avait remarqué le changement d'atmosphère. Sa phrase aux apparences anodines avait visiblement éveillé un souvenir douloureux. Depuis son retour, il sentait bien que quelque chose préoccupait son ami. Connaissant son caractère parfois impulsif, il ne savait pas comment aborder le sujet sans le braquer. Mais Tom ne semblait pas enclin à lui parler. Lorsqu'il sentit de petites goutelettes se frayer un chemin sur sa clavicule, il ne pu taire ses questions plus longtemps. Il l'écarta de lui tout doucement, ne voulant pas lui donner l'impression qu'il le rejettait. Le guitariste se sépara à contre coeur. Deux doigts sous son menton lui fire relever la tête. Son regard bien qu'embué distingua parfaitement les deux prunelles inquiètes.

- Pourquoi tu ne me parles pas, Tomi. Déjà hier tu n'allais pas bien. J'aime pas te voir comme ça.

Il se mordit la lèvre inférieure, indécis. Il savait qu'il pouvait tout lui dire. Mais lui-même n'était pas sûr d'en avoir envie. En parler reviendrait à accepter cette vérité. Et ça, il avait du mal à le faire. Des années remises en cause. Des phrases, des gestes qui désormais prenaient un tout autre sens. Il avait l'impression que sa vie était battie sur le mensonge.

Mais résister à ces yeux suppliants relevait de l'impossible. Lentement, il se laissa de nouveau glisser contre son ami, recherchant à la fois du réconfort et du courage. Oui il allait lui dire. Parce qu'il ne pouvait pas lui mentir aussi sur ça. Les caresses prodiguées sur son dos le calmèrent un peu. Ses larmes ne s'asséchèrent pas mais se firent un peu moins nombreuses.

- J'ai ... c'était ...

Il soupira. Les mots se bousculaient dans sa tête. Il ne parvenait pas à faire le tri, à s'organiser pour être le plus compréhenssible possible. L'androgyne rapprocha leur deux corps et l'insita à s'allonger. Le silence règna plusieurs minutes. Aucun des deux n'aurait su dire combien de temps. Et finalement, le musicien inspira puis se lança :

- C'était le vingt-quatre décembre. Comme tu le sais, j'étais avec ma famille pour les fêtes. Tout se passait comme d'habitude. On m'ignorait, me mettait à l'écart. Mais je ne m'en plaint pas. Au moins ça m'évite de les écouter raconter toutes leurs conneries. Ce soir là, je suis monté sur le toit pour t'appeller. Tu n'imagines pas combien j'étais heureux. Mais quand je suis redescendu, Ava, ma cousine, ma pris à part. Elle avait profité de l'euphorie provoquée par le déballage de cadeaux pour venir me rejoindre.

Il perdit son sourire dès qu'il vit la jeune fille. Son air sérieux l'inquiéta. Sans un mot, elle l'entraîna dans le grenier qu'il venait tout juste de quitter. Une fois certaine que personne ne viendrait les déranger, elle s'assit sur le premier carton venu, lui demandant de faire de même. Elle tortillait nerveusement ses doigts, hésitante.

- Tom, il faut que je te dise quelque chose.
- Tu me fais limite peur, tu sais ? C'est si grave que ça ?
- Oui. Enfin non. J'en sais rien. Ça va dépendre de toi.

Désormais sûre d'avoir toute son attention, elle prit ses mains dans les siennes. Elle inspira longuement, tentant de se donner du courage. Elle savait que cette révélation pourrait lui faire mal. Mais elle considérait qu'il avait le droit de savoir. Fuyant son regard, se concentrant sur un point invisible, elle commença son récit :

- C'était il y a quelques jours. Ma mère était dans la cuisine et emballait les cadeaux pour toute la famille. Ta mère était là aussi. Elles discutaient de tout et de rien. Je crois ... qu'elles ne savaient pas que j'étais là. En fait, j'ai voulu aller me chercher un encas quand je les ai entendu. La porte était ouverte. Je me suis plus ou moins cachée, et je les ai écouté.

La jeune fille marqua une pose. Elle était consciente du suspence qu'elle provoquait sans vraiment le vouloir. Mais elle-même avait été secouée par la nouvelle alors qu'elle n'était pas la principale consernée. Elle passa ses mains sur son visage, ayant soudainement l'envie de retourner en arrière et de se taire sur toute cette histoire. Mais par respect pour lui, elle irait jusqu'au bout.

- Ta mère a commencé à parler d'avant. De son premier noël avec son mari. Et de ... et de ses enfants.

Elle marqua un temps d'arrêt, attendant que la nouvelle face son chemin. Elle vit les sourcils de son cousin se froncer, cherchant à comprendre.

- Attends, y a un truc qui cloche, là. Comment elle aurait pu parler de « ses » enfants, alors qu'elle n'a que moi ?!?
- Je ...

Elle se leva et commença à faire les cent pas. Rien n'allait comme elle l'aurait voulu. Et puis elle considérait que ce n'était pas à elle de lui parler de tout ça. Elle avait beau retourner ses phrases dans tous les sens, aucune formulation ne permettait d'adoucir le choc de la nouvelle. Elle commença à s'énerver toute seule. Contre elle-même, et surtout contre sa tante. Et son cousin qui la suppliait en silence ...

- Tom. Je suis désolée de t'annoncer ça comme ça mais ... Tu as un frère. Jumeau, qui plus est.
- PARDON ?!?

Elle était lancée, alors autant continer. Elle lui raconta tout ce qu'elle avait entendu, mais aussi tout ce qu'elle avait appris en fouillant chez elle. Elle avait voulu connaître toute l'histoire, alors s'était mise à faire tous les albums photos, les journaux intimes de sa mère, ... Elle avait progressivement déterré tous ces secrets que leurs parents avaient enfouit au plus profond de leur mémoire et de leurs cartons. La naissance de jumeaux, les disputes qui s'enchaînaient pour un rien, leur décision de se séparer, ... elle lui faisait part de toutes ses découvertes. Elle vit Tom changer de couleur et d'expressions plusieurs fois. L'incompréhenssion, la révolte, la tristesse, ... Il comprenait enfin la raison de ce vide au fond de lui.


- La seule chose qu'elle n'a pas trouvé ... c'est son prénom.

Tout était dit. Il n'avait d'ailleurs plus la force de prononcer le moindre mot. Ses larmes avaient de nouveau envahi son visage. Ses mains crispées sur les vêtements de son colocataire refusaient de les lâcher. Bill ne bougeait pas, les yeux écarquillés. Jamais il n'aurait imaginé une telle chose. Il aurait voulu prononcer des paroles réconfortantes, lui dire que tout s'arrangerait. Mais lui-même n'y croyait pas. Alors il le serra encore plus fort contre lui, entremélant leurs jambes, semblant vouloir se fondre ensemble. Sa voix n'était qu'un murmure lorsqu'il demanda enfin :

- Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
- J'en sais rien. Peut-être ... essayer de le retrouver.
- J't'aiderai, Darling. J'te le promets.

Il caressa la joue de son vis-à-vis du bout des doigts, effaçant les dernières larmes. Lentement, il se rapprocha de ses lèvres et y déposa les siennes, comme pour sceller sa promesse.




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Pour ceux et celles qui ne sont pas familliés avec l'allemand, Ewigkeit signifie "éternité" et Unendlichkeit signifie "infini".
Pour la petite info, sachez que ceux deux guitares existent vraiment ^^



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Petit jeu !!!

La mélodie que Tom apprend à Bill n'a pas été faite au hasard.
Il s'agit des quatre premiers accords d'une de leurs chansons.

A vous de me dire laquelle ! ;)


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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:

x-d0li-prane-x : En même temps, ça ne pouvait être qu'un animal. Bill ne parle pas encore aux objets XD Perso ça m'arrive, mais pas comme lui l'a fait u_u Et nan, c'est pas Milka mais Mika ! C'est pas une vache, le chaton XD Je reconnais que je fais peut-être un peu trop de calins é_è Mais il faut bien les bouger, les deux gus ! Surtout Bill en fait. C'est pire que des oeillères, son truc XD Mais je dois avouer que l'apprentissage de la guitare n'était pas prévu au départ. J'y ai pensé en gratouillant la mienne, et j'me suis dit "pourquoi pas" :)
Je ne demande pas forcément des propositions de suite, mais bon, je ne suis pas contre quelques idées ! Parce que tu vois, j'ai les grandes lignes mais il me manque quand même deux trois scènes intermédiaires pour alléger un peu l'histoire. Faudrait pas que la fic commence à vous gonfler :)

x-verloren-x : Est-ce qu'un jour tu me laisseras te prévenir avant que tu lise cette foutu fic XD Je sais bien que Mika n'est pas toujours présent, mais ça reste un chaton, ce n'est donc pas un personnage à part entière. J'peux pas le faire intéragire comme je le fais avec les autres personnages é_è Mais il reviendra, ne t'en fais pas ;)
Pour la leçon de guitare, j'avoue que je me suis amusé à décrire la position des doigts XD Au moins comme ça j'évite les questions comme "ça se fait comment un accord de DO ?" et je prends les dévants u_u

xlolipopsx : Effectivement, tu avais trouvé pour le chaton :) Si Tom te fais de la peine maintenant, j'ai bien peur que ça ne s'arrange pas par la suite é_è Parce qu'entre ses sentiments pour Bill et la recherche de son jumeau, il va en voir de dure >.< Mais tes fics ne sont pas toujours tendres non plus, donc chut u_u

world-shit : J'avoue que la ressemblence entre Bill et Mika est un chouille volontaire XD Deux têtes de mule sous le même toit, attention les dégats u_u lol. Les deux G ont été délibérément exclue de ce chapitre, mais ils reviendront ;) Je ne les ai pas inclut à l'histoire juste pour faire pot de fleur u_u Donc il reviendront ^^ Pour la façon dont Tom a apprit la vérité sur son frère, je ne la voyais pas autrement. Sa mère ne laisse rien traîné, il fallait donc que l'information vienne d'un personnage extérieur. Ava le lui annonce peut-être un peu brutalement, mais ... je ne vois pas comment ça aurait pu se passer autrement, en fait.

Alexendra : Soy afligida pero soy ninguna en inglés XD pues te respondo en español, me desenredo un poco mejor en esta lengua:) ¿ un beso apasionado como regalo? Pero Bill aunque no sospecha podría querer a Tom e.é Es demasiado temprano para esto:)

oublier--x : Je suis désolée, mais Mika n'est pas à vendre XD Si tu as rencontré des chatons sauvages, c'est un pue normal qu'ils aient eu peur u_u Je ne pense pas que tu sois repoussante à ce point là (SBAAAF (j'ai une humour foireux, je te l'accorde)) mais vu comment mon propre chaton a eut peur de moi, j'imagine ce que ça doit donner avec un chaton sauvage ! J'essaie de coller le plus possible à la réalité. Mika ne pouvait donc pas se jetter sur Tom et le léchouiller à mort xD J'ai lu beaucoup de chose de ce genre (pas forcément avec un chaton) mais je trouvais ça étrange.
Pour la réaction sans doute excessive de Bill, j'aurais peut-être dû mieux m'explquer (?). Oui c'est bien à cause du surnom, mais il y a aussi autre chose. De mon point de vue, même si Bill a confiance en Tom, il ne peut pas s'empêcher de penser qu'un jour où l'autre, son ami (euhm u_u) le remplacera par quelqu'un d'autre. C'est ce qui est arrivé de nombreuses fois avec ses familles d'accueil, et depuis il a toujours gardé cette peur en lui. C'est mieux comme ça ? é_è
Oui je fais de la guitare :) Si un jour tu te lance, demande de l'aide à ta mère T_T Franchement, j'apprends la guitare en auto-didacte, et c'est pas facile tous les jours XD En fait, le mieux c'est de prendre quelques cours avec un vrai professeur (environ 3 mois, sachant que tu n'as cours qu'une heure par semaine. Toutes les écoles de musiques fonctionne comme ça) pour t'apprendre les bases. Ensuite tu peux utilsier divers bouquins très bien conçu :) Personnellement, je ne voulais pa prendre de prof, mais les bouquins auraient été encrit en chinois que j'aurais mieux compris ce qu'on me demandait de faire --" Nan mais sérieux, le livre te dis "faite un accord de LA" moi j'veux bien mais c'est quoi ? --" Brefons XD Mon expérience personnelle d'encourage à prendre quelques cours avec un pro avant de continuer seule :)
Comment ça le "flash back est limite plausible" ? O.o Ca te parait étrange, à toi ? Nan mais dis moi, hein ! Je veux coller à la réalité le plus possible :) Et pour moi, l'intervention d'Ava était plausible et justifiée. Tom n'avait aucune carte en main et je ne voyais pas comment le faire trouver un indice. C'était bien plus facile avec Ava !
Ne t'en fais pas, tu ne m'as pas ennuyé :) Au contraire, j'adore les coms comme les tiens *-* Et pour Versailles, si tu savais --" La prof nous a traîné dans une salle minuscule pour nous montrer trois pauvres croquis sur "le serment du jeu de paume". Me gaché une grasse mat' pour ça ! Horreur T_T On s'en fout, on lui a fossé compagnie et on s'est fait les boutiques des champs Elysée XD Puisqu'on était à Paris, autant rendre la journée utile ! lol

Lunacy : Surprise pour le chat ? Tant mieux pour moi XD Mais pour la révélation ... naaaaaaaaaan >.< Tom ne pouvait pas tout lui révéler comme ça ! T'imagine ce que Bill se serait pris en pleine face ?!? Ca ne ui ai même jamais venu à l'esprit, ce genre de relation O.O Va pas me choquifier notre Billou, toi XD
Nan nan nan, ce n'est pas pathétique de donner un nom à sa guitare u_u Ca prouve que tu tiens à elle et qu'elle est plus qu'un objet ^^ (me regarde pas comme ça, je ne suis pas folle XD) C'est en tout cas la raison pour laquelle ma guitare s'est vue attribuer un nom u_u

maguita : ¡ Voy tan rápidamente como lo puedo ! Sí, tengo una vida aparte de esta ficción, y este año tengo dos veces más curso (ya que hago dos años al mismo tiempo>.<) pues esto siempre no es evidente de encontrar del tiempo para escribir. Estoy contenta para que mi ficción te guste tanto =D Perdón para las faltas, hago lo que puedo é_è

yayayaoi : Ben tu sais, si mes premier chapitres sont consacré à l'évolution de Bill et Tom chacun de leur côté, ce n'est pas pour rien :) Il me semblait avoir écrit en gros que cette fic était twincest, mais c'est pas grave XD

silent-bill : Roooooh. Mais j'ai pas raconté la séparation de deux jumeaux en tout début de fic juste pour le plaisir, hein XD Par contre, je ne sais pas encore quelle sera vraiment la réaction de Tom quand il apprendra que Bill est son frère. J'ai bien une idée, mais je ne sais pas si ça va vraiment coller. On verra bien sur le moment :)
Pour les accords tu as raison, j'y avais pas pensé XD Mais toutes leurs chansons sont basés sur, en gros, quatre accords. Nan j'suis pas méchante u_u Mais on peut pas dire que Tom nous fasse des choses exceptionnelles ...

billyouc : Premier com, en effet. Qu'est-ce qui a bien pu te décider à sortir de l'ombre ? ^^ J'espère te revoir par la suite, en tout cas :)
Je dois dire que tout comme toi, je pique souvent des crises contre les fics mal écrites u_u (façon de parler, hein ! J'me roule pas par-terre non plus XD). Pourtant il y en a plein qui ont un réel potentiel ! Mais les fautes gâche vraiment tout --" J'ai arrêté plus d'une histoire à cause de ça >.<
Pour le caractère des jmeaux, en fait c'est l'idée que je me suis faite d'eux à force de regarder les reportages, dvd, et autres trucs. Bon, le vrai Tom n'est sans doute pas aussi calin, mais pour le reste je me les imagine vraiment comme ça ^^
Oui l'attente est bien souvent trop longue entre les chapitres T_T C'était bien plus simple il y a deux ans (même si je n'écrivais pas sur TH) lorsque j'étais au lycée. J'écrivais mes fics pendant lescours XD Mais en fac, c'est une autre histoire >.< Je me console en me disant qu ça vous laisse du temps pour imaginer ce qu'il va se passer ensuite T_T Mais même si je suis longue, sache que je ménerais cette fic jusqu'au bout ;)

rakoune-971 : Rakoune le retour ! lol J'avoue que je me demandais où tu étais passé u_u Tu n'as aucune obligation envers moi,c 'est vrai, mais je me demandais ce que j'avais bien pu faire pour te faire fuir O.o
Pour répondre à ta question, nan je dors pas bien u_u J'arrive pas à me débloquer dans cette p*tain de fiiiic è_é J'ai des envies de meurtres envers mes personnages, nan mais t'imagine ? mais j'y arriverai u_u C'pas une histoire qui viendra à bout de moi è_é
Un fossé entre Seconde et Première ? Euuuh O.o Si tu le dis XD L'une comme l'autre, j'en foutais pas une u_u Juste le strict minimum vital, alors imagine XD Mais par contre la fac ... J'veux mourir T____T Ranafoutre, j'écris pendant les cours à défaut d'écrire après XD Ils ont qu'à pas nous coller autant de devoirs u_u D'un autre côté, tu es en S, donc chut u_u C'es ta faute si tu as plein de boulot. Oui m'dame, je suis une L pure et dure ! ^^ J'ai déjà comparé les programmes (vive les amitié diversifiées lol) et j'ai remarqué que les S avaient lus d'heures de cours, donc plus de travail personnel. Tes mésaventures me rappellent mon cher prof de math. Nous somme en Première et il nous filent des DS de maths supérieur. Oui oui, très logique u_u Ah on était fier, hein XD En Première on rivalisait avec les élèves de fac ! Mais on se ramassait souvent aussi ! lol.
Tu te doute bien que si la fic à prit une telle tournure, c'est que ça cache quelque chose é_è Je vous noie de guimauve avant la tempête. Histoire de ne pas trop me faire détester xD Et quoi de mieux qu'une bestiole à fourrure pour attendrir les lectrices ? ^^
Oui je fais de la guitare :) Elle s'appelle Fraulien Ewigkeit. Oui oui, ça te rappelle bien quelque chose XD Je me suis dis qu'elle avait parfaitement sa place dans ma fic ^^ Je me rends compte que finalement, on est pas mal nombreuses à donner un nom à notre guitare ! Je suis entièrement d'accord, les cordes de guitare de bousille les doigts, un truc de malade o.O Mais pour les barrés, j'ai eu comme un déclic et maintenant j'y arrive sans problème :) C'est pas évident,mais faut surtout pas lâcher fasse à la difficulté. Ce serait pas marrant si tout s'apprennait en deux secondes ;)

toi-moi-et-eux-nous-deux : J'te rassure, y a aps non plus des masses de chansons que je sais jouer à la gratte xD Et comme me l'a fait remarquer silent-bill, quand on y regarde bien, Th utilise toujours les mêmes accords --" Perdue, ce n'est pas Rette Mich ^^ Mais nan, j'suis pas morte de rire XD Il doit y avoir seulement une personne qui a trouvé, onc tu vois, y a rien d'allarmant !
Effectivemet, tu pars en live XD Mais ne t'inquiète pas, Bill se cherchera et finira par se trouver u_u Ben oui,, j'peux pas laisser Tom dans cet affreux doute ! Mais bon, tu te doute bien qu'à deux, ils arriveront pas à grand chose. J'hésite encore à faire intervenir un nouveau personnage ou bien à seulement le nommer. On verra bien comment ça se goupillera ^^
Pour Ewigkeit et Unendlichkeit, tu n'es pa indiscrète ^^ Si je ne voulais pas en aprler, j'aurais pas annoncer leur existence XD Unendlichkeit appartient en fait à la demoiselle qui me fait mes montages ^^ Et Ewigkeit (Fraulein Ewigkeit de son vrai nom u_u) est tout simplement mon instrument à moi ^^







Sans oublier : Nefi, xx-princess-love-xx, pieceofmebt, tokiohotel-amour-fanfic, des-bill-ich-th, oo-la-fille-en-noiire-oo, sifojdoigjfdoighjtdioyjh, warum-illustration, Maria, sow59252, l'inconnue n°11, billvaltom, x-tom-brech-aus-x, hocmundo, musikalex20, harrypotterslash, mahjoo, bleibtxmitxmir, hapiin3sse, ma-vie-avec-th-3x, xbill-tom-yaoix, x-billou-fic-x, xxx-p3tiit3-3toiil3-xxx, roxaiie, ooo-fic-tom-bill-fic-ooo, x-ich-bin-dein-schatten, bill-conscience-tom, love-boat-yaoi, Laura.





Elle a mit le 69ème com->
x-ich-bin-dein-schatten


CherryHitomie*

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 06:13

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 07:41

Chapitre 21 : Rentrée fracassante

Chapitre 21 : Rentrée fracassante
Important !!!

Comme vous le savez, de nombreuses désactivations de blog ont lieu depuis quelques temps.
Alors si jamais un jour CherryHitomie est désactivé à son tour, je vous donne rendez-vous ici.
Il s'agit d'un blog qui lutte à sa manière contre les désactivations abusives.
Je n'abandonnerai pas ma fiction et je communiquerais ma nouvelles adresse sur ce blog.
De cette manière vous pourrez me retrouver facilement ^_^
Alors notez bien ce blog dans un coin de votre ordi, s'il vous plaît !

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Annuaire yaoi, spécial Tom dominé !
Parce que y en a marre du Bill tout faible qui passe toujours à la casserole u_u
Une petite note, s'iou plaît ? é_è
Juste là -> tom-is-so-naive




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Malmedy
*Paroles de Tom (17 ans)
*Paroles de Gustav (18 ans)
*Paroles de Georg (18 ans)
*Paroles de Mood (17 ans)
*Paroles de Axel (18 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill (17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz (26 ans)
*Paroles de Mel (15 ans)
* Paroles de Sam (17 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie (31 ans)
*Paroles de Julien (39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Paroles de Lothar Müller
*Paroles des personnages secondaires





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____________________________________Deux frères, deux mondes
____________________________________________Chapitre 21 :
__________________ _____________________Rentrée fracassante

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Une sonnerie stridente et répétitive résonna dans toute la pièce. Sans ouvrir les yeux, Bill chercha à taton sur sa table de chevet, le responsable de tout ce vacarme. Une fois la main dessus, il tenta de trouver le bon bouton, mais n'arrivant à rien de concluant, il le rapprocha du bord, jusqu'à le faire tomber dans le vide. Le silence règnant à nouveau en maître absolu, il essaya de retourner dans son rêve.

Tom ouvrit difficilement les yeux, encore endormi. Le réveil l'avait tiré des bras de Morphée, à son plus grand regret. Reprenant peu à peu contact avec la réalité, il rougit face à la position qu'il avait adopté durant son sommeil. Apparament, son colocataire lui avait servit d'oreiller toute la nuit. Ses bras entourait la taille de l'androgyne tandis que leurs jambes étaient étroitement mélées. Il releva la tête et tomba sur un visage serein. Les paupières closes, les traits détendus, ... son ami semblait plongé en plein bonheur. Passer la nuit entre ses bras lui avait fait le plus grand bien. Comme souvent, il devait bien l'avouer. Et puis ... partager cette découverte lui avait permis de mieux l'accepter. Au moins maintenant, il comprenait mieux certaines choses. Comme cette impression de ne pas être entier. Ce sentiment de dégoût qu'il éprouvait pour sa famille s'était un peu plus accentué. Il n'avait pas demandé à venir au monde, mais on le lui reprochait chaque fois un peu plus. Aussi, apprendre maintenant que tous lui avaient menti durant toutes ces années ajouta encore plus de force à sa colère. Heureusement pour lui, il y avait bien longtemps que toutes leurs remarques ne l'atteignaient plus. Du moins plus autant qu'avant.

Il laissa ses mains voyager sur la peau dénudée de son compagnon de lit, retrouvant peu à peu son sourire. Finalement, il ne lui fallait pas grand chose pour être comblé. Juste sa présence à ses côtés. Ses caresses ramenèrent doucement le brun sur terre, l'empêchant de retourner à ses songes. Un grognement, un étirement, et il papillonna des yeux, essayant de s'habituer à lumière du jour. Lorsqu'il croisa deux prunelles noisettes, il ne pu empêcher un sourire de naître sur ses lèvres. Il entoura de ses bras ce corps qu'il avait serré contre lui une bonne partie de la nuit. Ils restèrent quelques instants comme ça, sans un mot. Et puis l'androgyne finit par demander, dans un murmure :

« - Tu te sens mieux ?
- Oui.
- Tes sûr, hein ? »

Tom laissa s'envoler un rire puis roula sur le côté, libérant ainsi son colocataire de son emprise. Il pris sa main dans la sienne, entremêlant leurs doigts, voulant garder un minimum de contact. Il n'avait pas mentit. Il se sentait vraiment bien. Comme apaisé. Il décida de se lever, entraînant avec lui son confident. Ils ne s'étaient toujours pas lâchés lorsqu'ils pénétrèrent dans la cuisine. Sur le seuil de la porte, ils s'arrêterèrent brusquement. De manière presque synchrone, un soupir leur échappa, signalant ainsi leur présence aux deux invités surprises. Le guitariste passa sa main libre sur son visage, las. Lui qui rêvait d'un petit déjeuner tranquille avec Bill ... il pouvait faire une croix dessus.

« - J'aurai jamais dû vous passer un double des clés.
- J'suis bien d'accord, Darling. Ce jour-là, t'as fait une belle connerie. »

Les deux G ne prêtèrent pas attention à la remarque et échangèrent un regard entendu. Encore une journée où leurs amis commençaient collés l'un à l'autre. Ils n'avaient pas la prétention de les surprendre en flagrant délit, mais ils comptaient bien assister à l'évolution des sentiments de l'androgyne. Ce dernier s'installa sur la première chaise venue tandis que le guitariste s'occupait de leur petit déjeuner.

« - Vous vous êtes encore couchés tout habillés. »

Le brun jeta un ½il à sa tenue et constata qu'effectivement, il ne s'était pas changé avant de s'endormir. Une fois de plus, le sommeil avait finit par les surprendre dans leur discussion. Ne voulant pas s'attarder sur les causes qui les ont poussé à dormir comme ça, il préféra changer de sujet, plus ou moins discrètement :

« - On commence par quoi, ce matin ?
- Maths. »

Il poussa un profond soupir, visiblement désespéré. Malgré ses efforts, il ne se ferait jamais aux matières scientifiques ou politiques. Un bol de chocolat chaud fumant apparu devant lui. Il remercia son vis-à-vis d'un sourire, retrouvant un peu de sa bonne humeur. Même si les cours l'ennuyaient au plus haut point, il pourrait toujours discuter avec son voisin de table et colocataire. Un miaulement le sortit de ses pensées. A ses pieds, Mika semblait attendre quelque chose. Il prit le chaton dans ses bras et se dirigea vers le réfrigérateur. Ce fut Georg qui posa la première question sur ce nouvel arrivant :

« - Vous avez une bestiole, maintenant ?
- Depuis hier soir.  »

Tom ne dit rien de plus, pas vraiment certain de vouloir raconter toute l'histoire. Il observa l'élu de son c½ur caresser le chaton alors que celui-ci lapait tranquillement son lait. Conscient qu'ils leur faudrait tout de même un minimum d'explications, il ajouta :

« - C'est un cadeau d'Honey. »

Les deux amis échangèrent un regard complice, sous les yeux confus des deux G. Non, ce n'était pas un simple animal, ni un simple présent. C'était bien plus que ça. C'était la matérialisation physique d'une promesse.

***************

Les heures passaient lentement, au plus grand malheur de l'androgyne. Il avait toujours eut du mal à reprendre le rythme des cours après plusieurs jours de vacances. Mr Zemermann, leur professeur de géo-politique, commençait doucement mais sûrement à l'endormir. Sa nuit avait été relativement agitée, se réveillant régulièrement pour vérifier que Tom était toujours à ses côtés. Il ne voulait surtout pas le laisser seul dans cet état d'esprit. Sans vraiment s'en rendre compte, il commençait à rejoindre le royaume de Morphée. Sa tête vint rencontrer l'épaule de son voisin tandis que ses yeux se fermaient petit à petit. Le guitariste se tendit sous la surprise, ne s'attendant pas à un tel contact entre eux en public. Son regard se posa sur le brun à côté de lui et un sourire apparu sur ses lèvres. S'il n'avait pas remarqué l'état de fatigue de son ami au petit déjeuner, là il ne pouvait plus le nier. Plutôt que de le repousser, il se détendit et lui offrit son épaule sans protester. La douce chaleur qui s'était emparée de son corps lui procura une sensation de bien être, de confort, qui l'incitait à rejoindre lui aussi le monde des rêves. Sa tête posée sur celle de Bill, il papillonna des yeux. La voix de son professeur lui paru plus lointaine, de même que les discussions chuchotées de leurs camarades de classe.

Un bruit sourd les réveilla en sursaut. Reprenant contact avec la réalité, les deux endormis croisèrent le regard furieux de leur professeur. Celui-ci avait les deux mains posées sur leur table et les fixait de manière furibonde, comme prêt à exploser. Autour d'eux, le silence était total, chacun attendant de voir comment se terminerait cet échange. Plus d'un avait été surpris de voir Bill et Tom endormit l'un contre l'autre. Les chuchotements s'étaient fait de plus en plus nombreux, jusqu'à ce que la classe ne parle plus que de ça, empêchant l'enseignant de poursuivre ses élucubrations.

« - Mon cours n'est pas assez intéressant pour vous, messieurs ?
- Et bien puisque vous en parlez ... »

Un coup de coude dans les côtes le stoppa. Ses yeux interrogateurs croisèrent les prunelles réprobatrices du musicien. L'androgyne haussa un sourcil, surpris. Il n'avait pas pour habitude de garder sa langue dans sa poche, ça n'allait certainement pas commencer aujourd'hui. Il se tourna de nouveau vers Mr Zemermann et repris là où il avait été interrompu :

« - Votre cours est particulièrement rasoir et votre discipline totalement inutile. »

Cette réplique provoqua un nombre incalculable de messes basses échangées rapidement entre les élèves, provoquant rapidement un nouveau brouhaha insoutenable. Tom, choqué, regardait tantôt son colocataire tantôt le vieil homme qui fulminait et tentait de garder son calme. Mais au vu de l'attitude plus que fière que tenait Bill, il allait le perdre beaucoup plus rapidement que prévu. Et c'est dans un éclat de colère qu'il se mit à hurler sur le trouble-fait :

« - SORTEZ DE MA CLASSE !
- Puisque c'est si gentiment demandé ! »

Un grand sourire aux lèvres, le brun rangea ses affaires en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et se leva. Il passa devant l'enseignant sans lui accorder un regard. Arrivé devant la porte, une main sur la poignée, il se retourna vers son voisin de table, semblant attendre quelque chose. Celui ci l'interrogea du regard, n'ayant visiblement pas compris ce qu'on attendait de lui :

« - Ben alors Darling, tu viens ou tu restes là ? »

Le concerné éclata de rire, pas plus étonné que ça par la remarque. Il bazarda ses affaires dans son sac et se dirigea lui aussi vers la sortie. Il attrapa la main que lui tendait son colocataire, entremêla leurs doigts, et se laissa guider hors de la salle.

Les autres élèves ne purent s'empêcher de commenter ce qu'ils venaient de voir et les chuchotements reprirent, plus ou moins discrètement, émettant des rumeurs plus folles les unes que les autres. Georg et Gustav échangèrent un regard, sentant venir les problèmes. Inconsciemment ou non, ils venaient de se jeter tête première dans les emmerdes. Les deux G ne laissaient pas passer une journée sans qu'Axel soit mis au courant de cette petite altercation et surtout de cette sortie de cours des plus inhabituelle : Tom Trumper le véritable Don Juan de ces dames venait de sortir mains entrelacées avec le punk du bahut. Le batteur secoua la tête tandis que le bassiste posa sa main sur son épaule, lui faisant ainsi comprendre qu'il avait parfaitement saisit ce à quoi il pensait. Leurs deux amis fonçaient maintenant droit dans le mur.

Dans les couloirs de l'école, deux jeunes hommes courraient, main dans la main, comme si leur vie en dépendaient. Le sourire aux lèvres, ils dévalèrent les escaliers, longèrent les corridors et franchirent enfin les portes du bâtiments. Arrivés dans la cour, ils ne s'arrêtèrent pas et continuèrent leur course jusqu'aux grilles de l'école. Ils ne stoppèrent leur avancée que bien plus loin, les paumes sur les genoux, tentant de reprendre leur souffle. Une fois calmé, Bill remit de l'ordre dans ses cheveux sous le regard rieur du musicien. Satisfait de lui, le brun se tourna vers son colocataire :

« - Maintenant que nous sommes des fugitifs, que veux-tu faire de ta journée ? »

Le terme était sans doute un peu fort, mais le guitariste devait bien admettre qu'ils avaient transgressé le règlement du lycée. Chose qui serait noté sur son bulletin scolaire, comme aimaient à le rappeler les membres du corps enseignant. N'étant plus à une remarque près, Tom chassa ses maigres remords et fixa son vis-à-vis :

« - J'sais pas trop. Tu proposes quoi ? »

L'androgyne réfléchit quelques instants avant d'entrelacer leurs doigts et de l'inciter à le suivre. Il emprunta plusieurs ruelles étroites, bordées de bâtiments hauts et anciens. Le musicien remarqua que certains penchaient légèrement sur la gauche et ne pu s'empêcher de critiquer silencieusement les constructeurs d'autrefois. Les santiags de son guide cognaient sur les pavés, résonnant tout le long de ces petites rues désertes. Le chemin qu'il lui faisait prendre n'avait rien de très rassurant. Il poussa un faible soupir de soulagement lorsqu'ils se retrouvèrent dans une rue piétonne bien plus fréquentée. Il regardait tout autour de lui, essayant d'apercevoir cet endroit que Bill avait choisi de lui montrer.

« - Tu m'emmènes où comme ça ?
- Là où je vais toujours avec Mel et les autres. »

Curieux de connaître un peu plus les habitudes de son ami, il préféra ne pas lui faire remarquer que la jeune fille risquait de désapprouver son acte. Il n'était pas sûr qu'elle apprécie de le voir occuper les endroits qu'ils utilisaient habituellement pour se retrouver entre eux. Une fois de plus, le brun le conduisait dans une partie de la ville qu'il ne connaissait pas. Il resserra sa prise sur la main de son amour secret, ne voulant pas risquer de le perdre dans la foule. Les gens allaient et venaient, ne semblant pas les voir. Leurs uniformes scolaires, au milieu de tous ces vêtements ordinaires, auraient pourtant dû attirer l'attention.

Ils arrivèrent sur une grande place bordée de divers magasins. Une patinoire avait été aménagée et resterait là tant que l'hiver ne serait pas finit. Au centre du parvis, une quinzaine de petits chalets de bois offraient leurs créations artisanales, comme chaque année en période de fêtes. Tom regardait partout autour de lui, comme émerveillé par ce monde qu'il ne connaissait pas. Son comportement fit sourire son vis-à-vis, qui demanda :

« - T'as jamais vu de marché de Noël, ou quoi ? »

Il baissa la tête, presque honteux de ne pas connaître ces choses-là. Il n'y avait rien de tout ça dans le village qu'il habitait avant. Et depuis qu'ils avaient quitté Magdeburg, sa mère avait plus ou moins renoncé aux sorties en famille. Face au silence qui suivit sa remarque, Bill se rendit compte qu'il aurait mieux fait de se taire. Conscient de son erreur, il arrêta d'avancer et sans prévenir, pris Tom dans ses bras.

« - Pardon Tomy, j'voulais pas. »

Machinalement, le musicien répondit à l'étreinte. Ses joues s'empourprèrent quand il réalisa que pour une fois, il n'étaient pas isolés entre quatre murs pour leur échange de tendresse. Il n'était pas très démonstratif et se retrouver à faire un câlin, qui plus est à un garçon, en plein centre-ville le mettait mal à l'aise. Et pourtant, il ne s'éloigna pas, allant même jusqu'à enfouir son visage dans le cou du brun. Georg et Gustav le lui avaient bien fait comprendre : il ne devait pas avoir honte de ses sentiments.

Il sentit le froid le gagner de nouveau lorsque l'androgyne se sépara de lui. Celui-ci lui adressa un sourire d'excuse et pris de nouveau sa main dans la sienne. Ils traversèrent toute la place publique sans se presser, laissant le temps au guitariste d'admirer ce qui l'entourait. Le brun lui fit traverser quelques rues, avant de s'arrêter devant une esplanade. À la fois ouvert sur l'extérieur et coupé du reste du monde, cet endroit particulièrement calme l'apaisa immédiatement. Devant lui, une autre ruelle poursuivait son chemin. Sur sa droite comme sur sa gauche, de haut bâtiments s'élevaient, semblant lutter contre les années. Même l'église, dénudée des statues que l'on trouve habituellement sur les parois, lui semblait chaleureuse. Et au centre trônait une grande fontaine parfaitement ronde dont le cours régulier de l'eau produisait une douce mélodie. Bill desserra finalement sa prise sur la main de son colocataire, s'éloignant lentement de lui. Il posa son sac à même le sol puis s'installa sur le marbre blanc qui bordait la source. Il ramena ses genoux contre son torse, ses bras entourant ses jambes. En douceur, il rapprocha sa main droite de la surface de l'eau. Il l'a frôla, comme s'il la caressait, avant de l'effleurer du bout des doigts. Lorsqu'il se tenait là, sans faire de mouvement brusque, il avait le sentiment d'être pris entre deux mondes. D'un côté la douceur de cet élément que l'on ne pouvait pas capturer entre ses paumes, de l'autre le vide, aussi faible soit-il, qui le séparait du sol. Tom l'observait sans rien dire, n'osant pas briser le silence qui régnait. C'était comme s'il voyait son ami sous un nouveau jour. Il connaissait déjà la douceur de ses gestes, mais découvrait pour la première fois la tristesse qui l'habitait. Une certaine mélancolie se dégageait de cette scène sans qu'il ne puisse en expliquer la raison. Sans mot, il s'approcha et s'installa derrière lui, une jambe de chaque côté du corps de l'androgyne. Il l'attira contre lui et entoura sa taille de ses bras. N'ayant au départ pas prévu de sortir des couloirs du lycée, leur manteaux étaient restés à l'appartement. Il se colla le plus possible à lui, profitant de la chaleur humaine que dégageaient leur corps. Bill se tourna légèrement pour lui faire face, souriant :

« - Tu vois, ça n'a rien de particulier, mais on s'y sent bien. »

Il se contenta d'acquiescer, ne voyant pas quoi répondre. Cet endroit n'avait rien de spécial mais offrait un calme bien trop rare dans les grandes villes. La peine qui s'était emparée de son ami semblait avoir disparu, comme si elle n'avait été que le fruit de son imagination. Pourtant, il aurait juré l'avoir vu. Ressentit.
Ils restèrent plusieurs dizaines de minutes dans cette position, appréciant juste la présence de l'autre. Le musicien commençait doucement à s'endormir, bercé par les bruits réguliers de l'eau. Mais la voix du brun le ramena à la réalité :

« - Darling ... »

Il fronça aussitôt les sourcils. Quand son colocataire amenait une conversation en commençant de cette manière, cela présageait une longue discussion, abordant probablement un sujet sensible.

« - Je suis peut-être la meilleure personne pour ça, mais je sens que tu as besoin de parler. Alors si tu en a envie, moi j'veux bien t'écouter. »

Il resta silencieux, les yeux perdus dans le vague. Il y avait certaines choses qu'il aurait voulu avouer depuis bien longtemps. Sa mère ne l'écoutait plus et il s'était toujours refuser à en faire part aux deux G. Il ne voulait pas les ennuyer avec ses problèmes. Rien qui ne demandait de grandes réflexions. Juste ce besoin d'extérioriser un peu ce qu'il vivait depuis des années.

« - Qu'est-ce que tu veux savoir.
- J'sais pas. Ce que tu voudras.  »

Mais Tom le connaissait suffisamment bien maintenant pour dire que son vis-à-vis avait déjà une idée précise en tête. Il ne dit rien, attendant simplement que son interlocuteur se décide, ce qui ne tarda pas :

« - En fait je ... j'aurai que tu me parles ... de ta mère. »

Le choix surprit beaucoup le guitariste. Cela faisait longtemps qu'on ne lui avait pas demandé de parler d'elle. La plupart des gens avaient réalisé que cela restait un sujet délicat. Son air froid et distant qu'il affichait à chaque fois dissuadait les gens de poursuivre sur ce chemin.

« - Je sais que tu la hais. Mais tu sais ... »

Il fut coupé avant d'avoir finit sa phrase. S'ils devaient avoir cette discussion, autant mettre les choses au clair dès le départ :

« - Je ne la hais pas. Je l'ai aimé jusqu'au jour où j'ai compris que ce serait moins douloureux de l'ignorer.
- ...
- On ne cherche pas en vain sa présence dans la foule le jour de son match de basket, y a pas de déception. On ne reste plus des heures sur une chaise lors des réunions parents-professeurs à attendre qu'elle arrive pour finalement recevoir un appel annonçant qu'elle n'a pas pu se libérer, y a pas de déception. On n'espère pas l'avoir à ses côtés le jour de son anniversaire, y a pas de déception. »

L'androgyne ne dit rien, se contentant de l'écouter. Quelqu'un avait-il seulement pris cette peine avant lui ? Les mots de Tom étaient sûrs, sa voix sans faille. Aucune hésitation dans ces propos pourtant si durs envers celle qui lui avait donné la vie.

« - Tu voudrais que je lui tombe dans les bras ? Qu'on aille manger au resto tous les deux comme une famille heureuse ? »

Il laissa échapper un petit rictus, partagé entre la résignation et le dégoût. Il y avait bien longtemps qu'ils ne faisaient plus ces choses-là. Tous deux avaient laissé la situation s'envenimer. Elle s'éloignait chaque jour un peu plus, et lui ne faisait rien pour la retenir. Ses nombreuses tentatives pour attirer son attention furent vaines. Il ajouta, répondant ainsi à sa propre question :

« - Non merci. Elle m'a déjà suffisamment déçu. »

Il posa son regard sur l'eau sans vraiment la voir. Il s'était fait à l'idée de ne plus vraiment avoir de mère. Il avait longtemps espéré que les choses s'amélioreraient, mais plus le temps passait et moins il y croyait. Et puis un jour, il avait tout simplement renoncé.

« - Je ne te comprends pas, Darling. Tu vois, moi j'ai Lucie. Je la considère vraiment comme ma mère. Après tout, c'est elle qui m'a élevé. Et aimé. Je sais qu'elle ferait n'importe quoi, juste pour me voir sourire. Pourquoi crois-tu qu'elle invite Mel et Jezz chaque année à Noël ? Mais d'un autre côté ... j'aurai voulu connaître celle qui m'a donné le jour. Savoir à quoi elle ressemble, ce qu'elle aime, ce qu'elle déteste. Ce qu'elle est devenue, aussi. Bien sûr, si j'ai atterri à l'orphelinat, c'est qu'elle m'a abandonné. Mais quel genre de mère se séparerai intentionnellement de son enfant ?
- Tu ne t'aies pas dit que peut-être, tu l'idéalisais un peu ?
- Possible. J'en sais rien. Mais je ne veux pas la juger. Pas sans l'avoir vu. Elle me manque, même si je ne l'a connais pas. Alors savoir que toi tu as encore ta mère, et que tu ne t'entends pas avec elle ...ça me chagrine. »

Le musicien soupira. Il posa son front contre le dos de l'androgyne, mordant sa lèvre inférieure. Bien qu'il le refuse, des larmes envahirent ses yeux. Il comprenait le raisonnement de son ami. Mais on ne pouvait pas comparer leur deux situations.

« - Honey ...ce que je vais te dire, je n'en ai encore jamais parlé à personne. Tu garderas ça pour toi ?
- Bien sur. J'te le promets. »

Tom inspira, puis expliqua ce qu'il avait découvert, il y avait bien des années.

« - Avec ma famille, on peut pas dire que ce soit le grand amour. Tout petit déjà, je me sentais mis à l'écart. Au début, je me disais que ça venait de moi, que j'imaginais tout ça. Et puis ... j'avais ma mère à mes côtés, donc je ne m'en inquiétais pas. Mais depuis qu'on a déménagé à Leipzig, les choses ont changé. Ma mère a changé. Elle me délaissait de plus en plus, prétextant que j'étais suffisamment grand pour me débrouiller seul. Ça ne m'a pas inquiété plus que ça. Tout ce que je voyais, c'est qu'elle m'accordait plus de responsabilités, donc plus de confiance. Tu n'imagines même pas à quel point je me trompais. Les fêtes de fin d'années sont devenus de vraies tortures. Même ma propre mère ne m'adressait plus la parole. C'était déjà dur à supporter, mais alors là ...
- Mais pourquoi ? Je veux dire ... qu'est-ce que tu avais fait ?
- Rien. J'existais, c'est tout. »

Bill se raidit à ses mots. Il ne savait plus s'il devait le laisser continuer ou pas. Bien sûr, il voulait connaître la fin. Mais son ami était-il vraiment près à la lui révéler ? Il allait lui proposer de s'arrêter là quand sa voix s'éleva à nouveau :

« - J'ai appris par hasard, que ma famille détestait mon père. Pour eux, il avait tout simplement abandonné ma mère. Mais même avant leur divorce les choses étaient plutôt tendues. Plus les années passaient, et plus ma grand-mère le critiquait, lui trouvant tous les défauts du monde. Tu penses bien que le reste de la famille a suivit le mouvement. Ma mère a commencé à douter. L'homme qu'elle avait aimé n'était peut-être pas si bien que ça, finalement. Elle l'aimait vraiment. Mais à force d'écouter leurs remarques, l'image qu'elle avait de lui a changé. Et moi ... moi j'étais le fils de cet homme que tous haïssaient. Apparemment, j'ai hérité de ses traits, ce qui ne m'a pas aidé. Je n'étais plus que le bâtard résultant de cette union désapprouvée. Mon géniteur n'était, pour eux, qu'un salaud qui avait profité de l'innocence de Simone. Au fil du temps, ma chère génitrice s'est laissé monter la tête. Elle ne pouvait pas se résigner à m'abandonner. Mais elle refusait de remettre sa mère à sa place. Alors elle la laissait parler et fermait les yeux sur la façon dont tous se comportaient avec son fils. Elle n'a pas su choisi entre eux et moi. Et aujourd'hui encore, elle fait semblant de rien voir. J'ai déjà essayé de la confronter à la réalité, de lui faire comprendre que je savais tout. Elle a simplement tout nié en bloc, comme à son habitude. J'ai renoncé à retrouver une vraie mère. Désormais, tout ce que j'attends c'est d'être majeur pour pouvoir prendre mon indépendance. Techniquement, ça ne changera pas grand chose. Mais au moins, je ne lui devrais plus rien.
- Je comprends mieux. Si en plus on ajoute à ça l'histoire de ton jumeau ... »

Il laissa sa phrase en suspend, conscient qu'il n'était pas nécessaire d'en rajouter pour le moment. Une perle salée rencontra la peau nue de son cou, suivit d'une autre. Et encore une autre. Le c½ur serré, il se retourna rapidement et pris son ami dans ses bras, le serrant fort contre lui. Il le berçait légèrement, dessinant des arabesques dans son dos pour le calmer. S'il avait su que cette conversation les aurait mené là, il n'aurait jamais posé la question. Bien entendu, cet aveu était une marque de confiance. Mais Bill trouvait que les larmes de Tom étaient un prix bien trop cher à payer pour connaître la vérité.

***************

La nuit était tombée depuis plus d'une heure lorsqu'ils se décidèrent à rentrer. Les pleurs du guitariste avaient finit par disparaître sous la tendresse que son ami lui avait apporté. Main dans la main, ils franchirent de nouveau les grilles de l'école, pas encore fermées. Ils ne croisèrent personne dans les couloirs, les élèves ayant probablement préféré la chaleur de leur foyer. Le propriétaire de l'appartement fronça les sourcils lorsqu'il vit que la lumière du salon était allumée. Il aurait pourtant juré l'avoir éteint ce matin. Il poussa un profond soupir lorsqu'il entendit deux voix provenir de la cuisine. L'androgyne lui adressa un sourire désolé, comme s'il était responsable. Ils se résignèrent et oublièrent rapidement leur idée de soirée tranquille dans les bras l'un de l'autre. Mais ce n'était que partie remise. Le musicien referma bruyamment la porte d'entrée, signalant volontairement leur présence. Une tête blonde vint à leur rencontre :

« - Enfin vous voilà. On avait finit par penser que vous iriez dormir quelque par là-bas.
- Alors vous vous êtes dit que vous pourriez venir piller mon frigo incognito, c'est ça ? »

Gustav leva les yeux au ciel, amusé par cette réplique qui se voulait sarcastique. Il retourna finalement vers Georg pour voir où il en était. Bill disparut rapidement dans sa chambre, quittant enfin cet horrible uniforme. Le guitariste se changea en vitesse avant de rejoindre les deux G. Les connaissant, il n'était pas très prudent de les laisser seuls. Il s'apprêtait à demander quel était l'étendu des dégâts quand le batteur le devança :

« - Non on a rien cassé et rien n'a changé de place. Satisfait ?
- Mais vous avez un appart à vous, alors pourquoi vous êtes venu là ?
- Plaint toi, on t'a préparé à manger.
- Et c'est quoi ?
- La seule chose que Georg sache faire. Pâtes, tomates, basilic.  »

Sa remarque lui valu une frappe derrière la tête par le principal concerné. Le bassiste le fusilla du regard, hésitant entre rire et pleurer.

« - Ça va, on le saura que je sais pas cuisiner, c'est bon !
- Rooo, boudes pas Georgounet ! »

Faisant preuve d'une grande maturité, le brun lui tira la langue. Tom cachait comme il pouvait son sourire derrière sa main, refusant de prendre part au débat. Son c½ur se mit à battre un peu plus fort quand deux bras entourèrent sa taille. Bill plaça sa tête sur l'épaule de son colocataire et embrassa doucement sa joue.
Avec l'accord des deux cuisiniers improvisés, les amis passèrent à table. Malgré leur curiosité, aucun des deux G ne posa de questions sur la façon dont les deux fugueurs avaient passé leur après-midi. Les discussions allaient bon train quand Tom demanda :

« - Et si on organisait une fête ? »

Les trois autres le fixaient silencieusement, attendant qu'il poursuive :

« - Ca fait longtemps qu'on a pas fait de soirée.
- Y en a eu une juste avant les vacances de Noël. rappella Georg.
- Oui mais celle-là, Honey n'a pas voulu y assister.  »

Le concerné détourna les yeux, conscient du reproche qu'on lui faisait. Combien de temps encore le guitariste lui en voudrait-il ? Il n'était visiblement pas prêt à passer à autre chose.

« - On en a déjà discuté cent fois, au moins.
- Je sais. Mais cette fois, je veux que tu sois là.
- ...
- S'il te plait. Tu me l'as dit toi-même, on s'en fout des autres. Alors viens, s'il te plait. »

L'androgyne soupira, vaincu. Cette fois, il n'avait plus d'excuse pour refuser. Et puis Tom avait raison. Il n'avait jamais vécu en fonction des autres, alors pourquoi commencer aujourd'hui ? Lorsqu'il acquiesça, le musicien lui renvoya un sourire éclatant.



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Tête en l'air que je suis, j'ai faillit oublier la réponse au "jeu" mis en place dans le précédent chapitre
Et la réponse est : Durch den monsun !
Comme me la fait remarquer Silent Bill, ils utilisent toujours les mêmes accords XD
Il fallait donc se fier à l'ordre des notes ;)

Non, je n'ai pas pris de chanson à caractère particulier. Je ne voulais pas de In die Nacht ou Geh.
Leur symbolique ne collait pas avec la scène.
Une autre fois, peut-être ;)


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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:


toi-moi-et-eux-nous-deux : Honnêtement, ce passage, y a des jours où j'en rêve u_u Envoyer mes profs se faire foutre ... roh, le pied *-* Tu es une "pire que tout en maths" ? Bienvenue au club XD Et en force, hein u_u Parce que moi, j'fais pas semblant XD
Oui j'avoue, je suis vache avec Bill qui idéalise sa mère alors qu'elle est ... pas idéalisable XD Et nan, t'inquiète pas, je te prends pas pour une folle. Si ça peut te rassurer, je m'amuse aussi comme une folle quand j'écris XD
Et sinon, Axel c'est le "méchant" de l'histoire, si on peut dire ça comme ça ^^

silent-bill : Depuis le début de cette fic, j'avais l'idée d'un Tom qui avait souffert. Je voulais faire une sorte de parallèle dans lequel Bill, qui a été séparé de sa famille, s'en est finalement mieux sortit que Tom, qui pourtant avait tout pour réussir.
Pour Tom, c'est tout à fait ça. Il commence à s'assumer sans même le savoir, et surtout sans savoir comment s'y prendre. Et pour cette théorie du rejet, c'est ça aussi :) Finalement, quand on y regarde bien, Tom n'a plus que les 2G, et Bill. Et vue son état psychologique, il ne supportera pas une autre perte.

x-d0li-prane-x : Oui je sais, y a grave de l'abus coté postage T_T Et pour le suivant, c'est encore pire T_T J'ai plus qu'à aller me pendre u_u Pour ce qui ets du début de leur amour, ne t'en fais pas, on en prend le chemin :) Ben oui, faudra bien que cette fic se termine un jour XD

oublier--x : Je le reconnais,je m'amuse comme une folle à écrire cette fic ^^ Bon, les passages "sérieux" ont du mal à sortir --" mais ils finissent toujours par venir =D Pour l'explication de Tom concernant le cat, je refusais que les 2G en sachent plus. C'est une hsitoire entre lui et son Honey *-*
Pour le fait que Bill et Tom se soient endormis en cours, 'jai ps eu à chercher bien loin XD Si tu savais le nombre de fois où ça m'est arrivé --" Bon, j'suis pas parti en claquant la porte et en emmenant mon Darling personnel avec moi, mais bon sang ce que ça m'a démangé !
Tu sais, tout ce que Tom révèle à Bill pendant le passage de la fontaine, il met venu tout seul. Non, e n'est pas ma vie ^^ Mais disons que ... j'en suis pas si loin que ça XD Et si je t'ai fait comprendre et ressentir l'état d'esprit de Tom, j'ai tout gagné ^^ lol
Bon, j'avoue que la décision de Tom de faire une fête, je savais pas comment la caser --" J'ai eu une idée, pendant la nuit (comme d'hab --"), mais au petit matin j'avais oublié T_T Le jour où je la retrouve, je modifierai le texte XD
Sinon, sache que c'était obligé que je te réponde :) Je prends le temps de répondre à tous ceux qui prennent le temps de me mettre de longs coms. C'est une juste chose, je trouve ^^ Et Mika n'est pas à vendre parce que le jour où je le trouve, tu peux être sûre que je le garde pour moi XD Je me suis inspiré de mon propre chat *-* mais la couleur du pelage est pas le même u_u Puis mon chat n'a plus rien d'un chaton >.<
Tu fais du piano ? *-* J'aurai adoré ça ! Mais ça coûtait trop cher d'acheter un piano T_T Donc ben ... me venge sur la guitare u_u Et un jour, dans ... longtemps XD, j'apprendrais l'harmonica et le saxophone, et le piano, bien sur ! J'crois que j'aurai pas assez d'une vie --"
Viiiiiiii moi aussi j'suis une grande fan de Tom Felton *-* Mais pourquoi t'as retiré l'article que tu lui avais fait T_T Ce mec est juste ... so perfect *-* Tu vois, le problème des gens, c'est qu'ils ne voient pas Tomm Felton, ils voient Draco Malfoy, le méchant de l'histoire, le futur-mangemort, blablabla --"
Viiii, j'connais Liizu ! D'ailleurs, faut que je reprenne contact avec elle é_è On a pas pu se joindre de tout l'été et du coup, ben on a perdu tout contatc T_T Ca va plus c't'histoire T_T
J'espère que tu doneras encore ton avis comme ça ! <3

yaoidrugsandrockandroll : Effectivement je ne te connais pas XD Mais une nouvelle lectrice est toujours la bienvenue :) En ce qui concerne Bill et Tom, je dois dire que je m'amuse bien avec eux XD Tout comme avec les 2G, tu me diras. C'est pas la faute si je me suis prise d'affection pour mes personnages XD
Tu écris aussi une fic ? Bah écoute, oui ça m'interesse :) Je ne sais pas quand est-ce que je pourrai m'y coller (vu les mises à jour de mon blog, tu te doute que là, je cours après le temps T_T) mais je la lirai :)

sifojdoigjfdoighjtdioyjh : Oui je sais, ça craint T_T Je met quinze plombe à poster un malheureux chapitre, c'est désespérant T_T Mais la fac me bouffe tout mon temps T_T J'ai même plus le temps de lire, de voir mes amis ou d'écrire. J'ai qu'une envie, c'est de me flinguer T_T Sur mon nuage, j'pourrais enfin écrire comme je l'entends XD Sinon, vi je sais, pas tellement de rebondissements dans ce chapitre. Mais il fallait bien que je case toutes ces révélations quelque part u_u

lapucedebill : T'inquiète, je comprends ;) Tu étais à fond dans la fic et tu n'as pas réussi à t'arrêter. Ca me le fait souvent aussi XD Sinon, j'ai toujrus dit que cette fic prendrait son tempur caser Bill avec Tom. J'ai horreur des fics où ils sortent ensemble dès le 3me chapitre. Comment tu veux que ça soit crédible ? Bref. Et ne t'inquiète pas, Bill se souviendra bien assez tôt de ce qu'il s'est passé ! lol

xx-viita-xx : Accro ? A ce point là ? *se cache derrière ses mains* Ben si tu veux, hein XD Et je fais ce que je peux pour que cette fic ne ressemble à aucune autre :) Tu vas pas me lâcher ? Merde alors XD Moi qui pensais pouvoir abandonner cette fic en toute discrétion ... Nan me frappe pas, je plaisante ! XD



Merci aussi à : os-yaoi-hp-dm, meg, encu-lons-tom, maguita, Nath, Sarah, yayayaoi, harrypotterslash, xbill-tom-yaoix, tentation-craintive, x-verloren-x, oo-la-fille-en-noiire-oo, pieceofmebt, musikalex20, l'inconnue n°11, bleibtxmitxmir, x-musique-yaoi-moi-x, ma-vie-avec-th-3x et à hocmundo









CherryHitomie*

# Posté le mardi 20 janvier 2009 10:16

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 07:41

Chapitre 22 : Encore une fête

Me revoilààààà ! J'espère qu'il me reste quand même deux/trois lectrices XD
Les cours de la fac commencent à disparaitre doucement pour laisser place aux partiels. Mais même avec ces foutus exams, j'aurai plus de temps qu'avec mes deux années de cours en même temps u.u Donc on va tenter de reprendre un postage régulier. Je ne pourrai pas faire comme certaines et poster toutes les semaines ou tous les deux jours. On va se fixer à un chapitre toutes les deux-trois semaines, ça marche ?
T'façon, z'avez pas le choix XD


_____________________________________________________________________________________________________


Malmedy
*Paroles de Tom (17 ans)
*Paroles de Gustav (18 ans)
*Paroles de Georg (18 ans)
*Paroles de Mood (17 ans)
* Paroles de Axel (18 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill (17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz (26 ans)
*Paroles de Mel (15 ans)
* Paroles de Sam (17 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie (31 ans)
*Paroles de Julien (39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Paroles de Lothar Müller
*Paroles des personnages secondaires





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________________________________'p'_________________________________________________
____________________________________Deux frères, deux mondes
____________________________________________Chapitre 22 :
__________________ _______________________Encore une fête

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Il ne devait pas être plus de sept heures du matin. Bill nageait encore entre rêves et réalité lorsque sa source de chaleur disparut brusquement. Difficilement, il ouvrit un oeil, se retrouvant face à un Tom apparemment pressé, et qui avait pris sa couette en otage.

- Allez Honey, lève-toi ou on va être en retard !
- Darling ... la douceur, tu connais ?
- Oui mais si je l'utilise avec toi, je finis toujours par me faire avoir !

Le brun ne pu s'empêcher de sourire. Son colocataire était loin d'avoir tort. A chaque fois que le musicien essayait de le réveiller en douceur, il parvenait à ses fins et gagnait facilement une demi heure de sommeil supplémentaire. Ce qui leur valait toujours une course poursuite dans les couloirs, priant pour que leur professeur n'ait pas encore fermé la porte de sa classe. Tom n'avait jamais su résister à ses petits yeux de chiot battu. Le guitariste s'en alla aussi vite qu'il était venu, laissant le brun seul, luttant contre Morphée qui le rappellait à ses côtés.

Dans la cuisine, Georg et Gustav se chamallaient, comme toujours. Le propriétaire des lieux les écoutait d'une oreille distraite, essayant de se souvenir de la dernière fois où ces deux-là ne s'étaient pas pris la tête dès le matin. Il regarda une énième fois l'horloge murale et constata qu'une fois de plus, l'androgyne avait dû se rendormir. Ce dernier apparu finalement, démontrant que Tom ne s'était pas trompé. Encore en pyjama et les yeux tout ensommeillés, le brun évita de justesse une rencontre avec l'embrasure de la porte. Il s'étira, ce qui eu pour effet de lever sa veste de pyjama dévoilant par la même un ventre plat et pâle. Si cela avait été le seul effet résultant de son étirement, le guitariste n'aurait probablement pas rougit autant. Son geste avait également fait lentement glisser le pantalon, dévoilant des hanches fines et blanches, qui s'arrêta au niveau de l'aine, révélant la présence d'un tatouage en forme d'étoile. Devant cette vision, le musicien se sentit déglutir avec difficulté tandis qu'une myriade d'émotions l'envahissait. Complètement inconscient du trouble qu'il provoquait chez son ami, Bill s'approcha de son colocataire et l'embrassa sur la joue. Il salua les deux autres d'un vague signe de la main avant de prendre machinalement le dernier bol propre qui traînait sur la table. Il se laissa choir sur une chaise avant de se rendre compte que son bol était désespérément vide. Il soupira, déjà fatigué à l'idée de devoir se relever. Il jeta un oeil sur son voisin et ne réfléchit pas plus longtemps. Sans lui demander son avis, il lui pris sa tasse des mains et versa la moitié de son contenu dans son propre bol. Il commença à boire son chocolat chaud, l'air de rien. Il n'avait pas conscience des trois regards ébahit posés sur lui. Peu à peu, il se réveilla et réalisa qu'on le fixait plutôt bizarrement. Il demanda, le plus naturellement du monde :

- Ben quoi ?

***************

Chacun un panier sous le bras, Georg et Gustav arpentaient les rayons du supermarché. La fête qu'ils avaient prévu aurait lieu demain soir. Bill et Tom étaient restés à l'appartement pour commencer à ranger les objets fragiles. Arrivé devant le magasin, les deux musiciens s'étaient séparés, jugeant qu'ils seraient plus efficaces ainsi.

- Gus ?!?
- Oui ? Cria en retour le jeune homme un peu plus loin.

Les gens se retournèrent vers lui, choqués de le voir parler si fort dans un lieu public. Mais le batteur n'y prêta pas attention, plongé dans le cruel dilemme qu'était le choix des amuses-bouches.

- Tu sais s'il reste des bouteilles de la dernière fois ?

Le blond sourit, attrapa les paquets de chips qu'il était venu chercher et rejoignit Georg qui se trouvait quelques mètres plus loin, jugeant inutile que tout le magasin prenne part à leur conversation.

- J'en sais rien. Alors dans le doute on a intérêt à faire le plein. Si on veut qu'il se passe enfin quelque chose, il faut que l'alcool coule à flot. Et cette fois, pas question que Bill ne se souvienne de rien. Et puis n'oublie pas qu'à la base, c'est une fête tout ce qu'il y a de plus normale. Donc, il faudra satisfaire les invités.

Le brun eu un sourire en coin. Son ami était visiblement déterminé à faire avancer toute cette histoire de lui-même puisque Tom semblait vouloir rester les bras croisés. Ils avaient dit qu'ils ne se mêleraient pas cette histoire, mais ils pouvaient bien donné un petit coup de pouce au destin. Quand leur guitariste avait lancé cette idée de soirée, le blond avait sauté sur l'occasion, l'alcool semblant ôter toute inhibition à l'androgyne.

- J'vais peut-être reprendre quelques packs de bière et deux trois trucs forts.
- Ok. J'vais faire un tour du côté des sucreries.
- On va avoir l'air fin devant la caissière. Si elle nous prend pas pour des alcoolos en herbe, on aura de la chance.
- Tu n'as qu'à te dire qu'on fait ça pour le bonheur de notre ami.

***************

La musique résonnait fortement dans l'appartement et les gens semblaient apprécier jusqu'alors la soirée. Il est vrai que la plupart d'entre eux dansaient, buvaient et riaient à gorges déployées. Mais les deux G trouvèrent que rester par petits groupes éparpillés dans le salon n'était pas suffisant pour que la soirée soit géniale. Ce qu'ils voulaient ? Qu'elle soit mémorable. Surtout pour leurs deux amis. Ils les cherchèrent alors du regard et les trouvèrent non loin de l'entrée de la cuisine, proches l'un de l'autre. N'importe qui aurait attribué cette proximité au besoin de se faire entendre par-dessus la musique qui résonnait contre les murs. Cependant le batteur ne pu s'empêcher d'y voir autre chose. De là où ils étaient, les deux musiciens pouvaient apercevoir qu'un immense sourire ornait leurs visages. Inconsciemment ou non, ils se cherchaient du regard.

Curieux de savoir ce qu'ils se racontaient, Gustav interrogea silencieusement son acolyte mais ce dernier haussa seulement les épaules en retour. Ils les observèrent encore quelques minutes se chuchoter leurs secrets et virent rapidement que les autres ados présents à cette fête commençaient à trouver leur comportement un peu étrange. Depuis quand étaient-ils si dépendant l'un de l'autre ? Leur sortie magistrale du cours de géo-politique avait fait le tour du lycée en moins de deux heures. Certains n'y avaient pas cru, mais même les plus réfractaires ne pouvaient nier leur évidente complicité. Afin d'éviter toutes effusions précipités et non voulues, ils les rejoignirent rapidement, slalomant entre les danseurs.

- Alors qu'est ce que vous cachez ?
- Rien qui puisse te concerner.
- C'pas gentil ce que tu dis Tom ... Ta méchanceté me brise le c½ur.
- Peut-être mais c'est vrai.
- Vas y moque toi. Je ne venais pas pour ça. Ça vous dit de s'faire un rail ?

Pas surpris le moins du monde par cette proposition, le dreadé accepta en riant. Il suivit alors les deux garçons afin de rejoindre leur bar improvisé. Voyant que Bill ne bougeait pas, le guitariste revint sur ses pas et pris son colocataire par la main. Main que ce dernier s'empressa de mêler à la sienne. Il appréhendait un peu ce qu'il pourrait se passer, connaissant les effets de l'alcool sur lui. Il chassa ses craintes, se disant qu'après tout, ils étaient là pour s'amuser. Georg commença à faire de la place et installa les verres par rang de huit. Il en prépara quatre et les remplit de Rhum brun. Un fort parfum d'alcool se dégagea rapidement tandis qu'ils s'installèrent les uns face aux autres autours de la petite table du salon déplacée dans un coin de la pièce. Gustav ne retint pas son sourire. La soirée pouvait officiellement commencer. Et lorsqu'avant de faire disparaître le premier verre il regarda ses deux amis se fixer, il ne pu s'empêcher de rire intérieurement.

***************

Il ne leur restait plus que trois verres pleins. Chez certains on pouvait commencer à admirer la belle teinte rose sur leurs joues mais chez d'autres l'état était déjà bien plus avancé. Notamment chez l'androgyne. Ce dernier bataillait pour sortir dès maintenant de cette course qu'il savait perdue d'avance. Ce jeu ne lui était pas inconnu, mais ses soirées arrosées n'étaient pas basées sur des alcools aussi fort.

- Nooooon Darling ! J'peux pas ...
- Honey s'teux plait !! Il n'en reste plus beaucoup !
- Vas y abandonnes, Bill ...

Le batteur n'avait dit cette phrase que pour l'inciter à continuer. Il fallait absolument qu'il les suive jusqu'au bout. Avec le temps, il avait appris à déceler les points sur lesquels il fallait appuyer pour le faire démarrer au quart de tours. Et sous-entendre qu'il le trouvait lâche était un de ceux-là. Gonflant le torse non pas par courage, mais plus par dédain, le brun prit un nouveau verre qu'il porta à ses lèvres. Il le vida rapidement et posa brusquement le gobelet sur la table. Il plissa les yeux en faisant toujours cette grimace qui faisait tant rire ses amis. Il ouvrit les paupières et observa les trois autres. Leur adressant un sourire de vainqueur, il rétorqua fier de lui :

- Allez ! Faites moi disparaître tout ça ou laissez tomber ...
- Même pas en rêve !

Voilà comment en trois gorgées, les rails ne furent plus qu'un souvenir. Ils se relevèrent sous les yeux moqueurs des autres invités. Puis la fête continua à battre son plein. Rien n'avait changé ... Ou presque. En effet, peu habitué à la prise d'autant d'alcool fort, Tom constata une nouvelle fois que son Honey était maintenant bien amoché. Lui qui n'avait pas osé rejoindre la piste de dance improvisée était maintenant au centre du salon à se déhancher sur Green Day. Il ne serait pas surpris si son colocataire se mettait même à chanter. Son éternelle peur de déranger ainsi que sa sensation d'exclusion de ce monde avaient disparu sous les centilitres de rhum brun qu'il avait ingurgité. Lui-même ne se sentait d'ailleurs plus très clair.

***************

... C'EST LA CHENILLE QUI REDEMARRE ...

Le propriétaire des lieux se demandait sérieusement ce qu'il faisait là. Il avait les mains sur les hanches d'une belle blonde et derrière lui Georg, qui l'avait entraîné de force dans cette danse, ne cessait de gigoter en hurlant les paroles en même temps que la chanson.

... EN AVANT LES VOYAGEURS ...

Tom Trumper faisait la chenilledans ce qui devait être la plus grosse fête de l'année. Il ne savait pas au juste comment cette soirée avait pu dégénérer à ce point ni à quel moment. Tom était un être simple qui croyait aux choses évidentes de la vie comme : le feu ça brûle et l'eau ça mouille, un train peut en cacher un autre, le chocolat c'est bon, et bien entendu, les élèves de Malmedy ne dansaient jamais la chenille. Question d'éthique.
Et là, non seulement ils la dansaient mais c'était Bill qui en était le chef de file et qui trimbalait tous ses invités à travers les couloirs du campus. Parce que oui, l'appartement avait été jugé trop étroit et leur petite sauterie avait continué dans les corridors de la résidence universitaire. Il savait que son colocataire avait un peu forcé sur l'alcool, mais il n'aurait jamais imaginé que cela le mènerait là.

... METS TES DEUX PIEDS EN CANARD ...

Le musicien ne savait pas si la chenille partait toujours à l'heure, et pour tout dire il s'en foutait, mais il savait que son ami avait complètement déraillé. Le brun était donc loin devant lui, à une vingtaine de personnes à peu près, les bras en l'air, Gustav accroché à sa taille et il se déhanchait, entraînant le reste de la chenille à sa suite. A plus de minuit passé, Bill se trémoussait sur la chenilleet réussissait l'exploit d'être sexy en le faisant. Lorsque la chanson s'arrêta enfin, ils étaient tous revenu à la case départ. Chacun retourna dans le salon, attendant le prochain air qui les ferait vibrer. Des notes commencèrent à s'élever mais moururent rapidement. La musique s'était arrêtée brusquement et tous les invités se tournèrent vers l'étudiant qui avait eut le malheur de stoper leur soirée. Tenant difficilement sur ses jambes, il ne leur prêta aucun regard et changea de CD sans demander l'avis de personne. Lorsqu'il entendit les premières notes de la mélodie, Tom cru à une mauvaise blague. De l'autre côté de la pièce, la réaction de l'androgyne ne se fit pas attendre :

- Ouais, la Macarena !

La main de Tom rencontra brusquement son front dans un geste désespéré. Après la Chenille, la Macarena. Il ne savait pas si c'était mieux, surtout en voyant Bill commencer à danser avec la plupart des invités. Et bientôt quoi ? La danse des canards ? Le brun avait peut-être bu, mais il se souvenait des pas avec une facilité déconcertante. Le guitariste décida de ne pas chercher à comprendre. Un coup d'oeil jeté à la table collée au mur lui indiqua qu'ils allaient bientôt manquer de provisions. Il se leva, un peu trop brusquement, faisant tanguer la pièce devant ses yeux. Évitant les danseurs déchaînés, il se rendit jusqu'à la cuisine où il trouva Gustav. Celui-ci avait apparament eu la même idée que lui. Ils ramenèrent plusieurs bouteilles au salon sous les exclamations ravies des invités.

N'ayant aucune envie de danser pour le moment, le guitariste voulait reprendre sa conversation là où il l'avait laissé quand les deux G étaient venus le chercher pour leur rail. Il chercha l'androgyne du regard. Ayant probablement compris son geste, le batteur lui agrippa le bras et lui désigna un recoin de la salle légèrement dans l'ombre. Tom plissa les yeux pour mieux distinguer ce que lui montrait son ami et son visage se renfrogna lorsqu'il compris finalement. Une grande blonde avait réussi à traîner Bill à l'abri des regards. Ils échangeait un baiser passionné tandis que la demoiselle se frottait contre le corps de son partenaire. Le musicien sera les poings, tentant de calmer sa colère. Une crise de jalousie jetterait un froid sur leur soirée. D'autant plus que le brun ne semblait pas se débattre énormément. Malgré ses efforts, il ne parvenait pas à se détacher de ce spectacle qu'offraient les deux futurs amants sans le savoir. Voyant que son ami ne se décidait pas, Gustav l'incita à agir :

- Tu comptes les laisse faire ?
- Il n'a pas l'air de s'en plaindre. Je n'ai pas à intervenir.
- Tom. On l'a soulé comme pas possible, tu crois vraiment qu'il a encore les idées claires ? Tu ne l'as peut-être pas vu, mais une fois le jeu arrêté, il ne s'est pas privé d'alcool.
- Je n'ai pas le droit de l'empêcher de vivre sa vie et de trouver le grand amour sous prétexte que je suis ... Bref, tu as compris.
- Si tu ne les arrêtes pas, tu t'en voudras. Et puis s'il te reproche quelque chose demain, tu lui diras que tu voulais simplement l'empêcher de faire une connerie.

Mais son ami ne bougeait toujours pas. Le blond leva les yeux au ciel et soupira bruyamment. Il s'empara du verre que Tom avait commencé à boire pour se détendre et le poussa en avant. Le guitariste lui lança un regard désespéré auquel le batteur répondu par un regard noir. Georg et lui s'étaient donné beaucoup de mal pour mettre Bill dans cet état, pas question que Tom laisse filer l'occasion. Ce dernier inspira profondément puis se lança. Une fois de plus, il traversa la foule de danseurs. Au fur et à mesure qu'il avançait, sa colère augmentait. Il n'y avait que lui qui avait le droit de toucher l'androgyne de cette manière. Il n'y avait que lui qui avait le droit de dévorer son cou. Caresser son ventre, passer sa main dans ses cheveux, ... entendre ses gémissements. ce que pouvait donner l'androgyne, de quelques façon que ce soit, ne devait appartenir qu'à lui. Il était conscient d'agir par pur égoïsme. Mais il ne supportait pas de le voir dans les bras de quelqu'un d'autre. Son ami avait sa vie à mener, il le savait. Qu'il lui parle de ses conquêtes si ça pouvait lui faire plaisir. Tant qu'il ne s'agissait pas d'une histoire longue durée, il pourrait le supporter. Mais pour les coups d'un soir, pas question que ça se passe sous ses yeux.

Sans aucune douceur, il attrapa la blonde par les hanches et la décolla brutalement de son colocataire. Elle poussa un cri indigné avant de se tourner vers celui qui avait osé l'interrompre. Elle s'énervait et criait contre lui, mais il ne l'écoutait pas. Il n'avait d'yeux que pour cet être collé au mur qui semblait totalement perdu. Il traîna la jeune fille jusqu'à la porte d'entrée et l'éjecta sans cérémonie hors de son appartement. Ses actes avaient été irréfléchi, une fois de plus. Si jamais elle racontait ça autour d'elle, d'autres rumeurs allaient encore voir le jour. Il maudit silencieusement tous ces étudiants qui, en manque de vie sociale, s'intéressaient de trop près à celle des autres. Heureusement pour lui, personne ne semblait avoir remarqué l'incident. Il préféra ne pas penser aux conséquences pour ce soir et chercha l'androgyne du regard. Celui-ci était de nouveau sur la piste de danse, une autre fille agrippé à lui. Il pesta contre le charme du brun qui attirait toutes ces filles. Tout en traversant la pièce une énième fois, il songea au temps où tous le regardaient de travers et refusaient de s'approcher de ce « punk » débarqué à Malmedy du jour au lendemain. Sans un regard pour lui, il lui attrapa la main et le tira avec lui. Personne ne prêta attention à eux. Il se dirigea vers sa chambre où il les enferma. Bill alla s'asseoir sur le lit, comme si de rien n'était. Il fixa Tom, des questions muettes plein les yeux. Le guitariste baissa la tête, comme pris en faute. Il n'avait pas réfléchit mais maintenant que son comportement lui revenait en plein visage, il ne pu s'empêcher de rougir.

- Qu'est-ce qui t'arrive Darling ? C'est la fête, éclate-toi !

Le musicien ne répondit pas, se contentant de s'installer aux côtés du responsable de son trouble. Sans prévenir, il se jeta dans ses bras, les faisant tous deux basculer sur le matelas. Bill laissa échapper un rire avant de se blottir contre son ami. Il déposa ses lèvres sur la tempe de son colocataire, avant de descendre sur sa joue et de faire le tour de sa mâchoire. Entre ses bras, Tom ne disait rien, se contentant d'apprécier. Il profitait de l'état d'ébriété du brun mais il envoya balader sa morale quand deux mains passèrent sur son ventre. Il se retrouva rapidement allongé sur le dos, son amour secret au-dessus de lui. Il sentit son c½ur se serrer lorsqu'il réalisa que l'androgyne se serait comporter ainsi avec n'importe qui. Il avait le sentiment de n'être que le coup d'un soir. Celui dont on se sert une nuit et que l'on oublie le lendemain. Pour la première fois, il se retrouvait à la place de toutes ces filles qu'il avait possédé. Il attrapa les bras du brun, l'empêchant de poursuivre ses caresses. Son corps lui disait de se laisser faire. Sa tête n'aspirait qu'à revivre cette nuit qui l'avait fait vibrer. Mais il savait que son c½ur ne supporterait pas d'oublier encore une fois.

Il sentit sa volonté faiblir lorsque deux lèvres se posèrent sur les siennes. Avec une infinie douceur, son partenaire lui demanda l'accès à sa bouche. Lorsque leur langue se rencontrèrent pour la deuxième fois depuis leur cohabitation, il se sentit fondre. Complètement détendu, il sentait une douce chaleur se répandre dans tout son corps tandis qu'un millier de papillons semblaient avoir élu domicile à l'intérieur de lui. Il grogna lorsque leur baiser pris fin mais un gémissement lui échappa lorsque Bill commença à déposer des dizaines de petits bisous sur son cou, mordillant parfois sa peau. Et puis tout sembla s'arrêter d'un coup. Au-dessus de lui, Bill ne bougeait plus et son corps se fit plus lourd.

- Honey ?

Il n'obtint aucune réponse. Il le secoua légèrement, attendant une quelconque réaction. Il abandonna finalement lorsqu'il comprit que son colocataire s'était tout simplement endormit. Il ne savait plus s'il devait se sentir soulagé ou pleurer. Cette nuit était peut-être la seule occasion qu'il aurait de connaître à nouveau l'extase d'être touché par celui qu'il aimait. Et pourtant, une petite voix au fond de lui ne cessait de lui répéter qu'il n'aurait pas supporter de jouer à nouveau les indifférents le lendemain matin. Le plus délicatement possible, il repoussa le dormeur, se libérant de son emprise. Il lui retira ses chaussures et déposa une couverture sur lui. Mika sauta sur le lit et vint se coucher contre son deuxième propriétaire, son pelage caramel se mêlant à la chevelure brune. Le chaton avait été enfermé dans la chambre pour ne pas se faire piétiner pendant la fête. Tom les fixait quelques minutes, attendrit. Du bout des doigts, il caressa la joue de l'androgyne, le faisant sourire dans son sommeil. Il se demandait comment il pouvait dormir malgré le volume excessif de la musique. L'alcool ne devait pas être étranger à tout ça. Après un dernier regard, il quitta finalement la pièce, refermant la porte à clé derrière lui. Hors de question que quelqu'un viennent déranger son colocataire.
De retour dans le salon, il trouva Georg et Gustav avachit sur le canapé, soufflant quelques instants entre deux danses. Il les rejoignit et se laissa tomber entre eux. Il aurait voulu continuer à profiter de la soirée, mais le c½ur n'y était plus. Voyant qu'il ne parlerait pas de lui-même, le batteur demanda :

- Tu l'a séquestré et tu attends que les invités soient parti pour pouvoir abuser de lui ?
- Idiot. Il s'est endormit.

Le bassiste éclata de rire, ne s'attendant pas à ce que leur plan prenne une telle tournure. Tom se renfrogna aussitôt et croisa les bras, boudeur. Plus de doute, pour lui la fête était finit. Le brun n'y prêta pas attention et insista, voulant connaître les détails :

- Tu es si nul que ça ? Tes autres conquêtes ont largement exagéré ta réputation ! Pauvre Bill. Tu l'as endormit en moins de dix minutes.
- Lâche-moi pour voir. Avec tout ce que vous lui avez fait avaler, il tenait à peine debout. Mais de toute façon je crois ... que c'est mieux comme ça.

Les deux G retrouvèrent leur sérieux et se rapprochèrent de lui, voulant éviter les oreilles indiscrètes. D'un coup de coude, le blond l'incita à continuer. Tom le fixa quelques instants, ne voyant pas quoi rajouter d'autre :

- Qu'est-ce vous voulez que je vous dise. J'veux pas être l'histoire d'une nuit. J'veux pas toucher les étoiles et devoir retomber plus bas que terre le lendemain parce qu'il ne se souviendra de rien. Je le veux entièrement. Peut-être pas pour toute une vie, mais pour quelques années au moins.

Les deux plus vieux échangèrent un regard attristé. Rien ne se passait comme ils l'avaient prévu. Si leur ami n'avaient pas eu ces remords, leur réveil à deux auraient pu être plus que prometteur. Ils n'avaient pas pris en compte les scrupules, mais surtout les peurs, qui habitaient le guitariste. Celui-ci soupira, hésitant sur ses sentiments. Il ne savait plus s'il devait être rassuré de voir qu'il n'avait pas fait de bêtise, ou s'il devait désespéré d'être aussi stupide pour avoir laissé passer une occasion en or.

- J'vais faire un tour.

Sans un regard, il se leva, traversa la piste de danse et franchit la porte d'entrée. Avec un peu de chance, son Honey ne se souviendrait de rien, une fois encore. Cela évitera une longue et dangereuse conversation. Son c½ur se serra, plus vraiment sûr de ce qu'il voulait vraiment.

***************

La couette qui le recouvrait totalement commençait à lui tenir chaud. Sans ouvrir les yeux, il la repoussa un peu, offrant ainsi son visage à la fraîcheur de la pièce. Malheureusement pour lui, le soleil en profita également, la lumière du jour traversant ses paupières closes. Il se retourna, faisant désormais dos à la fenêtre, et retomba dans les bras de Morphée.

Les lèvres de son vis-à-vis bougent mais il ne les entend pas. Il le fixe en silence, peu soucieux de savoir ce que l'autre raconte. Il se rapproche doucement, faisant légèrement tanguer le matelas. Avant que son interlocuteur n'ai pu esquisser le moindre geste, il prend son visage entre ses mains et s'empare de sa bouche. Sans se séparer de lui, il l'incite à s'allonger. Bill surplombe désormais son partenaire et caresse son torse de ses mains.

Un bruit provenant du salon fait s'envoler les images de son rêve. L'androgyne grogna dans son demi sommeil, frustré d'avoir été interrompu. Il récupéra finalement toutes ses couvertures et s'y cacha, se coupant du monde extérieur. Il voulait retrouver ce corps sous le sien, cette bouche contre la sienne.

Il dépose des dizaines de petits bisous sur ce torse offert et descend toujours plus bas, arrachant des gémissements de plaisir à son amant. Il l'incite à écarter les cuisses et commence à caresser doucement ce sexe érigé dans sa direction. Il le frôle de ses doigts, le fait frémir. Il rapproche son visage et souffle doucement sur cette verge, conscient de le torturer. Sa langue mutine vient toucher le membre de cet inconnu, provocant un frisson dans tout son corps. Il a les pleins pouvoirs sur cet être qui tremble entre ses mains. Il le domine, joue avec lui. Et il adore ça.

Quelque chose d'humide et de râpeux vint se frotter contre sa joue, transformant le songe en mirage. D'une main un peu brusque, il repoussa la chose au doux pelage et se roula en boule, bien décidé à connaître la fin de cette chimère.

Il est en lui, provoquant des gémissements à chaque coup de reins. Il s'enfonce dans cette chaleur et réalise que ça n'a jamais été aussi plaisant. Le plaisir est de plus en plus fort, leur corps sont parcourus de frissons. Ils glissent l'un dans l'autre naturellement. Ses lèvres parcourt ce visage en face du sien. Il ôte les quelques dreads qui l'empêche de voir pleinement les yeux de son amants. Il sent que le plaisir est proche mais refuse de le laisser le submerger. Il veut continuer encore et encore. Mais son corps est pris de spasmes et il ne peut se retenir plus longtemps.

Bill se réveilla en sursaut, le c½ur battant la chamade. Il ne parvenait pas à croire qu'il ait pu rêver qu'il faisait ça avec Tom. Son bas ventre lui faisant mal, il se décida à regarder l'ampleur des dégâts. Il ne refusait d'admettre que ce fantasme nocturne ait pu le faire réagir à ce point. Pas question qu'il se soulage manuellement alors que cette réaction venait d'un rêve impliquant Tom. Il se leva précipitamment, traversa le couloir à toute vitesse et s'enferma dans la salle de bain. Il avait besoin d'une douche froide.

Lorsqu'il ressortit de la salle d'eau pour retourner dans sa chambre, ses idées étaient déjà plus claires. Mais il ne parvenait pas à comprendre pourquoi il avait fait un rêve comme celui-là. Ce n'était pas comme s'il avait déjà pensé à son colocataire de cette façon. Et peu importe toutes les théories de Freud ou autre psychanalyste, il était certain que son subconscient ne tentait pas lui faire passer le moindre message.

Néanmoins, il devait bien y avoir une raison, et surtout une cause à ce cauchemar. Allongé sur son lit, il tenta de se remémorer les événements de la veille. Ses souvenirs devenaient flous à partir du moment où Georg et Gustav l'avaient pratiquement obligé à participer à leur rail. Après ça, sa mémoire défaillait. Il se revoyait danser au milieu des autres invités, un verre à la main. Il ne saurait pas dire combien, mais il avait l'impression d'avoir beaucoup bu. Inconsciemment il passa deux doigts sur ses lèvres. Il ne pouvait pas avoir seulement rêvé ce baiser. Il y avait plus que ça, il en était certain. Un étrange sentiment, une sensation au creux de l'estomac, ... Il ne se l'expliquait pas mais il était prêt à parier qu'il avait fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû.

D'un geste de la main il chassa ses pensées de son esprit. L'alcool avait laissé derrière lui un mal de crâne atroce et il ne se sentait pas d'humeur à réfléchir pour le moment. Après deux aspirines, par exemple. Il se redressa bien trop rapidement, ce qui amplifia son mal de tête. Il laissa échappé un faible gémissement de douleur et se leva en douceur.

Lorsqu'il arriva sur le seuil de la cuisine, il hésita à aller plus loin. Assis à la table, Tom regardait par la fenêtre, l'air pensif. Son bol refroidissait devant lui sans qu'il ne s'en soucis. Bill se demanda ce qui pouvait bien le préoccupé de cette façon. Avait-il encore fait un faux pas sous l'emprise de l'alcool ? Il s'en voulait de ne pas pouvoir être capable de se contrôler dans ces situations, blessant parfois les gens sans le vouloir. Une autre scène se superposa à celle-ci. Quelques mois auparavant, son ami avait déjà affiché cet air là. Là aussi il s'agissait d'un lendemain de fête.

Il cessa de vouloir comprendre et avança. Son entrée sortit son colocataire de sa rêverie et il porta son attention sur lui :

- Bonjour Honey.
- 'jour Darling.

Il commença à préparer son petit déjeuner mais son esprit restait obstinément bloqué sur ce rêve. Il sentait qu'il n'avait pas tous les éléments en main. Il lui manquait quelque chose. Un détail, un événement. Trois fois rien.

- Quelque chose ne va pas ?

La voix du musicien le ramena à la réalité. Son air soucieux le toucha et il ne pu s'empêcher de lui sourire pour le rassurer. Il s'assit finalement aux côtés du guitariste qui posait toujours sur lui un regard inquiet :

- T'en fais pas, j'ai juste mal au crâne. Va falloir que j'apprenne à mieux tenir l'alcool, moi.

Tom émit un petit rire à peine voilé, au plus grand bonheur de l'androgyne. Il n'aimait pas le savoir préoccupé, et encore moins lorsque cela le concernait.

Il se rapproche de lui jusqu'à emprisonner ses lèvres entre les siennes. Il le pousse doucement pour l'obliger à s'allonger. Il passe ses mains sous ce tee-shirt trop fois trop grand jusqu'à rencontrer la peau de Tom. Sans cesser de l'embrasser, il commence de légères caresses qui déclenchent involontairement un faible rire chez le musicien.

Bill secoua la tête, chassant les dernières bribes de cette étrange vision. Rêve éveillé ? Fantasme inavoué et un peu trop envahissant ? Il se sentait perdre le fil de cette histoire. Un étrange sentiment le perturbait. Il savait que certains songes pouvaient paraître particulièrement réels mais là ... Une autre hypothèse s'imposa à son esprit : et si tout cela n'était qu'un souvenir ?

Il se gifla mentalement, se traitant d'idiot. Tom n'était pas gay et lui non plus. Et pourtant ... Il reporta son attention sur son voisin, bien décidé à ignoré cette partie de lui qui l'entraînait vers de drôles de pensées. Il n'écoutait pas ce que lui disait son vis-à-vis, bien trop occupé à observer ses lèvres. Bizarrement, elles l'intriguaient. Il avait l'impression de les connaître. S'il les embrassait maintenant, il était certain de reconnaître leur goût.

Ses joues s'empourprèrent tandis qu'il se frappa le front. Mais qu'est-ce qui lui prenait de penser ça ? Lorsqu'il rouvrit les yeux il tomba sur le regard perdu de Tom. Ses questions muettes n'obtinrent pour seule réponse qu'un sourire désolé. Le musicien était loin d'être rassuré mais il savait que s'il avait un problème, Bill viendrait le voir de lui-même. Inutile de le forcer à parler. Il se leva et dépose sa bol dans l'évier. La vaisselle devrait attendre que le reste de l'appartement soit un peu plus présentable. Il s'approcha de son ami et le pris dans ses bras. Il n'avait pas eu son premier câlin de la journée. Le brun ne se leva pas de sa chaise et se contenta de répondre à l'étreinte comme il pouvait. La faible épaisseur de son pull lui permettait de sentir les mains de son colocataire descendre ne long de sa colonne vertébrale. Arrivées à ses hanches, elles remontèrent, passant innocemment sous le vêtement.

Tom, totalement soumis à ces gestes tendres, passe lentement ses mains sur sa chute de reins. Ne voulant pas être totalement passif le guitariste caresse, frôle cette peau douce et chaude qui subit les assauts de ses doigts. Le brun gémit faiblement tout en continuant son ½uvre.

Lorsque son flash prit fin, l'androgyne constata que son ami n'était plus dans la pièce. Il tendit l'oreille et le localisa dans la salle de bain. Le regard de Bill se perdit dans le vide. Il entoura son corps de ses propres bras, là où ceux de Tom se trouvaient quelques secondes auparavant. Quelque chose lui échappait. Il était prêt à le parier.




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Et voilà ! "CherryHitomie" se modernise et se lance dans la newsletter ! Bon, je patauge encore un peu XD Mais on va y arriver u_u
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Réponses aux commentaires
[Terminé]
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qui-vivra-verra-yaoi-th : Vi, Bill devient un peu moin sauvage ^^ Ben oui, faut bien que Tom parvienne à passer toutes ses défences, sinon y aura jamais de romance u_u
Et même si tu m'as donné ton prénom, je n'arrive pas à te remettre T_T J'suis désolée é_è La seule Cécile que je replace, c'est celle de b-t-pourquoi-pas. Tu es celle-la ? Rooooh, j'me sens con, là >.<

love-boat-yaoi : Le rêve de Bill, c'est une sorte de pillule pour faire passer ce qui viendra après u_u Parait que rien ne vaut le lemon pour se faire pardonner XD On verra bien u_u
Sinon, pour les 2G, ils espéraient surtout faire bouger les choses. L'alcool ne résout pas tout, mais il délie bien les langues. Dommage que Bill en ai trop abusé. Il aurait été moins dans le vent, Tom aurait pu en profiter pour lui arracher des aveux, par exemples XD Brefouille u_u Et pour ta fic, je me demandais : pourquoi tu veux mon avis à moi ? Tu as déjà plein de lectrices, si on en juge par tes coms é_è

os-yaoi-hp-dm : le coup du chocolat chaud, j'ai pas résister ^^ Bill et Tom ressemblent déjà à un couple sans même le savoir XD Pour les deux G, tu sais bien qu'ils sont la discrétion incarnée u_u Et pour la chenille et la macarena, j'avoue que là ... j'ai laissé mon imagination déraper. Merde hein, pour une fois, Bill se lâche et il fait pas semblant XD Et ne t'inquiète pas, ses souvenirs vont revenir :)

x-amnesie-th-x : Honeeeeey ! *BOOM* J'commençais à croire que tu m'avais oublié T_T Mais bon, en tant que béta, tu as l'exclusivité des chapitres, donc ça casse un peu le truc --" Y a jamais d'effet de surprise pour toi, c'est pas drôle T_T
Si tu savais le pied que je prends à écrire leur scène de réveil *-* Et je ne rêve pas de me transformer en souris pour les voir u_u Non madame. Et tu sais pourquoi ? Parce que je suis Mika ! *SBAAAF !* Aieuh ! Rooh, ça va, si on peut même plus rigoler ! u_u
Qui a pu me mettre cette idée de rail en tête, on se le demande ! XD Remarque, moi ça ne me serait jamais venu à l'esprit. Il me fallait juste une raison pour faire boire Bill. Après, rail, ou c'que tu veux, c'est jsute un détail XD Même si je sais que j'aurai pas pu faire ce passage sans toi *calin* T'auras droit à une dédicasse spéciale le jour où je publie mon bouquin u_u Benn quoi ? J'ai le droit de rêver XD
Pour le coup de la chenille, je te l'ai déjà dit : j'ai pas pu résister. J'écoutais cette musique (me demande pas pourquoi, j'en sais rien XD) et j'me suis dit "naaan, j'peux pas leur faire ça. Surtout à Billou. Nan j'peux pas u_u" Et PAF ! La chenille dans les couloirs du lycée XD
Comment ça, ça va pas être évident pour que cette histoire finisse happy d'la vie ? Nan nan nan, j'suis une bonne gamine u_u Dans deux chapitres, c'est plié Bill et Tom sont ensemble et se disent des "je t'aime" toutes les trois secondes u_u ......... J'suis pas crédible, hein ? XD
Donc oui : on va en chier !

x-d0li-prane-x : Oui je sais, je sais T_T J'ai été absente trop longtemps, et cette fic a finit par sortir des mémoires é_è Mais je referai pas la même erreur u_u 'fin ... si tout va bien T_T Cette fic, je prends un plaisir fou à l'écrire, donc je suis vraiment heureuse que tu l'aimes à ce point :) J'ai voulu créer tout un monde sans être certaine qu'il serait bien accepté, mais quand je vois des coms comme les tiens, j'me dis qu'une fois de plus j'ai paniqué pour un rien XD Sinon, je suis contente que tu l'ais bien pris. J'avoue qu'avec ce baiser manqué, j'ai bien cru signer mon arrêt de mort XD mais .. vu ce que l'alcool a donné la première fois, valait mieux pas recommencer l'expérience ;)

xlolipopsx : Un Tom désespéré te rends crétine ? C'pas ma faute, j'peux pas m'en empêcher T_T Même quand je le veux pas, il s'en prend plein la tête >.< Bill est hermétique, mais ne t'en ais pas, dans ma conception de leur relation, il ne peut déjà plus se passer de lui. Il faura juste qu'il ouvre les yeux !

billyouc : Je ne me souvenais plus si tu voulais être prévenue, donc à tout hasard je me suis lancé ^^ Ca me fait penser que j'ai eu de la chance que tu lise mon com jusuq'au bout, sinon tu n'aurais jamais répondu à mon PS 3 xD J'étais persuadée que c'était toi *-* Ton pseudo m'avait marué, sur YouTube ^^ D'ailleurs j'aime beaucoup tes vidéos ! Parce que contrairement à pas mal de gens tu prends soin de synchroniser le son et l'image, tu prends des images de bonne qualité (nan parce que y en a certaine, ça fait peur hein >.<) et surtout, surtout ! tu ne te mélange pas les pinceaux dans les personnages. Nan parce que des fois, une même voix est attribué à Gustav, puis à Gerog, et de nouveau à Gustav. Donc beeeen ... ça perturbe un peu quand même XD
Sinon, j'suis contente que ma fic te plaise à ce point *-* Et je crois bien que tu as tout compris sur le fonctionnement de mon imagination : je laisse trainer juste ce qu'il faut pour faire sourire les lectrices, mais je ne vais jamais jusqu'au bout, parce que sinon, la fic prendrait fin :) Une fois qu'ils seront ensemble, l'histoire perdra de son intérêt, donc je vous frustre autant que je peux ! lol.

sex-change : Comment ça "enfin une vraie révélation" ?!? Tu trouves que Bill n'a pas déjà laissé traîné quelques trucs ? J'veux dire, tu embrasse tous tes amis dès le matins ? Tu te jette sur eux pour un calin koala dès que tu le vois ? On dira ce qu'on voudra, mais Bill n'est pas non plus tout blanc dans cette histoire XD Il n'en a juste pas conscience ^^ Mais sa réaction quand il comprendra ses sentiments ... ça, c'est un secret ! *grand sourire angélique*


Merci aussi à : th-zac-ma-vie, bleibtxmitxmir, melimelo (surtout ne t'inquiète pas, j'adooore les coms long !), xaddie, hocmundo, lapucedebill, yume-to-miwaku, l'inconnue n°11, harrypotterslash, th-forever-fanfic, tentation-craintive, des-bill-ich-th, musikalex20, pieceofmebt, ein-umzug-nicht-so-orden, xxx-p3tiit3-3toiil3-xxx et à ilnysurvivraiquelesrats






CherryHitomie*

# Posté le mercredi 29 avril 2009 15:29

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 07:39

Chapitre 23 : Premiers souvenirs


Suite à la mise en place de ma news-letter, je ne préviendrai plus les gens par com !
Ce sera pour moi un gain de temps, et surtout je n'oublierai plus personne !



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Malmedy
*Paroles de Tom (17 ans)
*Paroles de Gustav (18 ans)
*Paroles de Georg (18 ans)
*Paroles de Mood (17 ans)
* Paroles de Axel (18 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill (17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz (26 ans)
*Paroles de Mel (15 ans)
* Paroles de Sam (17 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie (31 ans)
*Paroles de Julien (39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Paroles de Lothar Müller
*Paroles des personnages secondaires





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____________________________________Deux frères, deux mondes
____________________________________________Chapitre 23 :
__________________ _______________________Premiers souvenirs

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Il ne comprenait pas le pourquoi de ces flashs. Mais plus il y réfléchissait et plus une idée saugrenue s'insinuait dans son esprit : et si ces images étaient en réalité des souvenirs ? Il n'imaginait pas que Tom se laisserait faire en pareille situation. Mais à ce moment-là, s'ils étaient tous les deux inconscients de leurs actes, qui sait ce qu'ils avaient pu faire ? Le fait que son ami ne lui en ai pas parlé le faisait cependant douter. À sa place, n'importe quel hétéro aurait laissé parler sa fureur. C'est en tout cas ce que lui aurait fait. Ses suppositions et ses hypothèses ne le menaient à rien. Le mieux était de se renseigner auprès du principal concerné.

Bien décidé à obtenir ses réponses, il se rendit au salon. Son colocataire s'y trouvait, tenant un grand sac poubelle dans une main, ramassant tout ce qui traînait par terre de l'autre. L'inconvénient de ce genre de soirée était que les invités ne restaient jamais pour aider à ranger. Visiblement Georg et Gustav ne se donneraient pas cette peine, cette fois. Bill commença à ramasser les bouteilles d'alcool vides, espérant remettre rapidement un peu d'ordre dans cette pièce. Il imagina, l'espace de quelques secondes, le visage qu'afficherait sa mère si elle voyait l'état de leur salon. Sa réaction aurait sûrement été disproportionnée, ce qui le fit rire intérieurement. Il avait plus d'une fois constaté à ses dépends que Julia avait des tendances maniaques en ce qui concernait le ménage.

- Tu as trouvé de l'aspirine pour ton mal de crâne ?

La voix du musicien le sortit de ses pensées. Il se tourna vers lui et répondit négativement. Préoccupé par ses questions, il en avait oublié son mal de tête. Il vit Tom délaisser son bazar et se rendre dans la salle de bain. Les bruits qui parvinrent jusqu'au salon indiquèrent à l'androgyne que le guitariste retournait le contenu de l'armoire à pharmacie. Il revint finalement, une boîte de comprimés en main. Il la lui lança et le brun ne dû sa réception qu'à ses réflexes.

-Avec ça t'as pas besoin d'eau. Essaie de ne pas t'étouffer en l'avalant, je n'ai que moyennement envie de te faire du bouche à bouche !

Sa propre phrase le fit rire, mais Bill se contenta d'esquisser un sourire un peu forcé. Il avala rapidement l'un des petits cachets blancs. Son goût amère le fit grimacer. Il recommença à récupérer les bouteilles en verre tout en se disant qu'il devrait peut-être boire moins lors de leur prochaine fête.  Il n'était pas certain de pouvoir supporter d'autres migraines comme celle-là. Il avait l'impression que sa tête allait exploser, et ses réflexions ne l'aidaient pas à  se sentir mieux.

Tom ne semblait pas gêné par le silence qui s'était installé entre eux mais le brun avait la sensation que l'ambiance était lourde. Tout ceci ne venait probablement que de lui, mais il ne supporterait pas cette situation bien longtemps. Il fallait qu'il ait le dernier mot sur cette histoire. Il inspira profondément pour se donner du courage et commença son interrogatoire :

- Euh ... Darling ?
- Hum ?
- Dis-moi ... Hier soir est-ce que j'ai ... fait quelque chose que je n'aurais pas dû ?

Le musicien se tourna vers lui et leva les yeux au plafond, semblant réfléchir à sa réponse. Bill ne su pas s'il devait se sentir un peu plus léger ou non. S'ils avaient vraiment passé la nuit ensemble, il était en droit de penser que son supposé amant d'une nuit aurait paru un peu plus embarrassé. Le sourire sadique qu'affichait à présent son vis-à-vis ne le rassura pas, mais pour une toute autre raison. Connaissant les effets de l'alcool sur lui, l'androgyne redoutait le pire :

- Vas y, balance. Histoire qu'on en finisse vite.

Tom délaissa son sac et ses détritus puis s'installa nonchalamment sur le canapé, un air supérieur collé au visage. Il fixa son ami dans les yeux, cherchant visiblement à provoquer en lui le plus de doute possible. Il mit finalement fin à cette douce torture, son sourire sadique toujours sur ses lèvres  :

- Tu veux parler de la merveilleuse et longue chenille que tu as faite dans toute la résidence ou bien de la Macarena que tu dansais en plein milieu du salon ?

Le rouge lui monta aux joues tandis que ses paupières se fermèrent par automatisme. Il ne s'attendait vraiment pas à ça. Il savait qu'en état d'ébriété il capable de tout, mais de-là à faire ça, il y avait un gouffre.

- Pitié, dis-moi que tu me charries.

Relevant la tête, il croisa les iris moqueuses de son colocataire. Celui-ci se mordait la lèvre inférieure, se retenant visiblement de partir dans un fou-rire. Accablé, Bill poussa un soupir exagérément désespéré. Cependant il reprit bien vite son sérieux et commença à jouer nerveusement avec ses doigts. Il ramassa les objets qui se trouvaient à ses pieds, refusant désormais de croiser le regard de son interlocuteur :

- Ce n'est pas vraiment à ça que je pensais.

Le guitariste fronça les sourcils, cherchant à voir où voulait en venir son ami. De ce qu'il se souvenait, il n'y avait rien de spécial à souligner. L'image de cette blonde accrochée à la bouche de l'androgyne lui traversa l'esprit mais il était hors de question qu'il lui remémore cet épisode :

- Non, je ne vois pas ce que tu as pu faire d'embarrassant.
- Pas forcément embarrassant mais ... disons, surprenant ?
- J'vois pas bien la différence.

Les épaules du brun s'affaissèrent. Tom ne lui facilitait pas la tâche. Peut-être ne s'en souvenait-il pas ? Ou bien peut-être que tout ceci était bel et bien le fruit de son imagination, même s'il ne voyait pas ce qui aurait pu le conduire à rêver d'une telle chose.

- Honey, si tu sais où tu veux en venir, n'y va pas par quatre chemins.

Le c½ur du musicien s'était mit à battre plus vite lorsqu'il comprit qu'il se trouvait désormais sur une pente glissante. Il avait espéré ne pas avoir cette conversation, mais visiblement il n'avait pas été aussi chanceux que la dernière fois. Il baissa la tête, trouvant un certain intérêt à ses chaussures. Sans lever les yeux, il se redressa et recommença a déblayer le sol. Il pouvait sentir le regard de son ami sur lui, ce qui le mettait mal à l'aise.

De son côté, Bill ne savait plus s'il devait ou non se lancer. S'il avait simplement rêvé tout cela, le guitariste risquait de prendre peur en pensant qu'il fantasmait sur lui. Mais ne pas connaître la vérité finirait par le rendre fou. Il passerait les prochains mois à observer son colocataire, guettant le moindre geste, le moindre petit détail qui lui dirait que tout cela n'était pas simplement le fruit de son imagination. Il n'avait jamais manqué de courage mais parler à c½ur ouvert était plus difficile que de se battre contre un adversaire deux fois plus imposant que lui. Il chercha le regard de Tom mais celui-ci gardait obstinément la tête baissée. Il inspira profondément puis se lança finalement, décidé à jouer carte sur table :

- Est-ce qu'il s'est passé quelque chose entre toi et moi hier soir ?

Le ton était calme et posé, comme s'il s'était fait à cette idée. C'est du moins l'impression qu'avait le musicien. À l'entente de cette phrase, ses mains s'étaient crispées et tout son corps s'était tendu. Avec un peu de chance, l'androgyne n'aurait rien vu.

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles.

Il maudit sa voix qui trembla légèrement. Lui qui se voulait convaincant, il était plutôt mal parti. Bill soupira, partagé entre déception et agacement. Le comportement de son vis-à-vis était en contradiction avec ses paroles, signe qu'il lui mentait. Il sentait qu'il commençait doucement à s'énerver :

- Darling. La vérité, s'il te plaît.
- Mais je te l'ai dis, il ne s'est rien passé.
- Alors pourquoi j'ai ces putains d'images en tête ?!?

Le musicien osa enfin croiser le regard de son interlocuteur. Il rencontra deux prunelles presque furieuses alors que les siennes reflétaient probablement la peur. Si cette fois son ami se souvenait, il ne pourrait pas continuer à nier encore bien longtemps. Son esprit imaginait déjà les divers scénarios qui pourraient découler de cette conversation. Devant l'impatience de l'androgyne, il comprit que celui-ci attendait visiblement un signe de sa part.

- Et ... tu vois quoi, exactement ?

Il ouvrit la bouche mais la referma aussitôt, plus vraiment sûr de ce qu'il allait dire. Si jamais il n'avait fait que rêver tout ça, il ne pouvait pas lui avouer qu'il se voyait avoir ce genre de relation avec lui.

- Je nous vois, toi et moi. En train de faire quelque chose qu'on ne devrait pas.

Tom eut l'impression que son c½ur volait en éclat. L'espace de quelques secondes, il se demanda si son colocataire ne l'avait pas entendu. Sous la douleur, il faillit porter la main à son torse mais se retint de justesse. Hors de question de laisser paraître la moindre émotion. Il détourna finalement le regard et reporta son attention sur son ménage. Cette simple phrase l'avait secoué bien plus qu'il ne l'aurait cru. Si l'on en croyait Bill, une quelconque relation entre eux était à exclure. Il n'y avait aucun dégoût dans ces propos mais le ton était catégorique. Et cela faisait mal. Bien plus que ce à quoi il s'attendait. Sa gorge se serra et sa vue devint floue. Il inspira calmement, tentant de retenir ces larmes qui ne demandaient plus qu'à s'enfuir.

- Tom.
- ...

Il ne répondit pas tout de suite, peu sûr de l'assurance de sa voix. Ses épaules s'affaissèrent tandis qu'il se résignait doucement. Il avait encore une chance de s'en sortir et de ne pas perdre cette amitié s'il s'y prenait bien. Tout plutôt que ne plus rien représenter aux yeux de l'androgyne. Sans le regarder, il prit un air détaché et lança :

- J'aurais préféré ne pas en parler, mais oui il s'est bien passé quelque chose.

Le brun sentit son c½ur battre plus vite. Il ne savait plus si c'était par espoir ou par anxiété. Il attendit la suite, voulant savoir jusqu'où son rêve avait reflété la réalité. De son côté, Tom n'avait plus qu'un objectif : limiter les dégâts le plus possible. Avouer une partie de la réalité, mais cacher le plus dangereux. Le plus susceptible de le faire fuir. Ce ne serait même pas mentir. Lors de leur dernière soirée, il n'avait rien fait de déplacé. Ayant repris le contrôle sur ses émotions, il se tourna de nouveau vers son ami :

- C'était juste un baiser, d'accord ? On était totalement bourrés, on savait plus ce qu'on faisait et on a finit par s'embrasser. Fin de l'histoire.

Bill ne comprit pas la raison de cette déception qui avait prit possession de lui. A quoi s'attendait-il d'autre ? Lui-même ne le savait pas. Savoir qu'ils n'étaient pas aller plus loin le rassurait. Croisant les prunelles anxieuses de son ami, il réalisa que ce dernier attendait sont jugement.

- Je suis désolé. J'te l'ai dit la dernière fois, je n'arrive pas à me contrôler quand je suis dans cet état.
- C'est pas grave. Après tout, ce n'était pas grand chose.
- Tu as raison. Mieux vaut oublier tout ça et passer à autre chose. Excuse-moi d'avoir insisté à ce point mais ça me perturbait.
- Je comprends.

Le musicien lui tourna de nouveau le dos. Il se remit à sa tâche sans grande conviction. Cette fois, malgré ses efforts, les larmes se frayèrent un chemin jusqu'au bord de ses yeux et dévalèrent ses joues en silence. Il ne pensait pas que cela ferait si mal de simplement nier la vérité.

Le second propriétaire des lieux le fixait, hésitant encore. N'y avait-il vraiment eu qu'un simple baiser ? Malgré ces paroles, il ne se sentait pas vraiment mieux. Parce que si effectivement il n'y avait eu que ce petit écart entre eux, cela n'expliquait en rien le rêve qu'il avait fait. Il délaissa ses bouteilles vides et son rangement puis se dirigea vers sa chambre. Il attrapa son portable posé sur sa table de chevet et se laissa tomber sur son lit. Il fallait qu'il appelle Sam.

***************

Tom se sentait perdu. Depuis leur conversation, Bill n'était pas ressorti de sa chambre. Il ne savait pas depuis combien de temps il contemplait la porte de cette pièce où son ami s'était enfermé. Deux heures ? Peut-être plus ? Toute notion du temps et de l'espace semblaient l'avoir fuit. Il gardait les yeux fixés sur ce morceau de bois qui détenait la personne à qui il tenait le plus. Il se maudissait de n'avoir pas été assez fort pour nier les propos de l'androgyne. S'il avait su faire face, ils n'en seraient pas là, si proches et pourtant si loin. Cet étrange vide qui avait disparu avec l'apparition de Bill dans sa vie semblait être revenu. Il avait l'impression d'être incomplet, comme s'il lui manquait une partie de lui-même.

Il devait bien avouer qu'il ne comprenait pas comment ils avaient pu en arriver là. Au fur et à mesure qu'il avait découvert le monde et les habitudes du brun, rien ne laissait paraître une quelconque homophobie, bien au contraire. Bill ne semblait pas s'arrêter à ces choses-là, cherchant toujours à voir au delà des apparences. Cette pensée le fit sourire tristement. S'il repensait à leur début, il ne pouvait pas dire que l'androgyne s'était montré très tolérant avec lui.

Chassant l'unique larme que laissèrent échapper ses yeux, il se leva finalement, renonçant à attendre que son colocataire sorte enfin. Il le savait suffisamment borné pour y passer plusieurs jours s'il le fallait. Il avait décidé de le fuir, alors Tom était certain de ne pas le croiser tant qu'il ne serait pas prêt à l'affronter. Il s'empara de sa veste, jeta un dernier regard vers la chambre de son ami puis franchit la porte d'entrée, le c½ur lourd. Dans les couloirs de la résidence, il s'arrangea pour ne croiser personne. Il n'avait pas envie d'expliquer ses yeux rougies d'avoir trop pleurer.

La nuit tombée l'enveloppa de son manteau sombre, le cachant aux regards des gens. La tête basse, il ne prêta pas attention aux personnes qui l'entouraient. Il marchait lentement dans les rues de la ville, sans vraiment savoir où il allait. Ses pas rencontraient le bitume couvert de neige, produisant un crissement à chaque fois. Le c½ur serré, il songea que ces crissements étaient comme les hurlements qu'il ne pouvait laisser sortir lui-même. Ceux qui étaient enfouit au plus fond de lui et qu'il refusait de laisser sortir. Montrer que cette histoire le touchait n'était pas la meilleure chose à faire s'il voulait prouver à son colocataire que cette mésaventure le laissait indifférent. Il n'avait plus qu'à attendre, et prier. Il n'avait jamais cru en Dieu, mais il était prêt à tout essayer si cela pouvait arranger la situation.

***************

Malheureusement pour Tom, son cauchemar continua le lendemain. Lorsqu'il s'était levé, son ami avait déjà déserté l'appartement. C'était la première fois qu'il devait se rendre en cours sans avoir eu son habituel câlin du matin et cela l'affecta bien plus qu'il ne l'aurait cru. Lorsque Gustav et Georg vinrent le chercher, il n'eut pas le courage de tout leur expliquer. Il ne voulait pas se replonger dans ses souvenirs et revivre cette scène encore une fois.

Il passa sa journée dans un état second. L'androgyne ne le regardait pas, ne lui parlait pas. Et pourtant il s'asseyait encore à ses côtés aux différents cours. Le musicien ne comprenait plus rien. Pas une seule fois il ne parvint à croiser les prunelles marrons de son ami. C'est à ce moment-là qu'il réalisa à quel point il était devenu dépendant de Bill Harkins. Il comprit également à quel point, avant que son Honey ne rentre dans vie, son existence était morne et triste. Il se contentait de vivre, voire de survivre. Il n'avait pas de but, il se demandait même parfois pourquoi il prenait la peine de se lever le matin. Il n'était qu'une machine bien réglée qui répétait inlassablement les mêmes mouvements. Et aujourd'hui tout recommençait. Afficher un faux sourire, donner le change, faire semblant que allait bien.

Inconscient à tous ces tourments, un certain brun était plongé dans ses pensées, comme s'il cherchait à démêler le faux du vrai. Peut-être espérait-il débloquer sa mémoire et accéder aux souvenirs de cette soirée. Il savait que c'était là, quelque part dans sa tête. Il en était persuadé. Mais le chemin qu'il empruntait était toujours sans issue. Déconnecté de la réalité, il ne vit pas la journée passer. Le soir venu, il s'enferma de nouveau dans sa chambre et s'allongea sur son lit. Il ne savait même pas ce qui le dérangeait le plus. Avoir passé la nuit avec Tom ou le fait de ne plus s'en souvenir ? Plus il réfléchissait et moins les choses lui paraissaient claires.

Une petite boule de poils le fit sursauter. D'abord surpris, il reconnu Mika qui semblait l'interroger du regard. Sa petite présence chaude le calma légèrement. Depuis hier, il s'enfermait dans sa solitude. Et il devait bien admettre qu'un peu de compagnie, même silencieuse, lui faisait du bien. Machinalement, il se mit à caresser l'animal sur le haut de son crâne, entraînant presque instantanément un concert de ronronnements.

- Qu'est-ce que tu en penses, toi ?
- ...
- Pas grand chose, hein. Tu n'imagines pas la chance que tu as.

Une note de musique vaguement hésitante attira son attention, chassant au loin ses tracas. Une autre suivit, puis encore une. Jusqu'à ce qu'une douce mélodie résonne dans l'appartement. Cela ne pouvait provenir que de son colocataire. Oubliant ses questions, il se concentra sur les sons. Il avait l'impression que le guitariste cherchait à faire passer un message. Il écouta, faisant abstraction du reste du monde. Son c½ur se serra presque aussitôt tandis que sa gorge se noua. C'était comme s'il ressentait toutes les émotions que le musicien tentait d'exprimer à travers son instrument. La tristesse se mêlait au remord, et le désespoir se faisait de plus en plus grand. Peu à peu, ses sentiments se mêlèrent à ceux  que la guitare lui transmettait.
Les accords s'envolaient pour lui raconter une histoire. Celle d'un petit garçon noyé dans ce monde de grands qui a perdu l'une des rares personnes à qui il faisait confiance. La vue de l'androgyne se brouilla. Dans un geste désespéré, il cacha sa tête sous son oreiller. Il ne voulait plus entendre cette musique qui lui déchirait le c½ur. Il ne voulait plus qu'on lui rappelle la stupidité de son comportement. Mais plus les notes s'insinuaient en lui, plus son malaise grandissait et moins il comprenait la raison de ses actes. Il aurait dû avoir confiance en Tom. S'il lui disait qu'il n'y avait eu qu'un baiser d'ébriété, il n'y avait pas à douter. Il n'aurait pas du laisser un simple rêve perturber ainsi son équilibre déjà précaire et détruire petit à petit cette amitié qu'ils avaient eu tant de mal à construire.

Les larmes déferlaient sur ses joues, extériorisant ainsi toute la tension qu'il avait accumulé. La musique continuait de trouver un échos en lui, le torturant un peu plus. Il revoyait tous les bons moments qu'il avait passé depuis qu'il était à Malmedy. Il avait l'impression que Tom était responsable des trois quart de ses sourires. Et lui, pour le remercier, ne trouvait rien de mieux que de douter de sa parole.

Il se redressa brusquement, faisant peur au chaton sans le vouloir. Il ne s'en soucia pas et sorti en trombe de sa chambre. Sans prendre la peine de frapper, il entra dans celle de son colocataire. Son regard se posa sur le lit, vide. Il fit le tour de la pièce mais ne rencontra que le néant. Perdu dans ses réflexions, il n'avait même pas remarqué que la musique s'était arrêtée, laissant place au silence. Il laissa échapper un soupire lasse puis essuya les perles salées qui s'échappaient encore de ses yeux.

***************

Il l'avait attendu toute la nuit posté sur le sofa, tentant de garder les yeux ouverts. Il ne voulait surtout pas que le musicien lui échappe. Il n'aurait pas été étonné de le voir fuir vu la façon dont lui-même s'était comporté depuis dimanche matin. Mais Tom n'était pas rentré.

Bill s'était préparé sans grande conviction mais était bien décidé à se rendre en cours. Avec un peu de chance, son ami y serait. Il courrait presque lorsqu'il arriva devant la salle de classe du deuxième étage. Il ne prêta pas attention aux autres élèves, cherchant désespérément une tête parée d'une casquette d'où s'échappaient de longues dreads. Il tournait sur lui-même, ne voulant manquer aucun mouvement. Mais plus ses yeux scrutaient la foule et moins il y croyait. Deux mains l'agrippèrent par les épaules et l'empêchèrent de regarder derrière lui. Il tomba alors sur deux yeux bleus interrogateurs. Gustav. Le brun se dégagea un peu trop violemment et recommença à chercher. Georg lui attrapa le poignet droit et l'obligea à le regarder. Le comportement de l'androgyne n'était pas normal. Il le traîna un peu plus loin, voulant s'éloigner le plus possible des oreilles indiscrètes. Le batteur le suivit, lui aussi en quête de réponses :

- Qu'est-ce qui se passe cette fois ?
- Qui te dis qu'il se passe quoi que ce soit ?

Bill n'écouta pas la suite de leur question. Il se résigna lorsque leur professeur d'allemand passa devant eux. Visiblement, Tom n'était pas décidé à se montrer. Son regard se perdit dans le vide tandis qu'il se défit de l'emprise que le bassiste avait sur lui. La tête basse, il suivit le restant des élèves et entra dans la salle. Il rejoignit sa place habituelle, veillant à ce que personne ne prenne celle de son colocataire. Mr Gunter débuta son cours mais le brun ne l'écoutait pas. Il regardait par la fenêtre, des questions plein la tête. Lui-même avait du mal à comprendre sa réaction, alors comment pourrait-il se faire pardonner ? Ses yeux vagabondèrent dans la cour du lycée. Il ne voyait que des visages joyeux et insouciant. Il poursuivit son observation, suivant le chemin menant aux grilles de l'école. C'est là qu'il le vit. Fixant le sol, les mains dans les poches, Tom parcourait l'allée centrale. Sans qu'il ne sache pourquoi, la vue de l'androgyne se brouilla. Il continua de le suivre du regard tandis que le guitariste tournait à gauche, se retrouvant désormais au milieu de la dizaine d'arbres qui peuplaient cette partie de la cour.

Sans réfléchir aux conséquences, Bill se leva rapidement, faisant crisser sa chaise sur le carrelage. Il récupéra son sac qu'il n'avait pas encore ouvert et traversa la salle à grandes enjambées. Avant que quelqu'un n'ait pu dire quoi ce soit, il franchit la porte et la referma derrière lui avec détermination.

Il courrait lorsqu'il descendit les escaliers. Maintenant qu'il savait où se trouvait Tom, il n'était pas question qu'il le laisse filer. Sans se soucier des regards étonnés posés sur lui, il traversa la cour et se rendit à l'endroit même où le musicien s'était réfugié. Lui-même s'y était rendu à chacune de leur dispute. Cette forêt miniature avait vu la plupart de leur mésaventures, témoin silencieux de leur étrange amitié. Son ami se trouvait bien là, adossé au tronc d'un arbre, les jambes repliées contre son torse. La neige sur laquelle il se trouvait ne semblait pas le déranger plus que ça. L'androgyne s'approcha sans bruit, ne voulant pas prendre le risque de le faire fuir. Une branche craqua sous ses pas, faisant sursauter le jeune homme recroquevillé sur lui-même. La surprise disparut bien vite de ses traits.

- Ça y est, tu ne me fuis plus ?

Bill baissa la tête face aux reproches clairement visibles dans cette voix. Inconsciemment il se mit à jouer avec ses doigts tout en se balançant légèrement d'un pied sur l'autre. Malgré la situation, le guitariste ne pu s'empêcher de le trouver adorable. C'était dans des cas comme celui-là qu'il se trouvait pathétique. Il était censé lui en vouloir mais ne pouvait se retenir de fondre devant cette mine adorable. Il garda néanmoins un regard dur, refusant de céder si facilement.

- Je ... je suis désolé Darling.
- ...
- Je sais que j'ai déconné. Mais tu comprends tu es ... important pour moi. Très important. Et quand j'ai rêvé de nous en train de ... euhm. J'ai ... je ...

L'androgyne ne savait pas lui-même où il voulait en venir. Il avait juste l'impression de s'enfoncer chaque fois un peu plus. Il se laissa tomber aux côtés de son vis-à-vis et pris sa tête entre ses mains. Il avait la désagréable sensation qu'il ne s'en sortirait pas. Les idées se bousculaient dans son esprit mais aucune ne paraissait assez claire pour être exprimée. Plutôt que de chercher à les coordonner, il préféra les laisser sortir comme elles venaient :

- Je voulais pas risquer de te perdre. Tu vois, on a déjà mis pas mal de temps à en arriver là. Et j'crois bien que j'ai eu peur que ce putain de rêve ne devienne réel. J'veux pas que notre amitié parte en vrille parce que l'un de nous deux veut plus que ça. J'suis pas prêt pour ça. J'ai rien contre les gays. Y a qu'à voir certaines de mes fréquentations. Mais je suis pas prêt à aimer. Si jamais ça me tombait dessus, je crois que je partirai en courant. Tu mérites plus que ça Tom. Et je te demande pardon. J'aurais pas dû te laisser en dehors de tout ça mais je ... je voulais juste comprendre. C'est vrai, comment j'ai pu rêver de nous deux ? Y a jamais eu aucune ambiguïté ni rien. J'suis juste perdu Darling.

Sa voix mourut sous les larmes qu'il ne parvenait plus à retenir. Il ne comprenait toujours pas ce qu'il lui arrivait. Mais il savait que si Tom le lâchait, si jamais Tom décidait de tout arrêter, il ne le supporterait pas. Alors il avait choisit de cesser de se poser des questions et de continuer à profiter de la vie. Après tout, c'était ce qu'il faisait de mieux.

- J'voulais pas te faire de peine.

Le musicien ne saisissait pas tout. Il restait certaines zones d'ombre que son ami n'avait apparemment pas envie d'éclaircir pour le moment. Alors il s'en contenterait. Cependant il hésitait entre rire et pleurer. Il était heureux de savoir que Bill ne lui en voulait pas. Il ne soupçonnait même pas ses sentiments. Mais le fait de savoir que l'androgyne n'était pas apte à l'aimer le rappela à la dure réalité. Ses rêves ne seront probablement jamais rien d'autres. Et son c½ur avait bien plus de mal à l'admettre qu'il ne l'aurait cru. Et pourtant, il restait toujours cette petite flamme, cette toute petite étincelle d'espoir qui se refusait à mourir. Parce que même si aujourd'hui son Honey n'était pas enclin à l'aimer, il n'avait rien laissé entendre quant à l'avenir. L'espérance était sans doute le pire des poisons. Mais il voulait s'y accrocher.

Voyant toute la détresse que dégageait le brun, il se décida à agir. Il se rapprocha silencieusement de lui, jusqu'à toucher son corps. Sans lui demander son avis, il l'attrapa par les hanches et le pris dans ses bras. D'abord hésitant, l'androgyne se laissa finalement aller contre son torse et s'agrippa à ses vêtements, faisant sourire le guitariste. Celui-ci commença à doucement caresser le dos de son ami pour calmer ses pleurs.

***************

Ils venaient probablement de vivre les deux heures les plus longues de leur vie. Sitôt que la sonnerie avait retentit, Georg et Gustav s'étaient précipités en dehors de la classe. Depuis leur fenêtre, ils avaient suivit l'androgyne jusqu'à l'entrée du lycée, remerciant Tom de faire chaque fois tout un plat pour se retrouver de ce côté de la salle de cours. Ils ne savaient pas comment ils auraient pu les retrouver autrement. Ne voulant pas attirer les regards, ils ralentirent leur marche une fois qu'ils eurent quitter le bâtiment. Ils longèrent l'allée en silence, inquiets de ce qu'ils pourraient trouver au bout de leur chemin. A mi parcourt ils stoppèrent leur avancée. Des rires leur parvenaient, entraînant encore plus de questions. Les deux G échangèrent un regard avant de se mettre à courir. La stupéfaction les gagna lorsqu'ils virent Bill assit à califourchon sur Tom, tentant de lui tenir les mains au dessus de la tête. D'un mouvement de hanche le guitariste se libéra et s'écarta de son assaillant. Avec des gestes rapides et précis, il ramassa de la neige tout autour de lui et forma une boule qu'il lança à son adversaire. Celui-ci ne pu l'esquiver mais riposta bien vite entre deux éclats de rire.

Les deux musiciens les observèrent en silence, surpris au plus au point. Il y avait encore quelques heures de ça, leurs deux amis étaient visiblement encore une fois en conflit. Et là ils se chamaillaient comme deux gamins. Ils se sentaient perdus. Le batteur fut le premier a exprimer verbalement son incompréhension :

- Nan mais j'hallucine !

Les deux grands enfants stoppèrent tout mouvement. Bill fut le premier à se relever, libérant ainsi Tom de son emprise. Il fixa le blond, cherchant à comprendre la raison de sa réaction. Le guitariste se hissa à leur hauteur et sembla se cacher derrière son colocataire. Il avait une vague idée de ce que pourraient leur reprocher Georg et Gustav.

- Vous vous faites encore la gueule, on s'inquiète bien comme il faut puisque vous disparaissez comme ça sans prévenir et on vous retrouve à rouler dans la neige ?!? Vous vous foutez de nous, c'est ça ?

Les concernés baissèrent les yeux sous les reproches, chacun fixant ses pieds. Préoccupés par leurs propres problèmes, ils n'avaient pas réalisé qu'ils avaient bien malgré eux entraînér les deux G dans leur histoire. Voyant leur air coupable, Georg préféra intervenir pour calmer le jeu :

- C'est bon, on oublie tout et on en parle plus. Tout est rentré dans l'ordre, c'est le principal.

Les deux accusés le remercièrent du regard, ce qui n'était pas le cas du quatrième garçon. Il ne voulait que le bonheur de Tom, mais à ce rythme là, leur ami allait finir par les tuer à l'usure. Il n'était pas certain de supporter encore longtemps tous ces retournements de situation.

***************

Fixant l'écran de sa télévision sans vraiment le voir, Tom se posait beaucoup de questions. Bill avait déserté l'appartement pour se rendre à Thuringe, plongeant leur habita dans le silence le plus complet. La veille ils avaient eut une longue discussion, non pas sur leur dernière dispute mais sur les révélations qu'Ava avait fait à Noël. Son Honey l'encourageait à lancer des recherches. Rien ne garantissait qu'il trouverait quoi que ce soit, mais il aurait au moins essayé. Il n'arrêtait pas de peser le pour et le contre. Le seul argument allant à l'encontre de cette recherche était la possible déception que le résultat final apporterait. Et mine de rien, cela pesait lourd dans la balance.

Bien décidé, le guitariste se leva finalement et quitta à son tour les lieux. Il longea le couloir et passa devant trois portes dans s'arrêter. À la quatrième, il ne prit pas la peine de frapper et entra. Il s'apprêtait à parler mais les mots refusèrent de sortir. Face à lui, Mood venait de s'écarter précipitamment de Georg. Tous deux affichaient une certaine rougeur au niveau des joues et semblaient fuir le regard de l'autre. Tom fronça les sourcils et examina silencieusement leurs comportements. Il était persuadé d'avoir interrompu quelque chose mais il était prêt à parié qu'aucun des deux ne l'admettrait. Il chassa ses pensées d'un geste de la main et demanda :

- Gus n'est pas là ?

Mood disparut dans la cuisine, laissant les deux garçons seuls. Le bassiste reprit contenance et répondit :

- Il est parti éplucher ses bouquins au CDI pour la prochaine disserte de philo.
- Ok merci.

Le guitariste ne s'attarda pas plus longtemps, gardant ses questions et ses sous-entendus salaces à l'égard de son ami pour plus tard. Il atteignit rapidement la bibliothèque scolaire et se mit à chercher un visage connu parmi tous les élèves répartis sur les diverses tables. Il trouva finalement son ami, caché derrière plusieurs livres de différents philosophes. Tom ne comprendrait décidément jamais comment on pouvait autant s'investir pour un simple devoir. Sans demander la permission, il s'installa en face de Gustav, attirant son attention par le bruit qu'il faisait sans s'en rendre compte. Il en prit néanmoins conscience lorsqu'il croisa le regard noir de son ami. Celui-ci soupira quand il comprit qu'il ne serait pas tranquille avant de l'avoir écouté et surtout aidé.

- Qu'est-ce que je peux faire pour toi cette fois ?
- Comment tu ferais si tu devais retrouver une personne disparue ?

Le batteur fronça les sourcils et leva les yeux au plafond. Sa réponse était toute prête mais il se demandait qui est-ce queTom pourrait rechercher. Il ne jouait pas en toute franchise lorsqu'il demanda :

- Pourquoi tu ne t'adresses pas à la police ? C'est leur boulot, non ?
- Oui je sais bien mais ...

Le guitariste joua nerveusement avec ses doigts, cherchant visiblement à savoir s'il devait oui ou non lui donner plus d'explications. Comme s'il pesait chacun de ses mots, il mit plusieurs minutes à répondre :

- Disons que ... la police ne s'occupe pas des cas qui ont déjà plusieurs années.

Le batteur fixa son ami en silence, analysant toutes les possibilités qu'engendrait cette réponse. Il voulu poser plus de questions mais s'abstint finalement. Il savait pertinemment que le lui demander maintenant ne servirait à rien. Il renonça pour le moment et émit une autre idée :

- Le mieux, c'est d'engager un privé.
- Tu veux dire un détective ?
- Oui. Certains sont capables de te retrouver à l'autre bout du monde.
- Tu as un nom à me donner ?
- J'te conseille Müller. C'est lui qui a aidé mes parents quand Fransiska a fugué.



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Je l'ai déjà dit en début de chapitre, mais certains ne lisent pas les mots des auteurs, donc je le répète encore une fois :
Suite à la mise en place de ma news-letter, je ne préviendrai plus les gens par com !
Ce sera pour moi un gain de temps, et surtout je n'oublierai plus personne !



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CherryHitomie*

# Posté le samedi 06 juin 2009 14:08

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 07:39

Tomie come back !

Tomie come back !


Que dire que dire ...

mise à part que j'ai honte de moi ? Le chapitre était prêt, pas mis en page, mais entièrement écrit. Je me suis juste laissée bouffer par ce foutu job d'été aux horaires impensables et que je me suis vue plus ou moins obligée de prolonger d'un mois. Trois mois aux horaires instables, trois mois sans même avoir la force de toucher un crayon.

Ca va bientôt faire deux mois que je n'ai pas été capable d'écrire la moindre ligne sur cette histoire. Les chapitres défilent dans ma tête mais le corps ne suit pas. Et mine de rien, ça me fait peur. Parce que je veux absolument mettre un point final à cette aventure. Pas question de tout plaquer comme ça. J'm'accroche, donc ça ira :)

Les mots se bousculent au bout de mon crayon mais les phrases n'ont pas de sens. Du moins pour cette histoire. Deux mondes, deux frères, c'est une partie de moi que je ne veux pas voir finir. Alors peut-être qu'inconsciemment, je recule le moment où je devrai écrire ces trois petites lettres qui font frémir tout auteur.
Et puis une nuit, postée sur mon éternel banc, la magie est revenue. Comme ça, simplement. Je n'ai pas lâché mon ordinateur pendant les quatre heures qui ont suivit. J'ai passé la nuit dehors, à me geler les doigts, mais je savais que si je prenais le temps de rentrer chez moi, la magie s'envolerait. Et je l'ai fait. J'ai réussi à boucler ce foutu chapitre qui ne voulait pas sortir. Si je n'avais pas le visage si crispé par le froid, je crois que j'en aurai pleuré.
Alors je vais recommencer à poster, doucement, à mon rythme, en espérant cette fois ne pas perdre la petite flamme qui fait vivre cette fiction.

Mais pour ça, j'ai besoin de savoir si vous, lecteurs/lectrices, voulez me voir continuer cette histoire. Soyons honnête, si personne ne me lit plus, ce n'est même pas la peine que je continue à poster. Donc voilà, je me tourne vers vous. Un simple oui un non suffira.
Je vous laisse le destin de ce blog, à vous de choisir.




Merci à celles qui sont toujours là, qui me soutiennent dans cette aventure, qui supportent mes "caprices d'auteur", ... et merci à P'tite Bulle pour son nombre incalculable de coup d'pied au cul qui me poussent à continuer d'écrire encore et encore <3




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Réponses aux commentaires
[Encours]
:

courbe-de-plume : La disparition de ma fic sur fanfiction.net n'est absolument pas ma volonté >.< Quelqu'un a dénoncé ma fic aux administrateurs du site (je cherche encore pour quel motif -.-") et ma fic a été supprimée. Mais je suis revenue à la charge J'ai recommencé la publication de cette fic sur fanfiction.net :) Tout en continuant sur ce blog, évidemment. Donc non je n'abandonne pas, et non c'est pas moi qui ai viré ma fic du site XD

love-addict-483 : Je suis désolée demoiselle mais je ne préviens plus les gens individuellement é.è J'ai mis en place une news-letters, faut bien qu'elle serve XD Sauf si tu as une adresse Aol. Là, ça marchera pas -.-" (Une lectrice a rencontré ce problème). Donc si jamais ça vient de là, j'accepterai de te prévenir par com :)

sodumdidum : Non non, ne t'inquiètes pas, jamais je ne pourrai mettre une fin simplement parce qu'il en faut une. C'est con à dire, hein, mais je peux pas laisser cette fic comme ça. Je l'aime beaucoup trop pour ça. C'est juste qu'il me faudra du temps, je pense XD Même si l'histoire va bientôt touché à sa fin, faut bien l'avouer.
Mais je suis comme toi, les "trop génial ta fic préviens-moi de la suite" sont un chouille rasoir. J'ai rien contre, hein, mais je commence tout comme toi à me demander si la personne a vraiment lu le chapitre. Mais bon, ça on pourra jamais savoir. Et je vais fermer ma gueule ou je risque de vexer les lectrices concernées XD

Wildfire-Wiz-bangs : Mon mail t'a fait revenir sur mon blog ? J'vais écrire plus souvent de newsletters, moi ! lol. J'suis entièrement d'accord, on ne peut pas laisser Bill et Tom comme ça. Mais il me faut du temps pour écrire les chapitres parce que je veux qu'ils soient ... parfaits. J'crois que c'est ça mon gros problème >.< Donc oui, je continue cette fiction :) Je garantie pas qu'elle se finise bien, mais elle se finira !

Léa : Un don ? Je ne sais pas si on peut aller jusque là é_è Mais j'aime faire rêver et je n'ai pas l'intention de marrêter :) Après, la seule chose qui peut changer c'est les lectrices à qui je ferai partager mes écrits. Si ce blog meurt, je ne m'arrêterai pas d'écrire pour autant :)

oublier--x : J'avoue, j'ai cru t'avoir perdu. C'est dommage parce que j'aime beaucoup tes coms :) Ben oui, plus c'est long et plus j'aime *-* Et puis ... toi mon amie fan de Tom Felton, j'avoue que j'ai pas envie de te perdre u_u Tu es une des rares personne qui comprenne mon engouement pour ce garçon XD
Ma lenteur ne sera apparemment pas un problème pour toi, et mine de rien ça me rassure :) J'aime pas écrire dans l'urgence ni sous la contrainte, j'ai toujours le sentiment d'écrire mal, trop vite, trop faux.
La nostalgie de la fin de cette fic me prend déjà alors qu'il me reste une douzaine de chapitres. Je n'ose même pas imaginer comment je serai au moment de mettre ce foutu mot de trois lettres XD Ne t'inquiète pas, niveau fictons et OS, j'ai de la ressource ! Tu peux demander à ma béta ! Je ne compte plus le nombre de fic dont elle me demande la suite !

GoGoBooK : Tu es une lectrices de ff.net ? Honte à toi, je n'ai jamais entendu parlé de toi sur ce site ou sur ce blog ! xD Si tu savais comment je leur en veux de m'avoir supprimé cette fic --" Surtout que j'emmerdais personne, moi >.< Tranquille dans mon coin, eh ben nan, j'faisais encore trop de bruit u_u Bref. J'suis heureuse que tu ais pris l'initiative de chercher ma fic ailleurs :) Et oui, je vous réserve encore pleiiiin de surprises !

AngieetBill : Je suis comme toi, je déteste les histoires incomplètes. Mais je déteste aussi poster dans le vent >.< Mais ... tu as vraiment lâché Tokio Hotel ? Et pourquoi "comme tout le monde" ? Moi j'm'accroche, encore et toujours à ce groupe :) A moins que ce soit le groupe qui ne me lâche pas xD J'arrive pas à décroché et je ne le veux pas. Et leur dernier album n'a fait que m'accorcher encore un peu plus.
Si tu relis des fics TH, j'espère te revoir sur la mienne, peut-être. Après tout, pour l'instant le blog continue ! Et j'vais tout faire pour que ce soit le cas jusqu'à la fin de cette hsitoire. Peut-être même plus, qui sait ?

die-liebesopfer : Une fois par mois ? C'est déjà plus que certaines XD Mais ... c'est moi qui t'es poussé à t'améliorer ? Ravie d'avoir pu t'aider :) Les premiers chapitres sont pourtant loin d'être ... satisfaisant XD C'est bien pour ça que je les ai remanié il y a quelques mois. J'en pouvais plus de me traîner ces horreurs écrites n'importe comment u_u Bref XD J'espère que tu continuras à écrire :) Moi j'vais continuer tant que la flamme sera là.

os-yaoi-hp-dm : Pourquoi l'arrêter ? Parce que j'ai souvent le sentiment d'écrire dans le vent XD Et j'ai aussi ... l'impression d'avoir comme un devoir envers mes lectrices. Le devoir d'allr jusqu'au bout, de ne pas tout laisser tomber, ... et surtout le devoir de leur apporter des chapitres. Alors quand je n'ai rien à leur proposer ... ben je culpabilise >.<
Et puis tu sais, même si Deux frères deux mondes me pose des problèmes ... c'est pas pour autant que je n'écris plus :) J'ai des OS en reserve, d'autres projets de fics, ... Bref, tout ça pour dire que je ne suis pas prête de lâcher l'écriture. J'peux pas, tout simplement :) Parce qu'écrire fait parti de moi ^^ Après niveau publication/postage, c'est une autre histoire XD

Nekito : ¡ No no no, piedad no escribas en inglés! ¡ Debo practicar mi español pues escríbeme en español ! ¡ Repetí los cursos de español este año! *-* ¡ Soy demasiado feliz ! =D
Sinon, oui je vais continuer cette fic u_u J'peux pas l'abandonner alors que tu l'as traduis. Ce serait incorrecte de ma part u_u Tu crois pas ? XD

Meliy :

Meiko : Le premier com que tu laisses ? Hu, je dois dire que je ne suis pas sûre. "Meiko" me dit quelque chose, mais dans les débuts de la fic :)
Que va-t-il se passer dans la suite ? Des tas de choses XD J'espère juste que tu ne me haïras pas pour ce que je vais leur faire subir ! lol. Mais ... pour toi, ils vont forcément finir ensemble ? Ok ok, je dis plus rien XD

ahnranya : Tu as lu mon histoire sans être fan du groupe ? Ca j'dois dire que c'est pas banal ! Parce que bon, en général on lit des fictions pour retrouver des personnes/personnages qu'on appréçie. Mais ... j'peux pas m'empêcher d'être "fière" (tu m'excuseras, j'ai pas d'autre mot >.<) d'avoir réussi à t'intéresser à mon histoire malgré tout.
Pour ce qui est de l'orthographe, crois-moi je mets un point d'honneur à les chasser >.< J'me relis je sais pas combien de fois et je harcèle ma bêta pour qu'elle ne laisse rien passer, pas même les répétitions XD
Au fait, soit dit en passant, ne te retiens pas de m'écrire de véritables pavés, j'adore ça xD Tu verrais la taille des coms que je laisse ... Y a des fois où j'me fais peur toute seule u_u
Entièrement d'accord, ce qui compte dans l'écriture c'est de le faire par plaisir. Mais le problème c'est que quand on publie sur blog, on stresse à l'idée d'avoir rien à présenter aux lectrices pendant des mois >.<
Donc merci à toi de t'être manifesté :)

x-elsa-x16 : Un bijou ? J'vais finir par ne plus savoir où me mettre >.< Je suis contente que tu ais lu jusque là et que tu es pris la peine de laisser ta trace sur mon blog :)




Merci aussi à :
Qui-vivra-verra-yaoi-th, XX-viita-XX, Kisa, Toi-moi-et-eux-nous-deux, Psychotique-black-color, Maria, th-zac-ma-vie, Nina, lapucedebill, th-forever-fanfic, Lou, Zaz, MaWine, juju, fic-os-nath0uill3-ts-mf, kill-bill-yaoi, tomundbill7739, BillyouC, Nat, L'inconnue n°11, Claire, tomundbill7739 et à tomundbill7739

pour leur soutient et leur réconfort <3



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Mais dit retour dit aussi ?
Tagage -.-" Putain les filles, j'vous haiiiiiiiiis >.<

Tague n°1, grâce à elle

7 choses sur moi :
● J'ai découvert le yaoi à 11 ans grâce à la saga Harry Potter (avouez que Potter va troooop bien avec Draco *-*)
● Je vois du yaoi dans un grand nombre de série/livre/peinture
● Je ferai tout ce qu'il faudra pour habiter en Allemagne <3
● J'économise pour un jour me faire les Maldives u_u
● Bizarrement, je ne suis attirée que par des garçons gays (dure dure de se caser -.-")
● Quand je serai vielle, toute ridée et toute gâteuse, je me battrai à coup de canne avec P'tite Bulle dans notre maison de retraite
● Paraitrais que je suis le résultat d'un croisement entre un Saint Bernard et Mère Thérésa u_u


7 victimes :
x-yaoi-kaulitz-os-x (j'ai mis le petit tague, alors chut darlign u_u)
l0v3-addict-483
toi-moi-et-eux-nous-deux
● Nekito (tu te démerdes comme tu veux mais tu me fais ce tague ! xD)
lapucedebill (j't'ai foutu la paix jusque là, il était temps que ça change u_u)





Tague n°2, grâce à elle

Les 7 règles d'or :
● Chaque personne taguée doit écrire 7 choses à savoir sur elle .
● Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les Règles .
● La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les mettre sur son blog .
● Il faut préciser qui vous a tagué .
● Tu n'as pas le droit de taguer la personne qui t'a tagué .
● Tu ne peux pas être tagué plus de 7 fois.
● La personne taguée doit être prévenue par commentaire.


7 choses qui me sont indispensables : :
● mon iPod
● mon "à chacun son histoire"
● mon calpin à fic pour gribouiller mes idées (parce que j'ai pas toujours de nappe sous la main XD)
● mon pendule
● Junior & Scharwz (mes ordis, quoi)
● le yaoi
● ma bouteille d'eau u_u si tu me vois sortir sans une bouteille dans mon sac, c'est que je suis pas dans mon état normal xD)


7 choses faites en 2008/2009 :
● me suis shooté (et me shoote encore) au nouvel album de TH
● validé mes deux premières années de fac d'un coup
● retrouvé mon Bisounours
● écris des fic encore et encore, jusqu'à en crevé
● passé un séjour inoubliable à Berlin
● concert de Tokio Hotel le 9 mars
● initié P'tite Bulle aux câlins u_u


Les 7 à faire en 2009/2010 :
● faire le plus de concert TH possible
● passer les fêtes de fin d'année à Hambourg *-*
● revoir P'tite Bulle en vrai et faire plein de câlins koala
● avoir ma licence d'Histoire
● songer à passer mon permis XD
● les revoir Eux*
● profiter de ma vie comme jamais


7 livres que j'aime :
● Comment te le dire, de Mikko Ranskalainen (mon premier roman gay <3)
● Tour B2, mon amour, de Pierre Bottero
● L'homme qui tomba amoureux de la Lune, de Tom Spanbauer
● Harry Potter de J. K. Rowling
● Je suis né un jour bleu, de Daniel Tammet
● Cette chanson là, Sarah Dessen
● L'½il du loup, de Daniel Pennac


7 choses que j'ai faites aujourd'hui :
● suis allé à la fnac pour que dalle u_u (pas en vente avant 15 jours, nan mais j'hallucine >.<)
● présenté un exposé à ma classe tout en menant mon explication à la manière d'une enquête policière (cet exposé me faisais chier, j'y ai juste ajouté ma touche perso xD)
● secoué P'tite Bulle pour qu'elle me file mon montage
● répondre aux commentaires sur ce blog
● me suis dit que demain j'me lève pas avant 11h *-*
● vue Môman u_u (y avait trooooop longtemps !)
● passé des heures sous la pluie ...


7 images que j'aime :
● Eux*, mais surtout Lui*








7 choses bizarres sur moi :
● je parle souvent toute seule
● même en été, je refuse de dormir sans ma couette
● je suis collectionne les Bourriquet
● je ne pleure que sous la pluie
● je n'arrive pas à la* quitter malgré tout le mal que l'on a pu se faire
● même au fond du gouffre, je ne peux pas m'empêcher d'y croire
● je m'habille parfois en gay-friendly, quand ça me toc u_u


Les 7 personnes que je tague :
os-yaoi-hp-dm (vengeance ! mouhahahaha XD)
oublier--x










CherryHitomie

# Posté le jeudi 15 octobre 2009 05:55

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 07:35