Chapitre 27 : Quand tout bascule

Chapitre 27 : Quand tout bascule
Encore un montage deP'tite Bulle
J'adore *-*



La béta tient beaucoup à vous remercier pour votre patience et votre compréhenssion !
Et moi aussi ^^



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*Paroles de Bill(17 ans)
*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)
*Paroles de Jezz(26 ans)
*Paroles de Mood(17 ans)
*Paroles des personnages secondaires

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Deux frères, deux mondes
Chapitre 27 : Quand tout bascule


Plusieurs heures déjà qu'il était étendu sur son lit, les yeux fermés. Il cherchait le sommeil, changeant sans cesse de position. Agaçé, il repoussa ses draps et amorça un geste pour se lever, voulant retrouver l'impression de bien être que lui procurait son colocataire. Mais un regard posé sur le mur d'en face lui rappela où il se trouvait. Il se laissa retomber sur son matelas, dépité. Il n'arrivera pas à dormir dans cet état. Encore une fois. Habitué à l'obscurité ambiante, il distingue chacun de ses meubles sans problème. Y comprit ce bureau qui renferme l'une des clés de son apaisement. Juste quelques grammes. Pour se calmer. Pour oublier. Pour continuer d'avancer.

Après sa discussion avec Bill, il s'était débarrassé de toute la drogue qu'il avait dans leur appartement. Mais ici ... tout était différent. Il lui suffirait d'ouvrir ce tiroir et de ...

- Fait pas le con, Kaulitz. T'as promis alors tiens bon, merde.

Las, il passa une main sur son visage. Se blottissant dans les couvertures, il fixa le plafond sans vraiment le voir. Il se sentait fatigué. Son dernier vrai repos remontait bien avant le début des vacances. Depuis, il ne faisait que somnoler quelques heures par ci par là. Il n'avait pas dormi depuis que ...

Il s'empêcha de poursuivre sa pensée. Il ne voulait en aucun cas se souvenir de cette soirée. Un désastre. Une erreur. Qui l'obsédait. Il avait l'impression de revivre cette scène encore et encore. Comme si quelqu'un s'acharnait à lui rappeler sa faute. Il prit sa tête entre ses mains, cherchant à effacer ce moment de sa mémoire. Il pouvait encore sentir ses lèvres parcourir sa peau. Ses mains sur ses hanches, ...

Il se redressa brusquement, le souffle court. Fou. Il allait devenir fou. Bien décidé, il se leva et se dirigea vers sa table de travail. Premier compartiment. Bien en évidence. Il attrapa un petit sachet de poudre blanche. L'euphorie passée il regrettera, comme toujours. Et pourtant, rien ne le fera reculer cette fois.

- Pardon Honey.

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Dans un grognement, Tom ouvrit difficilement les yeux. Reprenant doucement contact avec la réalité, il réalisa qu'il s'était endormi à même le sol. Au moins, il était parvenu à se reposer quelques heures. Mais à quel prix ... Chassant ses mauvaises songes, il posa son regard sur son réveil. 14h17. Etant donné qu'il ne dormait toujours pas lorsque les premiers rayons du soleil apparurent, il en conclu que ses heures de sommeil ne dépassaient pas le nombre de sept. Sa meilleure nuit, jusqu'ici.

Il resta là un long moment, ne voyant aucune raison de bouger. Rien ne l'attendait hors de sa chambre. Ailleurs non plus. Georg et Gustav préparaient sûrement les fêtes de fin d'année en famille. Bill devait très certainement s'amuser avec Mel et les autres. Et lui ... lui il restait là, accumulant les journées sans intérêt.

- Pourquoi je serai le seul à me morfondre, d'abord ? Debout Kaulitz. T'es jeune, plein de charme et bourré de fric. Alors bouge ton cul.

Bien décidé, il se redressa et s'engouffra dans la salle de bain. Il y avait longtemps qu'il n'était pas parti en chasse. Il était temps de remédier à cela.

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Sans un regard pour le videur, il franchit la porte d'entrée et emprunta l'escalier qui menait au sous-sol. Il entra dans cet endroit dont l'air chargé d'alcool et de fumée de cigarettes lui agressait légèrement les poumons. Ce désagrément passé, sa vision s'adapta aux différents spots lui permettant d'établir un rapide état des lieux. Il cherchait, scrutait, fouillait chaque recoin. Mais de là où il se trouvait, il n'avait pas le meilleur des angles de vue. Il commença alors à se frayer un chemin parmi cette foule transpirant l'ivresse. Et pas que l'ivresse d'ailleurs, mais à dire vrai ce n'était pas vraiment ce qui l'intéressait à ce moment là. Lui voulait tout autre chose. Déhambuler à travers cet amas de corps collés entre eux relevait presque du parcours du combattant. Une fois arrivé au bar, il dû batailler afin qu'une serveuse daigne enfin lui prendre sa commande, qui se soldait pourtant d'une simple Vodka tonic et qu'il attendit un peu trop longtemps à son goût. Lentement il porta le verre à ses lèvres, laissant petit à petit ce liquide transparent disparaître entre elles. Le premier se vidant rapidement, il ne tarda pas à en commander un deuxième. Il était là pour s'amuser, non ? Alors il fallait commencer par se détendre. Il continua d'observer les gens qui l'entouraient. Surtout s'ils faisaient partie de la gente féminine. Ses yeux allaient rapidement d'un bout à l'autre de la salle, ne s'arrêtant que peu de temps sur chaque corps. Ce n'était pas les visages qui l'importaient ce soir. Il n'était pas venu pour ça. Mais plus pour se prouver à lui même qu'il était toujours le Tom Kaulitz, celui que ses potes avaient toujours connu et celui qu'il resterait. Ce n'était pas un simple moment de déprime qui allait le changer. Ni un certain petit brun.

Il s'écarta violement du bar lorsqu'un mec un peu trop éméché eut la brillante idée de vouloir dégobiller sur son baggy. Bougonnant contre ce crétin totalement saoûl, il releva les yeux vers la foule et vit qu'un carré venait de se libérer. Tenant fermement son verre, il traversa à nouveau ces gens en manque de musique et de beuverie. Et surtout e manque de sexe. Il s'affala sur le canapé en velours rouge. Ne voulant pas paraître totalement débauché ni trop innocent non plus, il opta pour une position mi aguicheuse mi décontractée. Son coeur se mettant à battre au même rythme que les vibrations que pulsaient les enceintes, il redirigea ses yeux vers les danseurs. C'est alors qu'il trouva celle qui lui permettrait de réaffirmer son statut de Dieu du sexe. Les ragots commençaient à aller bon train au lycée. De nombreuses filles se vantaient d'avoir passé la nuit avec lui, mais pas une n'était en mesure de le prouver. Tom avait eu vent de cette histoire. Il n'avait touché aucune de ces demoiselles, mais si ça les amusait de prétendre avoir passé une nuit dans ses bras, il n'allait pas leur gâcher ce plaisir. Ce n'est pas comme s'il avait quelqu'un en vue de toute façon. Mais tout ceci avait amené certaines personnes à douter. Pourquoi le grand tombeur de ces dames avait-il subitement cessé de sauter tout ce qui portait une jupe ? Les rumeurs se multipliaient, devenant de plus en plus loufoques.

- Quelle connerie.

D'une traite, il avala son verre et le reposa sur la table. Ne quittant pas sa future proie du regard, il se leva et commença à fendre l'assemblée. Une blonde se colla à lui, voulant l'entraîner dans une danse. Il la repoussa un peu brutalement. Elle ne l'intéressait pas. La brune lui plaisait beaucoup plus. Elle lui tournait le dos, se déhanchant au rythme de la musique. Sans un mot, il se colla à elle, glissant ses bras autour de sa taille. Elle ne le repoussa pas. Un sourire sur les lèvres, elle entremêla leurs doigts. Avec un peu de chance, elle venait de trouver son amant d'une nuit. Le tenant fermement, elle se retourna. Hors de question qu'elle se laisse tripoter par une erreur de la nature ou par un gamin. Elle se retrouva face à un garçon de son âge au style bad-boy. Tout à fait ce qu'elle recherchait. Elle se rapprocha de lui, bien décidée à ne pas le laisser partir. Elle entama une danse bien plus langoureuse.

Ils enchaînèrent les chansons, leur corps toujours en contact. Ils se cherchaient, jouaient avec l'autre, se provoquaient. Il avait beau poser ses mains partout sur elle, elle ne le trouvait pas assez entreprenant. Décidant de passer à l'action, elle l'attrappa par le col de son tee shirt et l'entraîna hors de la piste. Elle se mit à réfléchir à toute allure. La ruelle à côté ? Non, pas en plein hiver. Trop froid. D'un rapide coup d'oeil, elle constata que tous les coins sombres étaient déjà occupés. Il ne lui restait plus qu'une solution. Elle le tira jusqu'aux toilettes de la boîte et s'enferma avec lui dans l'une des cabines. Il y avait plus romantique, mais elle n'en avait rien à faire à ce moment là.

Hors de question qu'il la laisse faire. Reprenant le contrôle, Tom plaqua la demoiselle contre la paroi. Ses mains vagabondèrent à nouveau, s'arrêtant sur ses formes. Il embrassait, suçotait, mordillait toute parcelle de peau à sa porté. Elle gémissait sans retenu, cherchant à défaire cette ceinture qui lui bloquait le passage. Elle parvint finalement à glisser ses doigts dans le baggy de son partenaire. Elle trouva rapidement cette virilité dressée qui allait la faire hurler de plaisir. Au fur et à mesure de ses aller-et-venus sur ce sexe gonflé de désir, elle sentit son amant se détendre. Elle prenait le dessus, le dominant par ses simples caresses. Sans qu'il ne s'en rende compte, il se retrouva à son tour collé au mur, essayant désespérément de se raccrocher à quelque chose.

- Oh putain t'arrêtes pas ...

Les yeux fermés, il se laissait totalement faire. Elle avait beau être celle des deux qui se faisait pénétrée, elle restait celle qui contrôlait entièrement la situation. Pas question de jouer les soumises. Elle avait toujours imposée ses règles et les imposerait toujours. C'était elle qui disait où, quand, et comment. Encore quelques secondes et ils pourraient passer aux choses sérieuses.

- Hum ... Bill ...

Elle cessa aussitôt tout mouvement et retira sa main. Les sourcils froncés, elle fixa le dreadé. Ne comprenant pas la raison de ce brusque changement, Tom rouvrit les yeux, frustré.

- A quoi tu joues bordel ? Ca te prend souvent de branler des gars et de t'arrêter comme ça sans aucune raison ?

- Et toi ça te prend souvent de murmurer le prénom d'un mec quand tu es avec une nana ?

- Qu ... quoi ? Qu'est-ce que tu me racontes ?

Elle le scruta, les bras croisés. Elle écartait facilement les jambes, elle le reconnaissait. Mais ce n'était pas pour autant que ses amants avaient le droit de penser à quelqu'un d'autre. Et encore moins à un mec.

- C'est qui Bill ?

- Personne. Maintenant ferme-la et reprend là où tu en étais.

- Alors ne prononce plus ce nom. Ni aucun autre d'ailleurs. Contente toi de te concentrer sur moi.

Sans attendre de réponse, elle s'agenouilla, baissa ces barrières de tissus qui la gênaient et entreprit de lui faire une fellation. Rapidement, une main se posa sur l'arrière de sa tête, lui imposant un certain rythme. Elle obtempéra sans broncher. Elle le voulait et elle l'aurait.

Transporté par cette langue qui le torturait merveilleusement, Tom ne cherchait plus à retenir ses gémissements. Il était là pour prendre son pied, et il avait bien l'intention de le faire. Alors pourquoi ... pourquoi est-ce qu'il se sentait si mal ? Il était proche de la délivrance. Encore quelques secondes et ...
Non. Pas question. Pas comme ça. Pas avec elle. Sans douceur, il repoussa la jeune fille. Le souffle court, il laissa son regard vagabonder sur elle. Sa seule conclusion fut qu'il n'y arrivait pas. Elle se releva, furieuse.

- Nan mais t'es malade ? Qu'est-ce que t'as encore ?

- Dégage.

- Tu te dégonfles ? J'te suce pas assez bien ? J'suis pas assez bonne pour toi ?

- J't'ai dit dégage !!!

Tremblante de rage, elle le gifla, ramassa ses affaires et sortie de la cabine en claquant la porte. Toujours adossé au mur, Tom se laissa glisser et se retrouva finalement assis au sol. Son érection commençait à lui faire mal. Il ne pouvait pas rester comme ça. Et sa seule chance de s'en débarrasser venait de partir en pestant contre lui. Le regard dans le vague, il reprit là où l'inconnue s'était arrêtée. Il commença ses aller-et-venus sur sa propre verge. Son souffle devint saccadé tandis que son esprit partait à dix mille lieux de là. Vers un certain brun à la chevelure parsemée de mèches blanches. Des traits fins, un doux sourire, des yeux noisette envoûtants ... Son plaisir montait au fur et à mesure que cette image prenait forme devant lui. Ce n'était plus sa main qui parcourait sa virilité. Ce n'était plus ses doigts qui touchaient immanquablement tous ses points sensibles. Ne supportant plus cette douce torture, ses muscles se contractèrent et il se libéra finalement dans un cri.

- BILL !!!

Essayant de calmer sa respiration, il réalisa pleinement ce qu'il venait de faire. La masturbation n'avait plus de secret pour lui. Comme pour la plupart des hommes de cette planète. Mais combien d'hétéros atteignaient l'orgasme en pensant à un autre mec ?

Sans qu'il ne s'en rende compte, des perles salées commencèrent à dévaler ses joues. A demi conscient, il se rhabilla rapidement avant de rapprocher ses jambes de son torse. Il les entoura de ses bras avant d'y enfouir son visage. Il devait se rendre à l'évidence, cette fois il ne pouvait plus nier. Cette histoire avait dépassé le stade de l'amitié.

- Qu'est-ce que je vais faire ...

***************


Une fois arrivé dans le hall de cet immeuble qu'il connaissait depuis tant d'années, il referma la porte d'entrée à l'aide de son pied, ses mains étant occupées à frictionner ses bras dans l'espoir de se réchauffer. Il n'accorda aucun regard aux personnes présentes et emprunta l'escalier donnant accès au sous-sol. Tout en cherchant sa clé, il passa ses doigts dans ses cheveux, voulant enlever les flocons de neige qui s'y étaient déposés le temps qu'il vienne jusqu'ici. Sans un bruit, il pénétra dans cet appartement aménagé. Jezz se tenait debout face à un sapin fraîchement coupé, le tournant dans tous les sens afin de le présenter sous son meilleur angle. Assise à même le sol et entourée de divers cartons, Mel attendait patiemment que son tuteur se décide. Matt ne semblait pas touché par l'ambiance festive qui avait prit possession de ses deux amis et feuilletait l'un de ses éternel livres de cours. Le brun autorisa finalement la jeune fille à commencer son oeuvre. Un grand sourire aux lèvres, elle se mit à farfouiller dans ces boîtes cherchant guirlandes et autres accessoires à accrocher, sous l'oeil attentif du seul adulte présent. Un sourire apparaissait chez Mel au fur et à mesure qu'elle sortait les décorations et les déposait sur le sol. Il y avait au fond de ses yeux cette étincelle qui apparaissait comme à chaque fois qu'elle entreprenait quelque chose qui lui tenait à coeur. On pouvait voir sans peine le plaisir que la brunette prenait à décorer le sapin. Ce que ne semblait pas partager Matt.

Décorer cet appartement ensemble au moment de Noël était devenu une tradition. A défaut de participer, certains se contentaient de faire acte de présence. Bill se décida finalement à montrer sa présence et avança. S'il la laissait faire, Mel décorerait tout à elle toute seule.

- On avait dit qu'on le ferait ensemble !

Trois têtes se tournèrent vers lui. Les deux garçons lui adressèrent un signe de la main avant de retourner à leur occupations, mais la jeune fille ne sembla pas décider à bouger. Il la rejoignit en quelque enjamber avant de s'assoir à son tour sur le sol.

- Tu boudes ?

- T'avais dit que tu m'aiderais.

- Mais je suis là, non ?

- Oui mais tu es en retard.

- Oui mais je suis là.

Elle ne résista pas plus longtemps et consentie enfin à répondre à son sourire. Elle ne pouvait jamais lui en vouloir vraiment. Ce qui était bien souvent frustrant. Une mélodie se fit rapidement entendre. Impossible d'agrémenter un sapin d'angelots sans quantique. Matt ne pu s'empêcher de lever les yeux au ciel. Comment pouvait-on aimer à ce point une fête si commerciale ?

- Ca vous plaît tout ça, hein ?

Le prenant de cours, Mel ne laissa pas le temps à Bill de répondre.

- J'adore. C'est ce que je préfère à Noël. On le fait tous les ans et pourtant, à chaque fois je retrouve ce sentiment de bien être. Quand on éteint les lumières la première fois et qu'il n'y a plus que les scintillements qui illuminent la pièce, c'est vraiment magique. Je sais que ça a probablement l'air idiot, mais c'est exactement ce que je ressens.

Chaque année, Matt se disait qu'il ne comprendrait jamais ces deux là. Mais il devait reconnaître que l'atmosphère qui règnait dans ces moments là était particulièrement plaisante. Un peu moins grognon, il retourna à sa chimie, tentant de faire abstraction des rires des deux plus jeunes. Ne voulant pas rester sans rien faire, Jezz se dirigea vers la cuisine mais s'arrêta dans l'encadrement de la porte.

- Tu t'en sors ?

Une jeune fille se tourna vers lui, un plateau rempli de cookies entre les doigts.

- Comme tu peux le voir, je maîtrise !

Elle avait passé les deux dernières heures aux fourneaux, ayant céder aux suplications de Mel. Un Noël sans cookies maison n'était pas un vrai Noël, paraît-il. Et comme Bill ne semblait pas décidé à venir, la plus jeune avait fait des pieds et des mains pour convaincre son amie. La cuisine rangée, elle passa devant le propriétaire des lieux et se rendit au salon. Elle posa son plateau sur la table basse et s'assit aux côté de Matt. Elle laissa son regard divaguer jusqu'aux deux décorateurs en herbe. Le brun s'empara de la guirlande électrique et en tendit une extrémité à sa petite soeur. Il commença à l'enrouler autour de l'arbre, mais c'était comme lutter avec une pieuvre. Visiblement, Bill ne maîtrisait pas l'art de disposer ce genre d'ornements. Mel se mit à rire en voyant son expression déroutée à la vue d'un n½ud qui n'était pas sur le fil quelques secondes plus tôt. Après une lutte acharnée, les lumières étaient enfin en place. C'est à ce moment là que l'androgyne remarqua la présence de cette deuxième demoiselle :

- Mood ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?

- Ben ... Mel m'a proposé de passer. J'ai pas pu dire non.

Bill laissa échappé un soupir, l'air faussement désespéré :

- J'aurai jamais dû vous présenter. Vous vous lâchez plus maintenant.

- Idiot.

Pour seule réponse, le brun lui tira la langue. Elle avait hésité, mais ne regrettait pas d'être venue. Ici, elle pouvait oublier quelques heures, que la vie n'était pas toujours ce qu'on aurait voulu.

***************


L'appartement était désormais entièrement décoré. Rien ne semblait avoir échappé à la brunette. Elle était à présent assise sur le sofa, blottit contre Jezz, regardant un film de Noël comme il en a beaucoup en cette période de l'année. Matt et Mood étaient partis depuis quelques heures déjà. Bill quant à lui, restait le front contre la vitre, fixant un point invisible de l'autre côté de la rue. La nuit était tombée tandis que la neige continuait de recouvrir de blanc les routes et les immeubles. Il tenait son portable en main sans vraiment s'en rendre compte, mais refusait pourtant de le lâcher. Un numéro avait été composé. Il ne restait plus qu'à lancer l'appel. Et pourtant, il n'y arrivait pas. Après tout ... pourquoi serait-ce à lui de faire le premier pas ? Tom lui avait pourtant dit avoir besoin de lui. Il ne l'avait pas rêver. Alors pourquoi ce silence ? Cinq jours .. pour certains ce n'était rien. Pour lui, c'était beaucoup trop.

Depuis le canapé, Mel avait vu son frère de coeur passer par plusieurs sentiments. D'abord la joie dû à cette journée passée tous ensemble. Puis la nostalgie, lorsqu'il s'était probablement remémoré tous les précédents Noël, comme à chaque fois. Et puis était venue .. la tristesse. Sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Bien qu'elle se doutait de la raison. Lorsqu'il laissa s'échapper un énième soupir, elle se décida à parler :

- Petit prince ?

L'interpellé consentit enfin à détourner le regard de ce paysage enneigé pour croiser les deux prunelles inquiètes de sa petite soeur.

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Rien.

- Nous savons tout les deux que c'est faux.

Il détourna les yeux, peu fier de lui. Il se trouvait ridicule de se mettre dans des états pareils pour pas grand chose. Tom et lui ne s'étaient rien promis. Et puis après le départ plus que suspect du guitariste, il y avait de quoi se poser de nombreuses questions sur leur prétendue amitié.

- Tu vas trouver ça stupide mais je ... j'aurai aimé ... qu'il m'appelle.

- Pourquoi ?

- Je me demande ... s'il va bien. Tout simplement.

- Qu'est-ce que ça peux te faire ?

- Mel ...

- ... excuse-moi. Mais tu sais que je n'aime pas ce type.

- Je sais. Bien que je ne le comprenne pas.

- Il y a des choses qui ne s'expliquent pas. Dis moi ... plutôt que de te morfondre dans ton coin, pourquoi tu ne l'appelle pas, toi ?

- Et si je le dérange ? Et s'il fait un truc important et que je viens tout interrompre ? Et s'il n'a pas envie d'entendre parler de moi ?

- Tu as pensé que peut-être ... c'est exactement ce qu'il se dit ?

Le brun ne répondit pas. Elle n'avait pas tort. Mais comment savoir ? Il fixa l'écran de son téléphone. Les chiffres n'attendaient plus que lui. Sans un mot, il se leva et se rendit dans sa chambre. Il ne cachait jamais rien à ses deux amis, mais une conversation avec Tom ... ce n'était pas pareil. Après avoir refermé la porte derrière lui, il prit place sur son lit, tremblant légèrement. Il hésita encore quelques secondes mais finit par lancer l'appel. Retenant son souffle, il porta l'objet à son oreille et attendit. Une sonnerie. Puis deux. Puis trois. Puis six. Toujours aucune réponse. Il manqua de lâcher son portable lorsqu'il entendit le petit déclic indiquant que l'appelé avait décroché.

- Salut ! Vous êtes bien sur le portable de Tom. J'suis pas là pour le moment mais laissez moi un message et je vous rappelle.

Les yeux dans le vide, Bill raccrocha. Il aurait voulu une vraie conversation. Mais apparemment, Tom n'était pas de cet avis. Dépité, il se laissa tomber en arrière. Il ne savait plus quoi penser.

- Qu'est-ce qui t'arrive Darling. J'vais finir par croire que tu me fuis ...

***************


A plusieurs kilomètres de là, une sonnerie aux airs de Samy Delux se faisait entendre. Le portable vibrait sur le bureau, couvrant la voix du chanteur. Le propriétaire est étendu sur le sol, une fois de plus. Riant pour un rien, il semblait porté par le bonheur. L'euphorie ne le quittait pas. Il se sentait tellement bien ... Rien ne pourra le faire quitter cette bulle d'extase. Le téléphone a cessé de se faire entendre. Et sur l'écran s'affiche quatre mots qui le feront plus tard regretter son geste :

Appel en absence :
Honey




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Réponses aux commentaires
[Terminé]
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x-amnesie-th-x : Tu sais que tu m'as fait mourir de rire avec ton "oh oui vas-y Tom bouge-toi l'cul *-*" Nan mais merde, quoi XD J'avais pas du tout pensé à ça ! Heureusement que j'ai pas dit "sors-toi les doigts du cul" parce que je crois que là, tu m'aurais pas lâché xD
Nan nan nan, t'as bien raison de ne pas être triste pour Tom. Ranafoutre qu'il ait pas pu se faire la pouffe u_u nan mais oh è_é De toute façon, il fera abstinence jusqu'à ce que Bill réponde à ses sentiments u_u J'devrais pas dire ça XD Parce que je sais trèèèès bien que ce ne sera pas le cas. Mais shuuut, c'est un secret u_u
Comme tu peux le voir, entre Tom qui s'enfonce et Bill qui veut pas faire le premier pas, on est pas sorti. C'est ça qui est drôle ^^ J'les torture et j'adore ça *-* J'ai dû être tortionnaire dans une autre vie u_u

ma-vie-avec-th-3x : En fait, Bill et Tom ne se sont pas disputés, si tu te rappelle bien ^^ Le jour des vacances, Tom est parti sans rien dire à personne. De plus, il n'a pas donné d'explication ni rien, donc Bill ne comprend pas pourquoi Tom a agis comme ça. Donc forcément, ça l'amène à remettre en doute leur amitié ^^

xLolipopsx : Si Tom te fait déjà pitié là, je n'ose même pas imaginer comment tu va réagir au chapitre suivant é_è Parce que je ne lui fait vraiment pas de cadeau >_< Mais bonne nouvelle, le prochain chapitre est le dernier où Tom est au fond du gouffre ^^ Après ça, j'entame la remontée de la pente ! C'est pas aussi drôle que de le torturer, mais je ne tiens pas à me faire tuer par des lectrices en colère u_u
Et de son côté, Bill se pose des questions, effectivement. Mais s'il commence à remettre en cause leur amitié, ça risque de tourner court u_u

Silent-Bill : Je ne voyais pas vraiment ce chapitre comme une transition, mais plutôt comme une preuve ou comme une consolidation de la situation. Oui je sais, c'est pas très clair dit comme ça XD Tom est vraiment au plus mal, malgré tout ce qu'il peut faire pour arranger les choses. Quant à Bill ... il se demande tout simplement si Tom ne s'est pas joué de lui.
Pour Mel, c'est encore une autre histoire. Ce n'est pas vraiment qu'elle ne veut rien voir de ce lien qui est en train de se former entre Bill & Tom, c'est plutôt qu'elle a peur de ce qui pourrait arriver par la suite. Elle a peur pour Bill, ça peut se comprendre, non ? ^^

xfive-daysx : Je sais bien que mes chapitres sont longs à venir, mais je n'y peux pas grand chose >_< Il me faut déjà le temps de les écrire, et ensuite la béta doit passer derrière moi. Sinon je me fais tuer u_u Tu as peur que je ne sois plus inspirée, et bien je dois te dire que moi aussi. Da,ns ma tête, le plan est parfaitement fait. Mais c'est pas toujours évident de mettre des mots sur ce que l'on ressent. Si je ne décris pas les sensations que me procure cette histoire, je ne pourrais pas faire partager ma vision des choses. Je sais que tout ça n'est pas très clair ^^ Pour faire simple, je dirais que j'essaie de vous faire passer toutes les émotions qui me traverse lorsque j'imagine les twins. Parfois je me dis que ce serait bien plus simple de tourner un film plutôt que d'écrire cette foutu fic XD

blackflowers09 : T'inquiète, j'avais aucune envie que vous ayez pitié de cette pouffe XD C'est d'ailleurs pour ça qu'elle n'a même pas de nom. Ca aurait servit à rien u_u J'suis toute à fait d'accord ! Bill est à tom et Tom est à Bill, POINT ! Pas d'autres solutions u_u
Tu as un mauvais pressentiment pour le chapitre suivant ? Eh bien tu as raison ^^ Je ne sais pas si j'arriverai à vous faire pleurer, mais je compte bien vous faire ressentir des émotions ! Tu me diras ce que tu en as pensé ^^

x-my-fiction-t-hotel-x : Cinq heures sans quitter l'écran des yeux ? o.O Mais t'es une grande malade XD Quoi que ... je ne peux trop rien dire, ça m'est déjà arriver aussi >_< J'te préviens sans problème, t'inquiète ;)

Sosso : Si je me rend compte combine j'écris bien ? O.o Euuuh, non pas vraiment XD Mais j'espère bien que je vous fait rêver ^^
J'aborde le sujet de la drogue, c'est vrai, mais je crois que je ne vais pas assez loin. Faut dire qu'à la base, ce n'est pas ce que je voulais mettre en valeur. Je ne connais pas assez bien ce milieu pour baser toute une histoire sur ce sujet. Un jour, pourquoi pas ^^
C'est pas grave pour la longueur de ton com, j'adore ça *-* Ca montre que tu t'intéresse vraiment ^^

monangetenebreux : tu ne vois pas du tout ce qui pourrai se passer par la suite ? Pourtant ça n'est pas si extraordinaire que ça. Ca va aller dans la logique des choses, quoi ^^
Vii je le doute que tu aimerai que les twins soient encore plus proches. Mais minuteee ! J'adore quand il y a une certaine ambiguïté comme ça *-*

carpe-diem--x : Si tu veux bien (et même si tu veux pas, d'abord !), je vais regrouper tous tes coms. Ce sera plus simple pour nous deux ^^ Alors comme ça tu lis des fics au bureau ? C'pas bien u_u Tu réponds quoi si ton patron se penche par dessus ton épaule et te demande ce que tu fais au lieu de travailler ? Tu répond "je lis du twincest" ? Ca va pas le faire XD Mais bon, je ne peux trop rien dire, il m'arrive d'en lire à la fac (c'pas ma faute si certains cours sont pires que rasoir u_u). Mais nous, on a le wi-fi *-*
Oui j'ai 20 ans, et non je voulais pas les fêter. Je sais que je suis vielle, foutez moi la paix XD Mon âge m'obsède, ça devient grave --" Et pour le permis, je suis pas d'accord. Ranafoutre de la voiture >_< J'ai mon fidèle scooter *-* Reconnais que pour griller les voitures, un deux rous c'est vachement pratique ^^ Plus dangereux aussi, mais ça c'est une autre histoire XD Ca me fait penser que je n'ai toujours pas commencer mes leçons de conduite. Je crois qu'il va falloir penser à s'y mettre un jour, quand même u_u

Tu as, comme beaucoup d'autres, eu peur que cette fic soit banale. Ce que je comprend très bien ^^ Après tout, ce thème a déjà été exploité des centaiens de fois. Mais pas une seule fic n'a été écrite tel que moi je voyais leur histoire. C'est comme ça que j'en suis venue à écrire ma propre fic u_u Mais ça devient dure de faire dans l'original. Cependant, si tu t'es retrouvé en manque de chapitre, c'est tout bénef pour moi :p Aurais-je encore fait une accro ? Ok je sors xD

C'est pas bien grave si tu ne laisse pas de com très constructif. Tu me donne ton avis ou ton point de vue sur les choses, ça me suffit ^^ Ne deviens pas une lectrice de l'ombre, c'est tout ce que je te demande >_<
C'est vrai que parfois, c'est un peu dure de jongler avec tous les personnages --" Quand je me concentre sur les problèmes de Tom, j'en viens à zapper ceux de Bill. Et encore,j'ai pas fait de personnage à méga problèmes ! Là j'm'en sortais pas XD Déjà que tout le monde me demande quand est-ce que les twins seront enfin ensemble ... Ca arrivera quand ça arrivera u_u Nan mais oh !

Eh non, Bill ne ressemble pas à une demoiselle en detresse ! J'en ai marre de ce cliché u_u Donc là c'est Bill qui sauve Tom. Avoue que c'est plutôt rare dans les fics XD Je sais pas pourquoi d'ailleurs O.o Bill a pas non plus l'air d'une petite chose fragile. De toute façon, si on touche à son Tom, il bouffe tout ce qui bouge u_u (je crois que je commence à partir en plein délire xD)
Pour les surnoms, j'ai pas pu résister ^^ J'les imagine tellement bien ce chamailler à coup de surnoms *-* Et puis surtout, c'est très ... tendancieux u_u La preuve, ça choque Georg et Gustav. Mais pour les baisers fougueux, va falloir attenndre encore un peu. J'aime tellement leus bisous d'amitié *-* Et Tom ne va pas s'en plaindre :p

Tu trouve que ce qu'à fait Tom n'est pas une erreur ? O.O Mais ça va tout remettre en question, en ce qui le concerne ! Et puis sa fragilise forcément sa toute nouvelle amitié avec Bill ! Je crois que personne ne s'attendait à ce que ça se passe comme ça. Beaucoup de lectrices voyaient la première fois des twins comme quelque chose d'entièrement concentie, et surtout de vraiment partagé. Plein d'amour et de beaux sentiments, quoi ! Eh ben nan ! J'aime pas faire comme tout le monde u_u La preuve, c'est Tom qui y est passé en premier XD
Voilà, je pense avoir fait le tour ^^ J'espère te revoir aux prochains chapitres !

tite-quebeke : Encore un nouveau blog ? Mais tu t'arrêteras jamais XD C'est pas grave si ton blog c'est TH-land u_u Moi je l'aime comme ça XD Bon d'accord, c'est pas moi qui y suis le plus u_u Bref, tout ça pour dire que c'est toi qui vois du moment que je connais toujours ton blog ^^
Ta chanson préférée est Johnny Cash ??? Argh, j'ai horreur de celle là xD J'sais pas, elle me touche pas en fait. Je ressens rien en l'écoutant. C'pas juste, moi je verrai jamais Kain en concert u_u Mais je compte bien faire le max de concert Th xD

rakoune-971 : La plus grande frapadingue de tout les temps ? Alors là je parirai pas XD Parce que je suis pas mal secouée non plus u_u Mais tu sais, moi j'ai rien contre ta bonne humeur ! Au contraire, ça fait plaisir ^^ Ca me change des gens de la fac qui me font déprimer rien qu'en me regardant --" La vie est belle, merde ! Arrêtez de faire la tronche tout le temps !
Et OUI je veux bien de toi comme nouvelle lectrice ^^ Au fait, je lis TOUJOURS mes coms jusqu'au bout ! Tu prend le temps d'en faire des longs, donc je prend le temps de lire tout ce que tu as à dire ^^ Et rassure toi, je suis moi aussi une spécialiste des coms à rallonge u_u Mais pourquoi tu t'es retenue pendant 26 chapitres pour me donner tona vis ? Fallait faire ça au fur et à mesure xD C'toi qui vois, hein u_u
J'suis entièrement d'accord. Y en a plus que marre des fics où tu trouve une faute dans chaque mot ! C'est un blog, pas un texto, merde ! Navrée, je suis parfois vulgaire u_u
C'est sûr que c'est pas chez moi que tu verras les twins coucher ensemble dès le premier chapitre XD Je suis de celles qui gagatisent devant leur mise en couple *-*
J'avais un peu peur de montrer les Th sous un autre jour. Je ne respecte pas toujours leurs traits de caractère, j'avais peur que ça déplaise à certaines. Mais je leur ai finalement créé tout un monde, donc je pense que ça fait parti d'un tout et que ça ne pose pas de vrai problème (t'as pas tout suivit ? t'inquiète, j'm'y perd aussi XD).
Aaah ça, j'en ai entendu sur mon lemon ! Personne ne le voulait ! lol. Ben oui, il ne se fait pas dans de bonnes conditions et risque de tout gacher plus qu'autre chose. Et pour le lemon hétéro, si tu as eu du mal à le lire, moi j'ai eu du mal à l'écrire >_< C'est horrible ces trucs là !
Les gens qui te parlent sur msn pour trois secondes, je connais trop bien XD T'as envie de les massacrer, ceux là ! Nan mais c'est vrai ! T'es à fond dans une fic et là tu vois "slt koi de 9 ?" Foutez moi la paix --"
Tu crois que j'ai toutes mes chances de perser dans la littérature grace au Yaoi ? O.O Mais j'en rêve, moi xD Imagine être payée à écrire des histoires gays toute chou *-* (bon, pas trop guimauve non plus u_u). Même s'il y a des lecteurs de Yaoi, il n'y a pas beaucoup de maisons d'édition qui acceptent de prendre ce genre de lecture dans leur gestion. Alors je crois que je ne suis pas rendue >< Mais ... un jour peut-être, qui sait ? ^^
Au fait demoiselle de la Guadeloupe : bienvenue parmi nous ^^

Nina :



Merci aussi à yayayaoi, oOo-fic-tom-bill-fic-oOo, tit-rien-de-mwa, just-tokio-hotel94, hocmundo, x-yaoii-kaulitz-x , Love-boat-yaoi, bleibtxmitxmir, x-totgeliebt-yaoi, ich1liebe1bill, x-verloren-x, harrypotterslash, yaoipowaa (je connais pas encore la fic dont tu m'as parlé, mais je vais aller y faire un tour ^^), Kisa, x-pastille-pomme-x, th-zac-ma-vie, An-Deiner-Seite-Yaoi , changements-soudains-yaoi, fiic-bill-tom-th , toi-moi-noublie-jamais, stkimmy, fiction-th-gotik, die-liebesopfer, pretention-de-rien, L'inconnue n°11, x-sadique-p0wa et à CherryBlossom




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Taguée -_____________-"
Y avait longtemps. Merci P'tite Bulle, ça fait trop trop plaisir --"

7 personnes que j'aime
- Bébé ange
- Manu
- P'tite Bulle
- Pato
- Ma femme
- Fraulein Ewigkeit
- Ma twins

7 groupes ou chanteur que j'aime
- Tokio Hotel
- Kaïn
- Kyo
- Lafee
- Mademoiselle Kay
- Jonas Brothers
- Simple Plan

7 choses que j'aime faire
- Ecrire
- Ecouter de la musique
- Lire des fics
- Dormir
- Regarder les étoiles
- Aider les gens
- Dessiner

7 choses que j'aimerais faire avant de mourrir
- Faire le plus possible de concerts de Th
- Aller aux Maldives (en 2010, si tout va bien :)
- M'améliorer à la guitare
- Aller en Allemagne (fait le 26 Octobre 2008 *-*)
- Aller au Canada
- Avoir enfin mon rat *-*
- Vivre une grande histoire d'amour au moins une fois

7 musiques que j'aime
- In die nacht - Tokio Hotel
- Innocence - A Lavigne
- Geh - Tokio Hotel
- Dans la cour - G Depalmas
- Perfect - Simple Plan
- Das beste - Silbermond
- Le privilège - M Sardou

7 choses que je dis souvent
- Putain
- où est encore passé ce putain de portable è_é
- nyaaaaa
- et merde
- sérieux ?
- j'vais m'suicider, passe moi une enveloppe !
- je boude u_u

7 choses à savoir sur moi
- J'aime Tokio Hotel
- Je suis agoraphobe et claustrophobe
- Je suis toujours en train de faire des câlins
- Je suis une accro du violet u_u
- J'ai deux pierçing. Peut être un troisième en route ^^
- Je collectionne les Bourriquet *-*
- Je multiplie les ami(e)s à problèmes

7 victimes
J'en sais rien T_T


CherryHitomie*

# Posté le jeudi 19 juin 2008 16:41

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 17:51

Chapitre 28 : La dernière pièce du puzzle

Chapitre 28 : La dernière pièce du puzzle
ToujoursP'tite Bulle ^^


M'en voulez pas les filles, mais je ne prendrais pas le risque de vous prévenir.
Déjà que je devrais pas être sur l'ordi >_<
Je tiens un minimum à ma vie xD

Alors si vous connaissez des personnes qui lisent aussi cette fic,
faites passer le mot, s'il vous plaît ^^

<3



***************


*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
* Paroles de Simone

***************

Deux frères, deux mondes
Chapitre 28 : La dernière pièce du puzzle


A moitié couché sur le sofa, Georg frottait son médiator contre les cordes de sa basse, laissant les notes s'envoler sans aucune concordance. Un peu plus loin, Gustav lançait ses baguettes, les faisait tournoyer dans les airs avant de les rattraper. Leur répétition aurait dû commencer depuis plus d'une demi heure déjà. Mais le troisième musicien ne semblait pas décidé à se montrer.

- Quatre jours qu'on n'a pas de nouvelles. On aurait dû s'en douter.

Le blond se contenta d'acquiescer. Son esprit tournait à cent à l'heure. Le brun et lui n'était que spectateurs de toute cette histoire. Et il sentait qu'ils n'avaient pas toutes les cartes en mains. Quelque chose leur avait forcément échappé. Mais quoi ?

- Tu as demandé à Bill ?

- Pas explicitement.

- C'est à dire ?

- Je crois qu'on le connaît suffisamment pour dire que si on lui avait annoncé que son Darling joue les morts, il aurait paniqué. Mais j'ai tout de même réussi à lui faire avouer qu'il n'en savait pas plus que nous. Il a essayé de l'appeler, mais Tom n'a pas décroché.

Déposant doucement son instrument sur le canapé, veillant à ce qu'il ne puisse pas tomber, Georg se leva. Il étira ses membres tout en laissant échapper un soupir.

- J'propose qu'on aille le chercher.

- Je crois qu'on a plus le choix.

Attrapant leurs vestes au passage, les deux amis quittèrent la pièce, pestant contre Tom. Il allait finir par les rendre dingues.

Il ne leur fallut pas plus d'un quart d'heure pour arriver devant la demeure des Kaulitz. Le batteur s'apprêtait à toquer à la porte lorsque celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître la propriétaire des lieux. Tous trois sursautèrent, ne s'attendant pas à une telle rencontre.

- Bonjour Simone.

- Bonjour les garçons. Je suppose que vous venez voir Tom ?

- Il est là ?

- Enfermé dans sa chambre, comme d'habitude.

Elle leur fit signe d'entrer et les accompagna jusque devant l'escalier menant à l'étage mais ne monta pas. Sa dernière dispute avec son fils l'avait mise en retard. Elle n'avait pas le temps pour les politesses ou les formalités.

- Vous connaissez le chemin.

Les deux jeunes gens acquiescèrent. Sans perdre plus de temps, la maîtresse de maison prit congé. Elle s'arrêta néanmoins au bout du corridor, préférant les prévenir :

- Surtout ne rester pas trop tard. Ce soir Tom et moi devons nous rendre dans ma famille pour le réveillon de Noël. Je suppose que vous même avez quelque chose de prévu.

Avant qu'ils n'aient pu répondre quoi que ce soit, elle s'en alla. Une porte claqua, confirmant son départ. Ne s'en formalisant pas, ils montèrent les marches en silence. Longeant le couloir, ils finirent par arriver devant la chambre du guitariste. Georg entra le premier. La pièce était plongée dans le noir. A tâtons, il chercha l'interrupteur et l'actionna mais rien ne se passa. L'ampoule avait probablement grillée. Les mains devant lui, il commença à traverser la pièce. Son pied shoota dans quelque chose. En verre, s'il pouvait en juger par le son produit. Il écarta précautionneusement les objets susceptibles de se trouver devant lui. Si sa mémoire ne le trompait pas, l'une des fenêtres devait se situer par là. Ses doigts rencontrèrent enfin une vitre froide. Il ouvrit rapidement les volets, impatient d'obtenir les réponses à ses trop nombreuses questions.

- Oh putain !

La phrase de Gustav le fit se retourner brusquement. Il le trouva agenouillé à côté d'un corps gisant sur le sol. Corps qu'il ne connaissait que trop bien. Il les rejoignit rapidement, lui aussi inquiet.

- Qu'est-ce qu'il a encore inventer celui là ?!? Il en rate pas une, merde !

Le bassiste s'abstient de tout commentaire. Il savait pertinemment que les propos du blond n'étaient dus qu'à la panique. Celui ci agrippa le poignet de l'endormit, cherchant son pouls. Il sentit une vague de soulagement le submerger lorsqu'il le trouva. Le coeur battait lentement certes, mais au moins il ne s'était pas arrêté. Rassuré, Georg commença à regarder autours de lui. Des bouteilles vides un peu partout, mais surtout des dizaines de sachets éparpillés. Cette poudre blanche ne pouvait être qu'une chose. Et pourtant il refusait d'y croire. Il attrapa le paquet le plus proche et y goûta. Cette fois le doute n'était plus permis. Il croisa le regard de Gustav qui attendait son verdict.

- Alors ?

- ... drogue.

Le batteur passa sa main sur son visage, las. Comment n'avaient-ils pu ne rien voir durant tout ce temps ? Il aurait dû se douter que quelque chose n'allait pas. Quels piètres amis ils faisaient ...

- Gus ?

- Hum ?

- Je crois que cette fois, il va vraiment falloir qu'on l'ait cette discussion sérieuse.

- A ton avis, dans combien de temps est-ce qu'il va émerger ?

- Ca dépend de quand date sa dernière prise. Mais je vais te le réveiller moi, tu vas voir.

Le visage fermé, Georg se releva. Sans aucune douceur, il s'empara du guitariste et sortit de la chambre. Lui aussi se sentait coupable. De n'avoir rien vu, de n'avoir rien fait. Mais surtout ne pas avoir cherché à savoir. Il se dirigea dans la salle de bain, et sans ménagement il déposa Tom dans la baignoire. Sans remord, il prit la pomme de douche et arrosa son ami d'eau froide. Aux grands mots les grands remèdes. Pas question qu'ils se lancent à nouveau dans ce jeu du « je vais bien ». Rapidement, le dormeur repris conscience. Toussant, pestant contre se réveil forcé, il tenta de se relever. Un mal de crâne l'empêcha de se redresser. Le brun coupa l'eau, attendant que le musicien réalise qu'il n'était pas seul, ce qui ne tarda pas.

- Mais qu'est-ce que tu fous là ?

Ne lui répondant pas, le bassiste appela le troisième membre de leur groupe. Celui ci les rejoignit en quelques secondes. Tom se retrouva avec quatre prunelles réprobatrices posées sur lui. Il ferma les yeux et se replia sur lui-même. Il ne pourrait pas s'en sortir cette fois. Dommage qu'il soit déjà lucide. Sans ça, il aurait pu retarder les reproches encore un peu. Reculer pour mieux sauter.

- Qu'est-ce que tu as à dire pour ta défense ?!?

- Ca fait combien de temps que ça dure ?!?

- Pourquoi tu prends toute cette merde ?!?

Des questions. Encore et toujours. Du mépris dans les voix. De la déception au fond des yeux. Des accusations. On l'a déjà condamné avant qu'il n'ait eu le temps de se défendre. Il commença à trembler. Ses vêtements lui collaient à la peau. Refusant toujours d'affronter ses deux amis, le guitariste se leva, enjamba le rebord de la baignoire et quitta la salle en direction de sa chambre. Il avait besoin de se changer. Et de gagner du temps, même s'il savait qu'il avait perdu d'avance. Alors qu'il se tenait face à son armoire, il senti une main sur son épaule qui le força à se retourner. Pour la première fois, il croisa enfin leurs regards. Il s'attendait à beaucoup de choses. Mais pas à ça. Le dégoût, la colère, il comprendrait. Mais la pitié, ça non.

- Qu'est-ce qui t'a pris Tom ?

- Laissez tomber.

Il se détacha de cette emprise et se mit à fouiller dans ses affaires. Un tee-shirt et un baggy pris au hasard, il se dirigea vers son lit, s'y assit et entreprit de se changer. Gustav lui agrippa le bras, l'empêchant de continuer.

- Cette fois ça suffit, bordel ! Tu vas tout nous expliquer que ça te plaise ou non !

- Mais qu'est-ce que ça peut bien vous foutre, de toute façon ? C'est ma vie, pas la votre !

- Et tu crois qu'on va te laisser la gâcher comme ça ?!?

- Foutez moi la paix, c'est clair ? Si j'ai envie de me défoncer, je le fais ! Si je veux me bourrer le gueule jusqu'à en être malade, c'est moi qui ça regarde ! C'est mon problème, d'accord ? MON problème !!

Il repoussa le batteur et termina de se changer. Il resta ensuite sans bouger, attendant patiemment que ces deux invités non désirés repartent. Chose qu'ils ne semblaient pas vouloir faire.

- C'est là que tu te trompes, Tom. Ce n'est pas que TON problème. On est tes potes, non ? Alors laisses nous t'aider ! Si ta mère en a rien à carrer que tu foutes ta vie en l'air, ce n'est pas notre cas !

Georg avait l'art et la manière d'appuyer là où ça faisait mal. Oui sa propre mère n'en avait rien à foutre de lui. Des années qu'il tentait de faire comme si ça ne l'affectait pas. Il pensait y être parvenu. Il faut croire que non. La réalité le rattrapait, comme à chaque fois. Mais ... s'il était honnête envers lui-même, il devait avouer qu'il n'y avait pas que ça.

- Tom.

L'interpellé soupira avant d'enfouir son visage dans ses avant bras. Il ne pouvait plus garder tout ça pour lui. Et puis au point où il en était, il ne pourrait pas tomber plus bas dans leur estime.

- Je ... je sais pas comment ... le dire.

Il sentit un poids sur sa droite, signe que ces deux amis avaient eux aussi prit place sur le matelas. Les mots ne venaient pas. La peur d'être jugé. Rejeté. De se retrouver seul. Comprenant qu'il n'y arriverait pas, Gustav voulu prendre les choses en mains :

- Et si tu ... commençais par le tout début. Quand est-ce que tu t'es tourné vers ces ... trucs.

Le doute gagna le guitariste. Si ses interlocuteurs refusaient de prononcer les mots qui fâchent, cela risquait d'être dur. Néanmoins, il inspira profondément et se lança :

- Comme vous le savez, avec ma mère c'était plus trop la joie depuis quelques années. Cinq, si je me souviens bien. Ca peut paraître con mais je ... quand je me droguais, j'oubliais qu'elle ... n'était pas là. Elle se donne à fond dans son boulot pour me payer tout ce que je veux. Mais je crois qu'elle n'a jamais comprit que je me fous de tout ça. J'voulais juste qu'elle soit là. Alors je prenais ma came et je m'envolais vers un autre monde. Ephémère, mais tellement plus beau.

- Tu ... tu en prends souvent ?

- Seulement pendant les vacances. Et les week-end où je rentrais ici. Mais je ... j'avais réussi à arrêter depuis quelques temps. J'y touchais plus.

Sa voix tremblait. Le premier pas vers la guérison, c'est reconnaître que l'on est malade. Aujourd'hui il en prenait conscience. Comme l'autre jour avec Bill. Il l'avait forcé à voir la vérité en face et il l'avait aidé. Malgré lui un sourire se dessina sur ses lèvres. Comme à chaque fois qu'il pensait à son colocataire. Mais c'était justement ça le problème. Son visage s'assombrit, refusant de penser à ça.

- Comment tu avais fait ?

Mieux valait tout reprendre, histoire que tout soit bien plus clair. Il n'avait plus la force de se battre, alors il leur dirait enfin ce qu'ils veulent entendre depuis plusieurs semaines :

- Vous vous souvenez de ma dernière prise de tête avec Honey ? C'est là que tout a commencé. Je suis parti en claquant la porte. Quand je suis revenu, j'étais déchiré comme pas possible. Evidement, Bill s'en est aperçu. Il m'a obligé à tout lui raconter. Je pensais ... qu'il allait me gueuler dessus. Peut-être même me frapper. Au lieu de ça ... il m'a prit dans ses bras. Et tout a changé. Je ne pouvais plus le détester. Il a essayé de me comprendre sans me juger. Il a voulu m'aider sans connaître tous les détails. Il m'a offert la tendresse que j'attendais.

- Alors c'est pour ça que vous vous êtes rapproché d'un coup ? Ca nous a surprit mais comme on ne passe pas tout notre temps avec vous, on n'a pas vraiment cherché à savoir comment ça avait pu arriver.

- A chaque fois que j'avais envie de prendre cette merde, à chaque fois que je voulais un peu de douceur, j'allais le voir. Même la nuit. Il en a bavé avec moi. Mais il n'a jamais rien dit. Toujours souriant. Toujours adorable. Nos étreintes se multipliaient, notre complicité se renforçait, et surtout, j'avais réussi à m'en sortir. Mais comme un con, j'ai tout gâché en replongeant.

Les larmes se mirent à couler en silence. Trop d'émotions. Il se crispa quand un bras passa autours de ses épaules. Il se retrouva contre un torse, une main allant et venant sur son dos pour le calmer. Les deux G s'avaient que leur ami n'aspirait plus qu'à se cacher pour pleurer encore et encore. Mais quelque chose n'était pas claire dans tout ça. Il manquait un élément qui justifiera la rechute.

- Je comprends pas. Si tu t'en étais sorti grâce à Bill, pourquoi tu as recommencé ?

Tom se mordit la lèvre. Ca, il ne pouvait pas l'avouer. Qu'il se drogue, passe encore. Mais qu'il soit ... gay ... ça non.

- Pourquoi tu t'es sauvé le jour des vacances ? On devait rentrer ensemble mais tu es parti sans prévenir. Est-ce qu'il y a un rapport avec ta reprise ?

- ...

- Il s'est forcément passé quelque chose ce jour là. Alors explique-nous.

Hors de question. Il se leva, sans un regard pour les deux autres, et commença à ramasser ses sachets de poudre blanche. Il ne se souvenait pas en avoir sorti autant. Ni les avoir éparpillés de la sorte. Une fois tous rassemblés, il les rangea dans son bureau, sous les yeux désapprobateurs de ses invités. Il aurait pu les jeter. Mais quelque chose lui disait qu'il pourrait en avoir encore besoin. Il fallait qu'il trouve quelque chose à faire. N'importe quoi. Du moment que ça lui évitait un autre interrogatoire. Un soupir manqua de le faire se retourner mais il se retint juste à temps.

- Tom.

- ...

- Tom !

- ...

- TOM !

- Mais quoi à la fin ?!? J'ai répondu à vos questions, alors lâchez-moi !

- Tu ne nous as pas tout dit.

- Le reste n'est pas important.

- Suffisamment grave pour que tu te défonces à longueur de journée mais pas assez pour en parler à tes amis, c'est ça ?!?

Le reproche était clairement identifiable. Il pouvait comprendre que cette situation n'était pas évidente pour eux. Voir même frustrante. Ils se faisaient du souci alors que lui passait son temps à les éloigner du sujet. Combien de temps tiendrait-il encore ? Combien de temps avant d'arrêter les mensonges ? Un moins ? Deux semaines ? Une heure ? Deux mains l'empoignèrent par les épaules et le secouèrent. Reprenant pied, il se retrouva face au bassiste :

- J'en ai marre de tes conneries, Kaulitz ! On passe notre temps à s'inquiéter pour toi, à nous poser des questions, à nous demander si demain tu seras encore vivant ! Alors cesse de déblatérer ton baratin et dis-nous la vérité !

La colère le gagnait. Contre Georg et sa foutue obstination, mais aussi contre lui-même. Il serrait les poings, pour éviter de frapper la personne en face de lui. Son geste n'arrangerait certainement pas les choses. Mais le brun ne semblait pas de cet avis. Il enchaînait les hypothèses et les théories improbables qui expliqueraient la situation dans laquelle ils se trouvaient. Et puis il y eu la phrase de trop. Celle qui impliquait Bill. Celle qui le rendait responsable. Alors malgré ses résolutions, Tom craqua :

- Je t'interdis de le mêler à tout ça, c'est clair ?!? Si je suis dans une merde pas possible, c'est ma faute ! MA FAUTE !!! Tu veux vraiment savoir ce qui ne va pas ? Tu veux vraiment que je te dise pourquoi j'ai fuit le jour des vacances ? C'est tout simplement parce que je me suis fait baisé ! Et en beauté, en plus !

- Que ... qu'est-ce tu racontes ?

Un rire nerveux s'empara du guitariste. Dans un mouvement brusque, il se sépara de Georg et commença à faire les cent pas.

- Et oui vieux, c'est la vérité ! Ton meilleur pote s'est fait baisé par un mec ! Et tu veux savoir le pire ? C'est que j'ai aimé ça ! J'ai désiré ses doigts sur mon corps, j'ai adoré ses lèvres sur ma peau ! J'ai aimé cette nuit et j'aime l'homme qui m'a fait ça ! Voilà, tu connais la vérité, tu te sens mieux ?!? Pas moi !

La rage le quittait au fur et à mesure que des perles salées ruisselaient sur ses joues. Il n'aura pas tenu bien longtemps finalement. Il se sentait minable. Désespéré, il tomba à genoux, le visage caché dans ses mains. Seuls ses sanglots brisaient le lourd silence de la pièce.

Un mouvement se fit sur sa droite. De nouveau, quelqu'un le prit dans ses bras. Des murmures lui parvenaient, tentant de le rassurer. De le réconforter. Mais cela ne faisait qu'augmenter le nombre de ses larmes. Il venait de tout avouer et bizarrement, il se sentait bien. Comme libéré d'un poids.

- Et si tu nous expliquais tout ça calmement ?

Un deuxième corps se colla au sien, renforçant leur étreinte. Des paroles l'encouragèrent jusqu'à ce que ses lèvres bougent enfin.

- Il ... Il était ivre. Et triste. Tellement triste. A cause de Sam. Alors j'ai voulu le réconforter. Comme il l'avait si souvent fait avec moi. Honnêtement, je ne sais pas trop comment s'est arrivé. Je ne comprend pas moi-même comment j'ai pu le laisser faire une telle chose. Mais le fait est bien là. J'ai ... passé la nuit avec Bill.

- ...

- Il m'a ... Je ... Je sais pas comment dire. C'était si différent d'avec toutes ces filles ... Presque ... magique. Une petite voix au fond de moi me hurlait de tout stopper. Parce que tout ça n'était pas normal. Parce qu'on était deux mecs. Parce qu'il n'était pas en état de réfléchir à ses actions. Mais je n'ai pas pu. Je voulais ... je voulais qu'il m'aime. Et c'est ce qu'il a fait. Cette nuit là, il ne m'a pas baisé. Il m'a fait l'amour. Quand je l'ai comprit ... quelque chose en moi s'est brisé. Je ...

Il n'y arrivait plus. Bien trop de choses avaient déjà été dites. Maintenant il attendait, anxieux. Le dégoût, le rejet. La haine, peut-être ? Tout simplement parce qu'il n'était pas normal. Mais rien ne venait. Les seuls sons produits étaient ceux de leurs respirations.

Mais pour Gustav, tout devenait enfin clair. Le départ précipité, la noyade dans l'alcool et la drogue. Le désespoir qui semblait ne pas vouloir quitter le guitariste. Il détenait enfin la dernière pièce de ce puzzle.

- Tom ... Il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi avoir agit ainsi ?

- C'est vrai, ça ! Intervint alors Georg. Tu aurais dû nous en parler plus tôt ! On aurait pu t'aider, te conseiller, ... J'sais pas moi ! N'importe quoi pourvu que tu ne finisses pas en loque humaine !

- Tu as l'art et la manière de réconforter les gens, c'est affolent.

- Gus, excuse-moi mais je n'ai pas pour habitude de faire dans la dentelle.

- Ca je le sais, merci !

- Euuuh, les gars ?

Deux têtes se tournèrent vers celui qui venait de les interrompre. Face au regard stupéfait du guitariste, les deux autres musiciens réalisèrent qu'ils s'étaient un tout petit peu éloignés du sujet. Doux euphémisme. Au moins le dreadé avait cessé de pleurer et avait levé les yeux. Jamais en huit ans d'amitié ils ne l'avaient vu si atterré.

- Désolé gamin. On s'emporte facilement.

Une esquisse de sourire lui répondit, mais disparu bien rapidement.

- Dis nous plutôt ce qui t'as mis dans cet état.

- Je ... je suis pas ...

Un nouveau soupir, une main qui passe sur un visage. Les mots se bousculaient en même temps que ses idées. Comment expliquer son aversion envers lui-même ? Il ne devrait pas ressentir ce genre de choses. Et pourtant elles étaient bien là.

- Je ne devrais pas l'aimer.

- Pourquoi ?

- Ce ... ce n'est pas normal. Je ... je suis pas gay, merde ! J'aime trop les filles pour ça ! Pas vrai ?

Le batteur se retrouva face à un regard suppliant. L'idée que le problème de son ami se situe à ce niveau là ne lui avait jamais traversé l'esprit.

- Tom. Ecoute moi bien. Tu es normal. Le fait que tu sois amoureux d'un garçon ne change rien. Personne ne peut te juger par rapport à la personne que tu aimes. Ton coeur a fait son choix, c'est tout. Si ça doit être Bill, et bah ce sera lui.

- Je ... ne vous dégoûte pas ?

Une tape sur son crâne le fit sursauter. Il y porta ses mains, comme pour vérifier qu'il n'était pas blessé. Il s'apprêtait à répliquer verbalement lorsqu'il tomba sur un regard furieux.

- Tu es con ou tu le fais exprès ?!? L'homosexualité n'a rien d'anormal, c'est clair ? D'accord la Bible dit qu'un homme doit aller avec une femme et blablabla. Mais on s'en fout ! T'es croyant toi ?

- Euh ... non.

- Raison de plus ! Tu ne vas pas passer à côté du bonheur parce que trois coincés du cul n'acceptent pas l'évolution des mentalités. Je ne te cache pas que tu n'as pas choisi le chemin le plus facile. Mais ne tente pas de rentrer dans le rang ou dans les normes si ça doit te rendre malheureux.

- Pour l'instant, on ne peut pas dire que cet ... amour ... m'ait apporté quoi que ce soit de positif.

- Tu dois laisser faire le temps. Une belle histoire, ça se construit.

- Pas sûr qu'il y ait quoi que ce soit à construire.

- Comment ça ?

- Eh bien ... Bill n'a pas vraiment l'air d'être ... comme ... moi.

- Homosexuel, Tom. Il faut que tu apprennes à l'accepter. C'est ce que tu es. Alors ne le renie pas.

- Je ne pense pas l'être. Parce que tu vois ... à part Bill, il n'y a personne d'autre. Mais ça ne change rien au fait que je n'ai aucune chance.

- Ne dis pas ça. Toi non plus tu n'aurais jamais pensé à ça avant lui. Alors peut-être que tu vas devoir lui ouvrir les yeux à ton Honey.

La fatigue commençait à le gagner. Un sourire prit place sur ses lèvres en imaginant un possible début d'histoire avec son colocataire préféré. Il se laissa un peu plus tomber contre le torse de Gustav. Il devrait résister contre le sommeil, juste le temps de retrouver son lit. Mais les premiers éléments de son rêve se mettaient doucement en place, l'attirant dans le monde de Morphée.

- Tu crois vraiment que j'ai raison d'espérer ?

- J'en suis sûr.

Ces mots lui réchauffèrent le coeur. Tout n'était peut-être pas perdu finalement. La flamme de l'espoir était là. Pas encore très vive, mais toujours vivante. Pour la première fois depuis des jours, il se sentait bien. Ses deux meilleurs amis ne l'avaient pas rejeté et avaient été jusqu'à le réconforter. Pas de distance entre eux malgré la révélation. Plus de non dits ou de mensonge. Juste un lien encore plus fort qu'avant.

- Merci. Pour tout.

Tout n'était pas encore réglé, mais les choses commençaient déjà à rentrer dans l'ordre. Et qui sait, peut-être qu'il l'aurait sa vie heureuse. En tout cas, il voulait y croire.





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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:

x-au-dela-des-mots-x : Tu n'as rien à dire sur ce chapitre O.o J'vais arrêter de te les donner en correction, si ça continue xD Si ça t'empêche de trouver quoi dire, j'vais pas avoir le choix u_u J'suis convaincante, là ? Nan ? Bah tant pis XD En même temps, tu me donne déjà ton point de vue avant que je publie. Ce qui fait qu'à la fin, ils sont parfaits, donc y plus rien à dire u_u Mes cheveilles vont bien, merci XD
La dernière scène, c'était pour faire un peu sourire les lectrices après les avoir fait pleurer. Ben oui, fallait bien, sinon j'allais me faire tuer ! Ca peut être violent, une lectrice XD Et ton 40 fillette, ne me fait pas peur u_u Si je veux faire une sad-end, je le ferai ! Tu as bien décidé d'arrêter ta fic U_U Alors pas de sermont è_é
Au fait, j'suis désolée de t'avoir posé tant de problèmes avec ce montage é_è

Yanie : Hey, t'es marrante, toi ! C'est pas facile de déballer ce genre de chose é_è Mais naaaan, j'ai jamais dit que Tom se piquait >.< Ou alors j'étais stone quand j'ai écris le chapitre oO J'aime pas les picures, ça fait mal >.< Non non, les deux G n'ont pas de pitié pour Tom. Mais c'est ce que lui pense. ALors que ce n'est pas du tout ça u_u J'le dis pourtant, après XD
Contente que le rérveille made in Georg t'es fait sourire XD Faut avoué que c'est un chapitre plutôt ... dure (ouais, si on veut -.-"). Et heureusement qu'il y a aussi le moment de la fin, sino j'me faisais tuer par les lectrices en furie XD Ton com commençait tout triste, mais à la fin, t'avais l'air d'être montée sur ressorts xD

freiheit89-fic : Bonjour à toi, nouvelle lectrice ^^ Je vois que toi aussi tu es pas mal secouée XD (ne le prend pas mal, hein u_u Je constate juste que le nombre de folle augmente de jour en jour. Rassures-toi, j'en fait partie xD). Tu laisse des coms à trois heure du mat O.o Perso, à cette heure là j elis encore, mais je ne suis plsu assez claire pour donner mon avis -.-"

L'inconnue n°11 : Que veux-tu, les parents sont toujours pour faire chier leur monde -.-" Nan, mon père n'a pas pensé à mes lecteurs quand il m'a coupé le net XD
Tu trouve Simone étrange ? Moi je ne trouve pas vraiment. Elle n'a plus de complicité avec son fils, donc c'est obligé qu'il y ait de la distance. 'fin, j'l'ai vu comme ça ^^ Ca c'est sur, si Tom n'arrête pas ses conneries, son Honey va pas appréçier. Va y avoir du grabuge XD Naaan, j'vais pas les torturer plus qu'ils ne le sont déjà. Plus de non dit, plus de secrets ? Ca, ça reste à voir :p

toumentd1vieficth31 : Tu trouve que l'histoire commence seulement à se débloquer ? O.o Merde alors, j'voyais pas ça comme ça T_T Pour la révélation de Tom, je me suis tout simplement dit qu'il ne pouvait pas continuer à mentir. Il état ai fond du gouffre parce qu'il se sentait anormal et totalement seul. Maintenant que les deux G lui ont foutu un bon coup de pied au cul (c'est juste une image, hein xD), il va pouvoir remonter la pente ^^ Et moi j'vais passer au chose sérieuses ! Mouhahahaha XD

Silent-Bill : Oui je sais, j'ai mis du temps à poster ce chapitre aussi >.< Mais là, je vais essayer de poster plus vite u_u Notamment en changeant de béta (l'autre est biiien plus rapide ^^). En tout cas, je suis contente de voir que je n'ai pas raté ce chapitre. J'avais peur que Tom ai vidé son sac un peu trop vite ^^

minitokio : Nyaaaaa *-* Un long com tout comme j'aime *-* Tu peux pas savoir à quel point ça fait plaisir *-* J' mégare un touuut p'tit peu, là u_u
Oui les twins sont lent à la comprenette XD Mais c'est ce qui fait leur charme u_u Tu sais, on dit toujours qu'on ne voit pas ce qui nous conserne de près. Ben là, c'est pareil. Les deux G comprendront bieeeeen avant les twins qu'il y a un truc de louche.
Vii, j'vais faire une scène de retrouvailles ^^ Mais ça va se passer en deux temps, si je peux dire. Tu comprendras bien assez tôt, ne t'en fait pas u_u Et non, on ne peut pas dire que ce sera "bill tout content" Pauvre Tom, j'vais le faire ramer XD
Et non tu n'es pas crétinne. Tu te laisse juste entraîné par la folie twincest *______*

X-x-rOckstar-fic-x-X : Faut dire qu'à ce moment là, Georg n'avait pas envie de prendre des gants XD Et puis Tom devait en passer par là pour pouvoir enfin affronter la réalité ^^

bill-conscience-tom :Merci d'avoir pris le temps de donner ton avis sur chaque chapitre *-* Quand tu m'as dit que ton ordi avait bouffé tous les coms, j'ai bien cru que tu ne t'y recollerais pas >< Nan mais bon, j'peux pas non plus t'obliger à le faire, hein ^^ Donc merci d'avoir pris ce temps *-* Et d'avoir risquer de te faire surprendre par tes parents. Mais évite de te faire griller, je ne veux pas être responsable xD

Nina : Ah ouais d'accooooord. Quand tu m'as dit que ton com serait long, j'm'attendais pas à ça O.O Mais j'm'en plaint pas, hein ! Au contraire *-* Ah si toutes les lectrices pouvaient faire comme toi ! (j'crois j'aurai fait une crise de nerfs depuis longtemps XD).
Le com à proprement parlé maintenant. Pour les deux G, je n'arrive pas à les voir autrement que comme deux grands frères protecteurs. (c'est pour ça que je n'arrive pas à lire les Tom/Georg ou Gustav/Bill. Beuuh ><), ce qui justifie leur degrés d'inquiétude ^^ Et ouis faut bien qu'ils servent à quelque chose U_U Donc je les déclare officiellement rattrapeurs de connerie tomienne xD Et si tu aime les voir dans ce rôle, sache que ce n'est pas finit ^^ Avec deux têtes de mules comme Bill et Tom, ils vont avoir du boulot U_U
Pour le comportement de Simone, je pense que tu comprendras mieux dans le prochain chapitre. Ou celui d'après, je sais plus >.< Tu le trouveras toujours injuste, mais tu sauras au moins pourquoi la famille de Tom se conduit comme ça avec lui.
Je suis contente que tu ais ressentie tout ça en lisant ce chapitre. Je n'étais pas très sûre de mes mots, j'avais peur de faire trop, d'en rajouter, ou au contraire de ne pas en dire assez suffisament pour les lecteurs comprennent bien ce que je voulais montrer.
Les deux G, surtout Georg, peuvent paraître un peu (beaucoup) remontés contre Tom. Ilne supporte plus d'être mit en dehors de tout ça et veut comprendre comment Tom a pu en arriver là. Et puis quel sorte d'ami serait-il s'il ne s'inquiétait pas ? Il aurait pu faire ça dans la douceur, mais il a bien vu que ça ne marchait pas avec Tom. Il ne s'y prend pas de la meilleure façon qui soit, mais on peut dire qu'il est vraiment à bout.
En ce qui conserne Tom, c'est tout à fait ça. Il a déjà le sentiment d'avoir déçu sa mère, il ne veut pas décevoir aussi ses deux amis. Il est perdu face à Bill, si les deux G lui tourne le dos, il se retrouvera seul.
Pour Bill, les deux G n'auraient jamais imaginé ça. L'idée leur avait effleuré l'esprit (si je me souvient bien de ce que j'ai écrit) mais ils ne pensaient pas que cela prendrait de telles proportions.
Et bien évidemment, je ne pouvais pas faire cette discussion sans parler de Bill. Il est directement concerné même s'il l'ignore. Et bien entendu, je ne pouvais pas laisser Tom sans rien dire. Le voir s'énerver parce que les deux G accusent Bill était, je dois bien l'avouer, particulièrement plaisant. Ne vois pas là un acte de sadisme ^^ J'aime juste le voir prendre la défence de son Honey xD
J'espère avoir réussi à "surprendre" les lecteurs sur le fait que Tom est terrifié à l'idée d'aimer un homme. Plutôt étrange que ce soit ce point qui le dérange, plutôt qu'autre chose. Mais je ne voulais pas non plus une trop grande prise de tête, sinon ma fic aurait encore traînée en longueur >.<
Pour ton retard, je ne peux pas te blâmer. Je ne suis pas vraiment dans les temps non plus >.< (je crois qu'entrer en fac à été ma plus grande conneire --"). J'attendrais tes coms, même si tu met deux mois à les poster XD Enormes bisoux à toi ! <3




Sans oublier :
croate-powaaa, monangetenebreux, yayayaoi, Marie, Stern-dans-la-place, tokiohotel-amour-fanfic, x-verloren-x, , oOo-fic-tom-bill-fic-oOo, lovestoryabouttwins,harrypotterslash, hocmundo, ich1liebe1bill, xBILL-tom-YaOix, toi-moi-noublie-jamais, nanou34, Alison, 0ne-sh0t-th-83, new-fic-th83, th-zac-ma-vie, bleibtxmitxmir, Love-boat-yaoi, audrey, iversblanc, fiic-bill-tom-th , warum-illustration, tom-alex-kaulitz, x-yaoii-kaulitz-x et à Kisa





Elle a mit le 69ème com
-> fiic-bill-tom-th


CherryHitomie*

# Posté le lundi 04 août 2008 05:36

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 07:03

Chapitre 29 : Noël par téléphone

Chapitre 29 : Noël par téléphone
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* Paroles de Bill(17 ans)
* Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
*Paroles de Simone



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Deux frères, deux mondes
Chapitre 29 : Noël par téléphone


Lorsqu'il s'était réveillé, la première chose que Tom réalisa c'est qu'il ne se trouvait plus sur le sol de sa chambre mais bel et bien dans son lit. Il constata également que tout semblait avoir été rangé, nettoyé, effaçant toute trace de ses derniers jours. Il supposa que Gustav et Georg n'y étaient pas pour rien. Remarquant leur absence, il décida de se lever pour partir à leur rencontre. Il n'aurait pas à les chercher bien longtemps. Ses pas le conduisirent automatiquement au rez de chaussée, dans cette pièce qu'ils avaient aménagé pour leurs répétitions. Déjà au bout du couloir il pouvait entendre les premières notes de leurs instruments. Avec une certaine appréhension, il franchit le seuil de la porte. La mélodie se tue, accentuant son angoisse. Mais deux sourires et un signe de tête en direction de sa guitare firent envoler ses peurs. Pas besoin de mot, tout avait déjà été dit. La vie reprenait son cour, mais cette fois, sans secret.

***************

Dans l'allée menant au garage, Simone empilait les valises dans le coffre de sa voiture, laissant supposer à Tom que leur voyage ne durerait pas uniquement le temps des fêtes en famille. Démoralisé, il préféra ne pas y penser pour le moment. Assis sur les marches du perron, il écoutait Georg et Gustav se chamailler, encore une fois. Un sourire vint fleurir sur ses lèvres. Il avait toujours été conscient de leur présence à ses côtés. Mais aujourd'hui, c'était comme s'il le comprenait pour la première fois. Des amis, ça vous soutient, quoi que vous fassiez. Ca ne vous juge pas, ça vous remonte le moral. Ca se tient près de vous pendant les coups durs.

- Tom, il va falloir y aller.

Il poussa un soupir puis se leva. Combien de temps encore devrait-il endurer toutes ces idioties ? Résigné, il se tourna vers les deux G et les étreignit chacun leur tour. Cette scène avait des airs d'adieu. Ce n'était pourtant pas le cas. Un dernier regard, un dernier signe de la main et le guitariste se dirigea vers la mondeo de sa mère. Une main le retint, l'agrippant par la manche :

- Tu devrais appeler Bill ce soir. Ou demain. Mais s'il te plait, téléphone lui.

- Euh je ... suis pas sûr d'en être capable.

- Il se fait beaucoup de soucis pour toi.

Le musicien baissa la tête, comme pris en faute. Bill multipliait les appels mais lui refusait de décrocher. Il n'était pas certain de pouvoir lui parler sans faire de faux pas. Mais à force de se murer dans son silence, il risquait de finir par le décourager. Dans les deux cas il le perdait.

- J'le ferai, t'en fait pas.

Un autre cri de sa mère le rappela à l'ordre. De mauvaise grâce, il traîna les pieds jusqu'à la voiture et s'intalla côté passager. La conductrice semblait d'humeur joyeuse, mais lui n'avait pas la moindre envie de se rendre dans le trou perdu qu'habitait ses grands parents. Le véhicule démarra, prêt à le conduire en enfer. Il aperçu dans le rétroviseur ses deux amis qui lui adressaient un dernier au revoir. Il aurait donné n'importe quoi pour rester. Maintenant que quelqu'un était enfin au courant de sa situation, il aurait voulu en parler. Pour essayer de comprendre comment ça avait pu arriver, mais aussi afin de savoir quel comportement adopter. Résigné, il chercha son ipod dans le sac qu'il avait pris avec lui et se barricada avec ses écouteurs dans les oreilles. Le volume était peut-être un peu fort, mais au moins il n'entendrait pas la voix de sa mère lui faire des reproches ou lui poser des questions sur sa vie. Il n'avait aucune envie d'engager un semblant de discussion. Le front appuyé contre la vitre, il regardait le paysage défiler. Les deux heures qui le mèneraient à Böhlen lui paraissaient soudainement bien trop courtes.

***************

Le bruit d'une portière qui claque le réveilla en sursaut. Sortant doucement de son sommeil, il réalisa que la mondeo s'était arrêtée et que sa mère n'était plus au volant. Un coup d'oeil jeté par la fenêtre lui permit de reconnaître la maison de ses grands parents. D'autres véhicules aggrémentaient déjà la cour. Il restait sur son siège, n'ayant aucune envie de descendre. L'idée de passer les fêtes ici sans bouger lui traversa l'esprit. Juste avant que Simone ne l'appelle.

- Tu viens m'aider à décharger le coffre ?

Il poussa un énième soupir. Encore quelques minutes avant de devoir se méler à la foule. Il se décida finalement à descendre et empoigna les deux valises les plus proches. Les bras chargés, sa mère le précéda, l'entraînant dans la demeure de son enfance. Cette dernière eu à peine le temps de poser un de ses bagages afin de sonner, que la porte s'ouvrit d'elle même. Comme si leur arrivée était surveillée. Devant eux, se trouvaient maintenant ses grand parents, avec ce qui leur servait de sourire de bienvenue. Il aurait plus facilement dit que leurs bouches étaient tirées en un rictus de dégoûts. Mais là encore il devait sûrement psychoter selon Simone. Celle-çi entra sous l'invitation. Tom se cherchait un endroit paisible et à l'écart du monde. Mais comme si les ancêtres l'avaient prévu, tous les recoins possibles pour une discrète évasion étaient condamnés. Il soupira. Il allait devoir les affronter tours à tours. Suivant sa génitrice de près, il essuya les regards noirs de dégoûts ainsi que les sourires faux. Et ses épaules s'affessèrent malgré tout. Après toutes ces années, ce refrain sordide des fêtes de Noël se répétait et l'affectait toujours autant. Ce qu'il détestait le plus ? Les chuchottements sur son passage. Ou alors, les conversations qui se stoppaient lorsqu'il s'approchait pour parler. Chose qu'il refusait de faire de plein gré mais qu'il exécuta cependant. Il continua d'avancer les yeux presque baissés, en se demandant s'il verrait le bout de cette soit disant embrassade de bienvenue. Tom réalisa alors qu'une fois de plus, ils étaient arrivés bons derniers. Il continuait de saluer les membres de sa famille comme un robot, ne cherchant pas à savoir qui il avait en face de lui, lorsque la personne qu'il était censé saluer l'entraîna à l'écart :

- Comment va mon cousin préféré ?

Reconnaissant la voix d'Ava, il releva la tête et sourit enfin. La jolie rousse le prit dans ses bras quelques instants. Elle repoussa l'une de ses mèches bouclée avant de reporter son attention sur lui. De toute la famille, elle était bien la seule qui le traitait comme une personne normale. Elle jeta un coup d'oeil aux adultes, puis constatant qu'ils en étaient toujours aux salutations et aux formules de politesse, elle le conduisit jusqu'à la véranda, loin des oreilles indiscrètes.

- Dis moi tout. Qu'est-ce que tu deviens ?

- Ben ... toujours le même.

- Encore un tableau de chasse impressionnant ?

Cette question le fit sourire. Si elle savait ! Mais comme à son habitude, elle ne lui laissa pas le temps de répondre et commença à lui raconter tout ce qu'il s'était passé dans sa vie depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Elle était comme ça. Très gentille, mais beaucoup trop bavarde. Pourtant, cela ne dérangeait absolument pas Tom. Il adorait voir sa bonne humeur, ses mimiques, tous ses petits mouvements qu'elle faisait sans s'en rendre compte lorsqu'elle parlait. Aucun ne savait depuis combien de temps ils étaient là lorsque la porte s'ouvrit, laissant entrer Simone.

- Vous venez les enfants ? On va bientôt passer à table.

La jeune fille ravala sa réplique, grognant qu'ils n'étaient plus des gosses. A contre coeur, Tom s'apprétait à suivre sa mère lorsque sa cousine l'agrippa. Son air sérieux ne présageait rien de bon. Elle chuchota, comme si elle avait peur de se faire surprendre :

- Il y a quelque chose dont il faudra que je te parle. En privé.

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et rejoignit le reste de la famille, un sourire de nouveau sur les lèvres. Le musicien ne la suivit pas tout de suite. Toute cette histoire commençait à devenir louche. Mais si Ava était en mesure de lui apporter des réponses, il n'allait certainement pas refuser.

***************

Allongé sur son lit, ses bras croisés derrière sa tête, Bill fixait le plafond sans vraiment le voir. Les premiers invités arriveraient dans moins d'une heure. A l'étage en dessous, ses parents s'afféraient dans la cuisine, l'angoisse les gagnant peu à peu. Il avait préféré s'éclipser, génant plus qu'autre chose. Lucie avait des tonnes de petits rituels qu'il ne respectait pas toujours, ce qui avait le don de la stresser. Comme chaque année, il fallait que tout soit parfait. Bill ne s'en plaignait pas. Il devait bien avouer que côté organisation, sa mère était douée. Mais à quel prix ? Alors comme à chaque grande fête, il avait déserté, laissant Julien subir seul l'ouragan Lucie.

Malgré toutes les décorations et la bonne humeur ambiante, il ne parvenait pas à pleinement profiter de l'effervescence qui gagnait tous ses proches. Tous les jours il avait essayé de le joindre. Mais il n'avait pas décroché une seule fois. Avait-il dit ou fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? Georg et Gustav lui conseillaient d'attendre. Facile à dire. Cette histoire lui plaisait de moins en moins. Il commençait par disparaître sans prévenir, puis ne répondait pas au téléphone. Quel amis serait-il s'il ne s'inquiétait pas un minimum de cet étrange silence ? Les deux G pouvaient dire ce qu'ils voulaient, lui commençait sérieusement à se faire du soucis.

Un fracas assourdissant et répétitif lui indiqua que quelqu'un empruntait l'escalier sans aucune douceur. Il entendit les pas longer le couloir puis se stopper devant sa porte. Celle-çi s'ouvrit brusquement, laissant apparaître une tête hirsute aux longs cheveux blond parsemés de mèches bleues. Avant qu'il n'ai pu esquisser le moindre mouvement, l'arrivant lui sauta dessus et l'entraîna dans une étreinte auquel il répondit. D'abors surpris par la nouvelle couleur de cheveux de son amie, il reconnu finalement Mel.

- Y a que toi pour faire des entrées fracassantes comme ça !

- Ose dire que tu n'es pas heureux de me voir !

Un petit rire lui échappa tandis qu'il resserrait ses bras autours de ce corps qu'il connaissait par coeur. Il avait toujours été quelqu'un de très tactile, mais ces derniers temps il ressentait un besoin toujours grandissant de contacts. La jeune fille se détacha finalement de son frère et s'assit en tailleur, le fixant en silence. Elle pensait que la percpetive de cette soirée lui aurait remonté le moral mais elle s'était visiblement trompée. Tout ça à cause de cet abruti de colocataire.

- T'as toujours pas de nouvelles, c'est ça ?

Il soupira tout en hochant la tête de gauche à droite. Il se trouvait ridicule et pourtant ne parvenait pas à tourner la page. Plus que la colère, c'était la culpabilité qui le rongeait. Il savait que Tom avait des problèmes lorsqu'il était seul mais il ne pouvait pas non plus passer son temps à le coller. Peut-être aurait-il dû l'inviter à passer Noël ici ?

- Arrête de te prendre la tête avec lui. Tu vas finir par me rendre dingue.

- Excuse-moi.

- C'est plus fort que toi, je sais. Mais tu vas quand même pas rater une super soirée à cause de lui ! Si ça se trouve, il est entouré de filles super sexy et s'éclate comme pas possible.

- Ou alors il est au bord du suicide.

- Bill ...

- D'accord, d'accord. Je me tais. Et j'arrête de délirer.

Elle se mordit la lèvre pour éviter de laisser s'échapper ses dernières pensées. Pour elle, cette inquiètude n'était pas tout à fait normale. Mais elle refusait de le lui faire comprendre. Pas question qu'il prenne conscience de son propre comportement. Elle risquait de lui faire réaliser certaines choses qu'il n'était peut-être pas prêt à admettre.

- Au fait, où est Jezz ?

- En bas. On est venu ensemble mais ta mère l'a réquisitionné.

Il s'imagina aussitôt la scène et douta que leur ami en sorte vivant. Le sentant un peu moins mélancolique, Mel lui agrippa la main et l'obligea à se lever. Le tenant toujours, elle commença à courrir et dévala les escaliers. Ils se retrouvèrent rapidement au salon, s'occupant des derniers préparatifs. Peu à peu, il se laissa emporter par la bonne humeur communicative de sa petite soeur et la suivit avec entrain lorsqu'elle commença à enchaîner les quantiques.

La sonnette de la porte d'entrée les interrompit finalement. Ils se fixèrent l'espace de quelques secondes, avant de se mettre à courire en direction du hall. Se chamaillant et se poussant légèrement, c'était à celui qui ouvrirait la porte en premier. Le couloir étant trop étroit, la blonde aux reflets bleus se retrouva bloquée par un meuble alors que l'androgyne la distançait. Atteignant finalement son but, il posa sa main sur la poignée et l'actionna. Mais au lieu de recevoir ses invités, il se tourna vers son adversaire, lançant un :

- J'ai gagné !

L'interpellée croisa les bras, boudant légèrement. Les nouveaux arrivants ne s'en formalisèrent pas, désormais habitués à ce genre d'accueil. La maîtresse de maison vint à leur rencontre, tandis que Bill consolait la jeune fille par un câlin. Discrètement, Lucie posa un regard sur son fils. Son comportement de ces derniers jours la préoccupait un peu, mais le voir sourire ainsi la rassurait enfin.

***************

Rapidement, le maître de maison demanda à tout le monde de prendre place autours de la table. Tom s'exécuta sans rien dire. En face de lui, sa tante Adèle. Ô joie. A ses côtés, son cousin Lukas. Venu seul, pour une fois. Aurait-il eu peur que sa petite amie soit aussi infidèle que les autres ?

Lentement, les langues se délient, les anectodes ressortent des tiroirs. Il ne disait rien et se contentait de regarder passer les plats. Son estomac noué ne lui permettrait pas d'avaler quoi que ce soit. Seule Ava lui adressait la parole, au prix de nombreux regards noirs. Ce qu'elle lui a dit un peu plus tôt le perturbait. Ils ne pouvaient pas s'éclipser maintenant sous peine de se faire surprendre. Il prenait donc son mal en patience mais s'inventait diverses théories.

Les heures passant, il avait finit par laisser tomber ses scénarios catastrophes, térrassé par l'ennui. Ce genre de repas de famille est naturellement long. Mais lorsque personne ne vous adresse la parole, les minutes semblent défiler encore plus lentement. Sa tête négligement soutenue par sa main gauche, le guitariste trituerait ses petits pois, priant pour que tout cela se termine vite.

Les conversations allaient bon train, et la bonne humeur règnait dans le salon. Lassé de jouer avec la nourriture présente dans son assiette, Tom se leva discrètement et quitta la pièce. Comme il s'y attendait, personne ne fit vraiment attention à lui, ce qui facilita son échappée. Il récupéra son manteau dans la penderie de l'entrée puis emprunta les escaliers jusqu'à l'étage supérieur. Il longea le couloir, passant devant diverses chambres et autres salles. Arrivé au bout du corridor, il leva les yeux au plafond. Rapidement, il repéra la fine corde et s'en empara, faisant ainsi descendre l'escaliers menant au grenier. Il gravit les marches puis referma le passage derrière lui. A taton, il chercha l'interrupteur qu'il actionna. Sa première constatation fut que ses grands parents n'étaient visiblement pas montés ici depuis plusieurs années à en juger par la couche de poussière accumulée au fil du temps sur les meubles et le sol. Il ne s'attarda pas sur les montagnes de souvenirs bazardés en ce lieu mais se dirigea vers le velux, qu'il ouvrit. Il grimpa sur la première caisse à sa portée puis se glissa dehors par l'ouverture menant au toit. Prudemment, il s'assit sur les tuiles couvertes de neige, rapprochant ses jambes de son torse. Sortir en pleine nuit d'hiver n'était peut-être pas la meilleure idée qu'il ait eu. Mais au moins ici, il serait tranquille. Il avait découvert cet accès plusieurs années auparavant, lorsque plus jeune, sa mère l'obligeait à passer ses vacances scolaires dans cette maison.

Il prit son téléphone à deux mains, comme s'il avait peur de le laisser s'échapper, puis fit défiler les noms de son réperoire jusqu'à Honey. Il fixa l'écran, indécit. Il soupira avant de se laisser tomber en arrière. Il était monté jusqu'ici pour pouvoir appeler son colocataire sans se faire prendre, et maintenant qu'il était à l'abrit des oreilles indiscrètes, il hésitait. Lui même avait refusé toute conversation téléphonique depuis qu'ils avaient quitté le lycée. Alors comment savoir de quelle manière allait réagir Bill ? Mal, probablement. Et il aurait raison.

Les yeux fermés, il inspira puis expira, cherchant à se calmer. Préférant mettre toutes les chances de son côté, il se mit en numéro caché. Il appuya finalement sur la touche verte, faisant ainsi résonner le « bip » caractéristique d'un appel. Une sonnerie. Puis deux. Puis trois. Il commençait seulement à réaliser ce que le brun avait dû ressentir chaque fois qu'il avait essayer de le joindre. Le stresse qui monte à chaque nouveau signal sonore. La déception de constater que l'interlocuteur n'a toujours pas décroché. Et en même temps, l'angoisse que l'autre ne réponde jamais. Et puis finalement :

- Harkins à l'appareil.

- Honey ? C'est Tom.

Pas de réponse. Juste une respiration régulière qui lui permit de savoir que son ami était toujours là. Il pouvait entendre également des éclats de rire, de la musique. Ca lui donnerait presque envie de sourire tant l'ambiance festive était communicative. Les bruits s'éloignèrent, avant qu'une porte ne claque. Il entendit le son caractéristique du bois qui craque et en conclue que son colocataire était en train de gravir un escalier. Mais toujours pas le moindre mot de prononcé.

- Honey ?

- ...

- Bill ...

Le musicien soupira, désespéré. Il avait imaginé une toute autre scène de retrouvailles. Mais il devait bien admettre que le comportement de son interlocuteur était justifié. Lui-même avait délibérément ignoré chacun de ses appels. Il n'avait donc qu'un juste retour des choses.

- Bill, j'suis désolé. Sincèrement. Je ... je sais même pas quoi te dire. J'ai agis comme un con avec toi.

- ...

- J'comprends que tu m'en veuille.

- ...

- Dis quelque chose, s'il te plaît. N'importe quoi ! Cris-moi dessus, je le mérite ! Engueule-moi, hurle ! J'sais pas, moi ! Mais réagis ! J't'en prie ... J't'en supplie ... Parle-moi.

- ...

- J'te demande pardon Honey. J'te jure que tout ça c'était pas contre toi. Tu sais que ... j'vis pas une situation très facile avec ma famille.

Il était en train de mentir, il en était conscient. Mais il ne pouvait pas lui avouer que son silence était dû à une remise en question de sa sexualité depuis qu'une certaine nuit avait eu lieu.

- C'est pas une excuse, je sais. Mais je ...

De nouveau un soupir. A l'autre bout de la ligne, l'androgyne s'est installé sur le rebord de sa fenêtre et regardait tomber la neige. Il se moquait bien de ses excuses. Ce qu'il voulait, c'est comprendre pourquoi Tom l'avait rejetté de cette façon. Il ne demandait pas de grandes explications lorsqu'il téléphonait. Juste quelques mots pour le rassurer. Pour lui prouver que toutes ces belles paroles n'étaient pas que du vent. Il n'entendait même plus les mots prononcés. Tout ce dont il avait conscience était cette voix qui tremblottait étrangement. Un sanglot mal dissimulé, un autre qu'on n'a pas réussit à retenir ...

- Honey ... Bill ... S'il te plaît. M'abandonne pas. J'ai besoin de toi, tu le sais.

- Pourquoi ?

Un soupir de soulagement se fit entendre. Le brun pût sans peine imaginer le sourire timide qui vint prendre place sur les lèvres du guitariste. Lui n'eut aucune réaction, les yeux perdus dans le vide. Il faisait sans doute une montagne d'un rien. Et pourtant il voyait ce trop long silence comme une trahison.


- Pourquoi quoi ?

- Pourquoi tu n'as jamais répondu à mes appels ? Pourquoi tu es partis sans rien dire ? Pourquoi tu m'as promis un roman d'amitié si tu n'as pas envie de me parler ou de me voir ?

- Non ... non, tu te trompes Honey. Je donnerai nimporte quoi pour te voir en ce moment. Mais je ... j'avais besoin d'être seul. Certaines choses dans ma vie viennent de changer et je ... voulais faire le point. Pour les accepter. Ca n'a rien contre toi, je te le promets. Je voulais pas te blesser.

- Alors pourquoi tu l'as fait ?

- Pardon Honey. Pardon.

- ...

- Je ... je suis pas doué avec les mots. Avec les gestes non plus, d'ailleurs. Mais je suis vraiment vraiment vraiment désolé de t'avoir fait de la peine. C'est pas ce que je voulais.

- Je sais que la vie c'est jamais tout rose. Mais avec toi, je sais jamais comment va se passer le jour suivant. J'ai l'impression ... que tu recules chaque fois que je m'approche un peu trop de toi. Alors j'en viens à me demander ... si tu veux vraiment de moi dans ta vie.

Un silence pesant qui s'installa suite à une demande un peu étrange. Dans l'esprit de Bill, tout se jouait ce soir. Soit ils poursuivaient leurs chemins ensembles, soit leur brève histoire se voyait affublée d'un point finale. Pour Tom, la situation n'était guère plus simple. Il était encore trop tôt pour tout dévoiler. Mais pas question que tout s'arrête.

- Bill. Je sais qu'avec toi, j'ai fait pas mal d'erreurs. Mais cette fois, tout est clair dans ma tête. J'ai profité de ces derniers jours pour tout mettre à plat. Et ... j'en ai conclue que je ne voulais pas te perdre.

Des mots lourds de sens qui peuvent être compris de différentes manières. Est-ce à ça que ressemblera désormais leurs discussions ? Le musicien attendit, les nerfs à fleur de peau. Il pensait avoir tout dit et ne voyait pas quoi rajouter d'autre pour sa défence. De son côté, le brun pesait le pour et le contre. Il avait envie d'y croire. Après tout, leur début aussi avait été chaotique. Et pourtant ils avaient passé de bons moments ensemble. Alors peut-être qu'il pourrait ... remballer son égos et admettre qu'effectivement, la solitude est parfois la meilleure conseillère. De plus, il devait bien reconnaître que le poids qu'il avait sur le coeur s'était envolé dès les premières excuses prononcées. Un reniflement à peine caché lui rappella qu'il n'avait toujours rien répondu. Un petit sourire orna enfin son visage et c'est d'une voix enfantine qu'il reprit :

- Darling ?

- Hum ?

- J'peux te dire un secret ?

- Bien sûr.

- Tu m'as manqué.

Des yeux qui s'écarquillent sous la surprise tandis que des joues s'empourprent. Il ne sentait plus la morcure du froid, mais constata que son rythme cardiaque s'accélérait. Il remercia le ciel que son interlocuteur ne puisse pas le voir. C'est dans un murmure qu'il répondit :

- Toi aussi. Tu n'imagines même pas à quel point.

Au loin, il peut entendre les cloches de l'église qui se mettent à sonner. Il regarde sa montre et constate qu'il est déjà minuit. Il pose son regard devant lui. A plusieurs dizaines de kilomètres de là se trouve son premier amour. Et bizarrement, ça lui fait chaud au coeur.


- Joyeux Noël Honey.

- Joyeux Noël Darling.



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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:

x-amours-th-x : On le sait qu'ils sont beaux tes montages, c'est bon XD Pour l'ambiance des fêtes en famille, j'ai pas eu à chercher bien loin --" Néanmoins, merci de m'avoir aidé pour ce foutu passage ^^
Ton 40 fillette ne me fait plus peur, mais peut-être que Tom tremble en le voyant, je sais pas XD Même si quelque chose me dit que toi aussi tu tremblerais devant lui u_u J'connais pas sa pointure, mais ça ne doit pas avoir grand chose à voir avec mon 35 XD
Mais naaaan, Mel n'est pas stupide. Elle refuse simplement que son grand frère s'accroche autant à un inconnu. Je crois que je vais faire un petit pasage quelque part dans la suite pour montrer à quel point elle a horreur des nouveaux venus dans leur groupe. C'est une idée à creuser u_u
Pour la conversation téléphonique, je me suis dit que je devais me lâcher u_u J'ai fait languir mes lectrices avec les caractère de merde de mes perso, je pouvais bien mettre un chouille de guimauve XD Et puis le "J'peux te dire un secret" si tu savais le sourire que j'avais quand je l'ai écrit XD J'espère que tu aimeras autant le chapitre des réconciliations physiques *-*

silent-bill : Tu ne croyais tout de même pas que leur réconciliation se ferait en un claquement de doigts ^^ Bill a été beaucoup déçu par Tom, il n'allait pas passer l'éponge aussi facilement ! L'idée de le faire ramper devant lui m'a éffleuré l'esprit XD Mais par téléphone, c'est un peu dure u_u
Pour moi, la famille de Tom n'est pas particulièrement bizarre. Juste extrêmement conne --" Et pour Ava, tu pense bien que j'ai fait exprès de ne rien dévoiler pour le moment ^^ Mais ça viendra. Pour le moment, la prochaine étape est les retrouvailles en vraies *-*

minitokio/ toi-moi-et-eux-nous-deux : J'ai jamais dit que Bill avait cru l'explication de Tom XD Mais j'ai pas dit le contraire non plus. Lui-même ne sait pas trop quoi en penser. J'aurai dû insister sur ce point --"
J'suis désolée de t'énerver à les faire se tourner autours >< Mais c'est là tout l'intérêt de la fic XD Selon moi, en tout cas ^^ J'adore les voir hésiter, espérer, déprimer, ... *-*
Pour ton blog minitoki, j'dois avoué que j'ai essayé de le lire. Mais j'm'y perdais grave entre les pensées des perso, les consciences et les dialogues. J'ai besoin de trucs simples, moi XD Et j'ai tendance à jarter les consciences, aussi ^^ J'te préviens sur l'autre, y a pas de soucis ^^

toumentd1vieficth31 : Alors là pour le parallèle avec ta propre existence, j'avoue que j'en avais pas la moindre diée O.O Jusqu'à preuve du contraire, je connais pas ta vie >< Mais je connais ce genre de situation.
Pour la raison du comportement de la famille de Tom et ce que doit lui dire Ava, tu auras tes réponses dans le chapitre 31, si je ne me trompe pas. J'm'embrouille toute seule, ça devient grave XD Et c'est bien normal que j'apporte des réponses et des questions à chaque chapitre ! Faut bien que je vous donne l'envie de revenir lire la suite ! lol.
Et oui, on peut voir chaque chapitre comme un de mes bébés XD Même si je pencherais plutôt pour la fic en elle-même. EN tout cas, elle me prend autant de temps qu'un marmot et commence à me filer des ch'veux blanc XD

zizi-invisible : Tu n'aime pas quand ça part trop dans la guimauve ? é_è Crois-moi, y a des fois où je me retiens sévère XD Pas de critique alors ? Merde, j'pourrai pas déprimer dans mon coin parce que j'ai déçu trop de lectrices xD Sinon, oui je veux bien ta nouvelle fic. J'ai pas énormément de temps à moi, mais pour du yaoi je trouve toujours ! lol. Elle parle de quoi ? *-*

tite-quebeke : Nan, je suis pas petite XD Mais ça fait bizarre de lire "la grande" quand tu parles de moi. Oui je suis jamais contente XD L'hiver est déjà bien présent là bas ? Mais quand est-ce qu'il fait beau, au Canada ? oO C'est dix mois d'hiver par an, ou quoi >.<
T'es pas allé voir Kain T_T Moi qui voulait que tu me racontes ! Ben oui, tu as plus la possibilité que moi d'aller les voir u_u J'vais pas traverser tout l'océan pour un concert XD Quoique ... ce serait pour TH, je dirais pas non :p Tu vas en Italie ? J'adorerai visiter ce pays *-* Mais pour l'instant, direction berliiiiin *-* J'ai trop hate !
Je connais An Café, mais que de nom. J'arrive pas à trouver leurs chansons --"

Yanie : hey j'avais dit que les hapitres seraient plus longs ^^ Six à sept pages, maintenant u_u Ca rigole plus XD POur la famille de Tom, c'est pas vraiment qu'ils sont fermés d'esprit. Après tout, il n'a rien fait. Mais tu comprendras tout dans deux chapitres ^_^ Faut pas pleurer pour Tom u_u Il s'est fait à l'idée depuis le temps. Rooooo mais fous lui la paix à Mel XD Elle est possessive, c'est tout ! lol. Mais pour le fait qu'elle passe les fêtes chez Bill (tout comme Jezz), je l'ai dit dans les chapitres précédents ^^ C'pas bien, t'as pas suivit xD
Attends si Bill et Tom se sont réconciliés le jour de Noël, c'est pas un hasard non plus, hein XD J'avoue que je me suis amusé à écrire ce passage *-* J'voulais faire ramer Tom à mort XD Mais j'ai pas pu m'empêcher de finir sur une notre positive *-*

Nina : Passons à toi, très chère Nina *-* J'te comprend tout à fait. Cest toujours quand je veux me plonger dans une fic qu'un abrutit vient m'emmerder --" C'pas péjoratif, mais parfois les gens me gonflent XD Mais dis-moi, c'est quoi ces horraires de merde O.o
Naaan, Tom en a déjà assez bavé, j'allais pas en plus le faire dormir par terre XD Tu sais à quel point c'est inconfortable ? Une horreur u_u
Pour l'indifférence de la mère de Tom, tu verras que tout te semblera logique par la suite. 'fin, c'est ogique pour moi XD Mais peut-être un peu tordu pour les autres ^^ Tu sais, au fond ce séjour familiale ressemble à beaucoup d'autres. Donc dans ma vision des choses, il ne s'en rappellera pas plus qu'un autre. Et c'est sûr, c'est pas sa mère qui va l'aider dans sa vie sentimentale -.-" Mais bizarrement, j'aime ce personnage ^^ Parce que si elle n'avait pas agis comme ça, Tom ne serait jamais devenu ce qu'il est. Et donc, sa "relation" avec Bill serait totalement différente.
Tu rigole ais j'y ai déjà songé à passer Noël dans une voiture XD Quand t'as vraiment mais alors vraiment pas envie de voir ta famille, même une voiture te parait un refuge merveilleux u_u
Tu apprendras par la suite, que la famille de Tom a, tout comme la mère, une raison à toute cette haine. Tom n'a rien fait ni rien demandé à personne, ça lui ai juste tomber dessus. Et non, leur méchanceté n'a rien à voir avec le fait que Tom a un jumeau ^^ C'est encore plus "pervers" que ça. Mais tu auras toutes tes réponses (enfin je crois) dans les chapitres 31 et 32 ^^ Un voile de mystère sera levé ! lol.
Pour le personnage d'Ava, je me suis dit que je devais mettre une touche positive dans ce tableau déjà bien noir. Et puis j'avoue qu'elle m'est bien utile puisque c'est elle qui va révéler un véritable boulet de canon à son cher cousin. A part elle, je ne voyais pas qui pouvait le faire ^^
Deuxième partie : Je trouve le comportement de Bill tout à fait normal. Quand une personne s'enfuit sans rien dire, on ne peut pas s'empêcher de culpabiliser. Parce qu'on est peut-être responsable de ce départ, mais surtout parce qu'on a pas vu les signes avant coureur qui auraient pu nous faire penser que quelque chose n'allait pas.
Mel, tout comme Jezz, a comprit pas mal de choses. Mais tous deux ne veulent que le bonheur de leur ami commun. Le problème, c'est que Mel ne veut plus lui faire prendre le moindre risque. Mais si elle continue comme ça, Bill ne vivra jamais rien ^^
Pour l'affrontement téléphonique, je me suis longtemps demandé comment j devais le faire. Bien sur, Bill ne devait pas céder tout de suite. Mais comme Tom ne pouvait rien dire, 'jai un peu ramer pour ce passage. POur tout te dire, je l'ai écris à trois heures du mat' après m'être réveillé en sursaut. J'avais carrément rêvé la scène, il fallait que je l'écrive. J'ai affronté trois étages d'escaliers qui craquent à chaque pas pour récupérer mon ordi XD Heureusement que je ne me suis pas fait griller u_u
Je vois que tu as très bien compris l'utilisation des surnoms ^^ Tom l'utilise comme approche, alors que Bill l'utilise pour montrer son pardon. Malgré moi j'ai gagatisé en imaginant la scène *-* J'suis incorrigible XD Pour la réconciliation physiques, je ne pense pas rajouter des problèmes ou des hésitations. Ils en ont déjà pas mal baver, j'vais pas les enfoncer encore plus.
Pour le fait que Tom ait recommencé à se dorguer, je cherche un moyen de l'inclure dans mes chapitres. Mais où que je le case, ça fait tâche --" J'suis pas rendue ... Pour toutes tes autres questions, je ne dirai rien pour le moment. J'vais pas gacher le suspence ;)





Sans oublier : hocmundo, musikalex20, bleibtxmitxmir, t0ki0-h0tel-fific, xlolipopsx, ma-vie-avec-th-3x , Love-boat-yaoi, tokiohotel-amour-fanfic, x-my-fiction-t-hotel-x, th-zac-ma-vie, xbillxlindax,x-tom-brech-aus-x, xxx-p3tiit3-3toiil3-xxx.skyrock, x-billou-fic-x, Kisa, thebestistokiohotel, harrypotterslash, hapiin3sse, CherryBlossom, xBILL-tom-YaOix, yayayaoi, x-verloren-x, charlotte1215, warum-illustration, L'inconnue n°11, x-x-rockstar-fic-x-x, carpe-diem--x et Meg



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Petite mise au point : Je l'avoue, j'en ai marre de prévenir dans le vide. Aussi, à partir de maintenant, je ne préviens que les personnes ayant laissé un com sur le chapitre précédent. Je ne voulais pas en venir là, mais toutes vous prévenir prend un certain temps, et certaines d'entre vous ne donne jamais signe de vie. Cela me prend d'autant plus de temps que j'ai horreur du simple copier/collé.
Je suis désolée
.



CherryHitomie*

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 04:46

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 05:51

Chapitre 30 : Retour à Malmedy

Chapitre 30 : Retour à Malmedy
Avant toute chose, sur la demande de la demoiselle qui me fait mes montages, je tenais à mettre les choses au clair avec un touuut petit message : LA PREMIERE QUI PREND LA PARTIE DE L'IMAGE AVEC BILL ET TOM, J'FAIS DESACTIVER SON BLOG è.é Et la propriétaire de la dite image se chargera de massacrer l'inconsciente qui sera passée outre ces menaces. C'est un souvenir du Parc des Princes, donc don't touch, please !

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Malmedy
*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
*Paroles de Mood(17 ans)
Thuringe
*Paroles de Bill(17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz(26 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie
*Paroles de Julien
*Paroles de Ava (17 ans)




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Deux frères, deux mondes
Chapitre 30 : Retour à Malmedy

Traînant difficilement sa montagne de baggages derrière lui, Tom atteignit enfin la porte de son appartement. Il n'avait croisé personne en venant. Il faut dire que la majorité des élèves n'arriveraient pas avant seize heures. Lui avait décidé de revenir le plus tôt possible, refusant de passer quelques heures de plus chez lui. Il ne reprenait les cours que lundi, c'est-à-dire dans deux jours, mais l'établissement éxigeait le retour de ses élèves la veille de la rentrée, afin de limiter les retards dû aux problèmes de train ou aux simples pannes de réveil. De cette manière, chacun pouvait reprendre ses marques tout doucement.

C'est le sourire aux lèvres qu'il franchit le seuil de son foyer. Il se doutait que Bill n'arriverait qu'en fin d'après midi. Celà lui laissait le temps de ranger ses affaires, mais aussi de se préparer psycologiquement à leurs retrouvailles. Depuis qu'il avait enfin osé l'appeller le soir de Noël, il ne s'était pas passé un seul jour sans qu'ils ne se téléphonent. Tout est bien plus simple lorsque l'on ne voit pas son interlocuteur. Aussi Tom redoutait-il un peu leur rencontre. Il avait finit par accepter ses sentiments mais ne restait pas pour autant à l'abris d'un geste déplacé, d'un regard trop insitant, d'un mot à double sens. En y réfléchissant bien, il allait être obligé de mentir en permanence. Mais si ça pouvait lui permettre de garder intacte leur amitié, il le ferait.
Posant son premier sac sur son lit, il l'ouvrit et entreprit de la vider. Cachés entre plusieurs vêtements afin de ne pas les casser, le musicien récupéra tous les cadres photos qu'il avait ramené chez lui et les disposa sur sa table de chevet. De cette façon, Bill était un peu plus présent. Et c'est sous ses yeux rieurs qu'il remplit ses placards.

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Il venait tout juste de refermer sa dernière valise lorsqu'on frappa à la porte. Avant qu'il n'ait pu faire ou dire quoi que ce soit, quelqu'un l'ouvrit puis la referma. Etant donné que Bill n'aurait pas pris la peine de toquer avant d'entrer, Tom ne fut pas surpris de voir Georg et Gustav le rejoindre dans sa chambre. Deux poignées de mains plus tard, chacun avait repris ses habitudes. Le batteur occupait la chaise du bureau, les bras croisés sur le dossier. Le bassiste était assis en tailleur sur le lit tandis que le propriétaire des lieux s'était installé à même le sol, le dos appuyé contre le lit, les jambes étendues devant lui. Il n'avait pas revu ses deux amis depuis le jour où il leur avait tout avoué. Il se sentait un peu nerveux, stressant à l'idée que l'un des deux aborde le sujet. Il ne ressentait plus autant de honte, mais il ne se sentait pas non plus capable d'en parler ouvertement. Tous trois s'étaient toujours racontés leurs conquêtes, de la phase d'approche jusqu'au passage à l'acte. Lorsque l'un d'eux avait une fille en vue, ils pouvaient passer des heures à batailler sur la meilleure technique de séduction. Mais pour la première fois, il ne voulait pas leur avis. Ce qu'il pourrait hypothétiquement vivre avec Bill ne regardait que lui. Il espérait simplement que ses amis ne le lui reprocheraient pas. Il n'avait d'ailleurs pas prévu quoique ce soit. Il refusait de tout gâcher par un geste malheureux et préférait laisser faire les choses, quitte à ce qu'il ne se passe jamais rien. Le prix à payer pour connaitre la réciprocité de ses sentiments lui paraissait bien trop élevé.

Un petit choc au niveau de son torse le fit sursauter, coupant court à ses pensées. Il remarqua un stylo juste à ses côtés qui n'était pas là auparavant. Il lança à Gustav un regard interrogatif, attendant une justification pour cette attaque. Le blond soupira, faussement blasé :

- Encore en train de penser à ton Honey ?

La couleur que prirent les joues du guitariste le lui confirma. Il se pencha un peu sur la gauche, évitant le projectile que lui renvoyait Tom. Le batteur se leva, imité par le bassiste, qui prit le temps de lui expliquer :

- Gus a proposé qu'on aille se dégourdir les jambes en allant déhambuler dans la cour. Mais comme tu ne réagissais pas, il a voulu te sortir de ton rêve éveillé.

Les voyants sortir de la chambre, il se redressa, attrappa son manteau au passage et les suivit rapidement. Au moins, ça lui éviterait de devoir accueillir son colocataire. Il ne savait toujours pas comment se comporter et commençait légèrement à angoisser.

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Un dernier au revoir et il ferma la portière de la voiture derrière lui. Sa mère démarra et entreprit de faire le chemin du retour. Ses valises éparpillées tout autours de lui, Bill fixait les trois bâtiments composants le lycée Malmedy. La grille était grande ouverte, permettant ainsi à tous les élèves d'entrer librement. Une bonne partie des étudiants peuplaient la cour. Il pouvait déjà les entendre raconter leurs vacances ou leurs dernières révoltes contre des parents trop envahissants. Il empoigna ses divers bagages et emprunta le chemin menant au quartier des logements. Il ignora délibérément les regards posés sur lui. Il avait espéré qu'après trois mois passé ici, les gens auraient cessé de le dévisager. Mais visiblement, son look intriguait toujours. Ne s'en préocupant pas plus que ça, il franchit la porte d'entrée. Le changement soudain de température le fit éternuer. Il emprunta les escaliers sur sa gauche et se rendit au premier étage, pestant contre le poids de ses affaires. Il traversa le couloir puis retrouva enfin son appartement. Il fit en sorte de ne pas faire de bruit, ne voulant pas se faire surprendre. Délaissant son bazar encombrant dans le salon, il se dirigea à pas de loup vers la chambre de son colocataire. Il entrouvrit la porte et jeta un rapide coup d'oeil, bloquant sa respiration. Il poussa un soupir de soulagement lorsqu'il constata que la pièce était vide. Il nota cependant que les effets personnels du guitariste étaient de nouveau à leur place. Un sourire sur les lèvres, il retourna rapidement auprès de ses valises et les entreposa pêle mêle et sans douceur dans sa propre chambre. Il n'y en eu qu'une qu'il déposa délicatement à côté de son bureau, la cachant ainsi des regards indiscrets :

- Toi, tu ne bouges pas de là. Ne t'inquiètes pas, tu pourras bientôt sortir. J'espère que tu lui plairas.

Il ne prit pas le temps de ranger et quitta rapidement son appartement. Il referma à clé derrière lui et commença à courir. Déjà deux semaines qu'il ne l'avait pas vu, alors pourquoi attendre plus ? Il faillit renverser une élève, trop pris dans ses pensées. Il dévala la trentaine de marches quatre à quatre mais s'arrêta brusquement une fois le seuil de la résidence franchit. Il regardait frénétiquement à droite et à gauche, cherchant la seule personne de ce lycée pourvue de dreads. Il pouvait être n'importe où. Aussi bien dans l'une des deux cours de l'école que dans n'importe quelles pièces. Il fut tenter de remonter pour aller frapper chez Georg et Gustav mais renonça finalement. Tom voudrait probablement passer ses dernières heures de liberté totale ailleurs qu'entre quatre murs. Il songea un instant à lui téléphoner mais préféra garder l'effet de surprise. Il commença à traverser la première cours, dévisageant chaque personne qu'il croisait. De loin, il reconnu Mood qui tremblait de la tête aux pieds. Il n'était visiblement pas le seul à se soucier plus de l'esthétisme de ses vêtements plutôt que de leur fonction première. Lorsqu'elle leva la tête dans sa direction, il lui adressa un signe de la main et un sourire mais n'alla pas la rejoindre. Elle était accompagnée de ses propres amies, il ne voulait pas interférer. Et puis ... il avait autre chose en tête. Il contourna l'immeuble consacré au personnel de l'établissement et se retrouva dans la deuxième cour, bien plus peuplée que la première.

Tout son corps le suppliait de rentrer se mettre au chaud. Les mains dans les poches et cachant la moitié de son visage dans son écharpe, il tenta d'ignorer les frissons qui le parcouraient et reprit sa recherche. Il songeait à allez voir du côté des pistes de course lorsqu'il aperçu enfin la personne qu'il cherchait à plusieurs mètres de lui. Un sourire vint aussitôt orner son visage. Il nota que Georg et Gustav se trouvaient également là mais son regard retourna bien vite sur son colocataire. Il aurait pu arriver vers eux calmement. Il aurait aussi bien pu tenter de les surprendre en arrivant le plus discrètement possible. Il avait imaginer cette scène des dizaines de fois. Et pourtant, il n'avait pas prévu que ses jambes se mettraient à courir, presque sans lui demander son avis. Il ne chercha pas à résister, pas plus qu'il ne chercha à cacher sa joie. Il voulu l'interpeler mais sa voix resta bloquée. Comme s'il l'avait entendu, Tom leva enfin les yeux dans sa direction. A peine eut-il réalisé ce qui se passait qu'il se retrouva entraîné dans une étreinte qui le fit chanceler. Bill avait passé ses bras autour de son cou et s'aggripait à lui, ne touchant plus le sol. Prenant finalement conscience de la situation, le guitariste enserra la taille de l'androgyne, l'empêchant ainsi de partir. Les papillons qu'il avait d'abords ressentit dans son estomac s'étaient transformés en une douce chaleur qui se propageait dans tout son être. Il s'enivra de l'odeur de son colocataire, heureux de le retrouver. Aucun des deux ne semblait décidé à lâcher l'autre. Un raclement de gorge prononcé éclata leur bulle de bonheur. Bill toucha de nouveau le sol et se sépara de Tom. Il se tourna vers celui qui les avait dérangé, presque à regret. C'est alors qu'il se rappella la présence des deux autres musiciens. Ses joues s'empourprèrent légèrement et il s'excusa, confu :

- J'suis désolé. J'avais oublié que vous étiez là.

- C'est bien ce qu'on avait cru comprendre.

Leurs sourires lui indiqua qu'ils ne lui en voulaient pas. Il les salua finalement avant de se mêler à leur conversation. Cependant, plus le temps passait et plus le nouvel arrivant se collait à son voisin de gauche. Celui ci ne s'en plaignait pas, mais finit tout de même par demander :

- Dis moi Honey, t'aurais pas froid, par le plus grand des hasards ?

Un rougissement lui répondit, ce qui le fit rire.

- Je suis pris en flague, pas vrai ?

- Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ? Intervint Georg. On peut très bien continuer à l'appart.

- Ouais mais dans pas le notre. T'as pas finit de ranger tes affaires, le salon est un vrai bordel, j'te rappelle.

Le bassiste pesta contre Gustav. Ils n'avaient pas la même conception du rangement, c'est tout. Tom prit l'initiative et commença à marcher. Rapidement, Bill le rejoignit et s'accrocha à son bras. Comme perchés sur leur petit nuage, aucun ne remarqua les regards surpris ou suspicieux posés sur eux. Celà n'échappa pas aux deux G, qui commençèrent même à s'inquiéter. Leur guitariste et ami avait peut-être accepté sa nouvelle sexualité mais n'était pas prêt pour autant à subir les sarcasmes et les attaques verbales des homophobes du lycée. Rien n'avait encore été dit ou suggéré, mais il faudrait que les deux autres songent à être un peu moins tactiles en public ou Axel n'allait pas tarder à faire des siennes.

***************

Les trois musiciens pénétrèrent dans le salon tandis que Bill refermait derrière eux. Les deux G avaient de nouveau monopolisé le sofa tandis que Tom avait opté pour un fauteuil, les jambes posées sur l'accoudoir. Lorsque le brun passa devant lui, il ne pu s'empêcher de l'agripper par la manche de sa veste, l'obligeant à s'arrêter. Il se retrouva face à un regard interrogateur mais ne su pas quoi dire. Comment expliquer ses peurs et ses angoisses de ces dernières semaines ...

- Darling ?

- Tu ... Tu pars plus, hein ?

Ses yeux se firent suppliants. En cet instant, le guitariste faisait penser à un petit garçon terrorisé à l'idée que sa mère ne rentre pas la prochaine fois qu'elle sortira. La bonne humeur de l'androgyne se fana légèrement et son sourire qui ne l'avait pas quitté se fit plus triste.

- C'est toi qui est parti.

Des reproches, des excuses, des pardons imprononcés. Les regards sont parfois bien plus importants et bien plus explicites que les mots. Il voudrait des explications qui ne viendront sans doute jamais. Alors il renonce et accepte son ami comme il est. Avec ses défauts et ses secrets.

- J'te promets que je ne recommencerai plus.

- Et moi j'te répète que je serai toujours là. J'te l'ai déjà dit, non ?

Son air perdu l'avait fait craquer. Tom était à présent rassuré, c'était l'essentiel. Il déposa un baiser sur son front puis disparu dans sa chambre. Le dos appuyé contre la porte, il laissa échapper un soupir. Dans cette histoire, ils avaient souffert tous les deux. Et probablement bien plus qu'ils ne le diront jamais.

Dans le salon, les deux G échangèrent discrètement des regards entendus. Le cas de leur ami n'était peut-être pas si désespéré que ça. Certes il ne s'agissait pas de grandes effluves de sentiments, mais on ne pouvait pas nier qu'il y avait bien quelque chose. Restait à voir comment le deuxième protagoniste de cette histoire voyait les choses. Celui ci refit son apparition, délesté de son manteau. Il aurait très bien pu occupé le fauteuil libre mais il se sentait d'humeur particulièrement câline. Il entreprit alors de s'assoir sur son colocataire et se peletonna contre lui. Le guitariste changea légèrement de position, lui permettant ainsi de mieux profiter de l'étreinte. Bill attrapa l'une des dreads qui tombait tout près de son visage et commença à l'entortiller autours de son doigt. Ces moments là lui avaient manqué, il ne pouvait pas le nier. Il ne se soucia même pas de savoir si cette proximité pourrait déranger les deux visiteurs. Il avait besoin de contacts, c'était tout ce qui l'importait. Il appréhendait tout de même un peu leur jugement et se sentit soulagé lorsque Gustav relança la conversation, l'air de rien.

***************

Les heures passaient mais les choses n'avaient pas tellement changé. La nuit était à présent tombée et pourtant aucun d'entre eux ne semblait vouloir bouger. Bill était toujours contre Tom et Georg et Gustav étaient toujours dans le canapé. Le blond se leva et se rendit dans la cuisine, partant à la recherche d'une quelconque boisson. Seul un réfrigérateur désespérément vide s'offrait à lui.

- Dites les gars, faudra songer à remplir votre frigo.

- Merde, j'avais pas pensé à ça.

- En plus demain c'est dimanche, vous n'allez pas trouver beaucoup de magasins ouverts.

- Au pire, on vous prête ce qu'il vous faut, c'est pas un problème. Intervint Georg.

L'androgyne ne semblait pas très emballé pas cette idée, ce que remarqua son colocataire. Il n'aimait pas tellement emprunter aux autres, même si c'était proposé de bon coeur et sans arrière pensée. Il avait l'impression de leur être redevable par la suite, même pour une toute petite chose. Le guitariste se leva, provoquant un grognement de la part de son compagnon de fauteuil.

- On a plus le choix Honey, faut qu'on y aille ce soir.

- Naaaan, j'ai pas envie ! En plus il fait froid dehors.

- Tu veux que je te passe l'un de mes pulls ?

- Plutôt crever ! Une fois mais pas deux ! J'étais ridicule la dernière fois.

Les bras croisé sur le torse, Bill commença à bouder en signe de désaccord, faisant rire Tom.

- Tu me laisserais y allez tout seul ? Par ce temps ? T'as vraiment pas de coeur.

Un regard suppliant malgré une lueur amusée au fond des yeux suffit à le faire craquer. Il poussa un soupir de résignation bien trop exagéré puis se leva.

- Dans ma grande générosité, j'accepte de t'accompagner.

- Sa magesté est trop bonne.

Une frappe à l'arrière du crâne lui répondit. Ne préférant pas répliquer afin d'éviter une autre de leur chicane qui aurait pû durer des heures, il se tourna vers les deux G :

- Vous nous accompagnez ?

Les deux musiciens furent tentés d'accepter. Ils auraient pu continuer leur soirée tous les quatre. Mais un simple regard échangé suffit à les mettre d'accord : autant laisser à Tom l'occasion de passer un peu de temps seul avec Bill.

- C'est gentil mais on va se rentrer.

- Vous êtes sûrs ?

- Puisqu'on te le dit !

- On se revoit demain de toute manière.

De nouveau des mains qui se serrent puis le guitariste se retrouva seul avec le brun. Il y a encore deux jours, s'il avait imaginer cette scène, il se serait vu tremblant de partout, mort de peur à l'idée de faire un faux pas. Mais finalement, rien n'avait vraiment changé. Bill restait Bill, il n'avait donc pas de raison de s'inquiéter.

- Tu crois que c'est encore ouvert à cette heure là ?

Tom regarda sa montre avant de répondre :

- Il est tout juste dix neuf heures passées. Ils ne fermeront pas avant un peu moins d'une heure.

- On va devoir se dépêcher.

Chacun alla chercher de quoi se protéger du froid. L'androgyne eu droit à des réprobations concernant sa tenue vestimentaire mais ne se changea pas pour autant, ce qui désespéra Tom. Lorsqu'ils sortirent du batiment consacré aux appartements puis de l'enceinte du lycée, ils ne croisèrent personne. Les élèves étaient probablement bien au chaud tandis que les professeurs mettaient au point les derniers détails avant la rentrée. Les rues de la ville étaient désertes elles aussi. Aucun des deux ne parlait, appréçiant juste la présence de l'autre. Le lycéen s'attendait à ce que son ami s'accroche à son bras, cherchant encore et toujours un peu de chaleur. Au lieu de ça, il sentit des doigts s'approcher timidement des siens avant qu'ils ne se retrouvent entrelassés. Ca aussi, ça lui avait manqué.

***************

Bill se laissait guidé, ne connaissant pas encore vraiment les environs. Rapidement, il aperçu l'enseigne du magasin, brisant la noirceur de la nuit. Le parking éclairé par divers reverbères était vide. Il commença à douter que le gérant n'ait pas déjà fermé boutique devant le peu de clients nocturnes. Il réalisa que depuis qu'il avait emménagé à Malmedy, il ne s'était jamais soucié des courses. Il ne s'était d'ailleurs jamais posé la moindre questions à ce sujet. Leurs placards étaient toujours pleins à rabord, il n'avait donc pas cherché plus loin. Il lui semblait maintenant évident que Tom s'était toujours occupé de tout afin qu'ils ne manquent de rien.

- Pourquoi tu ne m'as jamais demandé de participer aux frais alimentaires ?

- ... Honnêtement, ça ne m'est jamais venu à l'esprit. J'y allais toujours pendant tes cours auxquels je ne participais pas. J'ai rapidement remarqué ce que tu aimais ou non et j'ai toujours tout acheté pour deux.

- Tu faisais ça aussi pour tes précédentes coloc ?

- Non. C'était à tour de rôle.

- Alors pourquoi ?

- J'en sais rien. J'suis désolé mais j'ai pas de réponse à te donner. J'ai jamais songé à te faire payer et j'en ai toujours pas l'intention.

- Mais ...

Le brun fut coupé par les portes automatiques qui s'ouvraient devant lui. Préoccupé par cette histoire de partage, il n'avait pas remarqué qu'ils étaient arrivés. Il se senti légèrement perdu. Il n'avait pas une grande expérience de ses choses là et il ne voyait pas par quoi commencer ni quoi acheter. Tom attrappa un panier au passage et l'entraîna méthodiquement dans tous les rayons, bazardant pêle-mêle leurs provisions. Bill tenta bien de protester lorsque les légumes commencèrent à s'entasser mais Tom lui coupa la parole :

- Tu tiens à ressembler à Mr Hertz, le prof de science ? J'ai appris qu'on ne peut pas se nourrir exclusivement de pâtes si on veut éviter ce genre de catastrophes.

- Rien à foutre, tu ne me feras pas manger tes trucs verts.

- Ca j'avais remarqué. Ca fait quand même trois mois que tu cuisines et tu n'as jamais touché aux légumes que je ramenais.

- Ok, à partir de ce soir, c'est toi qui t'occupes des repas.

- C'que tu peux être succeptible.

Il fit la moue mais dû bien avouer que sa mère lui servait aussi ce genre de chose chez lui. Il ne comptait plus les heures passées devant son assiette pleine lorsque, plus jeune, il n'avait pas le droit de sortir de table tant qu'il n'avait pas tout avalé. Les repas se transformaient en véritables combats. Il retrouva cependant le sourire lorsque le musicien l'entraîna au rayon sucreries. Voyant qu'il n'avançait plus, il lui adressa un regard interrogateur.

- Vas-y, éclate toi. Tu as carte blanche.

- Vrai ?

Tom acquiéça, agrandissant le sourire de son colocataire. Celui ci se mit aussitôt à arpenter les étalages, attrapant au vol divers sachet de bonbons et gâteaux en tous genres. Au bout de l'allée, le guitariste commençait à regretter ses paroles, légèrement désespéré à l'idée de se retrouver envahit par les sucreries.

- Dis moi Honey, est-ce que tu as la moindre notion en ce qui concerne la diététique ?

- Mais oui. N'oublie pas que c'est moi qui te mitone tes petits plats.

***************

Tom ne s'en serait probablement jamais sorti si la sonnerie annonçant la fermeture prochaine du magasin n'avait pas interrompu la folie sucrée de Bill. Ouvrant la porte de leur appartement, le guitariste entra le premier. Une fois la lumière allumée, il lança son manteau sur le canapé puis se dirigea vers la cuisine, déposant ses sacs sur sa table. Son colocataire le rejoignit rapidement, se délestant lui aussi de son fardeau. Il s'assit sur la table, les pieds dans le vide, et commença à déballer leurs achats. Le guitariste remplissait les placards au fur et à mesure que le brun lui passait les aliments.

- N'empêche, je comprends mieux pourquoi ta mère ne t'emmène pas souvent avec elle quand elle va faire ses courses. T'es intenable !

- C'est même pas vrai.

L'androgyne bouda à nouveau. Il avait néanmoins du mal à cacher son sourire. Il devait bien admettre que Tom avait raison. Il n'était pas du genre à réclamer ou à faire des caprices, mais il y avait certaines choses pour lesquelles il ne se contrôlait pas. Un léger bisou déposé sur sa joue le ramena à la réalité.

- Au fait, qu'est-ce que tu as fait de mes chamallow ?

- Pourquoi ? Tu ne vas quand même pas les manger maintenant ?

- Ben si !

- Mais on va bientôt passer à table !

- M'en fous, j'les veux. De toute façon, rien n'est prêt puisque tu n'as rien commencé.

- Me dis pas que tu étais sérieux tout à l'heure ?!?

- Mais si. Tu as critiqué ma cuisine, alors montre moi que tu sais faire de mieux.

- Tête de mule.

Bill finit par mettre la main sur son paquet de bonbons et commença à les savourer, attendant sagement que le musicien se mette au travail. Celui ci resta sans bouger, n'ayant pas la moindre envie de se lancer dans la confection de plat ce soir.

- Tu sais, moi ça ne me gène pas que tu ne fasses rien. J'ai mes réserves.

- ...

- On partage si tu veux.

- Tu veux vraiment pas préparer quelque chose ?

- Est-ce que tu le mérites.

- S'te plait.

- ...

- S'te plait. S'te plait. S'te plait. S'te plait. S'te plait. S'te plait.

Le brun soupira, vaincu. Il faudra qu'il songe à se rendre insensible aux regards de chiot battu. Il délaissa finalement ses sucreries et entreprit de sortir les ingrédients dont il aurait besoin. Satisfait, Tom s'apprétait à sortir lorsqu'une main agrippa son tee shirt.

- Où tu vas comme ça ?

- Euuuh ... dans le salon ?

- Nan nan nan. Je suis pas plus motivé que toi, donc on va faire ça tous les deux. Ca ira plus vite.

- J'ai le choix ?

- A ton avis.
***************

Tous les deux étaient à présent à moitié allongé sur le sofa, blottit l'un contre l'autre. Le film qu'ils regardaient n'arrivait pas vraiment à les captiver. Tom fixait l'écran sans vraiment le voir alors que son colocataire jouait une fois de plus avec l'une de ses dreads, cherchant la meilleure façon d'engager la conversation. Stressé. Voilà comment on pouvait décrire l'état dans lequel se trouvait le bel androgyne. Il avait d'abord eu du mal à trouver ce qu'il aurait pû lui acheter et maintenant que la chose était faite il ne savait pas comment amener le fait de lui donner. Remarquant un changement dans son comportement, le dreadé osa lui en demander la raison.


- Honey, tu es sûr que ça va ?

- Oui pourquoi ?

- J'sais pas. J'te trouve bizarre.

- Non, j'vais bien.

- S'tu le dis ...

Au son de sa voix, Tom restait convaincu que le brun lui cachait quelque chose mais n'insista pas, préférant le laisser venir de lui même.

- Darling ?

- Hum ?

Bill se redressa, voulant faire face à son interlocuteur. Celui ci commença à s'inquiéter du sérieux qu'avait pris son ami. Il le fixait sans rien dire, redoutant une mauvaise nouvelle.

- En fait je ... je voulais te remercier pour ton cadeau. Mais t'aurais pas dû. C'est beaucoup trop.

Le musicien se sentit aussitôt soulagé. Il n'avait rien à craindre de ce sujet, si ce n'était la timidité et la gêne du brun. Chose plutôt rare, il devait bien l'avouer.

- Racontes pas de conneries. Tu les voulais et moi j'avais envie de te les offrir. Donc y a pas de soucis.

- Oui mais ... du coup, mon cadeau va sembler ridicule à côté du tien.

Le coeur du guitariste rata un battement. Il ne s'attendait pas du tout à recevoir quelque chose en retour. Son geste avait fait plaisir, c'était tout ce qui l'importait. Sans un mot, son ami lui prit la main et l'obligea à se lever. Il le conduisit jusqu'à sa chambre, où il lui demanda de fermer les yeux. Il se laissa guider jusqu'au lit, sur lequel il prit place, à tatons. Il ne pouvait pas le voir mais sentit quelque chose ou quelqu'un se poser à côté de lui. La respiration de Bill était calme, et pourtant il pouvait l'imaginer se mordillant la lèvre, paniqué à l'idée que son présent n'ait pas l'effet espéré. Aussi ne fut-il pas étonné lorsqu'un simple murmure lui parvint :

- J'espère que ça te plaira.



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Comme promis, le chapitre avant de partir !

Alors verdict ? Pas trop déçues par ces retrouvailles ?
Certaines s'attendaient à voir encore une dispute, mais ...
Il y en aura suffisament par la suite, pas besoin d'en rajouter XD

Sinon à votre avis, quel est le cadeau de Bill pour Tom ? ^^
(bravo à celles qui trouveront, j'ai ramé pour faire dans l'originalité xD)
Et bien sûr, quelle sera la réaction de Tom face à ce cadeau ?
(là c'est facile u_u)

Passez un bon week-end !




*part en courant pour les préparatifs de dernière minute*
Berlin attend-moi j'arrive *-*




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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:

zizi-invisible : Tu me donne l'adresse d'une fiction que tu ne poursuis plus vraiment ? Tu est d'une logique XD Je ne pourrai pas la lire pour le moment, mais dès que jes profs se calment un peu niveau dissert à rendre (-.-") j'irai ^^ En plus tu ne me dis même pas sur quoi elle est u_u Tout ce que j'espère,c 'est qu'elle est yaoi. SInon tu vas me voir partir en courant XD
Sinon, ce chapitre n'est pas ton préféré ? Pourquoi ? Oui chacun ses goûts, mais je me demandais ce qui t'avais géné dans celui là ^^ Tu as le droit de critiquer, sinon je publierais pas xD

x-ich-bin-dein-schatten : Tu as commencé cette fic avec de telles appréhenssions ? O.o Merci de ne pas t'être arrêté au nombre de chapitres xD J'peux malheureusement pas contenter tout le monde. Certains veulent des fics longues, d'autres des fics courtes. Personnellement, j'opte pour la première ^^ (genre ça se voit pas u_u) C'est pas chez moi qu'ils vont se marrier au bout de deux chapitres XD Ca marche pas comme ça dans la vraie vie. On ne passe pas de la haine à l'amitié puis de l'amitié à un lit en seulement deux jours. Donc quitte à faire traîner cette histoire, je prend mon temps ^^

raaggamuffin : j'suis trop contente de te retrouver ici =D Je ne savais pas si ff.net me laisserait te donner l'adresse --" Ca fera au moins une lectrice que je n'aurai pas perdu XD Et oui ne t'inquiète pas, je comprend ton français ^_^ Tu me lis depuis l'amérique latine, j'vais pas chipoter si ton français n'est pas parfait XD

monangetenebreux : Pour toi ils sont trop longs à sortir ensemble ? Pourtant j'ai déjà lu des fics où le couple n'est formé qu'au bout de 60 chapitres et ça n'a dérangé personne O.o Leur relation n'a pas commencé de la meilleure façon. Et vu comment elle s'est poursuivit, je ne peux pas les faire tomber dans les bras l'un de l'autre du jour au lendemain. D'autant plus que même si Tom a réalisé qu'il est amoureux, Bill n'a encore même pas envisagé cette possibilité. Et puis ils ont pas besoin d'être ensemble pour que je fasse des passages mignons XD

toumentd1vieficth31 : Merde alors, pas de parallèle avec ta vie ! lol. N'empêche, j'sais pas comment j'ai fait mon compte la dernière fois --" Bref ! Comme je l'ai dit à la fin du chapitre, j n'avais pas envie de me prendre la tête avec une énième dispute. Il y en aura déjà plusieurs qui vont suivre, autant leur accorder un moment de répis ^^ Et pour leur proximité physique, ça va pas s'arranger XD Que veux-tu, j'ai eu un moment "connerie totale et sourire colgate". Ca à l'air de rien comme ça, mais ça passe pas du tout inaperçu XD

x-yaoi-kaulitz-os-x : Mais qu'est-ce que t'as avec tes "c'est chouuuu" ! Ca deviens grave, là XD Oui Berlin est un hors sujet, mais je t'en veux pas. C'était tellement .... nyaaaaa *-* (chacune son expression fétiche XD).
Non madame, la fin de mon chapitre n'est pas un invitation à la perversion ! Genre Bill va se déhabiller et s'offrir à Tom ! Non non non non non ! Bill n'est pas comme ça u_u Quoique ... XD Comment ça "le cadeau est forcément vivant" ? Tu ne parle jamais à tes objets, toi ? Oui je sais que je suis folle, mais je pensais que toi aussi u_u *BAAAF* Euhm >.< Bref. Réponse dans le chapitre suivant =D (sans blague --")
Et moi aussi j'ai hate pour les Maldives *-* On est folles, y a pas d'autres explications à nos actes XD

Claire : Contente de voir que je ne t'ai pas perdu, toi non plus =D Là je ne pourrai pas te prévenir, mais j'espère bien te voir régulièrement :) Sinon,tu l'as peut-être vu, j'ai finalement republié sur ff.net. Mais ça va prendre un petit bout de temps avant que je ne rattrappe mon nombre de chapitres lol.

x-verloren-x : J'ai dit que serai original mais j'ai peut-être foiré mon coup XD Tu me diras ça au prochain chapitre ;) Et pour le fait que tu n'ais pas été prévenu, je ne sais pas si tu es venue avant que je ne le fasse où si ce jour là je n'ai prévenue personne. J'me souviens pas -.-"

Nekito : Nekito-chan ! Je suis heureuse de voir que tu as trouvé mon blog =D Pour le cadeau de Bill à Tom, tu as raison, c'est bien "quelque chose dans le genre" XD Je ne dirai rien, je garde la surprise ! lol. N'oublie pas que si tu as besoin que je t'explique certains mots pour ta traduction, je serai ravie de t'aider ^^

x-amours-th-x : Tu sais pourtant que quand tu me dit "don't panic", c'est exactement ce que je fais XD Ben oui, j'y tiens moi à cette fic é_è Alors si tu lui trouve des défauts, j'veux savoir où u_u Et maintenant que je le sais, ben j'sais pas encore comment je vais faire pour inclure ça XD
Pourquoi tu étais si pressée de voir leur retrouvailles ? Pourtant avec la conversation téléphonique, ça ne pouvait que se passer bien. J'suis sadique, mais y a des limites XD Et non, il n'a pas pris un coup sur le carafon u_u Tu parles jamais à tes affaires, toi ? Mein gott, ne viens jamais chez moi XD On dirait une folle qui parle aux murs u_u
Contente de t'avoir fait rire ave mon humour foireux XD Mais putain le nombre d'étoiles qu'il y a dans ce com o.O Tu vois encore clair avec toute cette lumière dans les yeux ? Mais on dirait bien que tu es redescendu sur terre avec ma "merveilleuse" fin. J'ai pas pu être sadique sur la scène des retrouvailles, laisse moi couper au moment crucial ! ^^

toi-moi-et-eux-nous-deux : Toi non plus tu ne sais pas bouder ? XD En fait, moi ça dépend des personnes u_u Bref, on s'en fout. Oui je sais que je suis sadique sur la fin ! C'est fait exprès, figure toi XD 'fin, non pas tant que ça. Moi qui connais la suite, j'ai pas trouvé ça vache sur le coup, de couper là. Mais tout le monde a envie de me tuer. J'crois que j'ai fait une boulette XD Et pour le comportement de Bill face aux bonbons, j'le voyais trop comme ça en vrai XD C'est la faute au documentaire sur le Zimmer Tour u_u Bill et ses crocodiles, c'est devenu incontournable XD

x-d0li-prane-x : Tu as tout lu d'un coup ? o.O Rooo, tu ne sais pas faire durer le plaisir. Mais là, j'crois que tu vas finir par me hurler dessus vu mon temps de postage XD
Je suis heureuse de voir que j'ai réuissi à te faire oublier le monde extérieur le temps d'une histoire :) Après tout, elles sont là pour faire rêver ^^

Yanie : Naaan, j'allais pas faire une rentrée toute moche, toute triste, bref, tut purri u_u Vous allez déjà me détester par la suite, je pouvais au moins vous faire le plaisir d'écrire une rentrée rose en couleurs lol. Tu avais rêvé que la scène se passe comme ça ? Ben attends, tu commence à me connaitre maintenant, tu sais que dès que je le peux, je colle du guimauve dans cette fic XD C'est comme pour le Bill tout fou de sucrerie, j'ai pas pu résister XD J'étais moi-même dans un rayon sucrerie quand j'ai imaginé cette scène. J'le voyais trop, un truc de fou O.o Sinon ouais, tu as bien deviner : on saura quel est le cadeau de Tom dans le prochain chapitre XD Ca va, c'était pas trop dure à deviner ? lol

Cécile : Encore une nouvelle lectrice *-* Ah ça pour prendre mon temps, je prends mon temps XD Tout à fait d'accord avec toi, marre des fic où ils s'envoient en l'air au bout de deux chapitres --" Au début, je ne devais même pas faire de lemon. Mais finalement, comme il était important pour l'histoire, je me suis lancé =D
Pour le cadeau de Tom, tu as raison, c'est bien dans ce genre là ^^ Par contre, tu es la seule à m'avoir donné une explication sur le pourquoi ce cadeau. Et tu as entièrement raison ! ^^

Nina :







Sans oublier : tokiohotel-amour-fanfic, charlotte1215, bleibtxmitxmir, xBILL-tom-YaOix, billvaltom, hocmundo etL'inconnue n°11, silent-bill, musikalex20, bill-conscience-tom, la sister de July Grumpy, PieceOfMeBThapiin3sse, x-Tom-Brech-Aus-x, carpe-diem--x, micky-is-bad, Love-boat-yaoi, xxx-p3tiit3-3toiil3-xxx.skyrock, ma-vie-avec-th-3x , x-billou-fic-x, harrypotterslash et x-musique-yaoi-moi-x






CherryHitomie*

# Posté le lundi 20 octobre 2008 15:15

Modifié le samedi 07 mars 2009 05:18

Berlin m'aura finalement attendu ... Pour mon plus grand plaisir

Berlin m'aura finalement attendu ... Pour mon plus grand plaisir
Comme promis, mon racontage de life. Séjour à Berlin inoubliable ...


Dimanche 26 Octobre.
18h44, j'arrive à la gare de l'Est de Paris. Pas stressé du tout, je sais que P'tite Bulle m'attendra. Et puis ce n'est pas comme s'il s'agissait de notre première rencontre ^^ J'y retrouve donc ma P'tite Bulle, P'tite Étoile, et Sabira. A peine posées dans un coin de la gare qu'on part déjà en sucette. Forcément, avec le Yaoi pour sujet, ça pouvait pas être triste XD P'tite Étoile menace de me tuer si ma fic ne se finit pas par une Happy End, et P'tite Bulle me fait du chantage. Être auteuse, c'pas une vie u_u
Est venu ensuite l'histoire des chewing-gum pré-mâchés de Troyes. Ben oui, voyez-vous, les troyens sont tellement faignasses qu'ils achètent des chewing-gum pré-mâchés, donc y a moins d'effort à faire. Il y a eu aussi (toujours lié à la fainéantise des troyens) l'histoire de la valise qui traîne son propriétaire plutôt que l'inverse. Bref, j'm'en suis pris plein la gueule XD Mais une chose est sûre, on était morte de rire.


21h et des poussières, notre train est annoncé. On sait qu'on a le temps, et pourtant on court sur le quai. Seule ombre au tableau, nous devons partager notre compartiment avec deux inconnues. Les pauvres, j'espère qu'on ne les a pas traumatisé avec nos montagnes de conneries XD L'excitation est là, persistante. Le trajet paraît long, interminable. Le conducteur s'est d'ailleurs amusé à nous foutre la trouille. J'vous explique. Depuis le début du trajet, P'tite Bulle et moi rouillions en marche arrière tandis que P'tite Étoile et Sabira étaient en marche avant (logique --"). Seulement à un moment, tout c'est inversé contre notre volonté. L'esprit dans le vent, nous nous étions déjà monté un tas de scénarios catastrophes qui avaient tous pour finalité de nous ramener à Paris. En grosse couillonnes que nous sommes, nous avions oublié que le train se séparait à un moment donné. Une partie allait à Berlin, l'autre à Zurick. De vrais boulets -.-" Je passe silence sur nos conneries monumentales et nos délires foireux. Mais putain, y en avait des beaucoup XD

Oh aller, juste une pour le fun U_U N'arrivant plus à dormir dans ce compartiment où la température est trop élevée, je décide de sortir prendre l'air avec Petite Bulle. On se déplace jusqu'à l'espace "pas loin des toilettes" et on regarde le paysage nocturne défiler. On y voit pas des masses, mais pas question de retourner s'asseoir pour le moment. Comme toujours, les conneries fusent et nos rires s'élèvent. Oui oui, même si tôt le matin XD Et à peine ces derniers calmés, que nos regards tombent sur le mouvement qu'il y a dans le couloir en face de nous. Les pauvres gens qui dormaient à poings fermés du fait de l'heure plus que matinal - o2hoo - se font agresser brutalement. Au programme du réveil ? Un joyeux et -pas très- accueillant "Guten Morgen ! Polizei !". Nous voilà repartie dans un fou-rire horrible !! Après que les deux agents aient trouvé et accessoirement éjecté du train, le fraudeur, nous retournons toujours hilares vers nos sièges en tentant de nous calmer un temps soit peu. C'était sans compter sur Sabira et P'tite Étoile qui ne ressemblaient plus à rien. Là forcément, fou-rire démentiel avec P'tite Bulle XD



Lundi 27 Octobre
8h, arrivées à la gare de Zoologisher, la tête dans l'cul, après 11h de train. Pardonnez-moi l'expression, mais y pas d'autres mots XD Mauvaise nouvelle, on est descendu une gare trop tôt (merci P'tite Bulle et son Google map --") ce qui fait qu'on est beauuucoup trop loin de notre hôtel. Soyons honnête, le trajet était faisable à pied, mais trois heures de marche avec les bagages, là on a dit non XD Nous avons courageusement pris nos bagages en main, direction la sortie. Vive les valises et les escaliers --" On finir par en voir le bout, mais malheureusement, il pleut. Quel accueil T.T Et aucune de nous n'a de parapluie. Ça commence fort ! On se là joue définitivement "fainéantise powa". Avec un suuuuper accent anglais, on accoste un taxi pour qu'il nous conduise à notre hôtel. Les rues défilent, blablabla. On pose les bagages à l'hôtel, blablabla, puis on se décide à affronter cette ville que nous ne connaissons pas encore. Première étape : trouver une boutique, n'importe laquelle, qui vend des parapluies ! Heureusement pour nous, il y en a une au coin de la rue. Première dépense en territoire allemand. Yuki xD

P'tite Étoile veut absolument voir la TV Tower. Pourquoi pas. Faut bien commencer par quelque chose. Nous voilà parti sous la pluie. Elle prend la tête de notre expédition et nous fait passer par des quartiers ... louches. Des grands bâtiments tout pas beaux, mais surtout : pas un chat dans les rues. Flippant ? Oui et non. Honnêtement, j'avais le cerveau en mode veille. Je suivais simplement le mouvement. P'tite Étoile nous a conduit dans un dédale de rues, ne sachant pas vraiment par où aller. Nous avions pour seul repère la pointe de la TV Tower qui dépassait des autres immeubles. Z'avez déjà essayé de trouver un bâtiment juste en voyant un tout ch'ti truc ? Ben on a l'impression de tourner en rond u_u Et au final, c'était pas qu'une impression XD On demande aux passants, en anglais puisqu'aucune de nous ne parle allemand. Après un temps fou, on arrive ENFIN aux pieds de cette putain de tour que je commençais doucement à détester. Et là, une fois arrivé au bout, P'tite Bulle joue THE chieuse. Après tout ce qu'on a traversé, elle ne veut pas monter dans la tour T.T Elle est crevée et veut juste rentrer. P'tite Bulle, à ce moment-là, j't'ai détester au plus au point T.T Bref. On s'est posé dans un coin pour manger un bout (premier vrai repas depuis dimanche midi XD). On se détend en jouant les mongoles devant une jolie fontaine. Mamz'elle Tomie s'est laissée prendre en photos (au pluriel, s'il vous plaît !), c'est un jour à marquer d'une pierre blanche u_u On tombe par hasard sur l'horloge qui affiche toutes les heures du monde en même temps. On s'yeute les boutiques alentours, histoire de jouer les vraies touristes, puis on prend enfin la direction de l'hôtel. Seulement voilà. Sabira veut voir je ne sais quelle statue de merde d'Alexandre-j'sais-pas-qui. J'ai rien contre elle(s). Mais je voulais juste rentreeeeer T.T En plus, on l'a cherché mais on l'a même pas vu sa connerie, là.

Il était seulement 15h, on avait déjà parcouru une vingtaine de bornes quand on est finalement arrivé à l'hôtel. On se pose pas de questions, on répond "oui" à tout ce qu'on nous demande, on récupère nos affaires, et on se jette sur nos chambre respectives. P'tite Étoile et Sabira d'un côté, P'tite Bulle et moi de l'autre. Premier réflexe : bazarder notre bordel dans un coin et nous laisser tomber sur nos lits respectifs. Il est tôt, il fait encore jour, mais rien à foutre. P'tite Bulle et moi passons en mode coconning et commençons notre sieste improvisée. A dix-huit heures, on émerge finalement. Plus en forme, on retrouve les deux autres filles dans leur chambre et on prépare notre trajet pour demain. Une seule idée en tête : en foutre le moins possible. Résultat ? Système D : METRO !! Pourquoi on y a pas pensé avant ?!?

J'ai honte à le dire, mais 21h30, y avait plus personne ZzZzZz. J'me serai jamais couché aussi tôt de toute ma vie.


Mardi 28 Octobre
Réveillées à 8h30. Putain que c'est bon, une vraie nuit de sommeil ! Après avoir testé les sièges inconfortables des trains (et malgré une P'tite Bulle pour oreiller), rien ne vaut un bon lit. Tout en douceur, on reprend contact avec la réalité. P'tite Étoile et Sabira ne sont pas encore levées. P'tite Bulle et moi préparons nos affaires pour cette journée qui commence et décidons d'étrenner nos tous nouveaux sacs achetés la veille dans une sorte de centre commercial à Alexander platz. Imaginez un sac "rectangulaire" noir, rouge et jaune sur lequel est écrit en gros "Berlin" *-* Bref. A 11h, on se décide quand même à sortir de l'hôtel. Direction la porte de Brandebourg. Seulement voilà. Nous sommes passé devant une boutique de vêtements qui affichent tous fièrement leur "BERLIN" écrit en gros. On se regarde, on se sourit et on craque. Chacune repars avec son sweat noir avec "Berlin" en rouge, tout doux tout chaud *-* Quatre touristes, toutes exactement le même pull. On passait discret, un truc de fou XD On trouve un métro, on s'engouffre, on constate la différence avec les métros tut purri de Paris (sans vouloir offenser personne u_u) et on se laisse choir sur nos sièges. Les rues s'enchaînent, et nous voilà devant l'entrée du Musée de Madame Tussaud's. Vous savez, ce musée où sont exposées des statues de cire de grandes personnalités ^^ La file d'attente nous à fait peur, mais on y est quand même arrivé, 12¤ en moins dans les poches (chacune. Ça fait mal >.< Merci P'tite Bulle pour ce cadeau, sinon j'y rentrais pas XD). Après avoir vu notre cher président et son téléphone portable (ridicule --"), Freud, les Beatles, et autres célébrités, nous tombons sur la perle rare. La statue de Bill Kaulitz *____________* Non non, on est pas aller au musée JUSTE pour lui XD Le pauvre, il s'est retrouvé mitraillé de partout u_u Nous sommes resté facilement dix minutes avec lui. Les autres visiteurs ne pouvaient pas le prendre en photo, mais ranafoutre XD Il s'est retrouvé pris sous tous les angles. Nous avons quand même été déçues. La statue n'est pas aussi ressemblante que certains les disent. Les artistes ont grave foiré son visage. Ça ne fait pas bizarre, mais quand on le regard tous les jours en photos (XD) on voit parfaitement que quelque chose cloche dans cette sculpture. On finit rapidement le tour du musée, mais le reste nous intéresse déjà moins, il faut bien l'avouer. N'empêche que la grande question du moment était : à quand les statues des trois autres ? C'est vrai, quoi. Tokio Hotel c'est un groupe. Y a pas que Bill, dans la vie. Malgré ce que les groupies pourront dire u_u

On arrive finalement à la porte de Brandebourg. Magnifique bâtiment dont les sculptures sont plus qu'impressionnantes. C'est à se demander comme les artistes ont pu faire un tel chef-d'½uvre (non je n'exagère pas. Je suis juste passionnée par l'histoire de l'art XD). On accoste carrément deux agents de police pour faire des photos avec eux. Ben quoi ? Le ridicule n'a jamais tué personne XD Puisqu'on y est, on décide de chercher les restes du mur de Berlin. Que l'on ne trouvera jamais, d'ailleurs --" A la place, nous avons atterrit ... sur un truc tout bizarre. Je ne me souviens pas du nom, désolée. Il s'agissait d'un ensemble d'une petite centaine de blocs de marbre noir détachés les uns des autres et à ciel ouvert. Si de là où nous étions ils faisaient tous la même taille, de plus près c'était tout autre chose. Les blocs étaient tous de différentes tailles, de différentes hauteurs. Certains nous arrivaient au niveau des genoux, d'autres nous dépassaient de plusieurs mètres. Le sol était composé de "vagues", si je peux dire. Les montées et les descentes s'enchaînaient, donnant ainsi l'impression de marcher sur les vagues d'une mer légèrement agitée. Si au départ nous avions décidé de se promener tranquillement, P'tite Bulle a lancé une partie de cache-cache en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Les rires de la demoiselle s'élèvent tandis que P'tite Étoile, Sabira et moi-même partons à sa poursuite. Bordel, comme c'est étroit. Parfois les collisions avec d'autre gens s'évitent in-extrémis. On l'appelle, tandis qu'elle rigole de son jeu. Nous essayons de la suivre par ses rires, mais la résonance ne nous aide pas vraiment. Puis lorsqu'on sort de ce foutu labyrinthe, c'est pour constater qu'elle nous attends bien sagement, assise sur l'un des blocs. A la fois heureuses de la retrouver et déçues d'arrêter le jeu si vite, nous réagissons trop tard. Elle nous a déjà mitraillé avec son appareil --" Nous décidons de faire une pose dans notre expédition. Bizarrement, quatre timbrées ensemble ne peuvent pas rester calmes. Nous voilà reparti dans une séances photos improvisée. Ben oui, P'tite Étoile voulait une photo de P'tite Bulle et moi en plein câlin XD Malheureusement, elle a beau se baisser pour être à ma hauteur, ça ne colle pas. J'embue ses lunettes à chaque respiration XD Bien entendu, cela à provoqué un énième fou-rire.

Il est plus de seize heures quand nous nous décidons enfin à bouger. Prochaine objectif ? Berlin de nuit. Le jour disparait vite à cette époque de l'année, c'est donc facilement jouable. Aussi, après plusieurs changements de métro, nous revoilà de nouveau au pied de cette putain de tour de merde de TV Tower. Les regrets de la veille nous ont poussé à y retourner pour cette fois, monter tout en haut. Ou presque. Après 9,50¤ de moins en poche (chacune) nous sommes condamné à attendre notre tour pour prendre l'ascenseur et monter les 207 mètres. Musique en force, pour passer le temps u_u Malgré le vertige de P'tite Étoile, nous voilà finalement en haut de la tour. Imaginez une salle toute en cercle dont la totalité des murs sont en réalité des vitres. On ne voit plus que les lumières de la ville. C'est une vision tout simplement magnifique. Comme une impression de voler au dessus de tout. Dommage qu'il y ait tant de monde ... Mais il faut faire avec. Le temps s'écoule sans que l'on s'en aperçoive. La fatigue se fait sentir, nous décidons de rentrer. Après un passage par le Mc Do, nous revoilà dans l'une des deux chambres pour un repas à l'arrache. Encore une fois, les conneries fusent. L'épuisement nous gagne finalement. Allongées sur nos lits, les sujets se font plus sérieux, pour la première fois depuis le début de notre voyage. Seulement voilà. P'tite Bulle nous harcèle depuis le début de la journée pour avoir sa vokda. Et P'tite Étoile en rajoute une couche avec sa bière. Sabira et moi n'avions rien demandé à personne mais nous voilà embarquées jusqu'au bar de l'hôtel. Les quarante mètres les plus longs de toute ma vie. Bref. Leur bar me fait l'effet d'un self de collège, mais on va pas chipoter. Chacune sa boisson en main (non madame, Tomie n'a pas bu d'alcool u_u), on se pose sur une table relativement loin des piliers de comptoirs. Sans doute pour éviter qu'ils entendent nos conneries. On ne risque pas grand chose avec la barrière de langage, mais vaut mieux être prudent. On risquerait de ne pas leur donner une belle image de la France. D'ailleurs ça n'a pas manqué. P'tite Bulle s'est fait son shooter de vokda en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Pire, elle s'est mise à lécher la table pour récupérer les malheureuses gouttes qu'elle avait laissé tombé, parce que je cite "la vodka ça ne se gâche pas". Forcément, les rires reviennent et les conneries s'enchaînent à nouveau. Le portable posé sur le faux bois de la table fait défiler ses chansons. Jusqu'à ce qu'arrive THE musique. P'tite Bulle et P'tite Étoile se regardent en silence, un sourire collé au lèvres. En deux secondes les voilà debout, légèrement éloignées de la table, en train de nous faire la chorégraphie de The full monty. Fou-rire garantie XD J'ai pas pu m'empêcher de filmer. Ça me fera un argument de chantage, si besoin est. Je ne sais même pas si des allemands les ont grillé, mais elles nous auront fait la chanson jusqu'au bout XD Merveilleux mouvements de hanches, les filles ! On voit l'expérience XD
Sur un "cap ou pas cap" de P'tite Étoile, P'tite Bulle se retrouve à faire un shooter de bière, un autre de Ice Tee, et encore un autre de Fanta. Paraitrait qu'c'est pas bon XD On avait droit à de magnifiques grimaces lorsqu'elle terminait ses mini verres u_u

Minuit. Un mal de ventre pas possible à force d'avoir trop rit, on se décide finalement à aller se pieuter. Étonnant venant de moi, mais si on veut ressembler à quelque chose demain matin, on a pas vraiment le choix. Chacune retourne dans sa chambre, et surtout, sous sa couette ! Qui de P'tite Bulle ou moi aura relancé la conversation, je ne sais plus. La lumière éteinte malgré tout, à deux heures du mat' nous étions encore en train de jouer à 36-15 My Life quand P'tite Bulle m'annonce qu'elle est officiellement fiancée à Casper. Avec la perche énorme qu'elle me tend, j'embraye sur le spiritisme. Pour une fois que je rencontre quelqu'un que ce sujet n'effraie pas ! Seulement voilà, avec nos connerie, j'en viens à sentir des courants d'air ! J'avais l'impression que si je me déplaçais, le froid bougeait avec moi. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Ouais, surtout que le truc le plus flippant, c'est que tout était fermé. Je ne peux pas garder ça pour moi et en parle à P'tite Bulle, minimisant les choses pour qu'elle ne se foute pas trop de ma gueule :
- P'tite Bulle ?
- Hum ?
- J'crois qu'y a Casper dans notre chambre.
Il ne lui en faut pas plus pour exploser de rire. Comme quoi, un rien nous fait vraiment démarrer. Bien entendu, je la rejoins. Le pire, c'est qu'elle se met elle aussi à sentir à ses côtés cet étrange froid venu dont ne sait où. Il n'était pas là la première nuit. De fantômes, nous sommes repassé à esprit. Quelle connerie on a pas fait ! L'occultisme nous fascine, mais nous ne sommes pas rassurées pour autant. Il faut que je me lève. Mais (et oui il y a un mais) pas question que je foute le pied par terre dans le noir ! Malheureusement pour moi, l'interrupteur se trouve à l'autre bout de la pièce. Pas question que je touche le sol sans voir sur quoi je pose les pieds ! Parano ? Légèrement. Ranafoutre XD Je farfouille en silence et trouve mon iPod. Sans rien dire, je l'allume, éclairant faiblement une partie de la pièce. Mais qu'est-ce que j'avais pas fait xD P'tite Bulle a fait un bon monumental, tremblante de partout, haletante. Quand elle a réalisé que ce n'était que moi, j'ai eu droit à un magnifique "putain tu m'as foutu une de ces trouilles !" Morte de rire XD Pas elle, évidemment. D'ailleurs, elle m'en veut encore. Mais je pouvais pas savoir qu'elle associerait la lumière de mon iPod à la conversation que l'on avait eu deux minutes avant ! J'lui ai foutu la frousse malgré moi XD Une fois calmées, on a quand même finit par fermer les yeux sans interruption jusqu'au lendemain matin.



Mercredi 29 Octobre
La lumière du jour traverse mes paupières. Fait chier. Aucune envie de me lever. J'entends P'tite Bulle quitter sa couette et sortir de la chambre. La porte laissée ouverte me permet d'entendre un capharnaüm pas possible. Ensuite P'tite Bulle revient dans la chambre, courant à moitié, un énorme sourire aux lèvres. Je sens venir la connerie. Elle finit par m'expliquer : elle vient d'aller tambouriner à la porte de P'tite Étoile et Sabira pour les réveiller, et accessoirement pour les faire chier puisqu'elle s'est enfui avant qu'elles ne sortent. A à peine 8h20 du matin, c'est cruel XD

La fatigue s'accumule malgré nos nuits de sommeil. Et la perspective du retour en France nous démoralise. Nous devons libérer les chambres pour midi, mais notre flemme légendaire prend le relais. P'tite Bulle se replanque sous sa couette et allume la TV. Bien sûr, pas une chaîne française. Normal, me direz-vous. Elle s'attarde sur une émission musicale, mais finit par zapper quand la présentatrice annonce une vague de rap. Vague de frissons pour P'tite Bulle et moi. Dix-huis chaînes, et pas une de potable. Ma compagne de chambrée porte son choix sur un dessin animé quelconque. On ne comprend rien au parole mais les images sont assez parlante. La preuve, il s'agit d'un dessin animé pour mômes de quatre ans, donc même en étant pas très bien réveillées, nous avons compris l'essentiel XD C'est d'ailleurs comme ça que j'ai appris à dire "échelle" en allemand. Ouais, j'en suis fière u_u En plus, "Leiter" est un mot qu'on utilise tous les jours, si si je vous assure u_u Fatiguée de ces conneries, P'tite Bulle zappe sur la chaîne météo. Avec un peu de chance, le trajet jusqu'à la gare ne se fera pas sous la pluie (merci d'annoncer le temps en images, Mr météo XD)

P'tite Étoile et Sabira nous rejoignent, déjà habillées. Mais pas tout à fait réveillées. Leur tête sont très bien assorties aux nôtres XD Il y a de nombreuses choses que nous n'avons pas eu le temps de voir et le regret se fait déjà sentir. Mais visiter la capitale avec nos bagages sous le bras n'est pas vraiment envisageable. P'tite Étoile ne cesse de pester contre les autres clients de l'hôtel. Elle enrage contre l'abruti (selon ses mots) qui est venu frapper à leur porte ce matin, les réveillant en sursaut. Je ne dis rien tandis que P'tite Bulle trouve un soudain intérêt au mur d'en face XD Elle retient son fou-rire comme elle peut, mais les deux autres filles ne s'en apercoivent pas, dormant à moitié sur mon lit. P'tite Etoile est finalement embarquée par P'tite Bulle pour un lissage de cheveux. Séance intensive ou à l'arrache ? J'en sais rien. Le cerveau en mode veille, les yeux fixés sur l'écran de la TV sans la voir, je revois défiler notre aventure. A côté de moi Sabira ne dit pas grand chose non plus. Fatigue ? Nostalgie ? Je ne sais pas. Nous savons toutes ce qui nous attend mais nous refusons de mettre des mots sur tout ça. Laissez-nous rêvez encore un peu. Juste un peu. Comme si rien ne pouvait nous atteindre. Comme si aucun train ne nous attendait pour nous ramener en France.

Les épisodes de Malcolm défilent, de même que ce de Scrubs. Je ne suis pas la seule à ne rien comprendre, mais heureusement qu'on connaissait déjà la version française sinon j'vous raconte pas la galère u_u De temps en temps un mot allemand nous évoque quelque chose et comme des cons, on se sent fières de connaître ce mot-là. Juste un sur trente, mais on s'en fout. L'Allemagne est à nous ! Mais l'heure nous rappelle à l'ordre. Destin fatidique, nous voici. Les valises sont bouclées, ne reste plus qu'à se rendre à l'accueil. P'tite Etoile et Sabira partent devant, bientôt suivit de P'tite Bulle. Et moi ... moi je reste la main sur la poignée de ce qui fut ma chambre le temps de deux nuits. Je n'ai pas envie de dire adieu à tout ça mais ce n'est pas comme si j'avais le choix. Après un dernier regard sur la pièce, je finis par refermer la porte, cette fois pour toujours. Valise en main, je descends l'escalier en colimaçon et rejoins mes trois comparses de voyage. A l'accueil, elles se battent déjà pour savoir ce qu'elles vont mettre sur le formulaire à remplir. Vous savez, ces petits questionnaires qui nous demandent ce que nous avons pensé de l'hôtel. Le questionnaire a beau être en anglais, la traduction met un certain à se faire u_u Boulets vous avez dit boulets XD Finalement, Sabira se lance la première, dans un anglais approximatif, et commence à écrire toute une tartine de trucs. J'avoue que j'ai la flemme de tout lire étant donné que je n'ai pas la volonté d'y comprendre quoi que soit. Mais pour résumer je dirai qu'elle et P'tite Etoile ne sont pas tombées sur le meilleure chambre de l'hôtel. De notre côté P'tite Bulle et moi n'avons qu'un seul reproche à faire : leur foutu hôtel est plein de fantômes ! Si si, on a osé le dire XD

On se refait une dernière séance de métro, moins cher que le taxi, qui nous mènera jusqu'à la gare. Un dernier regard sur les vitres propres, les sièges en parfait état et le sol quasiment impeccable. Il est bien loin le métro pourave de Paris ! Putain même le métro va me manquer. Une vague de tristesse menace de s'installer alors P'tite Bulle dégaine la seule arme qui pourrait me changer les idées : son appareil photo. J'vais finir par le lui faire bouffer --" Malheureusement pour moi, je n'échappe pas à une énième séance photos. Ouais, ENCORE ! Je hais toujours autant l'objectif mais ça m'a permis de penser à autre chose le temps du trajet. Nous voilà déjà arrivées à notre arrêt. Le froid nous surprend doucement et se mèle au vent, jouant de nous. Le chemin du métro à la gare se fait en silence. Aucune envie de sortir déjà la carte de la nostalgie. Mais bizarrement, aucune de nous ne dit vraiment ce qui nous attend. Aucune ne prononce ces mots lourds de sens qui nous terrifient.

Il est midi passé et notre train ne sera pas là avant 21h46. Une demi journée de gâchée, mais nos bagages ne nous laissent pas le choix. Courir Berlin valises en mains ne nous attire pas. Au contraire, cela ne ferait que nous rappeler ce qui nous attend. Nous aurions traînés le poids de notre départ derrière nous et la visite touristique aurait tout simplement manqué de saveur. L'absence de petit déjeuner se fait sentir et nous pousse à nous installer dans l'un des nombreux snack de la gare. Tout aurait pu bien se passer si la carte de crédit de P'tite Etoile n'avait pas commencé à faire des siennes. Chacune est à fleur de peau, les reproches plus ou moins déguisés commencent à fuser. Sabira et moi tentons de calmer le jeu entre les deux s½urs mais la chose n'est pas évidente. Je m'occupe de la Bulle tandis que Sabira se charge de l'Etoile. La tension monte d'un cran et je ne sais plus très bien si leur chicane a une réelle justification ou si ce n'est que le contre coup de la fatigue et de ce foutu départ qui nous pend au nez. Peut-être un peu des trois.

La colère retombe un peu, chacune reprend ses bagages. Devant nous des sièges se libèrent. D'un commun accord nous nous y posons et commençons à prendre notre mal en patience. Autour de nous les gens s'agitent. Ils courent, parlent, se plaignent, ... Je les regarde d'un air absent, refusant de les laisser m'atteindre. Je ne dois pas penser que ce sont nos dernières heures en territoire allemand. Surtout pas. Il faut que j'occupe mon esprit et en fait part à P'tite Etoile. Sabira est perdu dans son monde tandis que P'tite Bulle essaie de glaner quelques heures de sommeil. C'est là que P'tite Etoile a une idée de génie. Qu'est-ce qui nous a rapproché à la base ? Les fictions. Le monde de l'imagination nous tend les bras. Le plan de mon histoire est déjà écrit, nous nous penchons donc sur la sienne. J'essaie de lui écrire son chapitre, mais je ne parviens pas à voir se qu'elle attend de moi. Avec P'tite Bulle, tout est beaucoup plus simple. Il lui suffit souvent d'une phrase pour que je comprenne. Faut dire que je n'ai pas vraiment le choix ! Elle refuse de me donner le contexte pour ne pas gâcher mon plaisir de lectrice lorsque je découvrirai l'histoire dans son intégralité. Mais avec P'tite Etoile, ça ne marche pas comme ça. Je crois que le problème vient du fait qu'elle-même ne sait pas vraiment ce qu'elle veut. Notre collaboration peu productive finit par nous lasser. P'tite Bulle se réveille et m'entraîne presque aussitôt dans la mise au point de notre fiction commune. Parce que oui, il y a bien longtemps déjà, un projet à germer dans mon esprit tordu. Une histoire pleine de suspense, de rebondissement, mais aussi de tendresse. Une histoire tellement grande que je ne me sentais pas capable de la faire toute seule. P'tite Bulle y a été embarquée et notre collaboration est née. Les huit chapitres sont déjà écrits en lettre de feu dans nos esprits. Ne reste qu'à tout coucher sur papier. Mais Deux frères, deux mondes monopolise beaucoup trop mon esprit et elle le sait. Cette fiction restera donc un projet auquel nous nous attèlerons lorsque nous aurons toutes deux moins de fictions non terminées à notre actif.

Le besoin de bouger se fait sentir. P'tite Etoile commence à s'impatienter, à tourner en rond. Je l'entraîne alors pour une petite promenade autour de la gare, laissant P'tite Bulle et Sabira prendre soin de nos bagages. Petite ballade sans prétention et sans se presser, juste histoire de se dégourdir les jambes et de sentir l'air frais sur nos visages. La tension redescend peu à peu et une bande jeunes racailles parvient même à nous foutre la trouille sans bouger le petit doigt. Elle se détend, elle va mieux, alors tout va bien. Malheureusement cela aura été de courte durée. A notre retour, P'tite Etoile remarque tout de suite que quelque chose ne va pas. Elle a beau regarder partout, elle n'arrive pas à mettre la main sur sa paire de lunette Dolche Gavana. Perdre une paire de lunette ça fait déjà franchement mal au cul, mais quand ce sont des lunettes de marque, c'est encore pire. Elle les avait simplement posée sur son sac, sans surveillance. Un abruti est passé par là et s'est tout simplement servit. A qui la faute ? A P'tite Etoile qui aurait du prendre soin de ses affaires ? A P'tite Bulle et Sabira pour ne pas avoir surveiller notre campement de fortune ? Ou à moi pour avoir émit l'hypothèse de marcher un peu ? La tension reprend ses droits, à l'instar du silence. J'en viens à prier pour que notre aventure se termine vite. Et pourtant ... Je sais que je n'ai pas envie de partir. Je suis prête à subir des centaines de disputes si c'est le prix à payer pour rester.

Je me sens repartir dans la déprime et appelle au secoure. P'tite Etoile y répond et me plonge dans un livre qui l'accompagne à chacun de ses voyages. Un livre qu'elle connait presque par c½ur mais qu'elle reliera encore et encore. En général je lis tout et n'importe quoi, allant jusqu'à la dernière page mais si je déteste l'histoire. Par respect pour le livre, par respect pour l'auteur,... et pour mon incroyable curiosité qui me pousse à vouloir savoir comment finit le héros. Mais ce foutu livre, ce foutu Tour B2 mon amour ... Je n'ai pas réussit à en sortir. Dès les premiers paragraphes, je me sens transportée dans un monde qui me parle bien que je n'y connaisse rien. Je ne vis pas dans une cité, je ne connais rien des gens qui y résident. Mais l'auteur a su me toucher et à captiver mon attention. Je me prends immédiatement d'affection pour Tristan, cet ado perdu dans ce monde de grand. Faire les bons choix, éviter les ennuis, ... Assumer le fait de ne pas vouloir devenir trafiquant de drogue. Et surtout ... surtout ... accepter d'ouvrir son c½ur à Clélia, petite chose fragile débarquée dans cette cité presque par accident. La fin arrive sans même que je ne m'en rende compte. Je sors de l'histoire et replonge dans Berlin et sa gare, mais mon sourire niais refuse de me quitter. Ce livre m'a, le temps d'une centaine de pages, fait oublié où j'étais et ce qui m'attendait.

Le froid commence a envahir les lieux. Des agents de police patrouillent et passent souvent à côtés de nous. Des SDF commencent à s'aventurer en ces lieux, sous l'½il vigilant des agents. Aucun n'aura le droit de passer la nuit ici. Mine de rien, la présence de la police nous rassure. La gare est presque déserte, les boutiques sont fermées, ... je ne nous voyais pas rester seules avec ces inconnus dont nous ne comprenons que partiellement la langue. Le temps passe, encore et encore. Plus la nuit tombe et plus nous réalisons que nos douze heures d'attente touchent à leur fin.

21h35, notre train est annoncé. Sans un mot, presque sans un échange de regards, chacune récupère ses bagages. Le froid de l'hiver pousse Sabira à se réfugier rapidement dans notre wagon. P'tite Etoile la suit de prêt. P'tite Bulle accorde un dernier regard à cette gare qui nous a ouvert ses bras pour ces douze dernière heures. Sur le quai, je prends pleinement conscience que notre voyage est terminé. Malgré le sourire sur mon visage, ma gorge se serre. Encore quelques minutes et ce train m'emportera loin. Loin de cette ville, loin de ce pays, loin de mon rêve. A peine montée dans notre wagon, j'ai déjà l'impression qu'il me manque quelque chose, comme si j'avais oublié un trois fois rien derrière moi. Comme si une part de moi était restée sur le quai, comme si je ne partais pas vraiment. Pas entièrement. Et alors que les portes se referment et que le train démarre, je fais une promesse à ce pays. Peu importe le temps que ça me prendra, mais je reviendrai. Parce qu'ici je me sens bien. Parce qu'ici les gens sont différents. Parce qu'ici, j'ai l'impression d'être chez moi.












CherryHitomie*

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 17:27

Modifié le mardi 20 octobre 2009 08:39