Chapitre 1 : Changement de vie et première rencontre


Malmedy
*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
*Paroles de Mood(17 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill(17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz(26 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie(31 ans)
*Paroles de Julien(39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Personnages secondaires






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____________________________________Deux frères, deux mondes
______________________________________________Chapitre 1 :
_____________________________Changement de vie et première rencontre
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Lucie et Julien Harkins, âgés respectivement de vingt-six et trente deux ans, franchirent les lourdes portes de l'orphelinat Saarbrücken. Une jeune femme vint à leur rencontre et les mena au bureau de la directrice.

Celle-çi les acceuillit chaleureusement et vérifia rapidement toutes les données accumulées au cours des derniers mois. Leur démarche d'adoption touchait à sa fin. Ils auraient, aujourd'hui même, le plaisir de choisir celui ou celle qui viendrait agrandir leur famille.

« - Puisque tout est en règle, je vais vous conduire dans le jardin derrière l'établissement. Les enfants s'y trouvent tous à cette heure-çi. »

Les trois adultes se levèrent et longèrent les nombreux couloirs de l'établissement. Ils arrivèrent dans l'arrière-cours, où une trentaine d'enfants de tout âge jouaient sans se préoccuper d'eux.

« - Voilà ! Vous n'avez qu'à vous promener un peu, ils ont l'habitude de voir des étrangers ici. »

Avant qu'ils n'aient pu dire quoi que ce soit, la directrice avait déjà disparue. Laissés seuls face à une trentaine d'enfants surexités, les Harkins se laissèrent tomber sur le banc le plus proche.

« - Et maintenant on fait quoi ?
- Ben ... on leur parle et on voit s'il y en a un qui nous plaît plus qu'un autre.
- Ne le prends pas mal, mais on ne parle pas de ta prochaine robe de soirée. »

Une frappe derrière la tête lui répondit. Julien lui adressa un sourire puis se leva et commença à errer parmis les enfants, s'arrêtant parfois pour échanger quelques mots. Lucie préféra rester sur le banc et les observa un par un. Ils avaient tous l'air adorable et méritaient tous d'être heureux. Alors comment en choisir un seul ?

Elle laissa ses yeux vagabonder sur les visages lorsque son regard se posa sur un enfant, à l'écart des autres. Il était recroquevillé sur lui-même et semblait fixer un point invisible. Quelque chose l'intriguait chez lui. Peut-être ... cette aura de mélancolie que l'on pouvait distinguer. Une peine que l'on a envie de chasser à force de tendresse.

Un sourire sur les lèvres, elle se leva et rejoignit son mari :

« - Julien ? Je crois que je l'ai trouvé. »

Lorsqu'il vit le jeune graçon, Mr Harkins fut pris d'un doute. Un enfant solitaire n'était-il pas un enfant à problèmes ? A force de discussion et de persuasion, Lucie réussi à lui arracher son accord. Il n'avait jamais su refuser quoi que ce soit à sa femme. Ca le perdrait un jour, il en était conscient. Quelques minutes plus tard, ils étaient de nouveau dans le bureau de la directrice, lui faisant face. Celle-çi avait perdu son sourire chaleureux.

« - Mme Harkin, parmis tous les enfants présents, pourquoi a-t-il fallut que votre attention se porte sur le jeune Bill ?
- Sincèrement je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est qu'il est celui que je veux adopter. »

La directrice soupira avant de poursuivre :

« - Ce garçon n'est pas comme les autres. Il a énormément de mal à s'intégrer. Une dizaine de familles a déjà tenté de l'adopter. Mais à la fin de la période d'essai, ils finissent tous par choisir un autre enfant. Bill ne cesse de faire des fugues, il refuse de parler, il passe son temps à errer, ... Mais je crois sincèrement que le problème vient du fait qu'il ne se rappelle pas qui il est.
- Que voulez-vous dire ?
- La police nous l'a confié un jour de septembre. Il ne se souvenait de strictement rien. Son prénom, nous l'avons sû grâce à sa gourmette. Croyez-moi madame, ce n'est pas un enfant pour vous. D'autant plus qu'il s'agit de votre première adoption.
- Mais je suis certaine de pouvoir changer les choses ! »

La directrice fixa silencieusement la jeune femme face à elle. Des mères en manque d'enfant, elle en avait vu des tas. Toutes se disaient capable de redonner vie au jeune Bill. Toutes ont échoué. A chaque fois, l'enfant s'était senti un peu plus rejetté, ce qui n'arrangeait en rien les choses. Cela ne le rendait que plus distant et plus méfiant.

« - Je n'ai pas le pouvoir de vous refuser cette adoption. Si c'est vraiment ce que vous voulez, j'officialiserais votre demande. J'espère simplement qu'il ne vous causera pas trop d'ennuis. »

***************


Tom ouvrit la porte d'entré sans douceur, s'engouffra dans le couloir principal et grimpa les escaliers le plus vite possible avant de s'enfermer dans sa chambre. Replié sur lui-même, il sentait les larmes proche d'apparaître. C'était déjà le quizième psy que sa mère l'emmenait voir. En seulement trois mois. Sans compter les psychiatres, les psycanalistes, ... Même un guérrisseur et une voyante. Il ne supportait plus tout ça. Tous ces gens qui lui posaient des questions, l'indifférence des autres de son âges, et surtout ... les regards de sa mère. Des regards plein de pitié et de compassion. Il avait horreur de ça. La pitité n'était pas pour lui. Il n'était pas faible. Il ressentait juste un vide qu'il ne parvenait pas à combler. Etait-ce si compliquer à comprendre ? Apparemment oui. Mais ça ne pouvait plus continuer comme ça. Il fallait qu'il change. Et pour cela, il suffira juste de mentir. Ou du moins, d'omettre une partie de la vérité. Mentir en permanence, afficher de faux sourires, ... S'il n'y a que cette solution alors il le fera. Simplement pour qu'on le laisse tranquille.

Pendant ce temps, Simone n'allait guère mieux. Atablée dans la cuisine, elle se sentait perdue. Pas un seul des spécialistes qu'elle était allée voir n'avait trouvé le problème de son fils. Certains prétendaient qu'il manquait simplement d'un père. Le dernier qu'ils étaient allés voir avait tout simplement établit que son fils était fou.

« - Quelle bande d'abrutis. Je n'aurai jamais dû écouter les conseils de ma mère. »

Elle se leva et se dirigea vers sa chambre. De son armoir, elle sortie un album photos caché derrière une pile de vêtements. Elle s'assit sur son lit et ouvrit le livre, presque hésitante. Cinq mois qu'elle ne l'avait pas fait. Elle ne l'ouvre qu'une fois par an, tous les ans à la même date. Le premier Septembre.

Sous ses yeux, les photos défilent. Elle, en compagnie d'un homme. Elle encore, en robe blanche devant l'église. Elle et son ventre rond. Et enfin, elle et son ex-mari, tenant chacun un bébé. Tous les nouveaux nés se ressemblent, dit-on. Mais ces deux là encore plus. Elle passa sa main sur la photo de celui qui fut son fils. Celui-là même qu'elle n'avait pas vu depuis près de dix ans maintenant.

« - Finalement, c'est peut-être ça qu'il te manque, Tom. »

Sa vue commença à devenir trouble. Elle soupira puis referma brusquement l'album photos avant que les larmes ne viennent. Elle ne devait plus penser au passé et se concentrer sur l'avenir du seul fils qui lui restait. Elle devait à tout prix se détacher de ses souvenirs. Et Tom devait repartir à zéro. Il n'y avait plus alors qu'une seule solution. Déménager. Pour enfin tourner la page.

***************

(Les années passent, les enfants grandisent)

***************


La porte d'enrée fut claquée violemment avant que ne résonne dans toute la maison la voix "mélodieuse" de Bill :

« - J'suis rentré !
- Pas besoin d'hurler comme ça, on est pas encore sourd ! répliqua Lucie en allant l'accueillir. Mais avec toi, ça devrait plus tarder ! »

Le jeune homme se contenta de lui tirer la langue pour tout réponse.

« - Très mature. Ah seigneur Bill, si tu voyais la tête que tu as !
- Qu'est-ce qu'elle a ma tête ? !
- Tu es complètement dépeigné, tu as l'air d'une boule de poils ! »

Bill rigola en se regardant dans le mirroir le plus proche. Il avait peut-être été un peu fort ce matin avec ses effets "décoiffés". A moins que cela ne vienne de ce maquillage noir qu'il arborait autour de ses yeux noisettes et sans lequel il ne sortait jamais. Très tôt, il avait ressentit le besoin de se démarquer des autres. Il avait alors commencé à jouer avec son look, défiant les tendances de la mode, mélangeant les genres, jusqu'à trouver le style qui lui correspondait parfaitement. Ses cheveux bruns parsemés de mèches blanches lui tombaient sur les épaules, encadrant son fin visage. Certains jours comme aujourd'hui, il abusait de la laque et défiait les lois de la gravité. Ses bagues et son vernis noir faisaient désormais parti de lui.

« - Allez, viens manger, sinon ça va être froid. »

Il suivit sa mère d'adoption jusqu'à la cuisine, où son père lisait attentivement son journal. En le voyant entrer, l'homme détourna les yeux de ses feuilles et attendit que sa femme soit assise à son tour pour prendre un air sérieux. Il n'en fallut pas plus au jeune brun pour comprendre que quelque chose n'allait pas.

« - Bill ... Lucie et moi avons reçu une lettre, aujourd'hui.
- Euh ... félicitation ?
- De l'orphelinat. »

L'adolescent restait calme mais redoutait la suite. Allait-on encore le changer de famille ? Pourtant il n'y avait aucun problème avec Lucie et Julien. Du moins de son côté. Aucun des deux ne s'étaient jamais plaint et il s'était énormément assagit à leurs côtés. Bien sur, il lui arrivait de désobéir et de n'en faire qu'à sa tête. Mais il n'y avait rien que ne ferait un adolescent comme les autres.

« - Et ? »

La jeune femme lui adressa un sourire rassurant, voyant son regard paniqué :

« - Ne t'inquiète pas, c'est une bonne nouvelle. »

Bill fronça les sourcils. Il ne saurait dire pourquoi mais il avait l'impression que ce n'était pas une si bonne nouvelle que ça. Comme une sorte de présentiment qui survient lorsque votre avenir est en jeu.

« - Tu sais que l'orphelinat Saarbrücken aime assurer un grand avenir à ses anciens occupents, particulièrement lorsqu'ils ont de bons résultats scolaires comme les tiens. Ils ont décidé de t'accorder une bourse d'étude.
- Pourquoi je le sens mal, là ?
- Ne dis pas ça voyont, Malmedy est l'établissement le plus réputé de la région.
- Malmedy???? Tu veux m'envoyer à Malmedy???? Mais c'est remplie de snobs ! Je vais devenir fou là-bas ! Et mes amis de Thuringe ?! Je peux pas les abandonnés ! Et tu crois qu'ils vont me laisser entrer dans ce foutu établisement, fringué comme je suis ? !
- Ne t'en fais pas pour ça, il y a des uniformes. »

L'horreur peignit son visage. Lui qui avait eu tant de mal à trouver son look se voyait obliger de porter les mêmes vêtements qu'une bonne autre centaine d'élève, noyant son visage dans la masse d'étudiants. Aussitôt il eu le sentiment que l'on brimait sa créativité. Il commença à protester, présentant ses arguments au fur et à mesure qu'ils lui venaient à l'esprit :

« - Non, pitié ! Pas l'horrible costard-cravate ! Lucie, tu ne peux pas me mettre là-bas ! J'vais avoir des tas d'ennuis ! Je m'y suis fais quelques mauvais amis, si tu vois ce que je veux dire. Pas ça j't'en
prie !!!
- Tu es déjà inscrit, ma puce. J'ai vérifié avec l'école pour les règlements, tout est en ordre. Tu pourras même continuer de te maquiller. Tu vas t'y plaire voyons. »

Son visage se ferma. Il préféra ne pas répondre. Qu'aurait-il pu dire de toute façon ? La décision était déjà prise. Et sans lui, encore une fois. Sans un regard pour les deux adultes, il quitta la pièce et se réfugiea dans sa chambre. Il était conscient qu'étant encore mineur, il devait leur obéïr. Il leur était d'autant plus reconnaissant qu'ils lui avaient offert un foyer alors que bien d'autres avant eux avaient finit par baisser les bras. Mais il y avait certaines choses qu'il aurait préféré décider seul. Et son avenir en faisait parti.

***************

Quatre ans déjà que Simone et Tom s'étaient installés à Lepzig. Et tout semblait aller pour le mieux. Elle ignorait encore si le changement d'état d'esprit de son fils était dû au déménagement ou non. Mais il semblait redevu normal alors elle ne posait pas plus de questions.

De retour de Malmedy, lycée privé de Lepzig, trois garçons semblaient plongés dans leur conversation. A droite, se tenait Gustav, blond coupé court aux yeux marrons. A gauche, se tenait Georg, brun mi-long aux yeux verts. Et au centre se tenait Tom. Il était le plus jeune du trio mais pas le moins grand pour autant, dépassant ses deux amis d'une tête. Ses longues dreads lui avaient valu quelques problèmes au départ avec les autres élèves, mais les choses s'étaient vite calmées. Sa forte personnalité avait rapidement fait ses preuves, l'amenant aujourd'hui à être l'un des garçons les plus convoités de l'école. Georg et Gustav n'étaient pas en reste non plus, mais Tom demeurait le seigneur des jeunes filles. Nombreuses ont été, et sont encore, celles qui sont persuadées qu'il leur offrira le grand amour. Et toutes sont tombées, et tomberont encore, de haut lorsqu'il leur annonce que tout est finit. Il ne leur a jamais rien promit, mise à part une nuit de pure débauche. Et pourtant elles y croient.

« - Vous avez demandé aux filles si y en pas une qui voudrait être notre chanteuse ?
- Je te rappelle que tu t'es tapé notre précédente candidate et qu'elle ne veut plus te voir.
- J'y peux quoi moi, si elles s'accrochent toutes à moi ? Elles connaissent mes règles : une fille, une nuit.
- Mais à cause de toi on a plus de chanteuse !
- Je suis désolé Gus. C'est plus fort que moi. »

Devant le regard triste de Tom, Gustav laissa échapper un soupire avant de lui sourire :

« - Ca vallait le coup au moins ?
- T'imagines même pas ! »

C'est comme ça que leur discussion dériva une fois de plus. Arrivé à un croisement, les trois garçons s'arrêtèrent. Gustav et Georg tournaient à droite tandis que Tom devait continuer tout droit.

« - On répète chez moi cet aprèm ?
- Ta mère est ok ?
- T'inquiète, elle boss.
- Alors pas de problème pour moi.
- Je marche aussi. »

Chacun poursuivit sa route. Une fois seul, le sourire de Tom s'effaça. Pourquoi ? Il l'ignorait lui-même. Cette sensation de vide était toujours là, sans qu'il ne sache pourquoi. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas le poteau électrique dressé devant lui, si bien qu'il le heurta de plein fouet et se retrouva au sol. Encore sonné, il entendit pourtant distinctement des rires. Il regarda autour de lui et vit alors une jeune fille sur une planche de skatte, visiblement morte de rire. Il sentit le rouge lui monter aux joues sans qu'il ne puisse rien faire pour l'en empêcher. Il se releva rapidement et adressa à l'inconnu un regard noir. Celui-çi ne sembla pas la dérangée. Elle cessa de se moquer de lui mais un large sourire ornait ses lèvres. Tom ne pouvait s'empêcher de la regarder. De longs cheveux noirs coiffé n'importe comment et parsemés de mèches blanches, du noir entourant ses yeux, un jean noir et un tee-shirt rouge lui collant la peau ... Elle était, certes, relativement plate mais pas mal foutu pour autant.

« - C'est moi qui te fais sourire ?
- Tu n'imagines même pas à quel point tu as l'air stupide.
- Tu te crois mieux ? Regarde comment tu es fringué ! »

L'inconnue donna un léger élan à son skatte, se rapprochant ainsi de Tom. Elle le regadra de haut en bas, avant de déclarer :

« - Si ça c'est la mode, j'suis ravi d'être démodé !
- Est-ce que tu es imbécile, ou simplement attardée ? C'est un uniforme scolaire, abrutie !
- Peu importe ce que je suis, puisque je suis mieux que toi. »

Tom resta figé. C'était bien la première fois qu'une fille lui tenait tête comme ça. Son charme naturel aurait-il perdu son effet ? Elle lui adressa un dernier sourire moqueur avant de reprende son élan et de disparaître au coin de la rue. Le jeune homme resta planté là, fixant la rue où l'inconnue avait disparue. Il ne supportait pas l'idée d'avoir perdu la face devant une fille.

« - Qui que tu sois, j'te jure que je t'aurais dans mon lit. Comme toutes les autres. »



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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:

THfan dream-fic : Je ne sais pas toi, mais je n'accorde pas facilement ma confiance. Alors je me suis dit que si Tom venait de suite voir Bill pour son problème de drogue, ça aurait paru étrange. Il leur faut juste un petit peu de temps ^^
Sinon je sais bien que ce n'est pas une obligation de te rendre tes coms, mais pour moi c'est une question d'équité. Tu prend le temps de venir sur mon blog, j'aurais aimé faire de même. (on a aps idée de faire des fics hétéro, aussi -_-")


Inconnue n°11 : Pourquoi Tom s'est battu ? ...... *_* Si tu savais !
J'essaie en effet, de faire passer pas mal de choses dans mes chapitres. Je peux pas me contente d'un seul sentiment XD Puis comme ça, y en a pour tous les gouts ^^


Good-nightmares : Je suis le 300ème com sur ta fic ? Sérieux ? Hannnnnnnn Je sui trop contente ^^ (tu aurais dû venir un peu plus tôt et tu aurais été mon 300ème aussi XD) En plus j'ai vu que tu me faisais encore de la pub ^^ (même si j'ai l'impression que ça sert à rien vu que coté blog, ça bouge pas -_-" cependant, la pub, ça fait toujours plaisir ^^)
T'as vraiment l'esprit mal placé toi XD Il y avait rien de comprometant dans leur position devant la télé. (quoi que ...) J'avoue, c'était fait exprès. J'ai pas pu résister XD
Tu as peur de mes titres à ce point là ? o_O Niark niark niark ! (Là j'ai un grand sourire, jai bien l'air con XD ) Je ne dirais rien, tu verras ça la semaine prochaine U_U
Je sais bien que Goerg et Gustav ne font pas beaucoup acte de présence. La fic n'est pas centrée sur eux alors c'est vrai que j'ai du mal à les intégré (d'ailleurs j'ai horreur de ça >_<) mais on les verra dans le 13, c'est une certitude ^^


La voyageuse92 : Ma twiiiiiiiins ! Je suis désolé pour hier soir, pas moyen de faire entendre raison à msn T___T Mais là j'ai besoin de tes calins.Pourquoi ? Parce que l'émission "fan 2" vient de qualifier Tokio Hotel de groupe pour adolescentes pré-pubère -_-" Déjà que la dernière fois je sais plus quelle emission les qualifier de boys band pour demoiselles de 12 à 16 ans -_-" (et nous alors ????? On est quoi ????? Des attardées mentales ???? J'vais faire un meurtre !) En plus ils ont raconter que des conneries !!! Tokio Hotel connu grace à internet ???? Mon cul, oui ! Je te jure, un jour je vais monter sur Paris pour leur dire ce que je pense, à tous ces abrutis >_<

x-comme-un -frère-x : je suis désolé si parfois mes coms ne sont pas toujorus très positif >_< Mais à quoi bon te mentir ? Personellement si je publie, c'est afin d'avoir des critiques pour savoir où je dois améliorer les choses. Si on ne supporte pas les critiques,on publie pas >_< Mais je suis pas méchante non plus tu l'auras remarqué ^^
Eh oui, Tom se fait un pierçing rien que pour les beaux yeux de Bill *_* (je gagatise toute seule,ça devient grave -_-") Pour la fête, je ne sais pas encore vraiment si Bill va y aller ou non. Faut que je vois comment je vais combiner tout ça.
Ton coeur se serrait à certains passages ? Je t'ai fait avoir des émotions alors ^^ Comment je suis trop contente ! Ca veut dire que je ne suis pas la seule à ressentir des droles de trucs face aux disputes ! (nan pas celles de ma fic, je suis pas narcissique >_<)


K-twins-saveur-citron : T'as pas reçu le com t'annnonçant la suite ? o_O Mais c'est quoi ce délire ? (skyblog de meeerde >_<)
Nan j'ai pas encore reprit les cours ^^ Ca commence lundi. V'la les horraires, toi >_< J'vais mourru avant la fin du semestre T__T Tom a retouché à la drogue, c'est pas bien je sais. Mais ose dire que ça ne te plait pas XD Nan parce que s'il ne l'avait pas fait, y aurait pas eu de calin XD (moi-même j'y suis accro. Désespérant -_-") Tu as tout à fait raison, la confiance s'installe doucement mais surement. Faut bien que ça paraisse crédible ^^


yanie le kalamar rouayaleuh v.v : En voilà des questions quelles sont intéressante ^^ (la phrase te parait louche ? Cherche pas je déraille U_U) Tu trouve qu'ils se font trop de calins O_o Ben t'es bien la seule XD Les autres lectrices en veulent plus.
Alors, réponses aux questions: -Pour la fête de Tom, je sais pas encore si Bill va y aller. C'est vrai, quoi ! Il va faire tache dans le paysage !
- Quand va-t-on revoir la bande à Bill ? (comment c'est trop moche ce groupe de mots XD) Je sais pas exactement. Je sais qu'il faut que je les intègre à l'histoire. Mais je rame déjà avec les 2G -_-"
- Pourquoi j'ai mit 64 chaines plutôt que 69 ? Euuuuuuuuuuuh .... Parce que j' ai pas l'esprit aussi tordu que toi et que j'avais même pas vu que je pouvais le mettre XD
- Pourquoi Tom s'est battu ? Mais tout le monde me la pose cette question XD Réponse dans le chapitre 13 ! (ça va je suis pas trop vache, vous avez pas longtemps à attendre)

b-t-pourquoi-pas : J'vais pas tout dévoiler d'un coup non plus, hein XD Sinon ça sert plus à rien que j'écrive -_-" je répond pas à tes questions et te laisse lire la suite ^^ Tu as de la chance, tu n'as pas à attendre puisque c'est déjà posté ^^ Mais continue tes hypothèses, moi j'adore ça ^^


J'vous embrasse toutes fort fort fort ^^ Parce que sans vous, j'existerais pas ^^


CherryHitomie*

# Posté le lundi 24 septembre 2007 12:17

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 12:24

Chapitre 2 : Bienvenue à Malmedy


Malmedy
*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
*Paroles de Mood(17 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill(17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz(26 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie(31 ans)
*Paroles de Julien(39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Personnages secondaires






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____________________________________Deux frères, deux mondes
______________________________________________Chapitre 2 :
________________________________________Bienvenue à Malmedy
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Bill se regardait dans le miroir, horrifié. Non décidément, le costard-cravate n'était pas pour lui. Son costume bleu-marine, sa chemise blanche et sa cravate noire lui enlevait toute sa personnalité. Il jetta un oeil à ses anciens vêtements posés sur sa chaise de bureau. Ses pantalons moulant et autres tenues extravagantes lui manquaient déjà.

« - J'ai l'air d'un pingouin là-dedans. D'un pingouin snob par dessus le marché. »

C'est ce moment que choisit Lucie pour entrer dans la chambre :

« - Pas du tout, tu es magnifique. Ça fait simplement différent de tes tee-shirt et autres trucs habituels !
- C'est inconfortable en plus. grogna de nouveau Bill en otant la veste de son costume, après avoir déboutonner le haut de sa chemise.
- Tu vas t'y habituer. Viens ici que je te brosse les cheveux.
- Mais enfin, regarde-moi ! J'ai l'air ridicule ! Laisse-moi refuser d'aller dans cette école ! J't'en supplie !
- Tu n'as jamais été aussi beau, petit prince. »

L'adolescent grogna une fois de plus. Il détestait ce maudit surnom. Il ne voyait franchement pas ce qu'il avait d'un « petit prince ». Il s'observa une fois de plus dans le miroir. Son reflet n'avait plus rien à voir avec sa personnalité.

Lucie déposa un baiser d'encouragement sur le front de son fils adoptif et quitta la chambre. Bill resta seul avec son reflet. Il soupira avant de se laisser tomber sur son lit. Mais dans quelle galère était-il encore tombé ...

Il se redressa soudainement, fronçant les sourcils. L'uniforme était obligatoire, c'était indéniable. Mais ... rien en l'empêchait d'apporter quelques petites retouches, n'est-ce pas ? Au pire, il se ferait renvoyer pour uniforme non conforme, ce qui était loin de lui déplaire. Emballé par son idée, un grand sourire prit place sur son visage. Il ota rapidement son pantalon, prit sa veste au passage et se plaça devant sa machine à couture.

« - Il est hors de question que je porte ses horreurs ! Ou je ne m'appelle plus Bill Harkins ! »

Sa nuit risquait d'être courte, mais si cela pouvait l'empêcher d'être ridicule, il n'y avait pas une seconde à perdre.

***************

Lucie entra silencieusement dans la chambre de son fils. Elle se dirigea d'abord tout naturellement vers le lit mais son regard fut attiré par une ombre, un peu plus loin. En reconnaissant Bill endormit sur sa table de travaille, elle ne pu que soupirer tout en souriant. Elle se doutait bien que l'uniforme ne resterais pas intact bien longtemps. Bill avait toujours modifié chacun de ses vêtement, un simple règlement ne l'aurait pas arrêté. Elle s'approcha de lui et le réveilla doucement.

« - Encore cinq minutes s'il te plaît.
- Désolé petit prince, mais si tu ne te dépêche pas, on va être en retard.
- J'veux pas y aller.
- Va prendre ton petit déjeuner, sinon tu n'auras pas le temps de te maquiller. »

Pas encore tout à fait réveillé, l'adolescent sortit de la chambre d'un pas mal assuré sous le regard attendri de sa mère.

Une heure plus tard, Bill se retrouvait dans la voiture, côté passager, tandis que Lucie le conduisait au lycée. Il avait bataillé pour rentrer toutes ses valises, mais il avait finit par y arriver.

« - Tu es toujours certaine de vouloir me forcer à y aller ?
- Bill ... on en a déjà discuté. Essaie, au moins ! Si vraiment ça ne va pas, on avisera. Je suis certaine que tu vas rencontrer des personnes bien, là-bas. Même s'ils sont différents de toi.
- D'accord mais rappelles moi pourquoi je dois rester là-bas en semaine. On habite à une demi-heure de ce foutu bahut, pourquoi m'avoir mit en internat ?
- Ce n'est pas un internat. Plutôt une sorte de campus. Comme ça tu auras toutes tes affaires sur place. C'est obligatoire, je n'y peux rien.
- Je persiste à dire que c'est stupide. En plus, je pari que je vais devoir me coltiner un coloc.
- J'en ai bien peur. »

Bill soupira une énième fois avant de s'enfoncer un peu plus sur son siège. C'était officiel, il haïssait les lundis

***************

Après avoir déposé ses nombreuses valises à la bagagerie en attendant de les amener à sa nouvelle chambre, Bill avança dans les couloirs de l'école, sa fierté et son panache habituels rabattus. Il se sentait comme une sourie dans une souricière. Les autres élèves le regardaient plus ou moins de travers. Impossible de dire si c'était à cause de son maquillage, de sa coiffure, de sa cravate défaite et jettée négligeamment autours de son cou, ou bien de son uniforme, bien plus près du corps que la moyenne. Ses mains se crispèrent sur son sac de cours. Il finit par trouver le bureau de la directrice qui s'empressa de l'acceuillir.

Lorsqu'il en ressortie une vingtaine de minutes plus tard, il se sentait un peu plus rassuré. Visiblement, son look ne poserait pas de problème du moment qu'il ne chercherait pas d'embrouilles. Après avoir prit connaissance de son emploi du temps et fait aquisition de ses livres de cours, le nouvel étudiant se dirigea vers son casier en soupirant. C'est là qu'il percuta deux garçons et tomba, ses manuels scolaires éparpillés au sol. Il grogna en se frottant le dos, puis regarda qui il avait heurté. Il reconnu immédiatement le garçon qu'il avait rencontré l'autre jour dans la rue. Celui qui avait fait connaissance avec le poteau électrique. Un blond aux cheveux courts l'accompagnait. Le garçon de l'autre jour sembla le reconnaître lui aussi :

« - Qu'est-ce que c'est que ça ? Mais c'est la petite punk analphabète ! Il laisse entrer n'importe quoi, ici ! Tu t'es regardé dans le miroir ce matin ? Tu es ridicule. »

Bill devait admettre que ça commençait fort. Il voulait bien reconnaître que son côté androgyne portait parfois à confusion mais jusqu'à présent, personne ne s'était trompé à ce point. Il se releva et commença à ramasser ses livres. Une fois tous récupérés, son regard rencontra celui de l'inconnu :

« - Alors de un, je ne suis pas une punk, j'ai mon propre style et je ne suis ni punk, ni gothique ni quoi que ce soit d'autre. De deux, pour ton information, pauvre abruti, je suis un mec ! »

L'abruti en question resta figé. Il n'en revenait pas d'avoir prit ce ... truc, pour une fille. Il pâlit lorsqu'il se rappella qu'il avait jurer de l'avoir dans son lit. Une seule pensée lui vint à l'esprit à ce moment là. Pensée qu'il laissa s'échapper à voix haute :

« - Beurk ! J'crois que je suis traumatisé. »

Prenant cette remarque pour lui, Bill serra le poing et s'apprêtait à frapper le lycéen lorsqu'une main enserra son poignet :

« - Stop, on arrête tout ! Tom, tu remballes ta connerie, et toi, qui que tu sois, saches que tu auras beaucoup de problèmes si tu règles tout par la force. »

Tandis que le blond se retenait de rire, l'autre semblait boudé dans son coin. Bill posa son regard sur le nouvel arrivant. Celui-ci lui tendit une main, que le brun saisit :

« - Je m'appelle Georg Listing.
- Moi c'est Bill Harkins.
- Enfin je te trouve ! Bienvenue à Malmedy ! Lui c'est Gustav Schäfer, et l'autre truc qui boude, c'est Tom Trumper. Suis-moi, le dirlo m'a chargé de te montrer le b-a-ba du lycée, mais tu es sortis de son bureau avant que je n'ai le temps d'arriver.»

Bill acquiéça et entreprit de le suivre, n'ayant pas vraiment le choix. Georg commença par le conduire à son casier. Bill y déposa ses livres, ne gardant que ceux qui lui seraient utiles ce matin. Il s'arrêta sur l'un des bouquins, surprit :

« - Algèbre ? C'est quoi ce truc ?!
- Mathématiques, si tu préfères.
- Ah non ! Je suis pas d'accord ! Je suis un littéraire, moi, pas un scientifique !
- Tu n'as malheureusement pas le choix. Et puis, deux heures de maths par semaine, ça ne va pas te tuer.
- On pari ? »

Georg préféra ne pas répondre et poursuivit la visite lorsque Bill eut terminer avec ses livres. Ils se dirrigeaient vers le CDI, centre de documentation et d'orientation, lorsque la sonnerie retentie.

« - Tu es en quelle classe ?
- Euh ...
- Ok, c'est quoi ta spécialisation ?
- Arts plastiques.
- Alors tu es dans ma classe. »

Bill se sentit un peu rassurer. Même si Georg n'était avec lui que pour la journée, au moins il ne serait pas seul aujourd'hui. Il suivit son guide à travers le dédale de couloirs. Une question lui brulait les lèvres, il finit donc par la poser :

« - Et les deux autres de ce matin, ils sont dans ta classe ?
- Pour la plupart des cours, oui. Mais pas pour l'Arts plastiques. Ils ont préférer otper pour l'option musique, vu qu'ils ne sont pas foutu de dessiner quoi que ce soit. Tu verras, on a pas mal de cours ensemble. Y comprit avec Gustav et Tom. Après, il n'y a que les options qui diffèrent. Tout dépend donc de ce que tu as choisi lors de ton inscription.
- Et là on va en quoi ?
- Géo-politique.
- C'est quoi cette merde ?
- Bill ! Surveilles ton langage ! Tu n'es plus dans ton lycée de quartier, ici !
- Ouais bah crois-moi, si ça ne tenait qu'à moi, j'aurai jamais mit les pieds ici !
- C'est un cours qui porte sur les pouvoirs des différents dictateurs et des pays influants.
- Génial. Je sens qu'on va s'marrer. »

Ils pénétrèrent dans la salle de cour, coupant court à la mauvaise humeur du brun.

***************

Sa journée avait été plutôt difficile. Arrivé après un mois de cours impliquait forcément des lacunes au niveau du programme scolaire. Le plus dure était probablement que les enseignements de ce lycée n'avaient rien à voir avec ce qu'il avait connu jusque là. Ici, peut importe que les élèves arrivent à suivre ou non. Le professeur débite son cours s'en prendre le temps de voir si tout le monde suit. Plus d'une fois Bill avait été tenté de prendre ses affaires et de partir en claquant la porte. Et puis il revoyait le visage tellement fier de sa mère lorsqu'elle lui avait annoncé qu'il était prit dans cette école. Il ne pouvait pas lui faire ça. Il soupira, déhambulant dans les couloirs du lycée. Il n'en était qu'à sa première journée, et il avait déjà envie de tout plaquer. Il arpentait depuis une quinzaine de minutes les corridors de la résidence privée du lycée, cherchant sa chambre. Georg lui avait dit que les chambres était de vrais apartements, que l'on partageait avec quelqu'un. Le sien était censé être grand, équipé de sa propre cuisine, d'un salon, ect. On lui avait aussi dit que la personne avec qui il partagerait l'appartement serait un garçon. Tout ce qu'il demandait était de ne pas tomber sur une de ses brutes qui le prenait pour un homo. Il ne gardait pas un très bon souvenir de ce genre de personne. Certaines parties de son anatomie s'en souvenait encore. C'est ce qui arrive lorsque l'on est déclaré punching-ball attitré par une brute de plus de cent kilos de muscles et de connerie humaine. Avec ses quarante-huit kilos, Bill n'allait pas bien loin. Arrivant enfin devant le numéro 121, il prit son sac et chercha ses clés, voulant aller s'installer au plus vite. Ses affaires avaient normalement été apportées lorsqu'il était encore en cours, si l'on en croyait la directrice. Il venait de saisir ses clés lorsque quelqu'un se manifesta derrière lui

« - Ne me dis que je vais devoir partager mon appart' avec toi, en plus !?! »

Bill hésita d'abord à se retourner. Il était persuadé d'avoir reconnue cette voix mais refusait de le croire. Il finit par se retourner et se retrouva face à sa pire crainte :

« - Tom. »

De tous les élèves de ce foutu lycée, il avait fallut qu'il tombe sur cet abruti de première. Y a des jours comme ça où on devrait rester coucher.

Tom passa une main sur son visage, d'un air las, avant d'ouvrir lui-même la porte de l'appartement. Il se dirrigea aussitôt vers l'une des pièce du fond pour ne plus en sortir. Bill en conclu qu'il s'agissait de sa chambre. Posant son sac de cours, il entreprit de faire le tour de l'appartement. La porte d'entrée donnait directement sur le salon, relié lui-même à la cuisine. La porte sur la droite donnait accès à la salle de bain. Ne restaient plus que les deux portes du fond. L'une était celle où Tom s'était enfermé, l'autre était sa propre chambre. Il commença à ranger toutes ses affaires. Ce n'est que lorsque les murs furent recouverts de posters de ses chanteurs favoris ainsi que de plusieurs dizaines de photos, qu'il commança à se sentir un peu plus chez lui. Il ne comprenait toujours pas pourquoi les élèves devaient rester sur le campus en semaine alors qu'ils pouvaient rentrer chez eux le week-end.

« - Encore une exentricité de snob, tout ça. »

Le pire avait été la découverte de l'identité de son collocataire. On ne pouvait pas dire qu'ils avaient commencé leur cohébitation sur de bonnes bases. Pour survivre cette année, il allait devoir remédier à cela.

« - Sympatiser avec un snob. Beurk. »

***************

Bill était toujours sur son lit lorsqu'on frappa à sa porte. Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Tom entra, visiblement décidé à faire plus ample connaissance avec son nouveau voisin de chambre. Ce dernier regarda la pièce en approuvant de la tête.

« - Tu es le premier à avoir de bons goûts côté déco ! Super la chambre ... Tu aimes Nena ? J'aime aussi même si je préfère de loin Samy Delux.
- Tu connais Nena ? T'es pas si snob que ça, alors.
- J'suis pas snob !
- Tu te fringues à la dernière mode, tu te crois au-dessus de tout et de tout le monde, tu as un air hautain, ... je continue ou tu as assez d'exemples ?
- Moi ?! Tu veux rire ! Je m'habille comme je veux !
- Gosse de riche.
- T'es dans le même appart' de riche que moi, ça doit vouloir dire quelque chose aussi, non ?
- J'ai obtenu une bourse, c'est tout ! Crois-moi, s'il n'y avait que moi j'aurais jamais mit les pieds ici !
- Une bourse ? Et on te l'a donné ? Il aurait mieux fallut la brûlée, oui ! Tu n'as pas ta place dans une école comme celle-ci ! Tu ne comprends rien aux cours et tu es punk par dessus le marché ! »

Il s'arrêta et regarda le brun. La douceur de son visage avait été remplacée par la colère. Il voyait ses poings se serrer. Peu impressioné, Tom se mit sur la défensive. Il sentait Bill prêt à exploser. Mais au moment où il leva le bras, son poing rencontra le mur, plutôt que le visage de Tom.

« - Parce que tu crois que ça me plaît tout ça ? J'ai rien demandé, moi ! Je déteste cette école, je déteste ces putains de cours auxquels je ne pige rien, je déteste l'orphelinat pour m'avoir imposé cette saloperie de bourse, et je te déteste toi pour le simple fait d'exister ! »

La voix de Bill se brisa. Avant que Tom n'ait pu comprendre ce qu'il lui arrivait, il se retrouva face à la porte, ayant été mit dehors par son nouveau colocataire. Il resta planté là, interdit. Il n'avait pas tout comprit à ce qu'il venait de se passer. Mais une chose était sûr : il avait encore commit une erreur. Et puis c'était quoi cette histoire d'orphelinat ? Il soupira puis s'enferma dans sa propre chambre. Il valait mieux attendre que l'autre se calme avant de tenter une autre approche. Il réfléchit quelques minutes à ce qu'il venait de se passer. Quelque chose le frappa alors :

« - Mais qu'est-ce que ça peut bien me foutre ses états d'âmes, à l'autre junkie ? »

Il attrapa ses clés posées sur son bureau puis quitta sa chambre avant de sortir de l'appartement en claquant la porte. Il avait autre chose à faire que d'attendre après un punk.

***************

Ce n'est qu'à la nuit tombée que Bill sortit enfin de sa chambre. Il ouvrit prudemment la porte, ne voulant pas risquer de tomber sur Tom. Voyant l'appartement désert, il traversa le salon, attrappa sa veste au passage, puis quitta à son tour les lieux. Il arpenta les différents couloirs de la résidence, ne croisant personne. A peine une journée qu'il était là, et il avait déjà envie de tout plaquer. Il fallait qu'il sorte d'ici. Qu'il retourne là où il se sentait bien. Et puis, il avait envie de voir Sam. Il en avait besoin.

Arrivé devant les grandes portes d'entrées, il hésita un instant. Avait-il le droit de sortir après vingt-deux heures ?

« - Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre de toute façon ? Je ne suis qu'un putain de punk, ici. Je leur dois pas d'explications. »

Bien décidé, il poussa la porte qui s'ouvrit sans problème. Il longea la grande allée centrale, ne croisant toujours personne, puis franchit finalement les grilles de l'établissement. Les bus ne circulant plus à cette heure là, il se résigna à marcher. Même si cela devait lui prendre des heures, il ne renoncerait pas.

Le silence autour de lui ne le rassurait pas. Il était dans le quartier chic de la ville, mais les détraqués étaient partout. De petits frissons le parcouraient. Le froid ? La peur ? Peut-être les deux. Il remonta la fermeture éclair de sa veste et mit les mains dans ses poches.

« - Ca m'apprendra à acheter des fringues seulement pour leur esthétique. J'me les gèle, putain. »

Il continua à marcher sur plusieurs kilomètres. Il n'aurait plus qu'à passer le pont et il quitterait enfin ce quartier bourge. Une fois franchit, il commença à retrouver ses repairs. Le Kiss, la boîte de nuit où il passait la plupart de ses samedi soirs. Le Break, café où il retrouvait le reste de sa bande après les cours. Et puis Thuringe, son ancien lycée. Il n'avait quitté cet univers que depuis une journée, et déjà il se sentait nostalgique. Il tourna à gauche après le lycée. Les rues étaient bien plus fréquentées par ici. Il passa devant le cinéma, puis tourna à droite. Plusieurs HLM se dressaient devant lui. Il se dirigea vers le deuxième et franchit la porte, se retrouvant dans le hall. Face à lui, l'ascenceur et les escaliers. N'y prêtant pas attention, il s'arrêta devant une porte dissimulée sur la gauche, l'ouvrant à l'aide de la clé qu'il portait en chaîne autour de son cou. Dans la pénombre, il descendit les marches de l'escaliers. A tâton, il chercha l'interrupteur. Il finit par le trouver et l'activa, provoquant plusieurs grognements de protestation :

« - Putain c'est qui l'enfoiré qui vient nous faire chier avec cette saloperie de lumière de merde à une heure du mat' ?! Y a des gens qui dorment, bordel ! »

Reconnaissant la voix et la poèsie des mots, Bill sourit aussitôt. Il ne répondit pas de suite et fit rapidement le tour des lieux de son regard. La pièce était parsemée d'objets divers et d'une bonne quantité de détritus. Des vêtements, des cartons de pizzas, des cannettes de bières vides et des papiers de bonbons étaient répandus sur le sol, au milieu d'un amas de journaux. Des tasses vides s'entassées sur la table basse, la télé encore allumée n'affichait qu'une image brouillée, d'autres vêtements jetté pêle-mêle sur les trois fauteuilles, ... Et sur le canapé, trônant au milieu de tout ce foutoir, trois corps endormit les uns sur les autres se réveillaient doucement.

« - Moi aussi je suis content de te voir, Mel. »

L'interpelée se releva brusquement, révélant des yeux bleus surprit mais tout à fait réveillé. Un immense sourire s'empara de son visage, et avant qu'il n'ai pu fait le moindre mouvement, Bill se retrouva avec une jeune fille dans les bras. Elle enfouit son visage dans son cou et ne semblait plus vouloir le lacher.

« - Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manqué, grand frère. »

Il ressera un peu plus son étreinte autour d'elle. Six ans déjà qu'il la connaissait maintenant. C'est elle qui l'avait fait entré dans la bande. A cette époque, Bill revendiquait déjà fièrement son look étrange. Il avait intrigué cette jeune fille qui avait à tout prit voulu le connaître. Elle, tout comme le reste de la bande, affichait un look punk, mélangeant coiffures bizarres et vêtements multicolores. Ils avaient rapidement créé des liens, et en quelques semaines, Bill était devenu le grand frère que Mel avait perdu dans un accident.

« - Toi aussi tu m'as manqué, p'tite puce. »

Elle le relâcha enfin, puis lui prit la main et l'entraîna à sa suite, poussant l'un des deux garçons avachit sur le canapé pour lui faire de le place.

« - T'as qu'à le dire si je te dérange, Mel.
- Tu me dérange, Jezz. »

Le dénommé Jezz consentit à se lever avant de se laisser choir dans le fauteuil le plus proche. Jezz, Léo de son vrai nom, était le plus vieux des quatre. Il était également le propriétaire de la cave où tous se trouvait. Cette cave était avant tout le lieu de résidence de Jezz, mais aussi leur repère. Jeté de chez lui a quinze ans, il avait dû apprendre à se débrouillé seul. Enchaînant d'abord petits boulots sur petits boulots, un barman avait finit par l'engager, lui permettant de louer cet endroit aménagé en véritable appartement.

A dix-sept ans, il rencontra Mel, jeune adolescente perdue et orpheline. Il la prit rapidement sous son aile et lui permit de poursuivre ses études. Matthéo fit leur connaisasnce, quelques mois après. Tout comme Bill, Matthéo avait la chance d'avoir encore une famille. Mais tous deux passaient le plus clair de leur temps entre ces quatre murs.

Sam n'était pas là, c'était à prévoir. Tant pis, il ferait sans elle ce soir.

« - Dis nous tout, Bill, qu'est-ce qui t'a empêché de nous venir voir pendant toute une semaine ? T'as fait une connerie et Lucie t'as cloitré dans ta chambre ?
- Hey ! Je suis un bon gamin, moi !
- Oui c'est sûr, on va te croire ! On pourrait monter un dossier contre toi !
- Mais vous plongeriez tous avec moi.
- Pas faux. Mais on était jeune !
- Mel. intervint Jezz, elle remonte à quand ta dernière connerie ?
- Y a deux jours ! s'empressa de répondre Mat, les yeux fermés, mais un sourire aux lèvres.
- C'est bien ce que je disais : j'étais jeune ! Mais tu n'as pas répondu à ma question, petit prince. Tu étais où ? Je ne t'ai pas vu une seule fois au lycée.
- J'ai dû préparer mes affaires parce que j'ai changé de bahut.
- Sérieux ? Tu es où maintenant ?
- Malmedy. »

Sa réponse provoca l'hilarité génarale. Mais lorsqu'ils remarquèrent le visage fermé de leur ami, leur rires se stoppèrent net, amenant le silence. C'est Jezz qui le brisa :

« - Tu es sérieux ?
- J'ai l'air de rigoler ?
- Ben maintenant que tu le dis ...
- Crois-moi, j'aimerais que tout ça ne soit qu'une immense farce. Mais je suis bel et bien coincé dans ce bahut de bourges. J'ai franchement l'impression d'être un intru là-bas.
- Tu m'étonnes ! »

Bill entreprit alors de leur raconter le pourquoi du comment. La discussion arriva rapidement sur Tom et son comportement, chose qui révolta Mel :

« - J'te jure, petit prince, si jamais il te fait du mal, j'le bouffe !
- Ca, j'te fais confiance ! »

La conversation se poursuivit, dans une humeur plutôt bon-enfant, jusque tard dans la nuit. Bill se sentait bien, là. A sa place.

***************

Il eut à peine franchit la porte d'entrée de son appartement que Tom lui tomba dessus, l'air visiblement furieux :

« - T'étais où, putain ? Ca fait des heures que j't'attends ! »

Bill avanca tranquillement, ne regardant même pas son interlocuteur. Il s'affala sur l'un des fauteuils, tandis que Georg et Gustav occupaient le canapé. Il les salua d'un signe de tête, ne prétent toujours pas attention à Tom. Celui-çi, furieux d'être ignoré, agrippa les accoudoirs du fauteuil et se planta devant le brun, bien décidé à avoir ses réponses :

« - Où étais-tu ?
- Mais qu'est-ce que ça peut bien te foutre ? T'es pas ma mère que je sache !
- Encore heureux ! Je supporterais pas d'avoir un sale gosse comme toi !
- Tu sais ce qu'il te dit le sale gosse ?
- Non et j'en ai rien à foutre ! Ce que je te demande, c'est où tu étais !
- Là où est ma place, c'est tout ce que tu as à savoir. »

Tom se détourna et commença à faire les cent pas, tentant apparemment de garder son calme. De son côté, Bill ne comprenait plus rien :

« - Mais qu'est-ce que tu as, bordel ?
- J'ai que je me suis levé et que ta chambre était vide ! J'étais inquiet, moi ! Au cas où tu ne le saurais pas, tu es loin d'être apprécié ici !
- Tu es en train de me dire que tu t'es inquiété pour moi ? »

Tom se figea, réalisant que Bill avait vu juste. Maladroit, il tenta de se justifier, priant pour que le brun ne se fasse pas de mauvaises idées :

« - Non non, c'est pas du tout ce que tu crois, je ... »

Mais Bill ne l'écoutait déjà plus. Sous les regards étonnés des trois autres, il se leva rapidement et se planta devant Tom, le regard tueur :

« - Je suis capable de me débrouiller seul, met-toi bien ça dans l'crâne ! »

A grandes enjambées, il se dirigea vers sa chambre. Avant de franchir la porte, il se retourna et lança, toujours furieux :

« - J'AI JAMAIS DEMANDÉ DE BABY-SITTER !!!! »

La porte claqua violemment, laissant les trois étudiants perplexe. Tom regardait la porte, sans comprendre la cause de tant de colère. Il se sentait ridicule. Sortant de sa torpeur, il cria lui aussi, s'adressant à la porte de la chambre où s'était enfermé Bill :

« - SI TU CROIS QUE JE M'INQUIÈTE POUR TOI TU TE TROMPE !!! TU PEUX CREVER, J'EN AURAIS RIEN A FOUTRE !!! »

Il fit un passage éclair dans sa propre chambre, récupéra son sac de cours puis se dirigea vers la sortie :
« - On décolle les gars, avec toutes ces conneries, on va finir par être en retard en cours. »

Dans les couloirs, Tom ne décolérait pas. Il s'était fait du soucis pour un abruti, absolument pas reconnaissant, ce qui le mettait en rage. Mais le pire était de ne pas réussir à expliquer cette inquiétude. En se levant ce matin, il n'avait d'abord pas prêté attention au calme qui régnait. Il n'avait vraiment réalisé la chose que lorsque Gustav et Georg arrivèrent, comme convenu, et qu'ils demandèrent des nouvelles de Bill. Intrigué lui aussi par cette absence, il trouva la chambre du brun vide, le lit encore parfaitement fait. Là, Tom avait commencé à angoisser, sans savoir pourquoi

***************

Bill courrait dans les couloirs du lycée, bousculant les autres sur son passage, jettant des regards à droite à gauche. Lorsqu'il était sorti de sa chambre, Tom et ses amis avaient déjà quitté les lieux, le laissant seul. Il avait alors entreprit de trouver lui-même sa salle de cours, chose pas vraiment évidente vue la taille des batiments.

« - Putain de bordel de merde, elle est où cette saloperie de salle ?!? »

Déjà sept minutes que la sonnerie avait retentit. Arriver en retard dès le deuxième jour, il y avait mieux pour se faire bien voir. Mais cela valait sans dout emieux que d'être carrément absent. Lorsqu'il distingua enfin la silouhette de Gustav, accompagné de Georg, Bill poussa un soupire de soulagement avant de se dirriger vers eux.

« - Salut les gars ! Désolé pour tout à l'heure, je me suis emporté, mais c'était pas contre vous.
- Pas grave, je suppose qu'il te faut un certain temps d'adaptation. Surtout si tu dois vivre avec Tom.
- Je crois que je vais me barrer vite fait.
- Je t'imaginais plus persevérant.
- Ici je ne suis plus moi.
- Alors retourne dans tes quartiers, le punk ! »

Bill reconnu immédiatement la voix de Tom et se retourna rapidement, lui faisant désormais face. Aucune parole n'était échangées mais l'atmosphère commençait à peser. Georg préféra s'interposer avant qu'une autre dispute n'éclate :

« - Calmez-vous les gars ! Vous battre ne servira à rien !
- Tu crois que je vais le laisser m'insulter sans rien faire ?!?
- Bill, ce n'était pas une insulte ! Relativise un peu !
- Ah parce que c'est moi qui en fait trop ?! J'ai comprit, j'me barre ! »
Fusillant Tom du regard, Bill tourna les talons et commença à s'éloigner. Gustav entrprit alors de le suivre, mais prit tout de même le temps de lancer :
« - Franchement Tom, parfois t'es soulant. »

Lorsque le blond parvint à convaincre Bill d'assister au cours, celui-çi avait commencé depuis dix minutes déjà.

« - Désolé Monsieur, je faisais visiter les lieux à votre nouvel élève et on a pas vu le temps passer.
- C'est pour cette raison que l'on a inventer les sonneries, jeune homme. »

Devant le sourire amusé du professeur, Gustav comprit qu'il n'avait pas vraiment été crédible. Il aurait pu choisir une excuse plus élaborée au lieu de sortir la première chose qui lui était passée par la tête.

« - C'est bon pour cette fois Mr Schäfer mais je ne serais pas toujours aussi indulgent. »

Le blond répondit au sourire du professeur et se dirigea vers sa place. Bill n'avait toujours pas bougé et ne semblait pas décidé sur l'attitude à adopter. L'enseignant le tira de son embarra :

« - Vous êtes Mr ?
- Harkins.
- Mr Harkins, je fais confiance à Mr Schäfer pour vous aider à vous intégrer. En attendant, allez vous assoir à côté de Mr Kaulitz.
- Euh .... Pourquoi lui ?
- Pourquoi pas ? »

Bill comprit que la discussion était close et se dirrigea vers son colocataire en traînant les pieds. Il s'installa à côté de lui sans lui accorder un regard. Il ouvrit son livre à la page indiquée et regarda les nombreuses lignes, l'air perdu. Tom le regarda faire, sa tête nonchalement posé sur son bras. L'enseignant reprit son cours et les élèves commencèrent à remplire leurs feuilles en l'écoutant. Bill hésita, dérouté. Dans son ancienne école, de tels silences étaient rares. Quand à l'attention des élèves, elle était plus rare encore. Les professeurs dictaient mots à mots précisément ce qui devait être écrit. Que les élèves suivent ou pas, ce n'était pas leur problème, mais ils s'assuraient toujours que les plus travailleurs n'étaient pas perdus.

Le brun regarda autours de lui et constata que tous avaient sur leur table un volumineux paquet de feuilles bien que l'année scolaire n'ait commencée que depuis un mois. Il sentait déjà venir le mal de crâne. Et puis d'abord, ça sert à quoi la philo ?

« - Foutu cours de merde. »

Tom esquissa un sourire mais se retint de faire le moindre commentaire. La phrase de Bill n'avait été qu'un murmure mais il l'avait entendu. Il se pencha légèrement vers son voisin et lui souffla :

« - Si tu veux un conseil, ne note que ce qu'il dit lorsqu'il regarde la classe, quand il fixe son bureau, c'est qu'il précise sa pensée ou se confond dans d'autres explications. Il a tendance à partir dans son monde, tu t'en rendras vite compte. »

Bill fit semblant de ne pas entendre. Il ne savait pas à quoi s'attendre avec Tom et se sentait plus que frustré. Il dû cependant reconnaître que son colocataire avait raison pour le professeur, ce qui le surprit encore plus. Depuis le début il ne cessait de le provoquer, et là il lui donnait des tuyaux. Mais à quoi jouait-il ?



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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:

THfan-dream-fic : si tout va bien, Mood restera ^^ La conscience de Bill ? Certains la voient plus comme la voix des lectrices XD
Sinon, ne t'inquiète pas, je ne vais pas passer mon temps à les faire se déchirer. Ca deviendrait vite lassant. Mais tout ne peut pas être tout rose non plus. Ouais je sais, là ce que je dis ne t'avance à rien XD Maisje veux pas totu dévoiler ^^


x-comme-un-frère-x : la rencontre avec Mood est trop rapide ? Oui je sais bien. Mais j'avoue que je n'avais pas envie de passer trois heures à l'intégrer petit à petit. Et puis Mood est comme ça ^^ Une chieuse qui se mêle de tout ! lol

Blanche-Bill : heeeeeeeeey ! Comment je dois prendre ça, moi ? Que je suis une chieuse ? Ca fait plaisir >_< Nan je ne me met pas à la place de Mood. Mais cette personne existe belle et bien ! Et comme on se ressemble bcp elle et moi, c'est simple d'imaginer ce qu'elle pense. Mais ça n'empêche pas que je stresse à chaque fois qu'elle apparait. Bah oui, la vraie Mood lit cette fic, alors imagine que je me trompe dans son comportement. CASTATROPHE !!! (nan nan, ya pas de faute d'orthographe, là U_U)
Pour le pierçing, ça dépend pas vraiment du perceur mais plutôt de ta langue. Certains en ont une plus longue que d'autres, c'est tout ^^ (c'est moi où cette phrase a une conotation perverse XD)


Good-nigtmares : Et moi j'aime répondre à tes coms ! Non seulement ça m'occupe, mais en plus ça m'amuse ^^
Je veux bien t'aider pour tes cours de philo, mais laisse tomber toute la partie "scientifique" du programme. A chaque heure de cours, j'avais envie de me pendre -_-" Mais pour le désir, je suis toute à toi XD (mm si faudra jongler avec mes cours et mes devoirs de merde -_-") Je me souviens tout à fait de ces hommes sphériques coupés en deux (ils ont un nom mais je me rapelle plus -_-") et j'ai pensé comme toi : ça veut dire que les vrais jumeaux sont fait pour être ensemble !!! TWINCEST POWAAAAA !!!!!!! Bien entendu, j'ai posé la question au prof. Ca la fait rire, comme à chaque fois. Pas de ma faute si l'amour interdit ne me choque pas -_-" Mais il m'avait dit qu'il ne savait pas puisqu'aucun philosophe n'en parle (pas un pour se démarquer des autres, c'est affligeant -_-")


yanie le kalamar rouayaleuh v.v : Nan nan nan ^^ Le pierçing de Tom, c'est pour le prochain chapitre mais tu n'en sauras pas plus ! (oups, j'en ai déjà trop dit XD) Comme tu as pu le remarquer, nouvelle marque d'affection entre les twins ! lol. Bah oui, pour les calins, c'est mieux s'ils sont pas à quinze mille l'un de l'autre -_-"
Oui oui, Mood existe ^^ (une chieuse cette fille XD Naaaaaaaan pardonne-moi je voulais pas dire ça ! T__T Tu sais pourtant que je t'aime petite Mood n'a moi T__T (qui est surment plus grande que moi d'ailleurs. En même temps, c'est pas bien dure -_-" 1m52 les bras levés, debout sur une chaise, qu'elle fait Cherry -_-") Mais là je m'égare un touuuuuuuut cht'i peu XD
Ne t'inquiète pas, Mood ne s'interposera pas entre les twins. Elle fait ça et je jure que je la frappe, jumelle ou non >_<
Bon, pour Gustav et Georg, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'ils remarque quelque chose entre les twins. C'est surtout qu'ils réalisent que Tom n'est peut-être pas celui qu'ils croyaient. Voiiiiiilàààààààààà ! J'ai répondu à toutes tes questions ^^

b-t-pourquoi-pas : avec Mood, je te rassure, mon but n'est pas d'envenimer les choses. J'aime autant le dire clairement : elle ne se mettra pas entre les twins. Nan, ça c'est le rôle d'une autre XD
Non Tom n'avait pas encore remarquer le pierçing de Bill. Tu sais, ça se voit pas des masses non plus quand il parle. Ou alors moi aussi je vois rien -_-"




CherryHitomie*

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 17:06

Modifié le samedi 07 mars 2009 07:26

Chapitre 3 : Débuts difficiles

Mamz'elle CherryHitomie est actuellement en plein cours d'Histoire moderne. Et comme elle s'ennui grave (les trois quarts de la classe dorment sur leur table -_-") elle a décidé de poster un nouveau chapitre. Bah oui faut bien s'occuper. Parce que 5h de culture française, mine de rien, ça fait chier -_-" Donc voilà ! ^^
Avouer quand même que je suis gentille !
Et puis vive la wifi et l'autorisation des ordi partables en cours ! J'me doutais bien que j'allais pas résister bien longtemps XD


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Malmedy
*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
*Paroles de Mood(17 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill(17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz(26 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie(31 ans)
*Paroles de Julien(39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Personnages secondaires






_______________________ ________________________________________'___________________
________________________________'p'_________________________________________________
____________________________________Deux frères, deux mondes
______________________________________________Chapitre 3 :
__________________________________________Débuts difficiles
________________________________'p'_________________________________________________
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Bill était tranquillement plongé dans son rêve lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit à la volé, le faisant sursauter. Ouvrant difficilement les yeux, il reconnu Tom.

« - Debout paresseux ! On doit être en anglais dans deux heures ! Sois pas en retard, la prof est pire qu'un dragon ! »

Le brun se laissa retomber sur ses oreillers et demanda d'une voix encore à moitié endormit :

« - L'est quelle heure ?
- Exactement six heures douze.
- SIX HEURES ??? Nan mais t'es malade ?!? »

Bill se recroquevilla et se cacha sous sa couette, fuyant la lumière de la chambre. Tom laissa échapper un soupire, puis s'approcha du lit en souriant. Il retira brusquement la couette puis ouvrit les volets, produisant ainsi encore plus de lumière. Par reflexe, Bill ferma les yeux et se cacha sous son carré de plumes, la seule chose qui lui restait à présent.

« - Vue ton look, tu dois mettre des heures à te préparer alors lève-toi !
- T'aurais pas put me réveiller plus délicatement ?!
- Comment ? En t'embrassant, comme dans la belle aux bois dormant ? Non merci !
- Comment tu les réveillais, tes anciens coloc' ?!
- J'ai eu que des colocataires filles avant toi. Elles ne sont jamais restées bien longtemps. Que veux-tu, il faut tout de même avoir un certain niveau scolaire pour pouvoir rester dans ce genre d'établissement. Et pour ton information, je les réveillais en mettant mes mains sous leur pyjama. J'peux toujours te faire la même chose, mais j'crois que je risquerais ma vie.
- Je t'y prends une seule fois et je te jure que tu n'auras jamais de décendance.
- Qu'est-ce que tu peux être violent !
- J'ai grandit comme ça, c'est tout. Dans mon ancien lycée, tu devais apprendre à te défendre.
- Et tu en as castré beaucoup ?
- Quelques uns, oui.
- T'es pas mon genre de toute façon !
- C'est quoi ton genre ? Mini-jupe et chandail transparent ? Tu es si prévisible. Tu es comme tous les autres mecs de cette planète !
- Une mini-jupe fait effet sur n'importe quel mec, c'est sur ! Et puis, la nature dote les filles de deux beautés, pourquoi les cachés ? »

Pour seule réponse, Tom reçu un oreiller en pleine figure. Il le renvoya à son propriétaire puis sortie finalement de la pièce, en direction de la cuisine. Lorsqu'il s'installa finalement devant son bol, son sourire ne l'avait pas quitté

Bien plus tard, Tom était toujours tranquillement attablé devant son petit déjeuné lorsque Bill arriva, toujours en pyjama, pas vraiment réveillé. Les cheveux en bataille, les yeux encore à moitié fermés, Bill se laissa choir sur une chaise, ne prêtant aucune attention à son colocataire.

« - Tu t'es rendormit ou quoi ? Ca fait bien une heure que je suis allé te réveiller. »

Sans répondre, le brun attrapa le premier bol à porté de main ainsi que le paquet de céréales le plus proche. Il commença à manger, les yeux fermés. Il ne vit pas le sourire moqueur de Tom.

« - Ca serait pas mieux avec du lait ?
- Hummm. »

Il n'y avait visiblement rien à tirer de lui le matin. Tom ne chercha pas plus loin et alla finir de se préparer.

***************

Les deux colocataires couraient à présent dans les corridors du lycée, déjà bien en retard. Ne s'étant pas encore familiarisé avec tous les couloirs, Bill suivait Tom à la trace pour être certain de ne pas se perdre.

« - Tout ça c'est de ta faute ! Je savais que tu mettrais trois heures à te préparer !
- Tu n'avais qu'à pas me réveiller à six heures ! J'avais pas mon cota de sommeil, il fallait que je me rendorme !
- Demain je te vire de ton lit à cinq heures, là je serais sûr qu'on sera pas à la bourre !
- T'as rien écouté de ce que je viens de te dire, toi ! »

A gauche au tournant, puis à droite, prendre les escaliers jusqu'au troisième étage, encore à gauche, puis tout droit sur six mètres.
Les deux jeunes hommes s'arrétèrent essoufflés, devant la salle 314. Le reste de la classe était évidemment déjà rentré, et l'on pouvait entendre la voix de leur professeur malgré la porte close. Tom attendit d'avoir reprit une respiration normale avant de toquer.

« - Come on ! »

Il ouvrit la porte, puis entra suivit de Bill. Croisant les doigts pour qu'elle ne les interpelle pas, Tom commença à avancer vers sa table habituelle. Mais avant qu'ils n'aient pu prendre place, le professeur les apostropha :

« - You are late, young men. What is your excuse? »

Sentant que Tom ne savait quoi répondre, le brun prit les devants, essayant d'avoir l'air désolé :

« - We are sorry, miss. I'm the only person in charge. I am to wake late and Tom didn't want to leave me only because I don't know still very well this school.
- Ok for this time but in the future stain to be righ.
- Thank you, miss

Bill se tourna vers Tom qui le fixait, incrédule. Le brun lui fit un signe de tête pour qu'il avance. Il sortie de son état de stupéfaxion et gagna sa place. Sans lui demander son avis, le brun s'installa à ses côtés. Celui-çi sorti rapidement ses affaires et porta son attention sur l'enseignante qui avait reprit son cours. Intrigué, Tom finit par lui demander en chuchotant :

« - Qu'est-ce que tu lui a raconté à la prof ? Elle n'a jamais accepté quelqu'un en retard dans son cours sans lui donner au moins deux heures de colles !
- Simplement la vérité : que je me suis réveillé en retard et que tu n'as pas voulu me laisser seul étant donner que je suis nouveau.
- Mon gars, je crois bien qu'elle t'a à la bonne ! Tu es le premier à échapper aux retenus ! »

Bill afficha alors un air de dégout tandis que Tom retenait un fou rire. Ca aurait pu être flatteur si la prof n'avait pas déjà dépassé la cinquantaine.

***************

Dès que Tom mit un pied dans leur appartement, il alla s'éffondrer sur le canapé :

« - Deux heures d'anglais ! C'est pas possible ils veulent nous tuer !
- Arrête, c'est pas si terrible !
- Tu dis ça parce que la prof t'aime bien. »

Pour toute réponse, Bill lui balança son sac de cours qu'il reçu en pleine poitrine.

« - Aouch ! Tu veux me tuer, ou quoi ?
- Ca me ferait des vacances ! »

Tom s'apprétait à répliquer par une phrase bien singlante lorsqu'il apperçu le sourire de son coloc'. Ils sourit à son tour et repoussa le sac par-terre avant de se rallonger et de fermer les yeux. Il entendit Bill marcher jusqu'à sa chambre, y entrer, puis passer par la salle de bain avant de s'asseoir sur l'un des fauteuils.

« - Y a pas à dire, tu n'as rien de mes anciennes colocs.
- Elles étaient comment ?
- Sexy, pas très intelligentes, pas très bavardes, mais très serviables le soir.

Cette fois, c'est un coussin qu'il reçu en pleine figure. Il s'assit finalement et demanda :

« - T'en a pas marre de me balancer des trucs ?
- Nan ! Tu n'es qu'un pervers doublé d'un obsédé !
- Je sais.
- Et tu en es fier !
- Ne me dis pas que tu n'appréçie pas de voir les formes d'une belle fille, je ne te croirais pas !
- Ce n'est pas ce que je regarde en premier, c'est tout. »

Tom s'apprétait à répondre lorsque l'on frappa à la porte. Bill se dévoiea et se retrouva face à Georg et Gustav qui entrèrent sans autorisation.

« - Surtout faite comme chez vous, les gars.
- T'inquiètes pas, on a l'habitude. »

Georg n'avait pas remarqué l'ironie de la phrase ou alors il n'y prêta pas attention. Bill haussa les épaules puis reprit sa place, voyant que les deux autres avaient déjà investit les lieux. Un grand sourire aux lèvres, Tom lança :

« - Les gars, vous le croirez jamais, je suis tombé sur un putain de romantique ! »

Se sachant viser, Bill le fusilla du regard. Il n'avait malheureusement plus rien à lui balancer. Tom s'apprétait à en remetre une couche lorsqu'une faible musique se fit entendre. L'androgyne se leva rapidement et se jetta sur son portable, posé sur la table du salon. Il regarda son écran et afficha un grand sourire lorsqu'il lut le nom de l'émetteur. Il décrocha :

« - Sam ! Tu m'as manqué tu sais ? »

L'oreille collée à son portable, Bill se dirigea vers sa chambre et s'y enferma, sans un regard pour les trois autres garçons. Ceux-çi regardaient désormais la porte close. Tom brisa le silence :

« - Vous croyez que c'est sa petite amie ?
- Tu n'auras qu'à lui demandé quand il ressortira. »

Il fronça les sourcils, ce qui n'échappa pas aux deux autres. Gustav demanda, l'air de rien :

« - Pourquoi tu veux savoir ça ? T'es jaloux ?
- Crétin ! Je suis pas gay ! »

Le sourire de Gustav s'élargit, de même que celui de Georg. Bizarrement, Tom commença à avoir peur. Qui sait ce que ces deux là pouvaient bien lui sortir.

« - Je n'ai jamais prétendu ça. Pour moi, tu étais jaloux que Bill ait une copine alors que toi non. Mais maintenant que tu le dis ...
- Je t'arrête tout de suite ! Bill n'est pas et ne sera jamais mon genre ! Ce n'est qu'un sale PD qui se comporte comme une fille ! J'en ai rien à foutre de lui ! Je le hais, tu comprends, ça ?!? »

Sans s'en rendre compte, Tom en était venu à crier. Il fixa à présent Georg et Gustav qui eux semblaient être absorbé par quelque chose dérrière lui. Sa colère se calma d'un coup. Se rendant compte de ce que ce silence pouvait signifier, il se retourna brusquement et se retrouva nez à nez avec Bill. Celui-çi tremblait et tentait visiblement de contrôler sa colère. Il tourna les talons, attrappa sa veste et se dirrigea vers la porte d'entrée, visiblement toujours furieux. Tom amorça un mouvement dans sa direction :

« - Attends je ... je voulais pas dire ça.
- Laisses tomber. Le sale PD se casse.
- Non Bill écoutes-moi je ...
- Quand je pense que je commençais à t'apprécier. T'es bien comme tout les autres snobs. Un putain de faux-cul qui se croit supérieur à tout le monde. »

Le brun s'apprétait à franchir la porte lorsque Tom lui l'agrippa le poignet. Sans réfléchir, Bill lui colla son poing dans la figure, se libérant ainsi de son emprise, et partit à grandes enjambés, laissant l'autre adolescent sur le sol du salon.

Plus un bruit ne s'échappait de la pièce. Tom fixait la porte depuis plusieurs minutes déjà, lorsque Georg posa une main sur son épaule. Il l'aida à se relever et à s'assoir sur le canapé tandis que Gustav avait disparu dans la salle de bain.

« - Faut toujours que t'en fasse des tonnes, vieux.
- Je ... j'ai pas voulu tout ça ... Je voulais ... »

Ne trouvant pas les mots, il soupira et cacha son visage dans ses mains. Il ne se comprenait pas lui-même, alors comment expliquer son comportement aux autres ? Gustav le sortie de ses pensées lorsqu'il écarta les mains de son visage. Il l'observa quelques secondes avant de s'emparer du coton et du désinfectant qu'il avait apporter. Sans le regarder dans les yeux, il commence à soigné la plaie, juste au dessous de la lèvre.

« - On peut dire qu'il t'a pas raté. Il se défend bien pour une fille, tu trouve pas ?
- Gus, lâches-moi avec ça, d'accord ? Je regrette ce que j'ai dit.
- N'empêche que tu l'as dit. Ca va te faire mal quelques jours mais tu n'auras aucune cicatrice, je pense. »

Son travail terminé, le blond s'affèra à nouveau dans la salle d'eau. Tom avait de nouveau baissé la tête, et Georg, lui, ne savait pas comment agir. Gustav finit par les rejoindre, toujours sans un regard.

« - Tu m'en veux ? »

L'interpellé soupira avant de se laisser choir aux côté du blessé. Les disputes entre eux étaient rares mais le blond désaprouvait souvent le comportement de son ami.

« - Sincèrement Tom, tu m'as déçu. D'accord il est différent, d'accord il ne se plit pas à tes lois et il n'a pas peur de toi. Mais c'est justement ça qui le rend sympa ! Ce n'est pas une de ces espèces de larves qui dit "amen" à toutes les conneries que tu peux sortir ! Tu te plaind tout le temps de n'avoir qu'un troupeau de moutons derrière toi, et pour une fois qu'il y en a un qui pense par lui-même, tu n'arrive pas à t'y faire. J'arrive pas à te comprendre.
- Pour être honnête, j'me comprends pas moi-même.
- Pourquoi tu te sens toujours obligé d'être désagrable avec lui ?
- Je crois que ... qu'il me fait peur.
- Peur ? C'est quoi ce délire ? Il va pas te bouffer ! Et ça m'étonnerait beaucoup qu'il cherche à prendre ta place aux yeux des autres élèves ! Il a pas le profile.
- Laisse tomber. »

Agassé, Tom se leva avant de s'enfermer dans sa chambre. Il avait peur, oui. Mais peur de quoi ? Il devait avouer qu'il n'avait jamais eu affaire avec quelqu'un comme Bill. Mais était-ce une raison suffisante pour justifier cette angoisse ?

***************

A quatorze heures, les trois garçons se résignèrent à se rendre en cours. Bill ne s'était toujours pas manifesté, et personne ne semblait l'avoir vu. Son absence ne passa évidemment pas inaperçue.

« - Mr Listing, vous qui êtes son guide pour la semaine, pouvez-vous me dire où est Mr Harkins ?
- Avec tout le respect que je vous dois Madame, comment voulez-vous que je le sache ? Je ne suis pas sa mère. »

Madame Tibon, professeur d'histoire de son état, ne s'offusqua nullement de cette réponse mais se retint de lever les yeux au ciel. Depuis le temps qu'elle enseignait, il n'y avait plus grand chose succeptible de l'exaspérer.

« - Mr Kaulitz, vous qui êtes son colocataire, savez vous où il se trouve ?
- Il avait ... un ... rendez-vous médical, je crois. »

Cette femme d'un âge déjà bien avancé l'avait-elle crue ? Tom était loin d'en être sûr. Mais il ne pouvait pas faire grand chose d'autre pour justifier cette absence. Assit à la table derrière lui, Georg lui murmura :

« - Tu crois que le couvrir t'aidera à arranger les choses ?
- Qui te dit que je veux arranger quelque chose ? C'est pas ma faute s'il s'emporte pour une malheureuse phrase ! »

Sans le regarder, Gustav le frappa derrière la tête. La discussion s'arrêta sur ce geste, chacun tentant de s'intéresser au cours. Les choses n'allaient décidément pas être simples.

***************

Minuit et demi déjà. Et toujours aucune nouvelles de Bill. Tom avait le regard constamment fixé sur la pendule du salon. Gustav, posé sur le canapé, avait cessé de lutter contre le sommeil. A ses côtés, Georg se retenait de le rejoindre dans le monde de Morphée. Fatigué, les paupières se fermant à moitié, il brisa le silence :

« - Ecoute Tom, ça sert à rien de l'attendre comme ça. Il est plus de minuit, là. D'accord on commence à dix heures demain, mais ton salon ne vaut pas ma chambre. »

Il décrocha ses prunelles de la pendule avant de les poséer sur le propriétaire de la voix. Georg avait raison, il le savait. Mais il ne pouvait se résoudre à fermer les yeux tant que Bill ne serait pas là.

« - Tu fais comme tu le sens, mais moi j'me rentre.
- Ok, je te retiens pas. Emmène ton coloc avec toi.
- C'était mon intension. »

Sans grand ménagement, Georg réveilla son voisin.

« - Quoi ? Ca y est ? Il est là ?
- Nan, toujours pas. Je rentre, tu me suis ?
- Ouais. Je veux retrouver mon lit. »

Tom se retrouva rapidement seul. Il avait conscience de ressembler à un parfait crétin, mais à part attendre, il ne savait pas quoi faire. Il lâcha un énième soupirs avant se traîner jusqu'à la fenêtre. Il colla son front contre la vitre froide, le regard perdu dans le vide.

« - Qu'est-ce que je peux être con qu'en je m'y met ... »

Il tenta d'entre appercevoir quelque chose malgré la nuit noire.

« - Et en plus il pleut. »

Tout cela lui rappellait les scènes typiques des feuilletons à l'eau de rose. Abandonnant sa triste contemplation, il laissa retomber les rideaux, et quitta le rebord de la fenêtre. La pluie n'avait pas besoin qu'il la regarde pour tomber. Elle n'avait que faire des ennuis qu'elle provoquait autour d'elle. Insensible en toutes situations. Imperturbable quelque soit la saison. Il l'envie terriblement.

Il était de nouveau sur la table de la cuisine, le visage plongée dans ses bras, lorsqu'il entendit la porte d'entrée s'ouvrir. Ne se retournant pas, il demanda :

« - Qu'est-ce que t'as oublié cette fois, Gus ?
- C'est pas "Gus". »

Reconnaissant la voix, Tom se retourna immédiatement et se retrouva face à un Bill apparemment fatigué et trempé. Ses cheveux lui collaient au visage, ses vêtements redessinaient parfaitement les contours de son corps, et il semblait tenter de se réchauffé, frottant ses bras de ses mains. Voyant qu'il ne bougeait pas, Tom courru jusqu'à la salle de bain puis dans sa chambre, avant de revenir avec une grande couverture et une serviette. Il attrappa le brun par le bras, le fit s'assoir sur la table basse, et l'enroula dans la couverture. Il pouvait voir ses lèvres trembler. Il passa
derrière lui et lui sécha vigoureusement ses cheveux trempés.

« - Bouge pas, je reviens ! »

Abandonnant momentanément son activité, il revint rapidement vers l'androgyne et lui fourra une tasse de chocolat chaud dans les mains. De nouveau il s'occupa de la chevelure de Bill.

« - Bois-le avant qu'il ne refroidisse, ça te fera du bien.
- Comment veux-tu que je le boive, avec ce que tu me fais ? »

Tom ne le vit pas, mais il devina qu'un faible sourire venait de naître sur les lèvres de Bill. Il ralenti alors son rythme, permettant au brun de se consacrer à son chocolat. Aucun des deux n'osaient briser le silence. Trop fier pour s'excuser. Ou trop lâche pour reconnaître leurs torts.
Bill se contentait de fixer sa tasse, ignorant comment agir. Apparemment satisfait, Tom cessa de s'occuper de ses cheveux. Quelques minutes plus tard, il revenait derrière lui. Il sursauta légèrement lorsque Tom commença à le peigner.

« - Tu n'es pas obligé ...
- Oui mais j'en ai envie. J'adore tes cheveux, tu sais. Ils sont tellement doux ... Les miens étaient comme ça avant. Jusqu'à ce que je fasse mes dreads. »

Bill ne répondit pas. Sa tasse était vide à présent. Et ses lèvres avaient cessé de trembler. De nouveau, Tom s'éloigna de lui. Le brun déposa la tasse à ses côtés et replia ses jambes contre son torse, les entourant de ses bras. Avec toute la douceur dont il était capable, Tom prit l'androgyne dans ses bras et l'amena jusqu'à sa chambre. Lorsqu'il le déposa et l'allongea sur le lit, il constata que Bill avait fermé les yeux. Lentement, il lui retira son pantalon ainsi que sa veste. Il jugea préférable de lui laisser ses sous-vêtements malgré qu'ils soient trempés, ne voulant pas risquer de provoquer une nouvelle dispute. Complètement sonné, le brun se laissait faire sans protester. Rapidement, Bill se retrouva peletonner sous trois couvertures et une couette. Seule sa tête dépassait. Accroupie à côté du lit, Tom le regardait en silence. Il replaça une mèche de cheveux cachant le visage du brun et murmura :

« - Si tu savais comme je regrette ... J'aurais jamais dû ... te dire tout ça. »

Il vit les yeux de Bill s'ouvrirent difficilement avant de se poser sur lui. Fixant un point bien précis, l'androgyne approcha sa main du visage de Tom. Hésitant, il passa ses doigts sur la blessure, juste à la commissure de ses lèvres, et chuchota :

« - Est-ce que ... c'est moi qui t'ai fait ... ça ? »

Tom eut un sourire triste.

« - Tu frappes plutôt fort.
- Désolé. »

La main disparue sous les couvertures, à la recherche de chaleur. Ses yeux se fermaient lentement, mais il luttait pour ne pas sombrer tout de suite.

« - Tu n'as pas à être désolé. Tout ça c'est ma faute.
- Nan, je suis juste ... trop suseptible.
- Et moi trop con. »

Bill laissa s'échapper un rire, qui se transforma rapidement en toux. Aussitôt, Tom remonta un peu plus les couvertures.

« - Je t'ai déjà dit ... que je voulais pas ... de baby-sitter. »

Un sourire qui apparait, puis un autre. Un regard reconnaissant, un autre inquiet.

« - Tu devrais dormir maintenant, ça te ferait du bien. »

A reculon, Tom finit par sortir, éteingant la lumière au passage. S'il était resté,, il aurait sans doute entendu les derniers mots que prononça Bill avant de s'endormire :

« - Reste avec moi ... Tom. »

***************

Planqué sous ses couvertures, Bill entendit faiblement quelqu'un toquer à la porte. Et comme la veille, l'intru pénétra dans sa chambre sans son autorisation. Il entendit Tom poser quelque chose sur la table de chevet, avant de sentir son lit s'affaiser sur la droite.

« - Je sais que tu ne dors plus, alors sors de là s'il te plaît.
- L'est quelle heure ? »

Tom retira légèrement la montagne de tissus recouvrant le brun, dévoilant sa tête. Le sourire aux lèvres, il demanda :

« - Tu comptes me poser cette question tous les matins ?
- T'as qu'à pas me réveiller, pi c'est tout. »

Préférant ne pas répondre, il attrappa le verre qu'il avait posé sur la table de chevet et le tendit au brun :

« - Avale-ça, ça te fera du bien. »

Soupirant, Bill s'assit, toujours emmitoufflé dans ses couvertures et attrappa le verre que son colocataire lui tendait.

« - Tu m'as pas répondu. Il est quelle heure ?
- Pas loin de dix heures.
- QUOI ? Mais je vais être en retard en cours ! Pourquoi tu m'as pas réveillé plus tôt ? J'vais jamais avoir le temps de me préparer ! »

Il reposa le verre sans ménagement et amorça un premier mouvement pour sortir du lit lorsque deux mains se posèrent sur ses épaules et l'obligèrent à se rassoir.

« - Il n'est pas question que tu ailles en cours !
- Mais ...
- Pas de mais ! Et puis, c'est pas le fait de rater deux heures de sport qui vont changer quelque chose à ta vie. Au fait, je m'occupe de tout expliquer au prof, t'en fais pas.
- Deux heures de sport ? Beurk ! Sans moi ! Je hais le sport ! Finalement t'as raison, je préfère rester couché !
- Heureux de te l'entendre dire ! Maintenant avales ça ! »

De nouveau, Bill se retrouva avec son verre au contenu trouble.

« - C'est quoi cette horreur ?
- Tu as passé je ne sais combien d'heures sous la pluie, alors soigne-toi, je voudrais pas que tu tombe malade.
- Pourquoi ? Tu t'inquiètes pour un pauvre PD, maintenant ? »

Sitôt qu'il prononça ces mots, il le regretta. Après tout, Tom s'était occupé de lui lorsqu'il était rentré. Et ce matin encore, il prenait soin de lui.

« - A propos de ça ... J'le pensais pas. Georg et Gustav m'avaient énervé, c'est tout.
- Peut-être ... mais moi tu m'as fait mal. »

Les sourires avaient disparu, laissant place à des regards tristes. Bill avalait son médicamanent en silence, et son vis-à-vis fixait sans le voir, l'un des poster de Néna accroché au mur.

« - Ecoute Tom je ... je crois qu'on est parti sur de mauvaises bases, toi et moi.
- Je suis d'accord. Et je voudrais que tu m'accordes une autre chance. »

Le brun reporta son attention sur son verre, vide à présent. Il le reposa sur la table de chevet avant de jouer avec une mèche de ses cheveux. Tom restait là, à le regarder, attendant une réponse. Bill leva enfin les yeux et lui tendit une main, souriant :

« - Salut ! J'm'appelle Bill. Et toi ? »

Tom le fixa quelques secondes, s'inquiétant pour la santé mentale de son colocataire. Mais si c'était la façon dont Bill voulait recommencer leur histoire, alors pourquoi pas ? Souriant lui aussi, il serra la main qui lui était tendue :

« - Moi c'est Tom. Enchanté !
- Tu sais, Tom, je pense que quand tu me connaîtras un peu mieux, on va bien s'amuser. »

Bill souriait toujours, mais Tom avait perdu un peu de sa contenance. Avait-il l'esprit mal placé ou fallait-il voir dans cette phrase une allusion suggestive ?

« - Au fait, tu devais pas aller en cours, toi ?
- Merde, j'suis en retard ! »



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Réponses aux commentaires
[Terminé]
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Good-nightmares : Je les attends moi tes coms U_U Et pourquoi j'ai pas de message de ta zum, hein ? Jt'e préviens, si elle me dit pas ce qu'elle pense de ma fic, moi je boude et j'écris plus, na. !
Tu fais encore Halloween ? Moi j'ai personne pour le faire avec moi. Genre 19 ans c'est trop vieux. N'importe quoi U_U Y a pas d'âge pour les sucreries ! ^_^
C'est pas une déprime que je fais. C'est juste que j'essaie de remonté à la surface alors que tout m'entraîne vers le fond. Je n'aime pas que l'on s'en prenne aux gens que j'aime, c'est tout ^^


THfan-dream-fic : eh ben demoisellle ! Je vois que tu gagatise complètement ! Bon c'est vrai, ce chapitre là, je l'ai peut-être un peu chargé niveau trucs mignons. J'ai pas pu m'en empêcher XD
Tu t doute bie que Tom ne peux pas avoir de révélation maintenant. Ce serait trop simple (comment ça je suis chiante ?? >_< C'est qu'écrit, j'fais qu'est-ce que je veux U_U) Va-t-il fuit ? Sincèrement je m'interroge. J'ai deux possibilités de suite et je sais pas quoi choisir T__T Je crois qu'une fois de plus, ça dépendra de mon humeur du moment (prie pour que je suis dans mes bons jours xD)
Quoi qu'il en soit, je suis ravie de t'avoir fait rire et rêver le temps d'un chapitre !


yanie le kalamar rouayaleuh v.v : Mais moi j'aime répondre à tes questions ! =) Ca montre que tu prend le temps de t'interesser ! En France, tu ne peux pas te faire percer ou tatouer si tu n'es pas majeure (donc 18 ans) sauf si tu as une autorisation écrite de tes parents, ou mieux, s'ils t'accompagne. Tu sais, moi aussi je suis petite mais on ne m'a pas poser de question. Tu peux toujours tenter de te faire percer et s'ils ne te demande pas de preuve de ton âge, tu ne dis rien. Et s'ils te disent que tu ne peux pas parce que tu as moins de 16 ans, ben tu prend ta p'tite tête la plus mignonne et tu dis que tu ne savais pas qu'il fallait un certain âge ! Faut savoir gruger dans la vie ! (suis pas sur que tu es tout compris mes explications XD)

Là je dois dire que je ne comprend pas pourquoi tu n'as pas penser avant à faire les deux o_O Pour moi c'était une évidence ! lol. Nan, en fait j'étais comme toi, j'arrivais pas à choisir. J'ai fait d'abord la langue et ensuite la lèvre. Mais la langue, si tu le fais, arrange toi pour que ce soit pendant les vacances. Moi je dis ça pour toi, hein XD Mais les premiers jours tu auras du mal à bien parler, et surtout à manger. Alors ne t'afflige pas en plus, le foutage de gueule des gens avec qui tu traine (et après ça se dit tes amis, tu parle ! >_< (oui oui expérience vécu XD))


x-web-yaoi-x : Je vois qu'une fois de plus, je me suis mal exprimé -_-" (quand je dis que je suis un boulet -_-") Pour les coms, je parlais de ce que tu recevais pour ta fic ! Vus qu'ils sont positif, je me dis que ta fic plait, c'est tout ^^ Et je me demandais ce qu'une auteuse qui a tant de succès venait faire sur ma modeste fic. C'est tout ^^
Mais je suis vraiment heureuse que tu es décidé de sortir de l'ombre ^^ (et que ma fic te plaise, t'en qu'à faire XD) Par contre je suis pas certaine que ce soit la seule qui se déroule dans ce contexte ... En même temps, pour connaitre chaque fics, faut s'accrocher >_<
Quand en saura-t-on plus sur les sentiments de Bill ? Ahh mais ça va falloir attendre ^^ Si tu reste parmi nous, tu apprendras que je suis du genre frustrante ^^


Blanche-Bill : Pourquoi tu ne peux pas jouer, toi ? Ben parce que je laisse déjà un com sur tous tes articles ! Je vois pas ce que je peux faire de plus XD Pour tes coms, tu les laisse bien comme tu veux ! Si tu as envie d'écrire tout en plusieurs fois, ben ... Eclate toi ! XD Moi ça m'amuse ! (oui je sais, il m'en faut vraiment très peu -_-")
TU VAS VOIR TH EN VRAI POUR DE VRAI ??? Naaaaaaaaaaaaaaooooooooooooon !!!!! T____T C'est pas juste T____T Pourquoi tout le monde va à leur concert et pas moiiiiiiiiiii T_____T (ça m'apprendra à pas mettre activer pour trouver des places. Nan parce que moi j'ai commencé à chercher en septembre, tu vois le genre ? -_-") Tu me raconteras, hein ? S'il te plaiiiiiiiiit (imagine mes yeux tout larmoyant)
De toute façon si tu me raconte pas, je prend une envelope et je me taille les veines U_U (si si, ça coupe une enveloppe XD) [ /c]

converse-th-pmw : ILS ONT SORTI UN NOUVEL ALBUM ???? Kyaaaaaaaaaa !!!! (trop heureuse, au cas où tu ne l'aurais pas comprit XD) Merci beaucoup pour l'info ! Va falloir que je le télécharge ! (oui c'est illégal, et alors ???) J'aime pas trop commander sur e-bay. Les CDs c'est déjà pas donné alors si en plus je dois payer des frais de port depuis le Canada >_< J'suis pas radin mais voilà quoi ! Je peux peut-être t'aider pour TH en allemand si tu veux (j'aime pas du tout en anglais. Comment c'est trop moche >_<) Si y a moyen que tu me donne ton adresse msn, je te les envoie sans problème ^^ (faudra juste se fixer rendez-vous à cause du décalage horraire XD)
C'ets la misère côté news, par chez toi ! Tu me diras, c'est peut-être mieux. Aujourd'hui, tu peux être sur que TH fait la couverture d'un magasine tous les mois. Magasine pour midinette, en plus ! Et ils disent toujours les mêmes choses.
Et merci pour l'adresse du site ! Quand je lance une recherche sur ce groupe, on me parle de tout autre chose -_-" [ /c]

je-te-hais-d-amour-fic : Jared Leto plus beau que BiIl ??? o_O T'ES PAS FOLLE ??? Comment est-ce que tu peux dire ça ! Bill est la perfection incarnée *___* Alors que ton Jared, là ... c'est pas ça qu'est ça, hein U_U (j'vais me faire frapper par les fans XD Nan ma twins, repose ce truc j'ai rien dit, il est magnifique ce gars ! *BAMM* Aïeuh T__T* Bref, tout ça pour dire que NAN Jared il est pas plus beau que Bill, na !
(ne te préoccupe pas de ma santé mentale, je vais très bien XD)[ /c]

k-twins-saveur-citron : j'allais pas t'en vouloir pour ça ^^ Je galère aussi avec la fac. On se connait pas beaucoup c'est vrai. Mais il me faut beaucoup de temps pour faire confiance et me confier ^^ BIen souvent, j'écoute attentivement les gens mais ne parle pas. Avec Mood, c'est différent.
Je suis contente de ne pas t'avoir perdu ^^ Et surtout, ça m'amuse de te faire gagatiser comme ça ! XD


Nina : Sincèrement demoiselle, Merci. Merci d'être enfin sorti de l'ombre et d'accepter de me donner ton avis. Je suis heureuse que ma fic te plaise à ce point. Tu n'imagine pas l'angoisse que j'éprouve chaque fois que je poste un nouveau chapitre. J'espère ne pas te décevoir par la suite ! Ma seconde fic est bien moins avancé et élaboré que la première, je te previens ! ^^

andy-yaoi-twins : Toi aussi tu as du mal avec ff.net ? Faut dire que tout est en anglais -_-" Alors si tu es aussi douée que moi pour cette langue, j'imagine tout à fait à quel point tu as dû ramer XD
Heureuse de voir que tu nous a rejoins sur cette fic ^^ Je penserais à remercier Good-nigtmares pour ça (pas besoin de la présenter, en effet, elle est partout sur ce blog !) J'espère juste ne pas te décevoir par la suite (ça c'est ma hantise à chaque nouveau lecteur >_<)
Ne t'en fait pas, je ne te prend pas pour une folle. On a tous un grain de folie ! Et le mien est pas tout petit XD

b-t-pourquoi-pas : oui oui je persiste ! Traumatisée par Harry Potter ! Comment ça "il est trop bien !" ?? Mais non ! >_< C'est une horreur ce bouquin ! Je m'étais faite à l'idée que Harry finirait avec Ginny plutôt qu'avec Drago (YAOI POWAAA !!) mais alors la fin -_-" C'est n'importe quoi ! J'ai un tas de questions qui n'ont trouvé aucune réponse ! Et excuse-moi, mais l'avenir des personnages est franchement flou -_-" De toute façon, à partir du livre 5, j'ai décrété que je n'aimais plus Harry Potter U_U


J'vous fait à toute d'énormes bisoux !!


27 Octobre : CherryHitomie est traumatisée par Harry Potter 7 T___T


CherryHitomie*

# Posté le vendredi 12 octobre 2007 08:09

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 12:27

Chapitre 4 : Un pas en avant ... deux pas en arrière


Malmedy
*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
*Paroles de Mood(17 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill(17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz(26 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie(31 ans)
*Paroles de Julien(39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Personnages secondaires






_______________________ ________________________________________'___________________
________________________________'p'_________________________________________________
____________________________________Deux frères, deux mondes
____________________________________________Chapitre 4 :
__________________ ___________Un pas en avant ... deux pas en arrière
________________________________'p'_________________________________________________
_______________________ ________________________________________'___________________


Bill était profondément endormi, jusqu'à ce que le bruit d'une porte qui claque le réveille en sursaut. Il regarda autour de lui, légèrement perdu, avant de reconnaître sa chambre de lycée. Les idées encore embrouillées, il se leva. Le silence qui règnait autour de lui lui permis d'entendre ce qui se passait dans la pièce voisine.

« - Bordel, Georg ! Fais moins de bruit, je suis sûr que Bill dort encore !
- Scuse Tom, je pouvais pas savoir.
- Ben maintenant tu le sais !
- Destresse, vieux ! On va pas le bouffer, ton Bill !
- Ecrase. »

Tom partit dans sa chambre, laissant Gustav et Georg dans le salon. C'est ce moment que choisit le deuxième locataire de cet appartement pour faire son apparition, ce qui ne passa pas inaperçu :

« - Ah ! Vl'a la belle au bois dormant.
- Vous vous arrêtez jamais ? »

Quelques minutes plus tard, Tom refit surface, l'air à la fois inquiet et contrariré :

« - Bill ? Mais qu'est-ce que tu fous là ? Retournes te coucher ! »

Le brun leva les yeux au ciel et s'installa sur le fauteuil sans prendre la peine de lui répondre.

« - Minute, tu es sensé te reposer, et toi tu t'habille et te maquille ?
- Tu croyais quand même pas que j'allais rester en caleçon. J'te ferais pas ce plaisir. »

Son interlocuteur leva les yeux au ciel devant cette allusion à peine voilée. Rapprochant ses jambes contres son torse, Bill adopta une position foetale, ce qui n'échappa pas à Tom :

« - Tu as froid ?
- Un peu.
- T'as vu comment tu t'habilles, aussi ? C'est pas avec ton pull de trois milimètres d'épaiseur que tu vas avoir chaud ! Puis t'en avait pas un plus court, encore ?
- Mais t'as finit, oui ? J'ai pas besoin d'une seconde mère ! »

L'androgyne ne comprenait pas ce agitait son colocataire de cette façon. Depuis quand se souciait-il ainsi de lui ? Il ne se souvenait pas avoir inclu ce genre de closes hier soir, lorsqu'ils avaient décidé de reprendre leur relation sur de bonnes bases. De nouveau, Tom disapru dans sa chambre et revint avec un pull qu'il lança à son colocataire :

« - Enfile ça. »

A bout de bras, Bill observa le vêtement, surprit :

« - C'est à toi, ça ? Mais on en mettrait trois comme moi là-dedans !
- Au moins ça tient chaud. »

Devant le regard insistant de son vis-à-vis, le brun s'executa en soupirant. Il se leva et tourna sur lui-même, inspectant le résultat. Trois fois trop large, et beaucoup trop long.

« - Je peux pas sortir comme ça !
- Ca tombe bien, parce que tu ne sors pas.
- Quoi ? Tu vas quand même pas me cloitrer ici !
- Je ne veux pas que tu tombes malade ! »

Simples spectateurs, Georg et Gustav décidèrent d'intervenir avant que n'éclate une autre dispute.

« - Calmez-vous les gars.
- Bill, Tom dis ça pour ton bien, c'est tout.
- Et toi Tom, tu ne peux pas décidé de chaque fait et geste de Bill. »

Le brun se rassit sur son fauteuil et croisa les bras, l'air boudeur. Son geste eut au moins le mérite de détendre l'atmosphère. Devant leur manque de réactions, Gustav reprit :

« - Et si on allait manger ? Parce que là, on sort de deux heures de sport et j'ai la dalle !
- On fait quoi aujourd'hui ? Chinois ?
- J'préfèrerais Italien, pour une fois. »

Devant le désaccord, le blond se tourna vers Bill :

« - Et toi, tu préfèrerais quoi ?
- Moi ? En quoi ça me concerne ?
- Tu crois vraiment qu'on va te laisser là ? »

Il haussa les épaules. Après tout, il n'avait pas besoin d'eux. Et puis on lui avait clairement interdit de sortir. Il s'apprêtait à décliner l'invitation lorsque Tom lui demanda :

« - Tu n'as pas envie de venir ?
- J'croyais que j'avais pas le droit de sortir de cet appart ? »

Le propriétaire des lieux se mordit la lèvre inférieur devant le ton amère et lourd de reproche. Il était conscient de s'être laissé emporter facilement. Mais cela avait été plus fort que lui. Quelque chose lui disait qu'il devait prendre soin de son nouveau colocataire. Un présentiment. Ou peut-être bien une simple envie, même s'il ne l'avouerait jamais. Jusqu'à présent, il n'avait jamais ressentit ce désir de s'occuper du bien être de quelqu'un. Mais avec Bill, tout était différent sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi.

Il passa une main sur son visage, conscient qu'il ne s'en sortirait pas comme ça. S'il voulait repartir sur de bonnes bases, il devait faire des concessions et commencer par admettre ses torts :

« - D'accord, d'accord. Je suis désolé d'en avoir fait des tonnes. Ca te va ? Viens, s'il te plaît. »

Etait-ce le regard ou la voix, qui l'avait convaincu ? Quoiqu'il Auncu des quatre garçons ne le savait. Quoiqu'il en soit, Bill se retrouva assis dans la meilleure pizzeria du coin, en compagnie de ce qu'il qualifiait de trois snobs.

***************

Les jours avaient commencé à défiler, sans autre forme d'incident. Une certaine stabilité semblait s'être installée dans le loft 121 du campus de Malmedy. Il était plus de vingt et une heure lorsque Bill franchit la porte de l'appartement. Il trouva Tom, à moitié endormi sur le canapé, vêtu d'une simple serviette entourant sa taille. Il semblait regarder la télévision sans vraiment la voir.

« - Je peux savoir ce que tu fais à moitié nu dans mon salon ?
- C'est aussi le mien, j'te rappelle.
- Je crois qu'il va falloir qu'on instaure quelques règles. En attendant, ça ne me dit pas ce que tu fout vautré dans cette tenue sur le canapé.
- Je t'attendais !
- HEIN ??
- T'affole pas, c'est pas à ça que je pensais ! J'te l'ai déjà dit, t'es pas mon genre. J'avais simplement hâte que tu arrives ! Bill mon coeur, tu voudrais pas me faire à manger ? Pitié j'suis crevé ! »

Le brun ne releva même pas le surnom. Seulement un peu plus d'une semaine qu'il était là et Tom ne cessait de l'étonner. Il se demandait sans cesse comment ses anciens colocataires avaient fait pour survivre avec lui. Il se dit qu'elles ne devaient tout simplement pas avoir son tempérament, ce qui évitait sans nul doute les disputes et prises de tête.

« - Désolé, Darling, mais j'ai des devoirs à faire. J'me fait un sandwich et j'me colle à mes cours.
- T'as qu'à m'en faire un aussi ! Pitié mon p'tit Bill adoré ! J'suis mort de fatigue ! »

L'ignorant, l'androgyne se dirigea ves la cuisine et commença à farfouiller dans le réfrigérateur lorsqu'il remarqua une chose :

« - Ca pue le parfum ici.
- Ca doit être celui de Linsday.
- C'est qui celle là ?
- J'viens de m'envoyer en l'air avec elle.
- Ta p'tite amie, quoi.
- Non, je la largue demain. Je vais essayer de sortir avec Nicky.
- TOM !
- Quoi ?
- Tu ne peux pas te taper toutes les filles comme ça, une par une ! C'est immoral !
- Mais qu'est-ce que t'a toi ? On jurerait que t'es puceau !
- Arrête tes conneries. Je n'ai simplement pas autant de noms à mon tableau de chasse. Et de toute manière, je préférerais être vierge que de faire ça avec n'importe qui ! »

Tom se leva et rejoignit Bill dans la cuisine, désireux d'en apprendre plus. Celui-çi s'affèrait sur le plan de travail.

« - Dis, c'est moi ou tu n'aimes pas trop ça ?
- Ecoutes Tom ... J'ai beau être un mec, je ne baise pas tout ce qui bouge.
- Ouais, j'oubliais. T'es un putain de romantique ! »

Bill s'apprétait à lui lancer une remarque singlante losqu'il apperçu le sourire de son vis-à-vis. Il n'y avait aucune trace de moquerie sur son visage. Souriant lui aussi, il demanda :

« - J'te fait un sandwich spécial Harkins, ça te va ?
- Vrai ? »

Le brun acquiéça, ce qui agrandit encore le sourire de Tom.

« - Tu sais qu'je t'aime, toi ?
- Hey mec, ça fait seulement quelques jours qu'on se connait, alors évites les grandes déclarations, tu veux ? Ca risquerait de me faire fuir.
- Idiot.
- Et habille-toi ! »

Pour une fois obéïssant, Tom se dirigea vers sa chambre à la recherche de vêtements.

« - Au fait, tu es passé où après le cours d'Histoire ? T'es parti vachement vite.
- J'ai été voir mes potes de Thuringe.
- T'as traversé toute la ville alors que tu es malade ?
- Mais tu vas me lâcher, oui ? Viens plutôt manger le spécial Harkins et dis-moi ce que tu en penses ! »

***************

Tom était lui-même assis à son bureau lorsqu'un cri de rage venant de la chambre voisine le fit sursauter. Il délaissa ses devoirs et alla voir ce qui avait poussé Bill à hurler ainsi. Il trouva son colocataire assis à même le sol, la tête dans les mains, visiblement très énervé. Des feuilles étaient éparpillées un peu partout, et son livre de géo-politique gisait sur le sol.
« - Un problème ?
- Géo-politique de merde ! Nan sérieux, à quoi ça sert une connerie pareille ?
- Probablement à rien.
- J'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre, j'en ai marre ... »

La voix du brun s'affaiblissait petit à petit. Il ramena ses jambes contre son torse, visiblement prêt à craqué. Face à la détresse de l'androgyne, Tom avait perdu son sourire. Il ne savait pas exactement comment réagir, n'étant pas habitué à devoir consoler les gens. Un peu gauche, il s'assit près de Bill et passa un bras autours de ses épaules. Contrairement à ce qu'il pensait, le brun ne le repoussa pas. Loin d'être farouche, il se lova contre lui, enfouissant son visage dans son cou, s'agrippant à lui désespérément. Bill se retrouva blotti dans les bras de son colocataire. Tom fut surpris lorsqu'il entendit commencer à sanglotter. Il ressera son étreinte sur le corps qu'il tenait entre ses bras.

« - T'en fais pas, ça va aller.
- J'y arriverai pas Tom.
- Dis pas ça.
- Mais regarde-moi ! Je suis dans un lycée de bourges, j'ai pas ma place ici.
- Et pourquoi t'aurais pas ta place ? Simplement parce que tu t'habilles et te coiffes différemment ? Là ça m'étonne de toi. Où est passé le punk effronté qui revendiquait sa différence ?
- C'est pas ça. Mais je ... j'ai jamais fait de géo-politique de ma vie et là on me demande de retenir un tas de trucs merdiques auxquels je comprends rien ! »

Lentement, il se décolla de Bill. Le brun fuyait son regard. Tom prit alors le visage de l'androgyne entre ses mains, le forçant à le regarder. Son maquillage avait coulé à cause de ses pleurs, laissant des traces noires sur ses joues.

« - J'te propose un marché. Je t'aide en géo-politique et en échange, tu me files un coup d'main en anglais.
- Tu es sérieux ?
- Bien sûr !
- Pourquoi tu ferais ça pour moi ? »

Le brun avait froncé les sourcils, cherchant où était la faille dans cet accord. Tom passa une main dans les cheveux de Bill, souriant.

« - Parce que j'crois bien que j't'appréçie, p'tit punk. »

Cette réponse fit sourire le brun. Malgré tout, il ne se sentait pas vraiment rassuré. Aujourd'hui, Tom lui proposait son aide. Mais demain ? Serait-il encore là ? Soupirant, Bill se laissa aller dans ces bras protecteurs, son front poser sur l'épaule de Tom. Celui ci se raidit, peu habitué aux contactes physiques. Encore moins avec un garçon.

« - Faut qu'je fasse mes devoirs pour demain.
- Géo-politique ?
- Oui.
- Je te propose un truc ?
- Encore un ?
- Ce soir, je te passe mes exos pour le cours de demain, et en échange, tu me refais un spécial Harkins. »

Bill releva brusquement la tête, plus que surprit.

« - Tu as encore faim ?
- Ben ... c'est que ... je les adore tes sandwich. »

Un rire cristallin lui répondit.

« - Ca marche pour moi ! Bouges pas, j'te le fait tout de suite ! »

Le brun quitta rapidement la chambre en direction de la cuisine. Tom n'avait toujours pas bougé lorsqu'il entendit distinctement :

« - Et au fait ...
- Quoi ?
- J'CHUIS PAS UN PUNK !!! »

***************

Sa troisième semaine de cours venait de s'achever, au plus grand bonheur de Bill qui n'en aurait pas supporté d'avantage. C'est en courant qu'il franchit les grilles du lycée, comme s'il voulait fuir au plus vite cet endroit. Il s'arrêta finalement, peu soucieux des regards posés sur lui. Son bonheur pouvait se lire sur son visage.

« - Enfin terminé ! J'en pouvais plus ! »

Rapidement, il fut rejoint par Tom, Georg et Gustav. Eux avaient gardés leurs uniformes, n'ayant aucune envie de se changer, mais Bill avait refusé de sortir ainsi. Retrouvant ses vêtements moulant et ses nombreux bijoux, le brun avait également récupéré son sourire.

« - Tu rentres comment ?
- A pieds, pourquoi ?
- Tu veux pas prendre le bus avec nous ?
- J'ai pas de tunes pour ça.
- Arrêtes ! C'est pas ça qui va te ruiner ! »

Bill secoua la tête, faussement agacé, mais souriant.

« - J'ai juste envie de marcher.
- C'est toi qui voit. »

Un dernier regard, et Bill tourna les talons. Il disparu au premier croisement. Les trois autres marchèrent jusqu'au premier arrêt de bus et attendirent. Ils n'étaient pas là depuis cinq minutes que Tom râlait déjà :

« - Le jour où ils seront à l'heure, il pleuvra des billet d'mille euros !
- Ca existe pas.
- Justement ! »

Ils se retinrent de justesse de faire remarquer à leur ami que s'il trouvait l'attente trop longue, il pourrait toujours rentrer à pieds. Leurs résdences respectives n'étaient, après tout, pas très loin. Heureusement pour Georg et Gustav, leur bus arriva rapidement.

Au bout d'un quart d'heure, les trois garçons descendirent du transport en commun et suivaient à présent leur trajet habituel. Comme tous les vendredi soirs, au bout de dix minutes de marche, Tom poursuivit seul son chemin. Les mains dans les poches, il n'était pas pressé de rentrer. Une fois de plus, il trouverait la maison vide, chose dont il n'avait aucune envie. Sa mère avait pourtant juré qu'elle ferait des efforts pour être plus présente. Il savait bien que tout cela ne resterait que des mots. Sa mère était incapable de changer.

Depuis l'enfance sa mère n'avait jamais été véritablement présente dans sa vie. Il était conscient qu'elle ne cherchait qu'à lui offrir une meilleure vie. Elle le lui avait suffisament répété. Mais elle avait finit par négliger le côté relationnel. Toujours à son boulot, multipliant les heures supplémentaires. Parfois dans les bras d'un homme, pour il ne savait quelle raison. Elle lui en avait présenté certains, d'autres ne restaient que des noms glissés dans une conversation. Tom les avait tous détesté. Pourquoi ? Parce qu'il ne supportait pas l'idée qu'ils aient pu s'envoyer en l'air avec sa mère. Oui il était vulgaire. Mais il ne voyait pas la chose autrement. Mais tout l'amour qu'elle prodiguait à ces inconnus, elle ne le lui donnait pas à lui. Il était égoïste, il le savait. Mais elle aussi l'était. Combien d'anniversaire avait-elle manqué ? A combien de réunions parents-professeurs s'était-il retrouvé seul ? Beaucoup trop. Elle ne pouvait pas imaginer ce que c'était d'attendre sa mère, assis seul à une table, voyant défiler les mères des autres enfants. Chaque fois que la porte s'ouvrait, il espérait la voir. Mais ce n'était jamais elle. Et toujours la même excuse : le travail.

Arrivé devant chez lui, il hésita un instant. Une chance sur deux. Ou plutôt une sur mille. Tel qu'il connaissait sa mère, il trouverait un mot d'excuse sur la table de la cuisine, ainsi qu'une importante somme d'argent, et probablement un cadeau. Sans doute encore plus cher que la dernière fois. C'était le moyen qu'avait trouvé sa mère pour qu'il lui pardonne ses absences. Cela marchait bien au début. Mais les cadeaux se sont succédés, perdant leur intérêt. Sans doute croyait-elle pouvoir l'acheter ainsi. Avait-elle conscience qu'on ne pouvait pas s'offrir l'affection de quelqu'un avec des objets ? Sans doute pas.

Il finit par ouvrir la porte de son domicile et entra en traînant les pieds. Aucun bruit ne venait perturber le silence. Comprenant qu'il était seul, il soupira puis se dirigea vers la cuisine. Comme il l'avait prévu, il trouva un mot, un chèque, et un cadeau. Sans le lire, il jeta le papier, ne voulant pas connaître l'excuse de sa mère cette fois-ci. Il prit l'argent mais délaissa le paquet, refusant de l'ouvrir. Ce ne serait pas le premier qui finirait dans son armoire encore emballer dans son papier doré.

Il s'enferma dans sa chambre et s'allongea sur son lit, les bras croisés derrière la tête. Aujourd'hui encore, il se demandait pourquoi il prenait la peine de rentrer chez lui les week-ends puisque personne ne l'y attendait. Il n'aimait pas cette grande maison. Il n'aimait pas avoir le silence pour unique accueil. Et surtout, il n'aimait pas être seul. Sa seule consolation était les répétitions du samedi après-midi avec Georg et Gustav.

Ses yeux décrochèrent du plafond et dérivèrent sur le premier tiroir de son bureau. Il contenait sa délivrance. Cela faisait bien quatre ans que Tom ne prenait même plus la peine de la cacher. Sa mère n'aurait qu'à ouvrir ce foutu tiroir et elle tomberait directement dessus. Encore fallait-il qu'elle prenne la peine de venir jusque dans cette chambre. Il savait que ce n'était pas une solution. Il détourna son regard et le posa sur la fenêtre juste à côté de son bureau. Mais inlassablement, ses yeux finissaient toujours par revenir sur le premier tiroir. Il allait recommencer, il le sentait. Par manque ? Non. Ca il ne l'avait jamais éprouvé. Mais il en avait besoin. Il souhaitait juste oublier cette solitude qui lui bouffait l'âme, qui lui rongeait les veines. Celle qu'il éprouvait face à cette grande maison vide, mais surtout celle qu'il ressentait depuis plus de dix ans maintenant. Il voulait tout effacer, même pour quelques instants éphémères. Il rêvait de voler, de planer, ... tout simplement de toucher du bout des doigts, cette chose qu'on appelle bonheur. Tout cela ne rime à rien. Il le sait très bien. Et pourtant il se lève, se dirige vers son bureau et part à la recherche de sa délivrance. Elle est là, bien visible. Il s'en empara et la regarda, hésitant. Il se doutait qu'une fois les effets retombés, il pourrait difficilement se regarder dans une glace. Jusqu'à ce que cet incident se dissipe plus ou moins de sa mémoire et qu'il vive avec, comme toutes les autres fois. Mais c'était tellement tentant ...

Résolu, il ouvrit le sachet et en déversa une fine poudre blanche qu'il modéla en ligne droite à l'aide d'une lame. Cinq centimètres. Suffisament pour planer, mais pas assez pour y rester. Il ne voulait pas mourir de façon aussi stupide. A l'aide d'une paille, il renifla la ligne blanche. L'effet fut immédiat. Le monde tanguait un peu, mais cela ne lui donna pas de maux de tête ni de nausée. Non. Il était bien. Il avait l'impression de ne plus être prisonnier de son corps, comme si sa chair et son esprit étaient séparés. Une sensation à la fois drôle et enivrante. Il glissa doucement contre le mur sur lequel il était adossé. Il frissonna en sentant une petite brise en provenance de la fenêtre lui caresser le bas du dos, lui donnant la chair de poule. Il avait la sensation d'être un peu engourdi mais ce n'était pas désagréable. C'était comme être doucement bercé par les bras d'une mère lorsqu'on a sommeil. Cette idée le fit sourire puis glousser. Son rire emplit la pièce vide alors qu'il commença à tourner sur lui-même, riant à n'en plus pouvoir. La moindre chose avait un côté comique dans son esprit.Il aimait cette hilarité tout comme cette sensation de flotter, c'était tellement agréable ... Tellement différent de la réalité dans laquelle il devait vivre chaque jour. Il n'avait pas été le premier à craquer et ne serait probablement pas le dernier. Il se laissa lourdement tomber sur le sol mais ne ressenti pas la douleur. Tout lui semblait meveilleux. Alors pourquoi pleurait-il ?

***************

Le week-end terminé, les quatre garçons retournèrent au lycée, chacun de leur côté. Depuis la première heure de cours, Tom n'avait pas décroché un mot. Etant habitué à ce genre de comportement, Gustav et Georg n'avaient pas posé de question, mais ce n'était pas vraiment le cas de Bill. Il avait tenté une approche puis avait renoncé face au regard noir de Tom.

Ils étaient à présent tous dans le salon, plus ou moins vautrés sur les fauteuils. Trois d'entre eux étaient passionnés par leur discussion, mais le quatrième se bornait à essayer de lire un livre dont il n'avait pas tourner les pages depuis dix bonnes minutes.

« - Alors Bill, et toi, ton week-end ? Nous on t'a en gros raconté le notre ce matin mais toi tu ne nous a pas dit ce que tu avais fait.
- En fait, j'ai pas eu une minute à moi.
- Comment ça ?
- Bah entre ma famille est mes potes de Thuringe, on peut pas dire que j'ai eu beaucoup de temps pour souffler. Même la nuit j'étais pas seul !
- Sam ? glissa Gustav, un sourire amusé sur les lèvres.
- Non, je l'ai pas encore vue. J'étais avec Mel.
- C'est qui ça ?
- Ma p'tite soeur de coeur.
- Va falloir que tu nous la présentes !
- Ote-moi ce sourire pervers de ton visage ! Tu la touches et je te jure que je t'explose ! »

Gustav venait de recevoir un coussin en pleine figure et Georg était plié de rire face à la scène qui se jouait sous ses yeux lorsque Tom parla pour la première fois :

« - C'est bon, t'as finit de raconter ta vie ? »

Les trois garçons se calmèrent aussitôt. Chacun se rassit convenablement et fixaient Tom, attendant une explication.

« - J'ai pas du tout envie de vous entendre raconter vos conneries toute la soirée. »

Gustav et Georg restèrent silencieux mais Bill réagit au quart de tour. Taire ses pensées n'étaient pas dans sa nature :

« - Mais qu'est-ce qu'y te prend, bordel ? Toute la journée tu as fait une tronche de six pieds d'longs et tu n'as pas décroché un mot, sauf pour râler !
- Quoi ? C'est obligatoire d'être de bonne humeur, maintenant ?
- T'as le droit d'être mal luné mais t'en prends pas à tout le monde !
- Tu raconterais pas ta vie, je serais pas énervé ! »

Tom se leva, balança son livre et disparu dans la cuisine. Dans le salon, le blond et le châtain ne disaient rien. Bill se massait les tempes, soupirant, cherchant à comprendre le comportement de son colocataire. Il voulait éviter le conflit, mais son adversaire ne lui facilitait pas la tâche.

« - Ecoute Tom, je peux comprendre que tu sois de mauvaise humeur, ça arrive à tout le monde.
- Fous-moi la paix.
- Mais c'est pas une raison pour t'en prendre à nous.
- Tu as raison, je vais juste m'en prendre à toi, ça te va comme ça ?
- Mais qu'est-ce que je t'ai fait ??
- Lâche-moi, c'est tout. »

Ne préférant pas prendre part, Gustav et Georg firent signe au brun qu'ils partaient, laissant les deux concernés à leur dispute. Oui ils fuyaient, mais les années leur avaient apprit qu'il vallait mieux ne pas se retrouver face à la colère de leur ami. Resté seul, Bill se rendit lui aussi dans la cuisine. Tom regardait par la fenêtre, une canette de bière dans la main. Lorsqu'il remarqua la présence de l'androgyne, il changea de pièce et retourna au salon. Le brun le suivit, voulant des réponses à ses questions.

« - Tom je ... je sais qu'on se connait pas beaucoup toi et moi. Mais ... j'ai envie de t'aider. Alors ... si tu veux me parler, je serai heureux de t'écouter. Je te dois bien ça.
- Merci, mais non merci.
- Tu peux pas garder ça pour toi. Ca te fera du bien de te confier.
- Je t'ai dit non ! T'es sourd en plus d'être bouché ?! J'ai pas besoin de toi, c'est clair ?!
- Mais ...
- Ferme-la !
- Putain mais tu fais chier ! Je te propose mon aide et tu m'envois bouler t'es vraiment trop con comme mec !
- Mais je t'ai rien demandé ! Tu peux pas comprendre, ok ?
- Pourquoi ? Parce que je suis qu'un putain de punk ?!
- Mais tu vas la fermer, oui ?! J'ai pas besoin de toi ! Je veux pas de ton aide ! Je veux pas de ta pitié ! Tout ce que je veux, c'est qu'on me foute la paix !
- Parfait ! »

Attrapant son portable et sa veste, Bill traversa le salon. Il n'était pas du genre à fuir, mais il sentait que s'il ne partait pas maintenant, cette histoire allait mal finir. Avant de franchir le seuil de la porte, il lança :

« - Reste dans ton monde avec tes problèmes et ta connerie ! J'en ai rien à foutre de toi ! »

La porte claqua, laissant Tom seul. Sa colère s'envola d'un coup. Il se laissa tomber à genoux. Il venait de repousser la seule personne qui avait montré un tant soit peu d'intérêt pour lui.

« - Bill a raison. Je suis vraiment trop con. »

Cette fois, il ne tiendra pas une semaine avant sa prochaine dose, il en était certain.



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Réponses aux commentaires
[Terminé]
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x-web-yaoi-x : Première demoiselle à avoir sonné sona vis sur le chapitre ^^ Sérieux, tu passe sur les blogs tous les matins avant d'aller en cours ? o_O Mais j'ai pas le temps, moi XD Le matin, je dors ! lol
Bill est chiant ? Pourquoi ? o_O Il aide Tom et le laisse dormir avec lui, t'appelle ça être chiant ? Ou alors c'est à cause de la fête ... Ira ? Ira pas ? Mystère ! Niark XD


x-toi-moi-nous-th-x : Nein, tu ne peux pas aller sous la couette avec eux ! Y a plus de place, j'ai dit U_U Nan mais oh >_< Tu crois pas que je vais te laisser t'incruster non plus XD
Alors. Non, Bill ne voit pas à travers les portes ou je ne sais pas trop quoi. Mais tu ne ressens jamais ce truc bizarre, comme si tu étais observé ? Et puis bon c'est vrai Tom, n'a pas été aussi discret qu'un éléphant, mais ça fait quand même du bruit, tu crois pas ? Je sais pas toi, mais chez moi, j'ai l'habitude d'écouter chaque sons, chaque bruits. Et rienq uavec ça tu peux suivre une personne à la trace. Ouais, dit comme ça c'est du grand n'importe quoi XD C'est pour ça que j'ai préféré ne rien dire sur le pourquoi du comment Bill sent que Tom est là. Chacuns 'imagine ce qu'il veut !
T'inquiète, ils se sotn peut-être un peu prit la tête, mais c'est rien de bien méchant pour une fois ^^


yanie le kalamar rouayaleuh v.v : Un début pour Tom ? Mouhahahaha ! Je ne dirais rien ! Moi sadique ? Un touuuuuut ch'ti peu ^^ J'vais pas dire la suite maintenant, ça va tout gacher U_U Mais si tu veux émettre les propositions, ne te gène pas ^^
Alors. Pour répondre à ta question, oui Tom va voir les potes de Bill ^^ Dans le chapitre 18 si tout va bien. Et arrête de te moquer de lui ! Oui Bill sait cuisiner U_U 'fin ... un minimum quoi XD


je-te-hais-d-amour-fic : Oui je sais, je suis chiante à couper comme ça XD Mais c'est plus fort que moi. t si là tu as envie de me frapper pour avoir stopé le chapitre à ce moment là, qu'est-ce que ça va être au chapitre 16 ... Je vais me faire lyncher >_<
Toute la suite dun coup ? o_O Euh ... dans la mesure où tous les chapitres ne sont pas encore écrit (pourquoi tu crois que je suis si longue à poster -_-") ça va pas trop être possible si tu veux bien. Et même si tu veux pas d'ailleur XD






69ème com -> y-a-o-i2th
(et elle en est fière XD)

CherryHitomie*

# Posté le vendredi 09 novembre 2007 05:49

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 12:27

Chapitre 5 : Accepter la main que l'on vous tend

Sérieux, vous verriez les ordis de la fac, ça fait peur -_-" Ils datent de la pré-histoire ces trucs >_< Et en plus, ça rame ! Ô joie !
Beuuuuh T___T J'veux mon n'ordi n'a moi T___T


_____________________________________________________________________________________________________


Malmedy
*Paroles de Tom(17 ans)
*Paroles de Gustav(18 ans)
*Paroles de Georg(18 ans)
*Paroles de Mood(17 ans)
*Membres du corps enseignant
Thuringe
*Paroles de Bill(17 ans)
*Paroles de Matt (18 ans)
*Paroles de Jezz(26 ans)
*Paroles de Mel(15 ans)

Autres
*Paroles de Simone
*Paroles de Jörg
*Paroles de Olivia
*Paroles de Lucie(31 ans)
*Paroles de Julien(39 ans)
*Paroles de Ava (17 ans)
*Personnages secondaires






_______________________ ________________________________________'___________________
________________________________'p'_________________________________________________
____________________________________Deux frères, deux mondes
___________________________________________Chapitre 5 :
__________________ ____________Accepter la main que l'on vous tend
________________________________'p'_________________________________________________
_______________________ ________________________________________'___________________



Bill se tenait devant la porte de son appartement, hésitant à entrer. Depuis sa dispute avec Tom, l'androgyne squattait le canapé dans le salon de Georg et Gustav. Cela faisait trois jours maintenant. Le problème était que depuis leur altercation, Tom n'avait pas remit les pieds en cours. Il inspira, se donnant du courage, puis ouvrit la porte. Tout était noir. Les lumières étaient éteintes et tous les volets étaient fermés. Il s'approcha de la chambre, pensant y entendre un quelconque son, signalant la présence de son colocataire. Rien ne vint. A croire que l'appartement était désert. Il s'apprêtait à repartir lorsqu'il entendit des bruits provenant de la salle de bain. Il tenta d'ouvrir la porte mais la trouva close. Frappant timidement, Bill demanda :

« - Tom ? Tu es là ? »

Personne ne répondit. Un bruit sourd se fit entendre. Comme ... un corps qui tombe. L'androgyne commença à s'affoler. Il n'aurait jamais dû laisser Tom tout seul alors qu'il n'allait pas bien. Il le savait. Il l'avait senti. Et pourtant il était parti.

« - Tom réponds, j't'en prie ! »

Toujour rien. Bill paniquait de plus en plus. Comprenant que Tom ne l'aiderait pas, il prit son élan et défonca la porte. Son épaule le lançait mais il ne s'en préoccupa pas. De son regard, il fit rapidement le tour de la pièce. Tom était là, à moitié allongé sous la douche, l'eau froide coulant sur lui. Ses habits étaient trempés. Il grelotait, visiblement gelé, mais toujours conscient. Du moins partiellement. Il se pencha vers Tom et posa sa main sur son épaule. Celui-ci se dégagea et se calfeutra contre le mur.

« - Hey, calmes-toi. Ce n'est que moi. Bill.
- Va-t-en.
- Non. Je ne partirais pas alors que tu es comme ça.
- Tu es comme tous les autres. Alors laisses-moi.
- Comme tous les autres ?
- Toi aussi ... tu m'as laissé tout seul. »

Le brun ne comprenait pas grand chose et malheureusement, son interlocuteur ne semblait pas capable de lui répondre. Tom paraissait dans un état second.

« - Putain mais qu'est-ce que t'as prit ? T'es caisse ou quoi ? »

Bill retenta une approche et cette fois, ne rencontra aucune résistance. Doucement, il transporta Tom jusqu'à son lit. Il le déshabilla, le laissant en boxer, puis parti à la recherche d'une serviette lorsqu'il entendit un cri. Il revint aussitôt et trouva Tom en position foetale. Il s'assit sur le lit, à ses cotés.

- Qu'est-ce qu'il y a ? »
Tom releva la tête et posa ses yeux dénués de toute émotion sur l'androgyne. Il se rapprocha de lui et l'attrapa par la taille.
« - Tu es encore là.
- Tu croyais que j'étais parti ? »

Les épaules de Tom se mirent à trembler alors qu'il enfouissait son visage dans les jambes du brun. Doucement, Bill commença à lui caresser le dos, cherchant à l'apaiser. Pendant que Tom pleurait contre lui, l'androgyne le séchait, essayant d'être le plus doux possible, ne voulant pas l'effrayer. Lentement, il se détacha de l'étreinte et obligea Tom à s'allonger. Celui-çi avait fermé les yeux, refusant de croiser le regard accusateur ou rempli de pitié du brun.

La serviette étant en sang, Bill entreprit d'en trouver une autre. Il se dirigea également vers l'armoire à pharmacie, tentant de faire un maximum de bruit, voulant rassurer Tom sur sa présence. De retour dans la chambre, l'androgyne regarda pour la première fois le corps de son colocataire. Des coupures et autres blessures parsemaient son corps faible. Dans sa folie, il semblait cependant avoir évité de s'en prendre à son visage. L'eau froide avait stoppé les saignements, mais le sang coulait à nouveau. Il entreprit de désinfecter chacune des plaies. Il vit le corps se crisper par moments.

« - Comment tu t'es fait ça ?
- ...
- Tom ... je te promet que je ne te jugerai pas.
- Menteur.
- Pourquoi tu n'as pas confiance en moi ?
- Pourquoi j'aurais confiance ?
- Et pourquoi pas ? Regardes-moi Tom. Je suis là, à coté de toi.
- Toi aussi tu m'abandonneras.
- Sincèrement, je ne sais pas. Ca dépend de toi.
- Pourquoi de moi ?
- Tu crois que tu pourras me supporter ? »

Un faible rire s'éleva, ce qui fit sourire Bill. Chacune des coupures étaient à présent soignées. Il attendit que Tom s'endorme, ce qui ne tarda pas, puis décida de ranger le désordre. Il se rendit dans la salle bain et constata son état lamentable. Il n'y avait pas fait attention la première fois. Les murs étaient tachés de sang, ainsi que le sol. Tout avait été saccagé. Les miroirs étaient brisées, les étagères renversées ... Visiblement, rien n'avait été épargné.

« - Bon. J'ai pas trop le choix. Au boulot !

***************

Lorsqu'il ouvrit les yeux, il ne vit que du noir. Rien ne filtrait à travers les volets. Il supposa alors que le jour avait fait place à la nuit. Il tourna la tête et tomba sur son réveil. Vingt-trois heures passé. Il retira les couvertures qui le couvraient et constata qu'on lui avait retiré ses vêtements.

« - Mais comment je suis arrivé là, moi ? »

Entendant des voix dans le salon, il décida de s'y rendre. Il trouva Bill avachit sur le canapé, zappant d'une chaîne à l'autre. Entendant la porte s'ouvrir, l'androgyne tourna la tête et croisa le regard de Tom. Il lui sourit avant de demander :

« - Tu vas mieux ?
- Je suppose que ... c'est toi qui m'a ... soigné.
- Exact. Et j'aimerais bien savoir ce qui t'a prit. »

Il ne répondit pas et se contenta de retourner dans sa chambre. Bill soupira, éteignit la télévision et le rejoignit. Il s'appuya contre l'encadrement de la porte, regardant Tom s'affairer à la recherche de quelque chose.

« - Tu cherches quoi ?
- Mes fringues. Elles sont trempées.
- Je les ai mise à sécher sur les radiateurs.
- Oh. Merci.
- Pas de quoi. »

Aucun des deux ne bougeait. L'un se demandait ce qu'il avait bien pu raconter pendant son délire, et l'autre cherchait un moyen de briser la glace.

« - Euh ... Tom. Je ... je te l'ai dit l'autre jour, je crois que je ne suis pas la meilleure personne qui puisse t'aider. Mais ... tout à l'heure, tu m'as demandé ... de ne pas t'abandonner. Alors je ... me demandais ... ce que tu attendais de moi.

Bill ne vit pas Tom pâlir. Ses mains commencèrent à trembler. Il ouvrit son armoire et commença à s'habiller, cherchant une excuse. Il ne se souvenait absolument pas de tout ce qui avait été dit. Il se maudissait d'avoir prit cette foutu dose alors que n'importe qui aurait pu le voir. Et il avait fallu que ça tombe sur LUI.

« - Ecoute Bill je ... j'me rappelle plus de rien alors ... je sais pas ce que j'ai pu te dire. Je suis désolé que tu m'ais vu comme ça, j'étais pas dans mon état normal.
- Oui, ça j'avais bien vu. Mais qu'est-ce que t'a fait pour te retrouver comme ça ? On aurait dit que t'étais totalement caisse.
- Caisse ?
- Bourré, si tu préfères.
- Oh ... euh ... Non, c'était pas ça.
- Alors t'avais quoi ?
- Rien, t'en fais pas.
- Et t'espère que j'vais te croire ? »

Exaspéré par toutes ces questions, Tom soupira. Il attrapa son sac et sorti de la chambre, bousculant le brun au passage.

« - Tu vas où ?
- Ca ne te regarde pas.
- Mais ...
- C'est toi-même qui a dit que tu n'en avais rien à foutre de moi, alors laisses-moi tranquille ! »

Il quitta l'appartement en claquant la porte, laissant Bill seul, comme lui l'avait fait il y avait à peine trois jours.

***************

Il était quatre heures du matin lorsque Tom rentra enfin. Malgré toutes ses précautions pour être silencieux, il réveilla son colocataire endormit devant la télévision allumée. Celui-çi se leva aussitôt et avança jusqu'au nouvel arrivant :

« - Enfin te voilà ! Ca fait des heures que je t'attends ! T'étais où ?
- Calme-toi, mec. Sois zen ! Je vais trèèèèèèès bien. »

Dire que Bill était étonné serait un euphémisme. Tom partait les nerfs à fleur de peau et revenait, planant à moitié, les pupilles dilatées. La lumière sembla se faire lorsqu'il remarqua la démarche hésitante et divaguante de Tom :

« - Mais tu es drogué !
- Mais c'est qu'il est intelligent le punk ! Tu auras mit du temps quand même !
- Oh putain j'le crois pas ! Mais comment tu peux sniffer ces saloperies ?! Ca te bouffe à petit feu, cette merde ! Ca va te décoller le cerveau ! Déjà que t'en as pas un gros ! Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter un coloc comme toi ? J'suis pourtant pas un mauvais garçon ! Je te pensais pas si stupide ! Est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ?! T'es un grand malade ! »

Tom regardait l'androgyne faisant les cent pas, ne comprenant rien au flot de paroles qu'il débitait. Il se massa les tempes, sentant le mal de crâne venir.

« - Arrête ton bordel, tu m'donnes le tournis ! »

Bill se tourna alors vers lui, l'air furieux :

« - Parce que tu crois que ça m'amuse ?! T'es un abruti finit, crétin ! »

L'abruti en question allait répliquer mais aucun mot ne franchit ses lèvres. Il posa sa main sur son torse, une grimace déformant son visage.
« - Me sens ... pas très bien. »

Avant que Bill n'est pu faire quoi que soit, Tom disparu dans la pièce voisine, une main plaquée sur la bouche. Le regardant s'enfuir, le brun passa une main sur son visage, visiblement lasse :

« - Qu'est-ce qu'il va encore me faire, cet enfoiré ? »

Il le retrouva agenouillé à coté des toilettes, haletant, les larmes aux bords des yeux. Sa colère retomba aussitôt. Face à lui, il n'avait plus un adolescent rebelle et arrogant, mais un petit garçon perdu. Il s'agenouilla à ses coté et lui caressa le dos :

« - Vas-y, te retiens pas. Laisse sortir cette saloperie. »

Dix minutes plus tard, Tom était allongé sur la canapé, la tête sur les genoux de Bill. Celui-ci jouait négligemment avec les dreads qui s'étaient échappées de leur attache.

« - Laisse-moi t'aider Tom. Je veux pas te faire de mal. Je veux juste ... te sortir de là.
- Je suis pas accro, tu sais. C'est juste que ... parfois ... ça me fait du bien.
- Deux fois en moins de deux jours, tu appelles ça comment si c'est pas de la dépendance ?
- Tu n'as toujours pas comprit. Cette drogue ... elle m'aide à fuir.
- Alors cesses de fuir et regardes la réalité en face.
- Je peux pas. Elle me plaît pas cette réalité.
- Pourquoi ?
- Parce que j'y suis tout seul. »

Trop de questions se bousculaient dans son esprit mais Bill sentait que ce n'était pas le meilleur moment pour les poser. Tout ce dont Tom avait besoin pour le moment, c'était du réconfort. Il n'avait que faire de la curiosité d'un étranger.

« - Tu n'es pas seul. Tu as tes parents.
- Je connais pas mon père et ma mère n'est jamais présente. J'ai plus de conversation avec le concierge de ce foutu lycée qu'avec ma chère génitrice.
- Je vois. Dans ce cas tu as ... Georg et Gustav !
- Je leur suis reconnaissant pour tout ce qu'ils m'apportent. Mais aucun ne me connait vraiment. Ils ne voient que le Tom que je veux bien leur montrer.
- Pourquoi tu te caches comme ça ?
- Je me suis toujours caché. Depuis que je suis tout petit, je mens à tout le monde. »

Bizarrement, Bill sentit que son coeur s'était serré. Il n'était pas encore très attaché à lui, mais il était déçu d'apprendre que Tom n'avait pas été franc avec lui. Le mensonge était quelque chose qu'il avait du mal à tolérer.

« - A tout le monde sauf à toi. »

L'androgyne écarquilla les yeux de surprise. La phrase n'avait été qu'un murmure, et pourtant il l'avait entendu. Toujours sur ses genoux, Tom fuyait son regard, les joues légèrement rougies. Par la gêne probablement. Bill aussi sentit son visage s'empourprer. Cela n'avait rien d'une déclaration, mais cela faisait toujours plaisir d'entendre dire que l'on était plus ou moins spécial aux yeux d'une personne.

« - Il y a moins d'une semaine, on a tout recommencé à zéro. Je veux pas le faire encore une fois. Je refuse d'oublier tout ce qui s'est passé ces derniers jours. Après tout, y a eu des bons moments quand mêmes. D'accord on a encore dérapé. Mais ... si tu me laisses t'approcher je te promet de t'aider. C'est stupide, mais j'aime bien être avec toi.
- Pour de vrai ? Tu dis pas ça juste pour me faire plaisir ?
- J'te jure que c'est vrai. Si tu veux, je peux t'aider à décrocher.
- Et comment tu feras ?
- Ben ... tu m'as dit que si tu prenais cette connerie, c'était parce que tu fuyais la solitude, non ?
- Oui, et ?
- Si tu veux ... chaque fois que tu te sentiras seul, tu me feras un câlin.
- QUOI ? T'es sérieux ?
- Bah quoi ? »

Tom devait reconnaître qu'il s'attendait à tout, sauf à ça. Il fixa son homologue, attendant le moment où il lui annoncerait que tout ceci n'était qu'une vaste blague. Mais rien ne vint. Dans ces yeux noisettes face aux siens, il ne lisait que de la sincérité. Il avait envie d'y croire. Bill était la première personne a s'intéresser à lui, cherchant à voir au delà des apparences. Alors sans vraiment savoir pourquoi, il voulait lui faire confiance.

Il sentit un sourire fleurir sur ses lèvres, tandis qu'une douce chaleur enveloppait son coeur. Il le fixa sans ciller lui montrant par là qu'il lui laissait une chance de savoir qui il était vraiment

***************

Allongé sur son lit, Bill ne cessait de se tourner et se retourner sous ses couvertures, cherchant le sommeil. Il soupira de soulagement en entendant un cri un peu plus aigüe que les autres. La nouvelle copine de Tom venait visiblement d'atteindre enfin l'orgasme. Ne distinguant plus aucun bruit inhabituel, l'androgyne espérait pouvoir enfin rejoindre le royaume de Morphée, mais visiblement la demoiselle n'était pas de cet avis :

« - Comment tu peux me faire ça ?
- Je ne t'ai pas promis le mariage non plus !
- Mais ... mais ... Tu ne peux pas me jeter après ce qu'on vient de faire !
- Navré chérie, mais je vais pas changé de mode de vie juste pour toi. Une fille, une nuit. Point barre. »

Bill grogna et enfuit sa tête sous son oreiller. Il devait déjà enduré leur parties de jambes en l'air, Tom pourrait au moins lui épargner les scènes de rupture. Encore une gourde qui avait cru au grand amour. Qui était-elle cette fois ? Sabrina ? Katie ? Anne ? De toute façon, ça ne changeait rien au problème.

Rageant contre la libido de Tom, il alluma sa lampe de chevet et attrapa le premier bouquin qui lui passa sous la main, renonçant à dormir avant le départ de l'autre garce. Malheureusement pour lui, il ne parvint pas à se concentrer :

« - Et voilà qu'elle pleure maintenant. Mais qu'il l'a foute dehors et on en parle plus, merde ! »

Pestant deux fois plus, il s'empara de son MP3 et le plaça sur ses oreilles, mettant le son au maximum. N'entendant plus les cris de la jouvencelle, il reprit son livre et se replongea dans l'histoire de cet homme étrange, prétendant être tombé amoureux de la lune.

Le silence règnant autour de lui le réveilla. Il constata qu'il s'était endormit, sans s'en rendre compte. Son MP3 avait fait le tour de toutes ses chansons et s'était arrêté automatiquement. Il referma son livre et enleva ses écouteurs. Il s'apprêtait à éteindre la lumière pour finir sa nuit lorsqu'un faible rire se fit entendre. Curieux, il se leva et sortie de sa chambre. Le salon étant désert, il en conclu que Tom ne pouvait être que dans sa chambre. Bill s'arrêta devant la porte, hésitant. L'autre traînée était peut-être encore là et il n'avait aucun envie de les surprendre en pleine action.

Prenant son courage à deux mains, il finit par ouvrir la porte. Tom était là, allongé sur le sol, le sourire aux lèvres. L'androgyne ne remarqua pas tout de suite les larmes sur les joues de son colocataire. Lorsque ce fut le cas, il se précipita vers lui et s'agenouilla à ses côtés. Quand Tom remarqua sa présence, son visage se ferma.

« - Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis juste venu voir comment tu allais.
- Je vais bien. Alors laisse-moi s'il te plait. »

Tous deux savaient que c'était faux. Mais il est toujours plus facile de fuir la réalité plutôt que de l'affronter. Le brun comprit tout de suite ce qui s'était passé. Il avait fallut que Tom retouche à cette saloperie.

« - Tu m'avais promis de m'en parler. »

Tom voulu d'abord nier. Mais la tristesse qu'il vit dans les yeux de l'androgyne l'en dissuada. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi son état préoccupait autant son colocataire. Ce n'était pas comme s'ils étaient amis. L'esprit bien trop embrouillé, il ne chercha pas de réponse. Néanmoins, il ne voulait pas d'une autre dispute. Il n'avait pas assez de force psycologique pour ça en ce moment. Préférant jouer carte sur table, il répondit simplement :
« - Tu dormais, j'ai pas voulu te réveiller. »

Ils restèrent là, à même le sol, s'observant. Bill aurait pu choisir de partir. Il aurait pu quitter cette pièce, refermer la porte derrière lui et retourner se coucher. Le lendemain, il aurait fait comme si de rien n'était. Et peut-être aurait-il renoncer à leur pseudo amitié qui semblait avoir tant de mal à voir le jour. Au lieu de ça, il se releva et prit Tom dans ses bras. Encore sous l'effet de la drogue, celui-çi n'opposa aucune résistance. En douceur, Bill amena Tom jusqu'à son lit. Comme la dernière fois, il lui retira ses vêtements et l'installa sous les couvertures. Il s'apprêtait à partir lorsqu'une main le retint :
« - Me laisse pas tout seul. »

Il ne répondit pas, se contentant de fixer un point invisible, semblant peser le pour et le contre. Tom attendait, refusant de lâcher son emprise. Voyant les secondes s'écouler sans que l'androgyne ne réagisse, il perdit espoir. Il aurait dû se douter que toutes ses belles paroles n'étaient que du vent. Il préféra détourner les yeux et lâcha prise, rendant au brun sa liberté. Bill le contempla quelques instants puis souleva les couvertures avant de se glisser entre les draps et d'éteindre la lampe de chevet. Tom fut plus que surpris et se retourna, cherchant le regard de l'androgyne malgré la pénombre.

« - Je t'ai fait une promesse, et j'ai bien l'intention de la tenir. »

D'abord distant, Tom se rapprocha lentement du brun, et sans qu'il ne comprenne comment, il se retrouva calé contre un torse, entouré de deux bras rassurants. Sentant les doigts de Bill dessiner des arabesques sur son dos, il finit par se détendre complètement pour pouvoir profiter plainement de l'étreinte.

« - Je croyais qu'on était d'accord. Tu étais sensé venir me voir si tu te sentais mal.
- Je sais. Mais ... je voulais pas te déranger. Et puis je ne savais pas si tu étais sincère ou non l'autre jour. Alors je me suis débrouiller pour ne pas passer la nuit seul. D'habitude ça marche, tu sais. J'me fais une fille et je suis de nouveau d'aplomb. Mais cette fois, ça n'a pas suffit. Quand elle est parti, j'me suis sentie encore plus mal qu'avant. J'ai essayé de résister tu sais. Je voulais pas prendre cette foutu drogue. Mais tu n'étais pas là et ... j'ai ... craqué. »

Bill ressera son étreinte, entremêlant leurs jambes. Tom se blotti un peu plus contre lui, bien decidé à ne pas le laisser partir. Sa tête posée contre le buste du brun, il se sentait en sécurité.

« - Je veux plus te voir comme ça. Je t'ai pas raconté de connerie, tu sais. La prochaine fois, viens me voir. Même si pour ça tu dois me réveiller.
- D'accord.
- Promis ?
- Promis. »

Tom ne pu s'empêcher de sourire et entoura à son tour la taille du brun. Berçé par ce battement de coeur régulier qu'il entendait, il se sentait gagné par le sommeil. Mais avant de sombrer il demanda, légèrement inquiet :

« - Tu seras toujours là pour moi, hein ?
- J'te le promet. »

Rassuré, il finit par s'endormir, souriant toujours. Aucun des deux ne comprenait vraiment ce qui était en train de se passer. La vie les rapprochait alors qu'ils n'avaient pas grand chose en commun, et pourtant ils ne faisaient rien pour arrêter cet étrange lien qui semblait se tisser entre eux.

***************

A leur réveil, aucun des deux n'avait reparlé de leur étrange nuit. Le brun n'avait pas tenté d'approche, ne voulant pas risquer de le braquer encore une fois. Son colocataire n'avait pas non plus chercher à s'expliquer et était parti à son cours de musique pendant que l'androgyne passerait la matinée dans leur appartement. Bill leva la tête de son livre lorsque que Tom entra. Remarquant qu'il n'allait pas très bien, le brun le rejoignit rapidement. Son colocataire cachait une partie de son front avec sa main.

« - Montre-moi. »

Tom hocha négativement de la tête mais se laissa faire lorsque Bill le traîna jusqu'au salon et l'obligea à s'assoir. Il consentît enfin à baisser son bras, dévoilant une coupure au dessus de son ½il gauche. L'androgyne grimaça :

« - Ouch ! Attends-moi trente secondes, je vais te chercher quelque chose.
- L'infirmière me l'a déjà désinfecté, répliqua Tom en grognant.

- T'occupe, je sais ce que je fais. »
Bill revint de sa chambre, un pot blanc dans les mains, ainsi qu'une serviette humide

« - J'ai l'habitude des coupures de ce genre. Approches que je te mette ça. Ça va calmer ta douleur et favoriser la cicatrisation. Mais ça risque de piquer un peu. »

D'abord hésitant, Tom approcha finalement son visage de celui de Bill pour qu'il puisse lui appliquer son remède.

« - On a pas idée de se battre comme ça !
- Tu ne sais rien de cette histoire alors s'il te plait, ne me juge pas !
- T'énerve pas ! Je dis juste qu'il aurait pu te poignarder. Un peu plus bas et tu y perdais ton ½il !
- J'avais le dessus jusqu'à ce qu'un de ses amis lui refile un couteau, répondit doucement Tom en le laissant lui masser le front. Pourquoi as-tu souvent ce genre de blessures ?
- Il n'est pas rare que je doive me battre. Les snobs sont une majorité sur terre, tu sais. Ferme ton ½il. »

Tom obtempéra et fut surpris de ressentir peu de souffrance.

« - Merci, tu ne peux pas savoir combien ça fais du bien.
- Crois-moi, je ne le sais que trop ! »

D'une main, il écarta les dreads qui le gênaient pour mieux voir la coupure et l'examina comme s'il voyait ce genre de choses tous les jours.

« - Encore heureux que tu n'aies pas besin de points de sutures.
- Ouais ...
- Dis-moi, pourquoi tu t'es battu avec lui ?
- Il a dit quelque chose ... qu'il n'aurait pas dû, c'est tout. On n'a plus d'aspirine, hein ?
- Non, tu as pris la dernière l'autre jour.
- C'est pas grave, je sens plus grand chose de toute façon. Merci.
- De rien. Tu veux vraiment pas me dire ?
- Non.
- Tête de mule ! »

***************

Bill mangeait du pop-corn allongé sur le sofa devant sa télévision. Ses cours s'étaient terminés il y a une heure environ tandis que Tom devait encore se rendre en classe de musique. Alors qu'il essayait de suivre l'intrigue de ce film qu'il avait pris en cours de route, son colocataire franchit la porte d'entrée.

« - Il commence à faire froid, non ?
- C'est ta tête d'eau qui commence à geler.
- Ha ha. Très drôle.
- Ta blessure, ça va mieux ?
- Mais oui, t'inquiète. Ça fait déjà une semaine de ça.
- Elle devait être profonde, quand même.
- Possible.
- Et les autres ?
- On avait dit qu'on en parlait plus.
- Tu ne m'empêcheras pas de m'inquiéter. Tu ne te rend pas compte de la peur que tu m'as fait. Ce n'est pas toi qui a trouvé ton coloc allongé dans la salle de bain, couvert de coupures en tous genres. »

La voix de l'androgyne s'était faite plus dure, témoigant ainsi de sa réelle inquiétude. C'est pourquoi Tom préféra être franc.

« - Je vais bien, ne t'en fait pas. Qu'est-ce que tu regarde ?
- J'en sais trop rien. Un truc d'enquêtes policières, apparemment. Mais j'ai pas vu le début, je suis un peu largué. »

Il s'assit convenablement, laissant ainsi plus de place au nouvel arrivant pour qu'il puisse s'installer. Bill replongeait dans l'intrigue lorsque Tom lui demanda :

« - Les gars et moi on a l'intention de faire une fiesta ici, tu seras des notres ?
- Sincèrement ? Je pense pas. Je vais faire tâche dans le décor. Puis j'ai pas envie de passer la soirée à être fusillé du regard et critiqué de toute part
- C'est parce qu'ils te connaissent pas ! Tu es génial comme mec !
- V'là le snob qui me fait un compliment ! J'aurai tout vu !
- S'il te plaît ! »

Bill détourna les yeux de l'écran télé et les posa sur son voisin :

« - Ecoute ... je suis heureux que tu m'invite à ta fête. Vraiment. Ca me touche beaucoup, tu sais. Mais regarde la réalité en face : les trois quart de tes convives ne peuvent pas me voir en peinture. Je veux pas plomber l'ambiance.
- Mais si t'es pas là ... ce sera pas pareil !
- Désolé mais je refuse l'invitation. »

Sans plus d'explication, il se retira dans sa chambre. Il s'installa confortablement sur son lit pour regarder la télé lorsque Tom entra, l'air vexé.

« - Je suis si désagréable ? Y'a la télé dans le salon aussi, tu sais ! »

Aucune réponse ne lui parvint. Il ne voulait pas rester sur ce semblant de dispute. Ne sachant pas vraiment comment briser la glace, il fixa l'écran, voyant défiler les émissions selon sur quoi zappait son coloc'.

« - Hey ! Tu as combien de chaînes !
- Soixante quatre, répondit Bill en allant un peu plus vite, semblant chercher quelque chose de bien précis.
- Tu as le satellite !
- Bravo, bonne déduction !
- La classe ! Je vois qu'on se refuse rien. Quand je pense que je dois me contenter des chaines de bases. C'est injuste !
- Pauvre chou. J'y peux rien si c'était comprit dans le prix.
- Qu'est-ce que tu regardes ? »

L'androgyne pointa la télévision, où un générique de début d'animé défilait. Le sourire de Tom s'étira rapidement.

« - J'adore cette série ! Ça doit faire des siècles que je ne l'ai pas vu ! Fais-moi une petite place !
- Tu es trop gros, tu ne rentres pas dans mon lit. Contrairement à toi, j'en ai pas un deux places.
- Mais si, regarde. »

Il grimpa sur le lit et repoussa gentiment le brun, s'installa derrière lui.

« - Intelligent, mais j'ai perdu mon oreiller !
-Pas de problème. »

Tom écarta les jambes et l'attira contre lui, s'offrant comme support. Bill voulut protester mais compris qu'il n'avait que de bonnes intentions. Il se laissa donc faire et se détendit, écoutant avec attention l'émission qu'il adorait. Il ne repoussa pas non plus les deux bras qui vinrent entourer sa taille, ni la tête qui vint se loger au creux de son épaule. Ils n'avaient pas eu de contact physique depuis la dernière crise de Tom, ce qui amenait l'androgyne a se poser de nombreuses questions. N'avait-il pas retoucher à la drogue ? Ou avait-il encore eu des remord à l'idée de le déranger ? Ce qu'il redoutait par dessus tout, c'est que Tom n'ai pas fait assez confiance en lui pour venir le voir.

Son regard dériva sur l'écran télé, laissant de côtés toutes ses questions et ses doutes.

***************

Le générique de fin enfin terminé, Tom demanda :

« - Dis-moi Billou ... ça fait mal ?
- Qu'est-ce qui fait mal ?
- Ton arcade ... tu as un truc planté dedans, je te rappelle ! Ça fais mal ?
- Tu sais, à force je le sens plus. Mais pour te répondre, ça fait pas mal. Quand on te perce, ça pique plus qu'autre chose. Mais après, je suppose que ça dépend des personnes. Cependant je peux te dire que ça fait vachement moins mal que la langue !
- La langue ? »

Pour toute réponse, Bill se décolla du torse de son coloc et tourna la tête vers lui et lui tira la langue, dévoilant ainsi une petite boule jaune et bleu. Il sourit face au regard surprit de Tom.

« - Bien ça alors, rigola-t-il C'est cool..
- Sur la langue, ça m'éclate. Je peux jouer avec pendant les cours où je m'ennuis ! Mais par contre, si quand on te perce tu sens pas grand chose, la semaine qui suit est un cauchemar ! Tu ne peux plus rien manger de solide et ça fait un mal de chien quand tu parles ! Pourquoi tu demandes ?
- Ca m'a toujours intrigué, en fait. Depuis le premier jour où tu étais assis près de moi en Géo-politque. J'étais curieux... et je dois avouer... que j'aimerais me faire un pierçing. »

Bill se détacha complètement de leur étreinte et s'assit face à lui, les yeux brillant, un immense sourire aux lèvres.

« - Wouah ! Ben fais-le ! Où ça ? »

Tom haussa les épaules en signe d'ignorance. Il n'y avait que très peu de temps que cette idée lui était venue.

« - Je sais pas trop. On dit qu'à l'oreille, ça fait tapette. Sur le nez, je trouve ça absolument horrible, quand à la langue, j'avoue que ça me tente pas du tout vu ce que tu viens de dire.
- On a la trouille ? »

Refusant de le reconnaître, Tom lui tira la langue, ce qui fit rire le brun.

« - Et pourquoi pas la lèvre ?
- Sérieux ?
- Oui ! Moi j'adore ! Mais faudra que tu choissise si tu le veux au milieu ou sur un côté.
- Je sais pas trop.
- Tu serais trop mignon ! Aller, fais-le !! S'il te plaît ! »

Tom hésitait et Bill le comprit rapidement. Il lui attrapa les mains et le supplia, faisant des yeux implorants.

« - J't'en prie ! Je connais un endroit parfait ! Ils stérilisent tous leurs appareils, ils changent d'aiguille à chaque pierçing et en plus, ils y vont pas à la mode barbare ! Ça coûte pas cher vu ton rang social. Aller dis oui !
- D'accord, d'accord. accepta Tom en riant. On ira le week-end prochain. »

L'androgyne leva la main en signe de victoire, mais Tom l'arrêta bien vite :

« - À une condition !
- Laquelle ?
- Tu dois te déteindre ta crinière !
- Quoi ! Nooon ! Je refuse !
- Ah ! C'est la condition. »

Bill se mordit la lèvre inférieur, les sourcils froncés, réfléchissant à une autre alternative.

« - Mais comment tu veux que je fasse ? Ce genre de teinture ne s'en va pas, faut juste attendre que les cheveux repoussent. Et puis, ma tignasse a rien d'extraordinaire, tu sais. C'est pour ça que j'utilise des colorations.
- Mais j'aurais aimé te voir avec ta vraie couleur. Au moins une fois.
- Pour être franc, ma tignasse a exactement la même couleur que la tienne.
- T'es sérieux ?
- Absolument.
- Bah on aura au moins un point commun !
- Idiot !
- Bon. Puisque pour la décoloration, c'est mort, je veux qu'en échange, tu nous accompagnes Georg, Gustav et moi lors de notre prochaine répétition.
- Répèt' de quoi ?
- J't'ai pas dit ? Les gars et moi on a monté un groupe de musique Gus à la battrie, Georg à la basse, et moi à la guitare.
- Guitariste, toi ? Tu sais donc faire quelque chose de tes dix doigts, félicitation !
- Bill !
- Ok j'arrête mes conneries, mais pourquoi tu veux que je vienne ?
- Tu n'es pas du genre à être gentil et hypocrite, on pourra donc avoir une véritable critique sur notre musique.
- Je dois le prendre comment, là ?
- T'as comprit ce que j'ai voulu dire ! Aller, s'il te plaît ! Les seuls avis qu'on ait eu sont ceux des filles que l'on drague à longueur de journée.
- Personne vous oblige à le faire.
- On s'en fout, c'est pas le sujet. Alors tu marches ?
- Après tout, pourquoi pas ? C'est ok, un pierçing contre une répèt ! »

Ils se serrèrent la main en signe d'accord. Bill n'avait toujours pas lâché son sourire :

« - J'ai hâte d'être au week-end prochain ! »



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Réponses aux commentaires
[Terminé]
:

oui oui oui, je répond quand même ^^ C'est pas un ordi de l'âge de pierre qui aura raison de moi !
Nan mais oh, faut pas pousser non plus >_< On s'la joue en mode furtif. Manquerait plus que je me fasse chopper ... La sourie à deux de tensions -_-" Je suis pas sortie, moi ...


x-web-yaoi-x : tu as cru que la brune c'était Bill o_O Mais comment t'as fait ton coup ? XD Bill est partit et n'assiste pas à la fête, comment tu veux que Tom puisse finir avec lui XD
Tom amoureux ? De mon point de vue, il est trop tôt pour le dire. Mais ça ne va pas tarder, ne t'en fait pas ^^ Tout est prévu ! ^^
Je ne me moque pas de toi, demoiselle. C'est juste que ça m'a fait rire ^^ Je t'imagine toute malade, fièvreuse et devant ton écran. Là d'un coup tu fais une tête comme : o_O Et tu sors un truc très intelligent genre : "Gné ?" Naaaaaaan, c'est pas contre toi XD Ca c'est juste ce que moi je fais quand je suis pas encore très bien réveillé -_-"


x-toi-moi-nous-th-x : je confirme, tous les gens de cette fic sont polis au réveil XD Du moins, personnellement je suis comme ça. faut pas me souler dès le matin, sinon je mord U_U
Pour la fin, au départ je ne devais pas faire réagir Tom comme ça. Et puis ben ... je sais pas, mais j'ai eu cette image de notre calamar sautant sur la crevette. J'ai gagatisé toute seule comme une conne, alos je me suis dit que je pouvais bien faire gagatiser les lectrices aussi XD Mais ça m'a tout bousculer la suite -_-" Pas grave, je réécrirais ^^
L'inconnu t'a répondu ??? Alors il a dit quoi pour sa défense ?? Nan parce que c'est quand même un grand n'importe quoi. Du moment qu'il ne signal pas ton blog, c'est tout ce que je demande !


yanie : Donc j'espère bien que maintenant, tu ne l'appelleras plus "Billoutte" ! Nan parce que voilà quoi XD AU moins, je t'aurai fait rire en t'expliquant tout ça ^^
Je n'ai pas validé les coms depuis vendredi tout simplement parce que la salle ordi de la fac ferme le week end. C'est d'un pratique -_-" J'allais pas enfoncé la porte non plus XD
Pourquoi ej en voulais pas que Bill aille à la fête ? Mais parce que ça aurait été trop simple ! Le scénario classique, c'est deux twins bourrés qui finissent sauvagement contre un mur. j'avais enie d'autre chose. Et puis, pour le moment, Tom n'a pas vraiment une grande influence sur Bill. Je ne l'imaginais pas venir JUSTE pour Tom. Et puis, honnêtement, j'avais vraiment vraiment vraiment envie d'écrire cette scène du lendemain quand Bill revient enfin *__* (je gagatise de mes propres conneries -_-") je trouvais que ça montrait bien la sale nuit que Tom avait dû passé. Voilà demoiselle, je pense avoir répondu à ta question ^^


x-liizu : comment ça c'est quoi ce chapitre ?!? Il te plaît pas ? Moi si XD (pour une fois -_-") J'en ai marre du Bill faible, violé, battu, blablabla j'vais pleurer -_-" Bref, pour une fois, ce sera Tom le dépendant ! Marre qu'on voit Bill comme une tapette ! Il n'est pas gay ! Juste tomsexuel XD
Pour le lime (on peut pas vraiment dire que ça soit un lemon à mon avis), je comprend que tu n'es pas pu le lire. Moi j'ai eu du mal à l'écrire. Beuuurk >_< J'aime pas les couples hétéros U_U Mais il fallait que je le fasse.
Et OUI tu étais bien viser dans mon article "le pourquoi du comment" à propos de cette histoire de calins. J'ai pas pu m'empêcher de le mettre XD


Inconnue n°11 : Enfin une qui l'a remarqué !!! Effectivement, ce n'est pas vraiment une coïncidence si la demoiselle qu'à choisi Tom est brune au yeux noisette ! J'aurais pas pris la peine de le préciser si j'en avais rien à foutre.

leroimeline : C''est surtout qu'un Tom qui change comme ça sans aucune raison, ben ça me ferait mal. Puis ça paraitrait bizarre.
Avec le lime ( je suis pas sûre qu'on puisse parler de lemon) je ne parlais pas de choquer dans ce sens là. Mais j'ai fais pas mal de mortes avec ce chapitre XD Ben oui, Tom avec une fille, c'est inconcevable. Alors si en plus je décris tout ça XD
Pour Noël, j'ai songé à faire un OS spécial. Le problème c'est que je trouve pas d'idée -_-" J'ai eu un flash à propos d'une nouvelle fic, mais ça ne parle pas de Noël. Donc ça va pas le faire. Mais je potasse à tout ça ^^
Non je n'abandonne pas mon autre fic, mais disons que je n'y suis pas attaché autant qu'à celle là. J'aurais pas dû commencer deux fic en même temps -_-" Je crois que je vais mettre l'autre blog en pose le temps de finir celle là. Je ne sais pas encore, je réfléchis ^^

b-t-pourquoi-pas : le lemon, comment j'ai ramé pour l'écrire -_-" Je hais l'hétéro >_< J'ai essayer de faire en sorte que le lecteur soit ... static devant ce passage. Pour qu'il se mette à la place de Tom. C'est fille est juste un substitu donc il ne ressent pas grand chose.



<3 Gros bisoux à toutes ! <3


CherryHitomie*

# Posté le samedi 24 novembre 2007 12:17

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 12:27